ENFIN j'ai fini mes partiels ! Liberté ! Vacances ! Félicité éternelle blablabla ! :DD Donc voilà, je reviens, je reprends mon rythme de parution malgré quelques projets en cours (comme le Sterek Pack Fest m'voyez ?). Je suis désolée pour l'attente occasionnée toussa toussa mais je pense que vous comprenez bien que entre la fanfiction et mes études, je privilégie les crèmes fouettés (Les études quoi, parce que c'est bon, mais c'est lourd).
Du coup ben je poste un jour en avance dans mon planning de retardataire parce que ben voilà, c'est cadeau :B
Pas de warning particulier ;D
RàRA : (Recommandation à Rester Allongé (de préférence en position fœtale)?... Ou Réponses à Reviews Anonymes? Comment savoir?) :
La guest en or : Le problème de Chris et de sa prochaine tentative de relation amoureuse arrive dans les prochains chapitres. Ou les bonus. Ou dans un chapitre bonus en plein milieu de la fanfic. Je ne sais pas trop encore ce que je vais faire mais on saura xD
SPOILER DU FILM CAPTAIN AMERICA CIVIL WAR (oui je pense à vous, petits lecteurs anonymes ou non qui ne sont pas allés voir ce film) Alors comme dirait Deadpool, moi je suis Team Hello Kitty. Plus sérieusement, les deux camps ont des bons arguments, mais je suis navrée, tu ne peux pas obliger des super-héros à se soumettre à une tutelle qui n'a dans sa composition aucun super-héros, c'est comme demander à des chalutiers de chapoter une multinationale en cosmétique. Je pense qu'il faut adoucir les règles auxquelles accepte de se plier Iron-Man (parce qu'on sait tous à quel point les décisions publiques ça met trois plombes (faut mettre d'accord tous les pays aussi… Et c'est très long) (Et vu la fin du film… Voilà quoi, même Stark il capte que ben ça va pas fonctionner, limite ça devient une taupe dans le système publique xD)
Fin du RàRA.
Vénérez la Sainte cuillère qui vous accompagne et vous donne la force !
Intransigeante, elle guidera vos yeux aguerris entre ces lignes troubles !
Vouant une horreur en ces erreurs de la langue pour lesquelles elle redouble,
En conscience de la connaissance d'une sanction n'offrant point d'entorse.
Lisez avec un humour sans sérieux.
Et cela pour que ce soit au mieux.
Sifflez d'incompréhension ou hurlez au scandale,
Triste soi cette inéluctable mandale
Écrasée sur la joue de l'auteur de ces lignes
Risquant son honneur en restant digne
Échevelée après une sempiternelle nuit blanche
Bonne lecture! \o/
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Chapitre 11 : Mayday ! Mayday ! Argent à terre !
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Il ouvrit difficilement les yeux grinçant sous la douleur. Fallait dire qu'un accident de voiture ça ne faisait jamais du bien. Sauf si on était un grand pratiquant du masochisme. Et Stiles n'était évidemment pas de ce genre-là. Tout du moins s'il l'était, il ne le savait pas. Peut-être fallait-il qu'il se renseigne tient… Il y avait peut-être des brochures à caractère informatif au lycée… Il irait vérifier un de ces quatre.
En attendant de s'instruire sur le masochisme, il essaya de se repérer mais tout ce qu'il arrivait à assimiler c'est que sa tête ainsi que l'entièreté de son corps le faisaient souffrir. Impossible de savoir quelle partie lui faisait le plus mal ou si une minuscule parcelle avait été épargnée. C'était comme si chacun de ses os avait été brisé à plusieurs endroits. Puis que quelqu'un avait essayé de faire tenir le tout à coup de Patafix et sparadrap. Sauf que bon, la Patafix et le sparadrap… Pour tenir un squelette, ce n'est pas le must.
Oui il savait que ce n'était pas génial-génial parce qu'il avait déjà essayé de faire tenir un squelette avec ces deux moyens adhésifs. Carlos, squelette de l'école primaire de Beacon Hills s'en souvenait aussi… Pour le coup c'était de la faute de Scott qui était rentré dans ce pauvre Carlos. Même si l'élément déclencheur de cette poussée n'était autre que lui-même, Stiles Emmerdeur-Émérite Stilinski
Il réussit après quelques minutes dans le vague à comprendre qu'il n'avait pas été éjecté de la voiture. Toujours sur son siège. La ceinture l'aillant étonnement maintenu en place. Les airbags ne s'étaient pas activés… Du coup, il avait vraiment eu de la chance de ne pas passer à travers le pare-brise. Comme quoi, mettre sa ceinture de sécurité c'était cool ! Et oui c'était un message contre l'insécurité routière… Bref, il remarqua qu'un peu de fumée s'échappait du capot défoncé.
