Chapitre 9: L'inévitable
Annie Cresta
Rouge, gris, rose, les couleurs s'alternent d'une manière chaotique dans mon esprit, dès que je ferme les yeux. Peu importe combien de fois je me répète les mots de Finnick. Ça ne marche pas.
De la tendresse.
C'est ce que j'ai cru voir dans ses yeux, quand elle l'a enlacé. Cette femme, que je suis fatigué de voir avec lui à la télévision, depuis qu'il a accompli les seize ans. Et même avant, dans sa Tournée de la Victoire, bien qu'ils n'étaient pas si proches.
Cependant, dans ces moments, elle ne m'intéressait pas. Comment pourrait-elle le faire si pendant le Tour il lui a à peine prêté attention? Et puis après, quand Finnick a commencé à s'éloigner de Sean et moi, j'avais moins de raisons de m'inquiéter. Je l'aimais, oui, mais lui non. Maintenant, il le fait.
C'est par cette raison que ça m'a rendu malade qu'il la regarde comme ça, le motif de que je lui ai demandé s'il l'aimait. Je ne le vois pas la haïr, comme il l'a fait avec Thalia ou Hannah et ... Vraiment ... Ça m'énerve.
Et ce baiser fut la dernière paille!, comment cette foutue malade ose t'elle? Il n'y a que moi, qui puisse l'embrasser comme ça!
Je veux la tuer.
Je veux toutes les tuer.
Et, en même temps, ce n'est pas que je puisse le faire, pas en pleine Tournée de la Victoire, avec tous ces ridicules Capitolins après moi. Ceci n'est pas un district, je ne peux pas créer un autre chaos.
Je ne peux pas m'exposer plus de que ce que je suis exposée, si je veux remplir mon rôle. Me montrer digne de confiance devant le Capitole et, peut-être, accompagner Finnick lors d'une de ses "visites" au Capitole. Ce serait le scénario idéal pour tuer quelques rivales de plus.
Mon entrée au Capitole n'a été qu'un manque temporaire de contrôle. Mais à la fin j'ai su le gérer et avec ce que Finnick m'a dit.
"Tu m'as eu entre les mains dès le même moment que je suis tombé amoureux de toi"
"Tant que tu subsistes, je le ferai."
Je suis sûre que lui dire la vérité ne fut pas si mauvais. S'il pense que je n'ai pas encore perdu le contrôle, que je peux le «supporter», comme il a dit. Ça m'arrange.
Je dois apprendre à me contrôler, créer un rôle et le suivre. Ne pas avoir de réactions impulsives. Je suis peut-être folle, mais si je leur montre que ma folie ne m'affecte qu'au niveau où ils me touchent, comme ils le font avec lui, peut-être qu'ils seront indulgents avec moi. Jusqu'à présent, ils m'ont bien traité.
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Et avec ces pensées, les couleurs de mon rêve deviennent plus nettes et plus fermes. Elles forment une scène que je connais très bien. Mon arène.
Mais juste au moment où je crains que ce soit un autre rêve sombre, que je verrai des hommages me tuer, d'autres couleurs trop familières se manifestent.
Celles d'Ellia Novoa.
–Tu n'aurais pas dû le serrer dans ses bras comme ça, moins encore l'embrasser; et déjà croire en son amour ... –Je secoue la tête, pas du tout contente. Dans mes mains repose l'épée que je voulais utiliser pendant les jeux. Bien qu'à la fin j'ai fini par utiliser quelque chose de pire. Elle me regarde effrayée. Elle semble vraiment faible, ainsi, elle courir et je suis sur le point de la suivre, quand mes yeux voient une chevelure rougeâtre que je connais très bien. Celle de Sean
Il est accroupit devant le radeau qui s'est brisé pendant mes jeux, l'étudiant avec la même expression que je l'ai vu étudier cette carte du bâtiment de la justice, quand il a décidé que soit il faisait quelque chose contre le Capitole, soit il deviendrait vraiment fou. Et je ne méritais pas de ça.
