Chapitre 11

« J'étais avec Jason pour encourager Percy vu qu'Annabeth ne pouvait pas venir, comme prévue, raconta Rachel. On était assit dans les gradins tranquilles, sans rien demander à personne quand Jackson est arrivé pour nous dire que sa catégorie était repoussée de quelques minutes. Bref. Donc on discute tous les trois tranquillement, et là, là, je rêve, y'a une fille qui me pousse, genre, elle me pousse, s'insurgea Rachel. Et là, elle prend ma place. Bon, j'étais déjà à deux doigts de l'étrangler mais j'ai bien été élevée alors je ne dis rien et je me mets debout à côté de Percy.

- Vas droit au but Rachel, soupira Clarisse en se massant les tempes.

- La meuf, elle me fusille du regard et se lève pour me repousser. J'étais sur le cul, pas littéralement hein, elle m'a pas fait tomber. Mais Jason voit clairement ce qu'elle essaie de faire, soit s'accrocher comme une moule à son rocher, en sachant que elle c'est la moule et Percy le rocher, expliqua Rachel. Elle commence à lui parler méga près de son visage et à lui caresser le bras, tu vas casser ton verre Annabeth si tu continues de le serrer autant, et Percy il était super gêné, il nous lançait des appels à l'aide avec ses yeux. Donc j'interviens parce que sa meuf c'est quand même ma meilleure pote, et du coup la nana s'énerve, et là, mais là, j'ai cru que j'allais lui décalquer la tête. Elle me dit "T'approches pas de mon mec." J'ai éclaté de rire, Jason a éclaté de rire, mais je crois que ce qu'elle a pas aimé c'est la réponse de Jackson qui était mot pour mot : "Oh il fait la compétition ? C'est qui ? Je le connais ?" »

La table entière éclata de rire alors que Percy enfouissait son visage dans ses bras croisés.

« Ça va, j'avais pas comprit.

- T'es tellement innocent, c'est dingue, soupira Clarisse en finissant son verre de vin. »

Percy tourna son visage vers Annabeth qui le regardait avec un sourire amusé.

« T'es pas fâchée ?

- Non.

- Vraiment ?

- Vraiment, sourit la blonde en embrassant sa joue. »

Cette réponse suffit à lui donner un sourire niais qui fit râler Thalia.

« Vous me dégoutez à être aussi mignon. Mais le pire c'est que j'arrive quand même à vous trouver mignon…

- Ce que tu dis n'as aucun sens. par contre nous on doit y aller, reprit Percy en se levant sous le regard perplexe d'Annabeth.

- Comment ça ? On va où ?

- Surprise, aller, debout. »

Le couple dit au revoir à leurs amis et Annabeth fut entraînée par son copain jusqu'à une voiture qu'il avait loué.

« Percy, où va-t-on ?

- Tu le sauras quand on y seras. »

Sa réponse n'étant pas celle attendue, Annabeth lui tira la langue bêtement et s'installa sur le siège passager. Elle remarqua les valises à l'arrière et se tourna vers son copain une nouvelle fois, n'ayant droit qu'à un clin d'œil et à un sourire mystérieux. Il aimait lui faire des surprises.

Il aimait tellement ça qu'elle l'avait trouvé une fois dans son lit, il était rentré pendant la nuit et s'était couché à ses côtés pour l'avoir près de lui alors qu'elle l'avait appelé pour lui dire qu'elle s'était disputée avec sa mère. Ils étaient ensemble depuis peu et pourtant, leur relation semblait être une évidence. Ils n'étaient pas juste un couple, ils étaient amis et apprenaient par de petites intentions à se connaitre.

Il aimait le bleu, les cookies et les pizza.

Elle aimait le gris, les muffins et les pizza.

Il aimait dormir la fenêtre ouverte.

Elle aimait être enroulée dans sa couette.

Annabeth attrapa son téléphone lorsqu'il vibra annonçant un message de Piper.

"Ma belle, je te regardais tout à l'heure avec Percy, t'as l'air heureuse avec lui."

"Je le suis."

"Tu vois finalement que les tâches que je te donnais à faire n'étaient pas si mal ?"

"Merci Pip' d'avoir été là pour moi."

"T'inquiètes. Je t'aime, profitez bien de votre week-end."

"Je t'aime aussi, on se voit quand je rentre."

Elle reposa son téléphone dans son sac et se tourna vers Percy qui conduisait. Il semblait concentré mais sourit légèrement, ayant sans doute remarqué qu'elle le fixait.

« Je sais que je suis beau Beth, mais tu vas me faire rougir.

- Idiot, sourit Annabeth. »

La blonde regarda par la fenêtre les immeubles devenir des champs, des routes, des forêts. Elle ne savait pas où ils allaient mais elle avait confiance. C'est lorsqu'ils s'arrêtèrent à une énième station essence qu'elle remarqua un message de Rachel.

"Ta dernière tâche : le garder."