Un cadeau… extra.

Blabla de l'auteur niaise : Et voilà déjà l'avant-dernier chapitre. C'est triste, j'aime vraiment cette fic, la finir c'est… (va pleurer dans un coin) mais bon faut bien que ça se termine un jour ! Bref, j'espère que ça vous plaira toujours autant. Merci à tous mes lecteurs et à mes reviewers. Bon, j'aurais pu faire un compte-rendu beaucoup plus détaillé, mais après tout, on sait déjà presque tout dans les chaps précédents, pas besoin de trainer en longueur... si ?
Bonne lecture !


Chapitre onzième : Le compte-rendu des jumeaux


- AaaaAaaaAaAaaaAaaaH un MoooOooOoOoNstreuH ! hurlèrent les jumeaux en voyant leur sœur se jeter sur eux, comme une démente.

- Vous allez payer !

Ginny sauta sur Fred, sous les cris de surprise des élèves. George attrapa sa sœur et essaya de la retirer de son jumeau, mais elle se retourna et se mit à l'étrangler. Fred se releva, saisit sa baguette, et envoya un petit Expelliarmus sur sa sœur, tandis que McGonagall s'affolait et que Dumbledore rigolait.

Ginny vola à travers la Grande Salle, et atterri entre les tables de Poufsouffle et Serdaigle.

- Elle est folle ! s'écria Fred.

- Z'AVIEZ QU'A PAS TOUT BALANCER ! répliqua Ginny, se relevant.

- Ginny, je dis ça pour toi, mais tu ferais mieux d'aller t'asseoir, sinon on va être obligé de te faire mal.

- George Weasley ! cria McGonagall. Contrôlez-vous !

- Maieuuuh madaaame, c'est elle la dégénérée !

- Ginny, vous tuerez vos frères plus tard ! Vous allez nous faire rater un compte-rendu croustillant, dit McGonagall, l'air à la fois sévère, et avide d'écouter les jumeaux.

Mais Ginny n'en avait que faire. Elle repartit à l'assaut en criant « A mooooort » sous les rires des autres élèves. Elle n'eut pas vraiment le temps de faire mal à quelqu'un. Fred l'assomma d'un coup de poing sur la tête, sous les hurlements à la fois de surprise et de rire des élèves. En effet, Poudlard était quelque peu dans un état second ce soir là.

Pomfresh arriva en courant, et s'écria :

- Oui ! Enfin un élève à soigner ! M'enfin quand même, vous êtes violent, Mr Weasley !

- Boah, si elle ne se réveille jamais, ça ne sera pas une grosse perte, répondit Fred, dans un rire étouffé.

Pomfresh lui lança un regard outré et emmena sa nouvelle patiente sous les murmures des élèves.

- Bon, maintenant que la tarée est partie, on va pouvoir faire notre compte-rendu ! lança Fred, sous les acclamations des élèves.

- Par quoi commençons-nous ? demanda George. Je propose… qu'on fasse dans l'ordre de ceux qui ont gagné ! Alors, Fred, qui a gagné en premier ?

- C'était un Poufsouffle, me rappelle plus son nom.

- On s'en moque, il n'a rien du gagner de palpitant à raconter. Et oui, les premiers lots étaient de simples produits de notre boutique. Apparemment, ils ont plu à tout le monde. Vous pourrez demander à Luna ! Sinon, nous sommes ravis des résultats de cette loterie : grâce à nos produits que nous avons proposé en lots, nos ventes ont augmenté de trente pourcents !

- Cétipafabuleuuux ? Enfin, nous pourrions tout de même parler de Crabbe et Goyle ! Ils ont gagné un superbe lot de filtres d'amour ! Tiens, d'ailleurs, il manque des filles, si vous avez remarqué. Mais, ne trouvez-vous pas étrange qu'il manque… Crabbe et Goyle eux-mêmes ?

- Ils sont allés faire une partouze dans les chiottes ! lança un Serdaigle, sous les rires de ses voisins.

- C'était particulièrement malpoli, pesta Flitwick en direction des élèves de sa maison.

- Malpoli, certes, mais pas très loin de la réalité ! dit George.

Tous les regards des professeurs et des élèves se tournèrent instinctivement vers les jumeaux. Un immense silence se fit. Un ange passa. Une mouche aussi.

- Vous voulez savoir ? demanda Fred.