Il se demanda comment allait Chris avant de devenir pivoine. Bon sang ils avaient… Couché métaphoriquement ensemble… Mais couché quand même… C'était pas rien ! Et pourtant d'une certaine façon, il se sentait apaisé. Non pas repus mais satisfait pour un temps qu'il ne pouvait pas prévoir. Il n'avait plus ce sentiment persistant qu'il allait sauter sur la prochaine personne qui oserait s'approcher de lui.
C'est là qu'il remarqua qu'il y avait un problème. Évidemment qu'il y avait toujours un problème. Que serait la vie si elle n'avait pas son lot d'emmerdes quotidiennes ? Bon pour Stiles, les membres de la meute McCall étaient des abonnés à la formule Extra-Chienlit avec Bonus Arrachage de Cheveux. Mais bon, ils faisaient avec.
Mais là, là ça n'allait pas.
Ce n'était pas normal que le torse de Chris ne se soulève pas pour prouver qu'il emplissait ses poumons d'air pour prouver qu'il respirait.
Stiles se fit la réflexion que justement s'il ne prouvait pas qu'il respire c'est qu'il y avait quand même des chances pour qu'il ne respire plus.
Argent était peut-être un vampire n'ayant pas fait son coming out ? Oui, il fallait envisager ce genre de possibilités. Après tout, Chris chassait du loup-garou et d'après ce qu'il en savait sur les vampires, les deux espèces surnaturelles ne se piffraient pas des masses.
Ou alors…
- MERDE ! s'exclama Stiles. Chris !
Le chasseur ne répondit pas. Ce qui était logique en soit compte-tenu qu'il ne respirait plus et qu'il n'était pas un vampire ou un zombi ou tout autre chose morte mais vivante quand même. Parce qu'une petite voix dans la tête de Stiles lui assurait qu'il était quand même plutôt vivant le Chris… Et que s'il avait été une créature surnaturelle, il aurait essayé de s'envoyer en l'air avec lui… Enfin c'était déjà fait -métaphoriquement on ne le répète jamais assez- mais l'hyperactif doutait que si Peter ou Derek l'avait attrapé, il se serait passé la même chose…
Si Stiles avait été confronté à un être surnaturel, soyez certains qu'il lui aurait mis la mandale du siècle. Peut-être même juste pour le bonheur de se déboiter le poignet -retour de la théorie sur son penchant pour le masochisme-. Mais il s'agissait là d'un humain. D'un chasseur humain. Alors il préférait éviter de le frapper. Surtout que les chasseurs étaient craints des créatures surnaturelles dooonc bon, il y avait mieux comme méthode pour survivre.
En parlant de survie… Chris Argent ne respirait toujours pas ! L'hyperactif commença à paniquer et vérifia le pouls du plus vieux… qui était inexistant… Génial ! Il avait tué Chris Argent !
- Bravo Stiles ! Félicitation tu es vraiment un boulet ! Allison va me tuer ! Mais pourquoi il faut que je me nourrisse d'énergie vitale hein ?!
Il eut alors un éclair de génie. Le genre d'éclair de génie qui vous bousille un hémisphère tellement ça peut paraître logique mais que comme un idiot vous avez oubliez cette possibilité.
Il posa avec détermination ses mains sur l'avant-bras de Chris Argent et se concentra.
Un ange passa.
Un deuxième le suivit.
Puis toute une ribambelle d'angelots passa par ici. Certainement la famille du premier… Ils trainaient avec eux des planches de surfs et des gros sacs de voyage dorés. Ils devaient venir en vacances à Beacon Hills, lieu de villégiature de centaines de créatures surnaturelles depuis de nombreuses années. Et plus Stiles voyait des anges passer et plus il se traitait de crétin.
- Mais comment ça marche ?!
Il se dit qu'il aurait pu checker sur internet comme ça, l'air de rien mais il était un grand garçon et doutait qu'il existe des tutos « COMMENT RENDRE SON ÉNERGIE VITALE A UN ÊTRE HUMAIN QUAND ON EST UN SUCCUBE EN 3 ÉTAPES ULTRA SIMPLE » déjà parce que c'était un nom à rallonge et que si ça existait il aurait été au courant ! Tiens il pourrait en faire un s'il réussissait…
Mais bon pour le moment il était juste en pleine galère.
