Bonjour, voici donc le chapitre 11 le 12 sera mit en ligne dès que j'aurais reçu sa correction. Bonne journée
Chapitre 11 : l'ombre d'une mère :
2h Vendredi 4 mai : aéroport de Santa-Maria.
Une fois arrivé, Gibbs trouva rapidement un hôtel, il eu beaucoup de mal à s'endormir. Trop de questions lui passaient par la tête et il espérait que la rencontre de tout à l'heure répondrait à celles-ci.
Gibbs se réveilla très tôt. Il se leva, prit une douche, s'habilla et sortit de son sac le dossier qu'il avait lu plus tôt. Il le feuilleta à nouveau. Il s'arrêta un instant sur les photos d'une voiture accidentée. Il soupira et referma le dossier.
Il descendit au restaurant de l'hôtel pour prendre son petit-déjeuner.
Après ça, il sortit de l'hôtel et alla louer une voiture. Il roula un moment et s'arrêta devant une belle maison dans un quartier huppé de Santa-Maria. Trois filles sortirent de la maison, suivies d'une femme.
- Vous oubliez votre repas.
La plus jeune des filles fit demi-tour et prit les trois sachets en papier que sa mère lui tendait.
- Bonne journée les filles.
- Bonne journée maman; répondirent-elle.
La femme regarda un instant dans la direction de Gibbs et rentra chez elle.
Gibbs se décida à sortir de la voiture. Il avança dans l'allée menant à l'entrée de la maison. Il s'apprêtait à frapper à la porte quand celle-ci s'ouvrit à nouveau.
- Oh ! Vous n'avez fait peur. Une jeune fille se trouvait devant lui
- Excusez-moi de vous avoir fait peur, ce n'était pas mon but. Je suis l'agent Gibbs du NCIS, je viens voir Madame Lonbardo.
- C'est ma mère, attendez, je l'appelle.
Elle se retourna
- Man, il y a un gars du NCIS qui voudrait te voir.
- J'arrive fais-le rentrer.
Elle se tourna de nouveau face à Gibbs.
- Entrez, elle va arriver. Rassurez-moi, il n'est rien arrivé à ma sœur ou à Eliott ?
- Non, je ne suis pas là pour votre sœur.
- Ouf, vous me rassurez ! Elle et son fiancé sont en déploiement en ce moment, ils doivent revenir dans une semaine . Ils se marient à la fin du mois.
La femme qu'il avait vue tout à l'heure arriva dans l'entrée.
- Merci Lucy, tu devrais vite filer : tu vas arriver en retard.
- Bonne journée maman, Monsieur.
Elle partit en courant.
- Que puis-je pour vous Monsieur ? Il n'est rien arrivé à ma fille ou à Eliott au moins ?
- Non Madame, je ne suis pas là pour ça.
Elle referma la porte et invita Gibbs à s'asseoir sur la terrasse dans le jardin.
- Je peux vous servir quelque chose à boire, Monsieur ?
- Agent Gibbs. Oui, je veux bien un café.
Elle revint avec deux cafés.
- Je vous écoute agent Gibbs. Si vous ne venez pas pour ma fille ou son fiancé, pourquoi venez- vous me voir ?
- Pour votre fils.
La femme pâlit légèrement.
- Vous devez faire erreur, je n'ai pas de fils, j'ai cinq filles. Mon mari aurait bien aimé avoir un garçon mais il n'est pas venu.
- Madame Lonbardo, je sais que vous avez un fils d'un précédent mariage. Vous avez changé de nom et de vie après votre accident de voiture, il y a 24 ans de ça.
- Agent Gibbs, avec tout le respect que je vous dois, je me vois dans l'obligation de vous informer que vous faites erreur sur la personne.
- Non, je sais que je ne fais pas d'erreur. Vous étiez mariée à Fabio DiNozzo, un avocat de renom. Vous avez eu un fils, Anthony, né le 11 juillet 1973. Madame Lonbardo, je travaille avec votre fils, il est un agent du NCIS. Anthony est actuellement à l'hôpital dans un état jugé critique. On a tenté de le tuer lors d'une enquête, Madame DiNozzo...
La femme lui coupa la parole.