- OUIIIIIII ! répondirent les élèves d'une même voix enthousiaste, et les professeurs, d'une voix amusée – et paniquée pour certains, ou absente pour d'autres, comme Snape.

- Très bien… je crois que nous tenons LE scoop de l'année ? dit Fred.

- Oui, même Rita Skeeter ne saurait faire mieux… devinez quoi…

- Crabbe a mis un de ses propres cheveux dans un filtre qu'il a fait boire, volontairement, à…

- GOYLE !

Certains élèves ouvrirent la bouche, mais aucun son n'en sorti. Les professeurs se regardaient entre eux, ne sachant que dire. Puis, après quelques secondes de silence, les élèves et les professeurs se mirent à rire, à rire au point d'en pleurer.

- On sait, ce n'est pas croyable, mais je peux vous assurer que c'est vrai, dit George. On les a surpris dans les toilettes. Il semble que Crabbe ait eu un petit faible pour Goyle depuis quelques temps, mais ce dernier lui préférait les filles – notez que c'est uniquement lui qui a fait boire des filtres d'amour aux filles. Donc, Crabbe a vu le bon moyen de conquérir – aussi déloyal que cela soit – le cœur de son tendre aimé !

- C'est fou ce que notre tombola peut faire comme surprises, hein ?

Quelques élèves étaient tombés dans les pommes, mais les autres riaient encore à gorge déployée.

- Bref, je suppose que Crabbe et Goyle doivent être en train de s'amuser tous les deux, enfermés dans un toilette, et que des filles doivent taper après la porte en criant « Goyle on t'aime ». Charmant, n'est-ce pas ? dit Fred.

- La suite, la suite ! lançaient les élèves, ravis du commencement de ce compte-rendu – et en attendant encore plus.

- Oui, tout de suite, tout de suite… de qui pouvons-nous parler, maintenant ? George, une idée ?

- Bien sûr, Fred : Cho Chang ! Oui, qu'est devenue notre chère mazouteuse ?

- Et bien… elle est actuellement à Ste Mangouste !

Les élèves laissèrent échapper des exclamations de surprise.

- Qu'est-ce que qu'elle a ? demanda Neville.

- Et bien… elle est devenue folle. Le fait de ne plus avoir de mazout, ça l'a déprimée. Elle est donc en cure, pour « arrêter le mazout ». Et oui, l'abus de mazout est dangereux pour la santé. A utiliser avec modération, dit George.

Les professeurs n'arrêtaient pas de discuter entre eux, et Flitwick disait espérer que sa Cho d'amour soit vite soignée (…). Pendant ce temps là, Snape ne disait pas un mot, et jouait avec une petite cuiller, ayant l'air blasé de la vie. En temps normal, Harry aurait eu un pincement au cœur, aussi petit soit-il. Mais là, quedal. Rien à faire que Cho Chang soit chez les mabouls. Il ne pensait qu'à une seule personne : Snape. C'est à peine s'il écoutait les jumeaux.

- Bon, on est allé lui rendre visite ce matin, dit Fred. On lui a demandé si elle voulait vous communiquer un petit mot… et bien, voilà ce qu'elle a dit. Attention, pas pour les âmes sensibles.

Fred déplia un petit bout de papier qu'il avait dans sa poche, et lu à haute voix :

- « J'ai plus de mazout, on va tous mourir, mais je reviendrai et j'anéantirai Poudlard dans une pluie de pétrole. Vive les marsouins, j'aime les hérissons, et un jour je serai Premier Ministre de la Magie ». Je sais, je sais, moi aussi ça m'a fait un choc, son état est grave. Mais, les Médicomages sont confiants, ils pensent qu'elle devrait s'en remettre. Vous pouvez toujours aller lui dire un petit bonjour, si ça vous chante…

- Bon, c'est pas que je pense que presque tout le monde s'en moque, maintenant, de Cho, mais passons de suite au gagnant suivant… poursuivit George.

- Non, George, pas elle.

- Pourquoi ? C'est qui ?

- Ginny.

Les élèves esquissèrent un sourire, tandis que Fred et George poussaient des « hum hum » qui auraient pu rivaliser avec ceux d'Ombrage.

- Bon, que dire… et bien, Ginny a pleinement profité de son lot… dit Fred, légèrement ailleurs.

- Oui, et je pense que vous comprenez très bien. Ginny a eu la joie de perdre sa virginité grâce à moi…

- Oui, d'ailleurs je ne pense pas qu'elle en garde un excellent souvenir… marmonna Fred, se rappelant de la douleur de sa sœur.