Non, étant donné qu'il était devenu mon seul soutien depuis que Finnick avait décidé de nous abandonner. De la même façon que moi j'étais le sien, dès la mort de Giannira.
La seule personne, à part ses parents, devant laquelle il s'est permis d'être faible. Parce qu'il savait que je ne le jugerais pas.
– Que fais-tu? –Je m'informe curieusement, debout à côté de lui. Il sourit mystérieusement.
– Chercher la faille. Tous les systèmes en ont une, t'en rappelles-tu? – J'acquiesçai, attentive, ça faisait du bien de le voir sans me souvenir de sa tête roulant devant mes yeux. Même si ce n'était que dans un rêve.
– Et pourquoi en as-tu besoin? Veux-tu m'aider avec elle? Ça ne ressemble pas du tout, sais-tu? –Sean rigole.
–Annie. Je n'ai pas besoin de te rappeler que depuis que Giannira est morte, ma compassion pour ces personnes a disparu.–Répond t'il.–Et puis, je ne suis qu'une création de ta tête. Alors utilise-moi.–Il a raison, il est déjà mort. C'est juste ma tête qui me joue des tours, comme elle le fait toujours dès ma sortie de l'arène.
–Et pourquoi penses-tu que je devrais utiliser le barrage? Ne serait-il pas plus facile de la tuer avec ça?
Je pointe l'épée, hautaine, et lui ne fait que sourire sinistrement.
–Parce que tu veux rentrer à la maison - Il me murmure à l'oreille et, avant que son image ne s'efface, je vois qu'il a montré un tronc qui, coupé de la bonne manière, pourrait faire tout s'effondrer. Et je sais nager..
Mais pas elle.
Et dans la seconde qu'il me faut pour décider, je remarque que, encore une fois, il a raison.
Je dois rentrer à la maison. Je ne suis dans cette ville que depuis quelques heures et j'ai eu déjà une crise de folie. Si je continue comme ça, je finirai par causer un désastre.
Et si je le fais, personne ne me garantit que les agents de la paix me permettent de tuer Finnick, avant qu'ils m'attrapent et m'exécutent.
Mais les agents de la paix ne sont pas dans mon rêve. Seulement Ellia et moi-même.
Et autant que je sache, la mort par noyade est des pire que je connaisse.
–Tout cela est pour toi, Finnick –Je me répète, déterminé, et d'un coup je retire le faible tronc du barrage, laissant pour la première fois le bleu m'envelopper et m'aider, au lieu de me faire du mal.
Et quand je me mets à nager, mieux encore, je vois qu'Ellia ne le fait pas. Qu'elle succombe et coule désespérée, d'une manière simple et bonnement exquise, j'ai envie de rire.
Parce que je sais que, enfin, j'ai surmonté tout, y compris les traumatismes de l'àrenne.
Et tout a été grâce à lui.
Finnick.
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C'est ce qui me fait lui diriger le plus doux de mes sourires, quand il me réveille, au lieu d'être emportée par la pensée de ce qu'il a fait, pendant que je dormais.
–Sais-tu? –Me dit-il, intrigué. -C'est la première fois que je te vois te réveiller si heureuse. De quoi as-tu rêvé?– Je baisse la tête, embarrassée, je ne peux pas lui dire que j'ai rêvé de tuer. Non après notre dernière conversation, alors je mens.
–Je rêvais de la mer. J'aimerais rentrer chez moi, Finnick. –Mes mains tremblent, légèrement, jusqu'à ce qu'il les retienne fermement.
– Bientôt nous le ferons, ne t'inquiète pas.–Dit-il, alors. –Il ne reste que l'entretien devant Caesar et la fête au Capitole. –J'acquiesce, encore taciturne, je ne sais pas si je peux supporter plus de fêtes à moins que ...
–Finnick ... –J'hésite. –Peux-tu rester auprès de moi là-bas? Peux tu m'aider? Je ... –Et, comme l'autre fois, je me tire sur lui, cachant mon visage. –Je ne vais pas du tout bien, Fin. Je suis si tendue que j'ai l'impression que je ferais un désastre, si je reste seule entre les cris et les lumières.