S'il ne ramenait pas Argent père, Allison allait l'émasculer puis l'étouffer avec ses testicules… Ouais ou juste faire de lui un gruyère géant. Stiles Stilinski fromage troué depuis 1874 ça sonnait plutôt classe quand même mine de rien…
Mais bon, il n'avait pas non plus envie de devenir un produit laitier, il se sentait bien en morceau de viande… Il se rappela qu'il pouvait aussi demander de l'aide à Deaton, se frappa parce qu'il n'y avait pas pensé plus tôt et se mit à chercher son portable. Une fois le précieux appareil trouvé il le leva en l'air avec fierté avant de chercher le numéro du vétérinaire.
Il colla l'écran à son oreille, pressé que le druide réponde.
- Allez Deaton ! Répondez ! J'ai besoin de vous là ! C'est pas le moment de faire le véto occupé ! Alleeeez !
Le vétérinaire décrocha enfin.
- Allo ?
- Deaton ! s'exclama Stiles, heureux d'entendre la voix du druide. J'ai un problème ! Comment un succube rend son énergie vitale à un être humain ?!
Il pouvait presque voir les sourcils de Deaton se froncer. Même s'il visualisait plus ceux de Derek, fallait dire qu'entre les deux, c'était Derek qui fronçait le plus les sourcils donc c'était logique qu'il devienne un tel référentiel.
- Pourqu-
- Ça n'a pas d'importance ! Enfin si mais non ! Juste, répondez !
- Il faut que tu poses une main sur le cœur de ta victime et ton autre main doit se poser sur ton propre cœur. Ensuite concentre-toi à visualiser un lien se formant entre vous et quand tu sens que le lien est formé, imagine que tu transfère ce que tu as pris à cette personne.
- Et c'est tout ? S'étonna Stiles quand à l'apparente simplicité de la chose alors qu'il entamait le protocole.
- Oui, normalement ça devrait fonctionner.
- Normalement ? Vous savez que c'est pas du tout rassurant formulé comme ça ?!
- Ton cas est quand même assez spécial.
Sans prendre en compte la dernière phrase du vétérinaire et pour se concentrer au maximum Stiles raccrocha. Il essaya de se vider la tête de tout ce qui pourrait le perturber. Oui, se vider la tête quand on est hyperactif c'est vachement compliqué, surtout qu'avec les troubles de l'attention, c'était l'opportunité rêvée pour penser à des trucs qui n'avaient strictement rien à voir avec la situation actuelle. Comme de savoir s'il avait bien rangé sa trousse en s'enfuyant du cours d'Harris plus tôt dans la journée, ou même savoir ce qu'il allait manger le soir même. Est-ce qu'il avait bien respecté le laçage de ses lacets en passant le lacet de droite sous le lacet de gauche et pas au-dessus ?
Il se frappa.
- Merde Stiles, fait un effort ! Allé !
Il appuyait sur le torse du chasseur avec force, il voulait tellement que ça marche. Il ne pouvait pas tuer Chris, pas après lui avoir donné un moyen d'être heureux. Il ne voulait pas que ses pouvoirs engendrent la moindre tristesse. Il n'était pas prêt à revivre de telles horreurs. À quoi bon offrir une chance d'avenir meilleur si c'était pour le briser juste après ? Ça n'avait aucun putain de sens !
Et pourtant il n'arrivait pas à rendre ce qu'il avait pris, comme s'il était bloqué.
Il se mordit violemment la lèvre, les yeux clos, il essayait de visualiser le lien entre lui et Chris.
Puis, sans préavis, sans alerte, sans que rien ne l'y prépare, il sentit une intense douleur dans ses doigts, comme si de minuscules bouches aux dents pointues en grignotaient la chaire, cherchant une sortie. Loin de retirer ses mains de leurs emplacements, il les appuya davantage, comme si c'était possible retenant une plainte quand la douleur remonta son bras et se propagea à l'intérieur de sa cage thoracique, perforant son cœur de toutes parts.
Plus les secondes défilaient et plus il sentait ses forces êtres drainées en direction de Chris au travers de sa propre chair, comme des émeutes écrasant tout sur le passage. Sa tête commençait de tourner à mesure que la souffrance grandissait et il finit par rompre le lien tant la sensation était insoutenable.