- Oui roh bon, ça va ! s'exclama George.

Personne ne disait rien, si ce n'est quelques professeurs qui semblaient un peu choqués – et ça peut se comprendre – par cela… Fred et George se turent, et regardèrent l'assemblée des élèves, muette.

- Bon, je pense que nous ferions mieux de passer au gagnant suivant, qu'en penses-tu Fred ?

- Tout à fait, oui, je pense qu'on s'est suffisamment enfoncés comme ça. Certes c'est drôle, mais cela m'étonnerait que maman n'apprenne rien… on va se faire descendre !

- En effet, Fred… bon, à toi l'honneur, passe au suivant, avant que Charlie débarque sur ordre de maman sur le dos d'un dragon et nous crame en hurlant « qu'on a traumatisé notre sœur ».

- Très bien, George. Bon, parlons de Ron et de Chourave !

A ce moment, Chourave fut pris d'un mouvement de panique, et voulu s'enfuir, mais fut fermement retenue par Slughorn.

Ron quant à lui s'était mis à verser de gros sanglots sur l'épaule de Harry, qui ne s'occupait même pas de réconforter son meilleur ami, mais qui était plutôt occupé à scruter Snape, et détournant le regard à chaque fois que ce dernier le regardait – ou restait à le regarder et à lui lancer un regard mauvais.

- Je crois que Ron est devenu un peu fou, lui aussi, dit Fred. Ron, tu voudrais nous faire part d'un mot pour savoir si tu as apprécié ton lot ?

Ron se leva tristement, et s'avança vers la table des professeurs. Le silence se fit. Chourave dégluti bruyamment tout en commençant à se cacher sous la table. Puis, Ron sortit une feuille de sa poche, et récita un beau ( ?) poème :

« Oh, ma douce plante verte,
Chaque jour tu t'épanouis,
Et les autres peuvent dire
Ce qu'ils veulent ; moi, je t'aime !

Mon amour tu ne veux point,
A m'aimer tu te refuses,
Mais pourquoi ? Dis moi pourquoi ?
Suis-je nul en botanique ?
Ou préfères-tu Neville ?

Tu ne m'aimeras jamais,
C'est triste mais je le sais,
C'est pourquoi dès maintenant,
Je m'en vais mourir, sans toi ! »

A peine eut-il fini son stupide discours qu'il tenta de courir vers la fenêtre la plus proche pour se suicider. Fred l'attrapa par le col au passage, pour le retenir de se tuer, bien qu'il ne soit qu'au rez-de-chaussée (…).

- Ron, calme-toi, en effet, elle ne t'aimera jamais, mais Ron, tu es fou, tu comprends ? Comment peux-tu l'aimer ? Va voir Lavande !

- NoooOoOoOoooN, se lamenta Ron. Laisse-moi mourir, j'ai trop vécu d'un week-end !

- Ron, s'il te plait, je sais que cette tombola fait des dégénérés, mais là, c'est grave. Bientôt on va apprendre que Harry va se marier avec Snape, alors s'il te plait, fais un effort, chuchota Fred à son oreille. Imagine la tête de maman si tu lui apprends que tu aimes Chourave. Franchement.

Ron leva un regard vers son frère, puis répondit :

- D'accord, je vais essayer… de l'oublier !

Puis, il quitta son frère pour aller rejoindre Harry, tout en étant secoué de sanglots. Chourave passa la tête par dessus la table pour vérifier que tout danger était écarté, puis se releva complètement, tout en poussant un soupir de soulagement. Les élèves ne tenaient plus en place : certains croyaient à un bon gros canular de la part de Ron, avec une belle mise en scène, d'autres pouffaient de rire, ou pleuraient de désespoir.

Il s'effondra sur l'épaule de Harry, ce dernier le regard toujours ailleurs.

- Très bien, après cette séance euh… tragique ou pitoyable ? Passons à notre gagnante la plus heureuse de cette tombola ! Hermione Granger ! s'écria George.

Cette fois-ci, tout le monde applaudit, même les professeurs.

- Et oui, c'est un peu spécial, mais il semblerait qu'Hermione ait trouvé l'amour auprès de Candy, qui est désormais presque une vraie femme… mais, je suis sûre que Candy a un cœur et qu'elle éprouve elle aussi de l'amour pour Hermione ! dit George. Quand je pense qu'Hermione voulait nous tuer pour avoir gagné ce lot !