- Non ! Cette femme est morte dans cet accident de voiture ainsi que toutes les personnes qui se trouvaient avec elle. Agent Gibbs, je vais vous paraître égoïste, mais mon ancienne vie n'existe plus. Cet accident a été pour moi un nouveau point de départ, l'occasion de me refaire une vie meilleure. J'ai mis du temps à y arriver, j'ai vécu 11 ans d'enfer avec l'homme qui me servait de mari, alors j'ai sauté sur l'occasion. On a fait croire à la face du monde que j'étais morte. Je me suis créé une nouvelle identité et j'ai démarré une nouvelle vie. Cette vie me convient : j'ai un époux admirable, cinq superbes filles, un futur gendre adorable. J'ai tout pour être heureuse. Ma famille ne connaît rien de mon passé et je ne veux plus de mon passé. Est-il au courant ? Pourquoi m'avoir recherchée ?
- De quoi ? Du fait que vous êtes toujours en vie ? Non, en ce moment il est à l'hôpital dans un état jugé critique. Moi, la question que je me pose, c'est pourquoi avez-vous laissé votre fils aux mains de son père ? Pourquoi ne pas avoir fui avec lui ?
- C'était notre arrangement après notre accident. Mon ancien mari me laissait partir en me laissant de l'argent et de quoi me créer une nouvelle identité à la seule condition que je lui laisse Anthony. Ce que j'ai fait sans hésiter : c'était ça ou mon mari aurait fini par me tuer.
- Vous avez préféré laisser votre fils de dix ans aux mains d'un tortionnaire ? Vous dites avoir vécu 11 ans d'enfer avec lui, mais Tony en a vécu 16 auprès de cet homme.
- Agent Gibbs, je vous prierais de me parler sur un autre ton. Vous ne savez pas de quoi cet homme était capable. Nos pères nous on mariés de force. J'avais 16 ans à l'époque, lui en avait 19. Il venait de sortir de l'école de droit, son diplôme d'avocat en poche. Mon père est mort deux mois après le mariage. Dans son testament, il exigeait que mon mari et moi ayons un enfant dans les 2 ans à venir si nous voulions toucher l'héritage. C'est là que l'enfer a commencé : mon mari m'a violée jusqu'à ce que je me retrouve enceinte. Heureusement pour moi, cela n'a pris que trois mois. Par la suite, il a continué à me battre, enceinte ou pas. Cela m'a même valu d'accoucher avec deux mois d'avance.
- Et ensuite, il a également battu Tony.
- Non, Tony a juste reçu quelques corrections de sa part quand il le méritait.
- Comment pouvez-vous dire qu'une correction est méritée lorsqu´on a quatre ans au point d'avoir un bras cassé ? Vous vous voilez la face pour vous donner bonne conscience, c'est tout ! Vous avez laissé votre fils aux mains de cet homme qui l'a battu jusqu'à ce qui le mette à la porte !
- Agent Gibbs, c'est facile pour vous de juger les décisions que j'ai prises. Vous n'étiez pas à ma place. Et, laissez-moi douter de ce que vous venez de me dire : Monsieur voulait un fils pour lui succéder. Il ne lui aurait jamais fait de mal. Les seules fois où je l'ai vu lever la main sur Anthony, c'est parce-que le môme avait fait une connerie. Maintenant, je vous prierais de bien vouloir sortir de chez moi, j'ai beaucoup à faire.
Elle se leva obligeant l'agent à faire de même.
- Je vous prierais à l'avenir de ne plus venir m'importuner avec ces vieilles histoires qui n'ont plus lieu d'être : madame DiNozzo est morte et je ne tiens pas à ce qu'elle ressuscite. Agent Gibbs, personne ne voulait de cet enfant et je vous interdis de lui dire que je suis en vie.
Elle mit Gibbs à la porte. Il remonta dans sa voiture et, de colère, il donna un coup de poing dans le volant.
- Tony, je ne pensais vraiment pas que tu avais eu ce genre de parents. Tu as su t'en sortir à merveille. Il resta songeur un moment.
- Bon, maintenant, direction Tijuana au Mexique.
Il devait y rencontrer l'ancienne nourrice de Tony. Elle avait travaillé pour la famille DiNozzo pendant 8 ans.