Le souffle court il avisa le corps de Chris avec appréhension. Il reconnut le soulèvement caractéristique provoqué par des poumons se remplissant d'airs et il put de nouveau respirer.
- Ça a marché ! Oh putain de bordel de Dieu de merde ! J'ai cru que j'allais devenir un castra ! Et j'aurais pas pu continuer de chanter « Promenons-nous dans la réserve des Hale » (1)… Enfin Derek aurait eu une voix de fillette… enfin c'est pas comme si je lui faisais pas déjà une voix de fillette… D'ailleurs les castra ont pas la voix aigu parce qu'ils n'ont pas mué plutôt ?... Bref, faudrait que je prévienne Sc- Oh merde Scott ! Il doit toujours être en train de retenir Lydia ! Enfin peut-être pas vu que je suis loin et que j'ai pas l'impression d'émettre de phéromones…
Peut-être que c'était ça le meilleur des médicaments au final ? Une petite baise métaphorique juste après un accident… Ouais enfin au choix il préférait prendre les préparations du druide…
Après une vague réflexions, il décida qu'appeler Scott était la meilleure chose à faire, au moins pour rassurer ce dernier. Et pour s'assurer qu'il aille bien aussi.
Il entendit quelqu'un décrocher mais son téléphone lui fut retiré par une main qui était passé par la vitre ouverte de la portière.
- Hé dit-donc enfoiré tu me rends ce put-
Il tomba nez-à-cape avec le méchant de cette histoire. Oui parce que son visage étant légèrement caché, c'était assez dur de déterminer s'il tombait exactement nez-à-nez avec. Surtout que Stiles ne savait même pas si son vis-à-vis avait un nez…
- Euuuuh…
Stiles ne savait par où commencer. Il pouvait insulter le connard encapuchonné, il pouvait le menacer, il pouvait même lui cracher à la figure mais ça n'aiderait personne ici. Tout du moins pas lui, ni Argent père.
- Pourriez-vous me rendre mon téléphone s'il vous plait ?
Oui, c'était une méthode comme une autre. Et Cape-man aurait pu lui rendre avec un « Bien évidemment jeune homme » mais non. Non au lieu de faire -enfin- une bonne action, Cape-man préféra écraser entre ses doigts squelettiques le précieux engin. Stiles regardait, les yeux écarquillés, son portable, en miettes, tomber morceaux par morceaux au sol. Il fit voyager son visage de la main à l'intérieur obscur de la capuche rabattue de Cape-man, n'y croyant pas.
- Pourquoi vous avez fait ça ?!
C'était en soi en question assez conne. Oui, vraiment. Pourquoi demander au méchant pourquoi il faisait telle ou telle chose ? Ça n'avait strictement aucun sens. Et vous savez pourquoi n'est-ce pas ? Parce que la raison du méchant était souvent :
- Parce que je veux tous vous détruire.
Et régner sur le monde aussi, de temps à autres. Mais non, Cape-man voulait juste leur faire du mal à eux, qui n'avaient -justement- rien fait de mal… Ils avaient simplement sauvés à plusieurs reprises Beacon Hills des forces maléfiques quoi… Bon du coup vu que Cape-man semblait être vachement du côté obscur ça justifiait un tantinet ses agissements.
- Mais qu'est-ce qu'on vous a fait ?!
Vraiment, Stiles avait le don de poser des questions idiotes et clichés. Oui, cliché. Ne dites pas que ce n'est pas cliché, vous savez que ça l'est. Et penser qu'un cliché n'est pas un cliché est aussi un cliché. Donc qu'est ce qui n'est pas cliché ? Parce qu'essayer à tout prix de ne pas être cliché est en soit une forme de cliché. Où s'arrêtait donc le cliché ? La réponse : Jamais le cliché ne s'arrêtera.
- Vous avez détruit ma vie.
- Hein ? Quoi ? Mais vous êtes qui ?!
C'était la question à un million qui était la moins cliché de toutes ses questions. Même si, comme les autres, elle avait son pourcentage de tendance clichétienne, évidemment.
Il n'aurait d'ailleurs jamais cru dire ça mais Cape-Man semblait embêté. Oui c'était assez spécial à reconnaître compte-tenu que Cape-Man était comme son nom l'indique, sous une cape. Mais ça n'empêcha pas Stiles de remarquer le léger raidissement.