- C'est vrai, comme quoi, la vie est pleine de changements ! Longue vie aux amoureuses, et… Candy, tu vas nous manquer ! Mais nous sommes heureux pour toi, tu as trouvé l'amour, on gardera de très bons souvenirs de toi !

Dumbledore poussa un « hum hum » de protestation afin de mettre fin aux jérémiades (nda : je sais que ce mot sert à désigner des plaintes, mais j'avais envie de l'utiliser, pardon) des jumeaux. Ils eurent un rire gêné, et continuèrent :

- Bref, pour Hermione, tout va bien. Parlons maintenant de notre cher…

- Draco Malfoy !

Draco se leva, et couru vers les jumeaux, le sourire aux lèvres.

- Qui t'a dit de te ramener ? lança George en voyant débouler Malfoy fils.

- Personne, mais je m'en fou, Weascon ! rétorqua Draco.

- Très bien, très bien, dit Fred. Bon, ton séjour à Azkaban c'était bien ?

- Oui, oui c'était bien… mais, je trouve que les conditions de vie y sont déplorables !

- Qu'est-ce que tu croyais ? Que les prisonniers séjournaient dans un hôtel cinq étoiles ?

- Je ne dis pas ça, idiot, répliqua Draco. Je dis juste que c'est vraiment trop grave. Je n'ai pas envie que mon père finisse par se suicider avec ses lacets ! C'est pour ça que j'ai créé… la S.P.A. ! Soutient aux Prisonniers d'Azkaban !

Les élèves ne réagirent pas tout de suite, le temps que l'idée monte au cerveau. Il y eu quelques applaudissements, mais les avis étaient mitigés. Soutenir et améliorer la vie de criminels ou de Mangemorts, ce n'était pas le grand délire de tout le monde.

- Je sais que cette prison est peuplée d'ordures, poursuivit Draco, mais ils n'en restent pas moins, pour presque tous, des être humains ! Ils méritent un traitement un peu plus digne ! Vivre entre deux Détraqueurs, ce n'est pas la joie !

- ils l'ont mérité ! protesta McGonagall.

- C'est vrai ! ajouta Neville, les joues rouges de colère.

- Mais arrêtez de casser mon truc ! Vous n'avez pas vécu dedans pendant trois jours ! Peut-être que certains le méritent, mais pas tous ! C'est pourquoi, IL FAUT QUE CELA CHANGE ! Adhérez à la S.P.A. !

D'autres applaudissements, quelques sifflements.

- J'ai des badges et des tracts ! L'inscription est gratuite !

Draco avait le sourire et jeta des badges parmi les tables des différentes maisons, ainsi que des tracts. Sur les tracts, Harry réussit à lire vaguement un « Une télévision par cellule ! » avant de retomber dans ses rêves (ou cauchemars ?) sur Snape.

Les jumeaux remercièrent Draco, qui rejoignit la table des Serpentard qui l'applaudissaient vivement – contrairement aux autres tables. Il entama un discours pour convaincre ses voisins, tandis que les jumeaux revenaient au compte-rendu.

- On vous avait dit que vous ne seriez pas déçus. Et encore, nous ne vous avons pas tout dit, ceci n'est qu'une infime partie de la totalité des conséquences de notre tombola ! dit Fred.

- Pour tout savoir, il faudra acheter notre revue mensuelle « Weasley Twins Forever » du mois de janvier !

- Oui, on sait, le titre du magasine fait narcissique, mais que voulez-vous, on s'aime ! dit Fred en attrapant son jumeau par la taille, sous les regards étonnés des élèves.

- Hum hum, oui Fred, moi aussi je t'aime, mais là, ce n'est pas le moment ! Venons-en à Neville ! Rien à dire, je pense qu'il est content, non ?

Neville affirma, et qualifia les jumeaux de Dieux vivants. Grâce à eux, il était devenu un élève parfait pour une semaine. Puis, les jumeaux passèrent sur le cas de Pansy.

- J'ai acheté des vêtements ! s'écria-t-elle. Merci pour les cent cinquante gallions ! Je peux faire un défilé ?

- Euh…

Mais personne ne pu contester. Pansy sortit ses nouveaux vêtements et entreprit de faire un petit défilé devant tout le monde. Le ridicule ne tue pas. Il fait passer pour une conne !

Après une dizaine de minutes de frustration générale, Pansy accepta de partir et de laisser les yeux des gens en paix.