Et ça marche, rien qu'a m'entendre mon petit ami frémit, m'attrapant comme si j'étais quelque chose de fragile, avant de dire ...
–C'est d'accord. Je ferai de mon mieux pour rester auprès de toi, Annie.
Et avec ces mots j'acquis le courage de continuer, ses mots et le souvenir de mon rêve avec Sean.
Il y a quatre ans, mon meilleur ami a commencé à défier les règles, à renverser les plans du Capitole d'une manière de plus en plus évidente. Cherchant un moyen de qu'on se souvienne de lui, même s'il meurt. Je n'ai jamais compris comment il le faisait, comment il survivait jusqu'au jour où, lassée de le voir en danger, je lui ai demandé de me laisser l'aider. Sean, au début, était hésitant, il ne voulais pas que je finisse blessée. Non étant donné que j'étais la seule chose qui l'empêchait de tomber dans la folie. Mais, à la fin, il a cédé parce qu'il avait besoin de moi.
Il nécessitait ma captation presque parfaite des émotions, mon empathie qui lui permettait de voir les points faibles des autres et ainsi les utiliser à son avantage.
Comme le fait Capitole.
Et le point faible de Finnick Odair, c'est moi.
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Finnick Odair
Avoir Annie qui frissonne dans mes bras est plus de ce que je puisse supporter. Ça me démuni. Elle est si forte et fragile en même temps... Elle est capable d'exploser par la plus petite blessure, détruire tout en une seconde, comme elle l'a fait à la l'arène.
Je ne peux pas le permettre.
Je pourrais la perdre si c'est le cas.
Et si je le fais, j'ignore ce que je serait capable de faire.
Donc, comme la première fois que je suis allé au Capitole, j'ai décidé de rester avec elle, de la guider autant que possible pour qu'elle survive.
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À l'interview, Caesar l'interroge sur l'avenir, ce qu'elle veut faire maintenant. Elle dit qu'elle veut rentrer chez elle et le Capitole est attendrit.
–Adorable, n'est-ce pas?–Caesar demande au public qui répond par un cri.–Simple et bonnement adorable. –Annie sourit timidement, s'accrochant à ma présence pour subsister. –Je dois te féliciter, Finnick, tu as fait du bon boulot avec elle!–Je rigole, très heureux.
– Eh bien, tu sais bien, Caesar, que les femmes sont ma spécialité. –Je présume, passant ma main dans mes cheveux, joyeux. –Annie a eu beaucoup de descentes et remontées, mais je pense que, maintenant, elle va bien.
–Alors, on pourra la voir plus souvent au Capitole?–La question me met sous tension, craignant que malgré tout ils veulent d'elle. Mais ma copine prends le devant en répondant quelque chose qui me surprend beaucoup.
– Eh bien, je suppose que cela dépendra de la façon dont ils me traitent. Comment ils approchent ... Je veux dire... Je ne souhaite aucun mal à personne mais de temps en temps j'ai encore du mal à me rappeler que je ne suis plus dans l'arène. Et quand je ne le fais pas ... Eh bien ... –Annie frémit, incapable de continuer, me regardant en besoin d'aide.
– Elle pourrait être plus qu'imprévisible. –Je complète pour elle, en attrapant le micro. –J'ai moi-même été témoin de cela, lorsque nous avons appris la mort de son père. La façon dont elle s'est déchaînée, tout cassant, et la façon dont elle a attaqué... –Je me rappelle encore de ses cris, ses mouvements erratiques jusqu'à ce que je réussisse la freiner. Sans m'importer qu'elle puisse me frapper, comme elle avait fait avec sa mère, je l'aurais laissé faire. –Depuis, l'approcher est comme une épée à double tranchant. Tu ne sais jamais comment elle pourrait répondre.