- Cape-man.
Et sur ces bonnes paroles, il s'enfuit. Tel un canard ninja en cosplay d'Assassin's Creed il disparut dans un nuage de fumée noire.
Stiles resta un instant sans que la moindre pensée ne traverse son esprit. Cape-Man avait lui aussi adopté le surnom ? C'était quoi son problème ? Il était imaginairement et artistiquement atrophié ou il avait juste la flemme de trouver mieux ? Parce que bon, c'est vrai que Cape-Man c'était cool comme surnom, Stiles ne pouvait le nier. D'autant plus que c'était lui qui l'avait trouvé. Mais quand même, il aurait pensé que leur ennemi avait un tant soit peu de fierté, au moins assez pour chercher tout seul un nom de scène… Ou même se faire appeler « Jean-Eude » (2)… C'était quand même plus valorisant que d'accepter le surnom trouvé par l'ennemi…
Sauf s'il ne s'attendait pas à être nommé auquel cas en plus de ne pas être inspiré, ce méchant était royalement con… Fallait dire que déjà son objectif ne respirait pas des masses le renouvellement et la prise de risque alors bon, on pouvait lui pardonner son évidente absence de suite dans les idées.
Il entendit le bruissement de tissus en mouvement et avant même qu'il ait le temps de dire « Petite escalope volant au-dessus des prés » une main serra son épaule pour le faire basculer brusquement en arrière. L'arrière de sa tête rencontra avec vitesse le frein à main de la voiture.
- Toi ! Espèce de sale-
Argent.
Argent n'était pas content.
Genre vraiment pas du tout.
Du tout du tout.
Il avait les yeux qui lançaient des missiles à tête chercheuse. Et des canards. Le plus dangereux évidemment, c'était les canards. Vicieux ces bestioles.
Un poing fut levé en l'air. Mais il n'était pas là pour signifier une victoire. Non, il était là pour manifester la détermination de Chris à exploser la tête de Stiles dans les règles de l'art de l'explosage de tête de Stiles. Art qui incluait l'écrasage sur volant et sur mur, le remodelage du visage via La Grosse Bertha (3), la nouvelle batte de baseball de Stiles, le lynchage dans un sous-sol froid et humide sentant les vielles chaussettes et la descendance malchanceuse. Et enfin, la fameuse et très prisée « mandale dans la tronche », un classique.
- Hé ! Me frappez pas ! Je vous ai sauvé la mise ! Se défendit Stiles en se redressant.
Cela valut au moins un petit sursis à Stiles. Chris le scrutait avec de grands yeux à la recherche d'une trace indiquant un second degré. Mais il ne le trouva pas. Parce qu'effectivement, Stiles était tout à fait sérieux. Il ne blaguait pas. Il avait souffert le martyr pour sauver le chasseur bien que ce dernier ne puisse pas s'en souvenir compte-tenu qu'il était quasiment mort…
- Sauvé la mise ?! Sauvé la mise ?! Stilinski ! C'était un viol !
Et voilà ! Tout de suite on faisait des amalgames ! Comme si c'était de sa faute à lui s'il était un démon de la luxure ! Il s'était levé comme ça ! Point final.
- Ah non je vous arrête tout de suite ! C'était pas un viol ! C'était votre fantasme ! À vous tout seul ! C'est pas de ma faute ! Et puis d'abord il y a rien eu de physique !
Et c'était vrai, tout s'était passé dans la tête de Chris juste pour l'occasion. Et quelle occasion ! Franchement, et même si comme avant 50% de Stiles se disait qu'il ne voulait plus jamais recommencer, il y avait quand même 50 autres pourcents qui était ok pour remettre ça. Et ceux, un peu partout.
- On a quand même couché ensem-
- Métaphoriquement ! Le coupa Stiles qui tenait tout de même à rétablir un semblant de vérité dans ce monde mensonger. On a couché métaphoriquement ensemble ! Comme si vous alliez vous plaindre tiens ! Osez me dire que vous n'avez pas aimé !
Provocation, de la pure et simple provocation. Des fois Stiles se demandait comment il avait réussi à survivre aussi longtemps. Bien que la réponse -Scott- s'impose d'elle-même, c'était quand même surprenant que personne n'ai eu l'idée de le tuer dans son sommeil. M'enfin entre un méchant en manque d'inspiration et des gentils qui essayaient d'être le moins méchants possible -mention spéciale pour Peter qui est de par le fait d'être fidèle à lui-même, n'était ni gentil, ni méchant-.