- Bien, bien, ce fut fort distrayant, dit George. Mais, il est temps d'en finir avec ce compte-rendu. Le temps est limité, nous allons devoir rendre l'antenne…

- Qu'est-ce que tu racontes ? Quelle antenne ? Bref, venons-en vite à notre grand gagnant ! S'il pouvait prendre la peine de venir nous rejoindre… Harry ? S'il te plait.

Harry sentit comme une montagne s'écrouler sur lui. Il aurait vraiment du rester enfermé dans son dortoir, au fond de son lit. Mais de toute façon, on serait venu le traîner jusqu'à la Grande Salle. Les jumeaux ne pouvaient-ils pas le laisser en paix ? La loterie avait suffit ! Non, il fallait qu'il y ait un compte-rendu débile…

Hermione tira Harry du banc pour le faire lever. Tout le monde applaudit, et Harry regarda la foule, abasourdi. Puis, il se dirigea vers les jumeaux, comme s'il était dans le couloir de la mort et qu'il rejoignait son bourreau.

En s'approchant des jumeaux Weasley, il s'approchait aussi de la table des professeurs. Et de Snape. Et il sentait de plus en plus qu'il allait finir par craquer et par se jeter en larmes aux pieds de son professeur, lui implorant son pardon. Mais le Ryry était un peu trop imbu de lui-même pour réaliser de telles choses. Alors, pour se contrôler, il s'imaginait la tête de Snape quand il avait accompli sa vengeance. Mais plus les heures étaient passées, moins sa vengeance lui procurait du plaisir.

- Alors Harry, est-ce que tu as apprécié la tombola ? demande George, joyeux.

- Euh… commença Harry.

- Tu as apprécié utiliser les vêtements qu'on t'a apporté ? poursuivit Fred.

- Euh…

- Et tu es content de ton choix ? Tu ne regrettes pas d'avoir choisi le professeur Snape pour être à ta disposition ce week-end ?

Les jumeaux ne posèrent plus de questions, et attendirent la réponse de Harry. Ce dernier ne savait pas trop quoi répondre. Puis, il tourna sa tête vers Snape, en lui lançant un regard interrogateur. Mais Snape se contenta de le fusiller du regard. Voir Harry en mauvaise posture et gêné après ce qu'il lui avait fait subir le ravissait au plus haut point.

- Et bien, j'ai bien aimé la tombola… mes vêtements étaient pas mal, quoique douteux… et je ne regrette pas d'avoir choisi le professeur Snape…

- Autre chose à dire ? Tu n'aurais pas des petits détails à nous raconter ? Qu'on puisse rire ? demanda Fred.

- Non, non, je n'y tiens pas, répondit Harry.

Les élèves poussèrent tous un soupire de mécontentement, quelques élèves sifflèrent Harry, et un « remboursé » se fit entendre du côté de McGonagall.

- Très bien, je sens que nous allons devoir soudoyer le professeur Snape en personne ! lança George, joyeux.

- NI PENSE MÊME PAS ! répondit Snape de sa voix glaciale.

L'ambiance était désormais un peu plus tendue, et moins drôle.

- C'est bon, je peux y aller ? demanda Harry.

- Bin… oui… dit Fred. Si tu n'as rien de plus à nous dire, c'est ton choix…

Harry sentit une vague de tristesse l'envahir. Il comprenait qu'il avait beau voulu accomplir sa vengeance, ses sentiments naissants n'en n'étaient pas pour moins enfouis. Au contraire, depuis que Snape lui avait dit qu'il l'aimait, et qu'il l'avait ensuite repoussé, suite à sa vengeance, Harry se sentait de plus en plus seul. Il se souvenait des moments passés dans les bras de son professeur, et rien ne pouvait le réconforter maintenant. Sa vengeance était stupide, elle n'avait servi à rien. Il n'avait envie de se venger de rien du tout, finalement.

Puis, Harry se dirigea vers la table des Gryffondor. Mais, il ne s'y arrêta pas, et sortit directement de la Grande Salle, lançant un dernier regard à son professeur. Il avait joué, il avait gagné dans un premier temps. Mais sa victoire avait été de courte durée. Bien sûr, il aurait pu garder la tête haute et profiter pleinement de l'état de Snape – si on retirait le fait qu'il le saque en cours… - mais Harry avait eu le malheur de tomber lui aussi amoureux. Et il avait perdu. Il avait appris la faiblesse.