J'aurais dû rester avec elle depuis ce jour. Ne pas la laisser seule, deviner qu'elle se laisserait tomber, mais je ne l'ai pas fait.
Pas avant d'avoir découvert qu'elle avait mis à la porte sa mère, et tous ses amis, et n'attendait que la mort.
Alors j'ai réagi.
Juste comme je réagis maintenant, pour elle.
La personne qui compte le plus pour moi dans le monde.
– Je comprends. – Parvient à articuler Caesar, récupérant le fil.– Dommage, mes amis, avoir une fille comme elle, au Capitole, serait adorable!–Exclame t'il et le public crie. Le présentateur continue de poser des questions à Annie, dont les réponses me laissent à la fois surpris et ému. Elle veut être mentor, aider autant que possible, même visiter le Capitole avec moi, son meilleur ami.
Meilleur ami...
Un mensonge plus qu'évident, mais la vérité est quelque chose qui pourrait tout sauf nous aider.
Elle ne veut que m'aider.
Comme elle l'a fait en se présentant volontaire. Chercher un moyen de m'approcher, pour m'aider et me réconforter. Devenant ainsi mon secours personnel, et ce que j'avais besoin pour continuer.
Et moi, bien que je sache que l'emmener au Capitole serait plus que risqué, mettre sa maîtrise de soi à l'épreuve,... Le faire ne me dérangerait pas. Ça me permettrait de la voir plus.
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C'est l'idée qui me domine pendant ma dernière platique avec le président, mes explications sur ce qui s'est passé dans le dix, et le fait que rien de ce que j'ai dit était un mensonge. Annie est incontrôlable, imprévisible ...
– Je comprends. Dans ce cas, il vaut mieux, peut-être, la laisser tel quel est. Avoir un séducteur au lieu de deux. Parce que tu n'abandonneras jamais tes fans, n'est-ce pas? – Rien qu'en voyant son sourire ironique, je sais que ce n'est pas une question, alors j'acquiesce automatiquement. Et je suis sur le point de rentrer à la fête quand il me murmure quelque chose de nouveau:
– C'est vraiment dommage que tu sois tombé amoureux de cette fille. Elle pourrait te détruire de mille manières possibles.– Je lève un sourcil, de quoi parle-t'il? C'est lui qui me détruit en me vendant, pas, Annie, elle fait le contraire.
Elle me reconstruit, elle me garde à flot. Elle le fait toujours.
À partir de ce moment, rentrer à la fête devient urgent. Aider Annie, la soutenir jusqu'à ce qu'ils la laissent partir et rentrer à la maison avec moi.
Dans le district quatre, nous recevons quelques cris euphoriques, ceux des rares qui s'attendent à voir la Annie d'avant les jeux. Elle essaie de l'être, et y répondre avec douceur, pendant que nous rentrons chez nous. À sa maison dans le village des vainqueurs pour se préparer à la fête du maire, quand, tout à coup, son regard se fige.
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–Annie?–Je demande, elle est absente. C'est comme si elle était assiégée par une atmosphère familière, la même atmosphère qui m'a traversé quand, après le retour de la tournée, j'ai vu que mes parents ne m'attendaient pas chez-moi.
Cette triste et angoissante atmosphère et cet odeur...
L'odeur du sang...
Le même sang que ma petite amie regarde maintenant, l'emmenant vers une personne aussi familière qu'évidente.
– Maman? –Demande Annie, surprise, impressionné et, surtout, paralysée. Elle ne fait qu'observer comment la femme qui lui a donné vie repose dans une mare de sang, avec une blessure presque identique à celle que, j'ai entendu dire dire, que présentait Thalia ...
Et puis quand Annie crie, se déchaîne au point de tout casser dans la pièce, en pleurant et se culpabilisant, jusqu'à ce qu'elle attrape l'objet plus pointu qu'elle trouve, un morceau d'une décoration brisée, une boule de cristal, je comprends ce que le président voulait me dire.
Parce que la voir devenir folle, détruire des choses, délirer, ce n'est pas quelque chose de nouveau pour moi. Mais ce qu'elle fait maintenant, essayer de se suicider devant mes yeux, oui.