- Aucune chance que j'ai aimé ça.
Si Stiles était entouré de loups-garous l'empêchant de mentir, il n'était pas non plus à plaindre quant à ses capacités d'analyses. Bien que la plupart du temps, il pensait à tellement de choses que le reste passait totalement à la trappe.
- Et en plus vous mentez ! Bah bravo ! Bien le chasseur ! Vous êtes d'un honnête tiens ! Soyez francs au moins sur le fait que vous êtes content de savoir qui vous aimez vraiment !
- …
- Ah ! Le silence est le plus grand des aveux !
Quand on vous disait que Stiles n'avait aucun esprit de conservation. Et Chris était en train de se dire la même chose. Ça et qu'il avait très envie de tuer ce gosse pour enterrer cet honteux secret. Bon sang mais comment il allait faire avec ce qu'il savait maintenant ? Comment retrouver une vie normale -dans l'idée de normalité de vie que pouvait avoir un chasseur évidemment- en ayant connaissance de la personne avec qui il avait des chances d'être heureux ?
- Stilinski si tu ne te tais pas, je te tue.
Parce que soyons clairs, la vie de chasseur, ce n'était pas d'aller cueillir des champignons avec un panier en osier et un fusil à pompe au cas où une biche passerait dans le coin. Non, c'était bien plus dangereux et mortel. Et y avait des loups-garous. Et c'est dangereux mine de rien un loup-garou. À Beacon Hills on se dit « Ok ça va ils sont zen et pacifiques les loupiots » mais dans d'autres contrées, la réalité était bien différente. Alors comme imaginer une seule seconde embarquer quelqu'un d'autre dans cette aventure périlleuse ?
- Vous n'allez quand même pas tuer la personne qui vous a sauvé de la mort ?!
- Non, je vais tuer la personne qui a tenté de me tuer.
Il fallut quelques instants à Stiles pour comprendre que Chris parlait de lui. Parce que bon, ce n'était non plus de sa faute si c'était dans sa nature…
- C'était un accident ! Comment vouliez-vous que je me doute que j'allais vous aspirer de l'énergie vitale ?!
« Ce n'est pas comme si Deaton m'avait prévenu » pensa Stiles.
- Tu n'es quand même pas en train de me faire croire que tu ne savais pas ça ? L'interrogea Chris clairement dubitatif.
- Bah si mais je me doutais pas que c'était comme ça qu'on faisait moi… C'est tout nouveau aussi… Si j'avais pu contrôler mes pouvoirs on en serait pas là ok. Mais ce qui est fait est fait et on ne pourra rien y changer. Alors autant se concentrer sur le positif. Moi j'émets plus de phéromones et vous, vous avez les cartes en main pour une vie meilleure. Tout le monde y trouve son compte.
Chris ne trouva rien à redire. Effectivement, autant se focaliser sur les bonnes choses et oublier définitivement cette coucherie métaphorique. Ils étaient tous les deux victimes consentantes de ce qui s'était déroulé.
Il ferma les yeux un instant, sentant le mal de tête poindre. Mais à la place de l'habituel vide qu'il réussissait à obtenir quand il se vidait le cerveau, une image s'imposa. L'image de la personne qui était « parfaite pour lui »…
Bordel que ça devenait compliqué de vivre à Beacon Hills…
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Avis aux avis, j'ai besoin de vos avis ! (Beaucoup trop d'avis dans cette phrase…) Bien ? Pas bien ? VIVE BEACON HILLS (insérer ici une phrase qui rime en '-ilce') !
(1)De quelle comptine est inspiré cette référence ? :3 (eaaaasy u.u)
(2) Mes excuses pour tous les Jean-Eude
(3) Référence à la première Guerre Mondiale mais qu'est-ce que/qui c'était la Grosse Bertha ? :B
Félicitations spéciales à Liloulachaumoise pour leurs rimes en "-one" !
Je me demandais, je pense parler de Cape-Man dans le prochain chap' ça vous dit ? Pas tout le chapitre, mais juste un tout petit bout, histoire d'en savoir un peu plus.
Oh d'ailleurs quelqu'un a la moindre idée sur son identité ? Parce que c'est un personnage que nous connaissons.
Mais je n'en dirais pas plus. :DD
À la prochaine par MP/review/chapitre 12 !
Et n'oubliez pas! Le Bonheur, c'est simple comme une review. '3'