Ron l'appela, mais Harry ne se retourna pas pour le regarder. Hermione pris alors Ron par les épaules, lui promettant qu'elle lui offrirait des livres super passionnants pour son anniversaire.

Snape regarda Harry s'éloigner, un peu surpris. Il l'avait embrassé dans la salle de cours… mais il avait pris ça pour quelque chose de méchant, un baiser pour le faire encore plus souffrir. Mais apparemment… Harry était parti. Il avait semblé mal en point. Peut-être était-ce juste parce qu'il n'avait pas envie de raconter ce qu'il avait fait ce week-end avec lui ? Mais Snape n'aurait pas pu imaginer que Harry aille… des regrets ?

Tant de questions, mais aucune réponse. Les professeurs tournèrent leur regard vers Snape. Mais celui-ci n'avait rien à leur dire. Les jumeaux remercièrent tout le monde, rappelèrent l'adresse de leur boutique et que leur magazine serait bientôt en vente dans toutes les bonnes librairie. Puis, ils distribuèrent des Nougats Néansang (juste des articles de pub) sous les protestations de Rusard.

Enfin, les élèves se décidèrent à rejoindre leurs dortoirs respectifs. Les jumeaux saluèrent les élèves, puis Dumbledore, et rentrèrent chez eux. Draco était entouré de plein de Serpentards, qui s'inscrivaient déjà à son association. « C'est vraiment génial, vous verrez, on va faire bouger les choses, je vais essayer de faire répertorier l'asso par le Ministère » disait Draco, avec un sourire Colgate.

Les professeurs rejoignirent leurs appartements. Mais Snape étaient toujours assis, et réfléchissait.

- Severus ? Vous n'allez pas dormir ici ? lui demanda McGonagall.

Il ne répondit pas de suite, puis finit par dire :

- Minerva, si vous vous appeliez Harry Potter, seize ans, Gryffondor, que vous aviez fait une crasse à votre professeur de DCFM, que vous le regrettiez, et que vous décidiez d'aller vous cacher quelque part, pour vous isoler. Où iriez-vous ?

McGonagall paru d'abord surprise.

- Vous êtes directrice de Gryffondor, vous connaissez vos élèves, oui ou non ? s'impatienta Snape.

Il avait besoin de retrouver Harry, et malgré toute la colère qu'il éprouvait pour lui, il fallait qu'il y aille. Qu'il le retrouve. Qu'ils s'expliquent. Pourquoi, il ne le savait pas, mais peu lui importait.

Elle réfléchit un instant, puis finit par répondre :

- Le Parc.

- Vous en êtes sûre ?

- Je n'en sais rien, Severus. Mais c'est où je suis allée une fois, quand j'étais jeune, qu'il faisait nuit et que j'avais un chagrin. Je suis allée m'isoler là-bas. Manque de chance, je suis tombée sur la directrice de ma maison, qui m'a aussitôt enlevé une cinquantaine de points en me hurlant dessus que je n'avais rien à faire dans le parc à une heure aussi tardive. Alors, Severus, à moins que vous ne préfériez que j'aille faire la même chose à Potter, vous pourriez aller le chercher vous-même.

Snape se leva, et se dirigea vers la grande porte qui ouvrait sur les ténèbres de la nuit.

- Merci, Minerva.

Puis, il sorti, et commença à marcher dans le parc de Poudlard, à la recherche de Harry.


A suivre...

Bien, pas bien ? Je sais, ça perd en humour vers la fin. J'aimerais beaucoup faire une fin toute mignonne entre Harry et Snape. Vous comprenez, chui dans ma période guimauve, happy end… bref, la suite : Snape qui retrouve Harry… et vous devinez après, non ? Enfin, dans tous les cas, le chapitre douze sera sûrement le dernier, enfin je pense que ça sera comme ça ! Sauf si finalement je décide de changer, mais bon.
J'espère que ça vous plait toujours, faites le moi savoir… reviews ? M'ci beaucoup ! Pas reviews ? M'ci quand même d'avoir lu !
A la prochaine pour le chapitre douze et peut-être dernier. Quoique j'aimerais bien la continuer, rajouter peut-être un ou deux chapitres... bon, on verra, il fera jour demain. Biz à tous !
(PS : pour le "poème" de Ron, voui je sais y'a pas de rimes et les vers sont groupés n'importe comment, mais on s'en fout. Ce sont des heptasyllabes, c'est déjà ça...pi c'est qu'un délire)