Et je ne peux pas le permettre. Je ne peux pas la perdre, qu'importe le moyen.
Donc, encore une fois, je réagis, pour elle, sa vie, je lui détient les mains avant que l'irrémédiable arrive.
– ¡Laisse moi! –Me supplie t'elle, brisée. –Tout est de ma faute. Je te condamne, tant que suis en vie. Tout irait mieux si je mourrais. Alors, tu ne sentirais pas l'obligation de coucher avec toutes ces personnes, pour me maintenir à tes côtés.
Tu ne sentirais pas l'obligation de coucher avec toutes ces personnes, pour me maintenir à tes côtés...
Ces mots me transpercent comme un poignard. Me détruisant de l'intérieur et, par un moment, j'ai l'impression de tomber.
– Annie je...–J'article essayant de la forcer a jeter son arme. –Je ne peux pas. Si tu n'y est pas, que reste-t-il de moi? Peut-être que tu es la raison pour laquelle je les obéis, toujours. Mais tu es aussi la raison pour laquelle je suis toujours là, vivant, en train de me battre. D'une manière ou d'une autre. Tu ne peux pas partir, comprends-tu?–Elle me regarde et hoche la tête. –Tu peux te réfugier dans ton esprit autant de fois que tu le veules, sombrer à la folie, ... N'importe quelle chose, tant qu'elle te garde en vie. Mais, définitivement, tu ne peux pas me quitter ainsi. Je ne le supporterai pas.
Annie me regarde aussi douteuse que déterminée, il y a une lueur différente dans ses yeux. Une lueur que je ne finis pas de comprendre. C'est comme si le dernier morceau de lucidité qui s'y trouvait venait de briser.
–Alors je ferai tout ce qui est nécessaire, pour être près de toi, Finnick. Pour toujours. –Et dans un instant elle se jette dans mes bras, me soutenant comme si, par ce simple fait, elle pourrait me préserver. –Peu importe le prix.
Peu importe le prix...
C'est ce qui aurait dû soulever mes soupçons, son serment. Mais la seule chose à laquelle je peux penser est que la meilleure façon de la garder en vie est d'être avec elle pour toujours.
Mais, ce n'est pas que je puisse rejeter mes amants à nouveau, cette option m'a été refusée dès que je suis tombée amoureux d'elle. Depuis que je l'ai sauvée ... Elle est mon seul point faible. La seule personne qui peut me détruire et me reconstruire à volonté en une seule attaque, un suicide et tout sera fini plus tôt que tard. Maintenant je le sais.
Je sais qu'au moment de sa mort, je ne tarderais pas à la suivre.
Et, effrayant que cela puisse paraître, l'idée ne me cause pas de douleur.
La mort avec elle me semble une liberté aussi bonne que celle que les rebelles m'avaient promise, si je suivais leurs plans.
Et pourtant, c'est tellement égoïste ... Je ne peux pas faire ça, je ne peux pas tout abandonner d'un coup. Ce n'est pas ce que Sean voudrait de moi. Non, certainement, non.
Il voudrait que je me batte, pour lui, Annie, et tous les enfants qui ont souffert ou péri par les jeux et ceux qui le feront encore si Annie et moi quittons ce monde.
Et après tout ce qui est arrivé. Tout ce qu'il a souffert depuis que l'ai abandonné, à lui et Annie, pour sauver leur vie. Croyant naïvement qu'on ne les toucherait pas ainsi, je sens que je le lui dois.
C'est pour cela que, quand Annie vient chez moi, me demandant quelque chose d'imprévu, m'accompagner la prochaine fois que je vais au Capitole. La laisser m'aider à sa manière, je n'hésite pas à accepter.
Je n'hésite pas à tout changer.
Comme j'ai tout changé en la sortant des Soixante-Dixièmes Jeux de la Faim. J'ai déchaîné l'inévitable.
Sa folie et ma perdition.
