Nom du shérif : Stanislas

Nom de l'aveugle : Théodore

Le nom des oisillons : Benjamin, Olivier, Paulo et Amos (Celui qui est différent des autres)


(Le lendemain matin)

À l'étage où se situait le zoo, Marguerite était à l'intérieur d'une serre. C'était un coin magnifique, baigné par les rayons, où la jeune reine avait rapidement apprit à décompresser et à méditer sur sa nouvelle condition parmi les pots de plantes, les vases de fleurs et les chants d'oiseaux.

Marguerite traversa la serre en retenant les bas de sa robe, cherchant parmi les verdures, un chemin pour mieux se promener.

L'ambiance dans le parc animalier, était splendide. La chaleur et le doux parfum des fleurs faisaient oublier tout ce qu'elle vivait. Devant la petite reine, il y avait des centaines de papillons multicolores, encore plus magnifique que ceux dans sa chambre, qui virevoltaient au cœur d'une nature luxuriante.

Leur vol fascinait la légèreté et l'invita à la détente. Tout au long de son parcours, elle observa attentivement la beauté et la délicatesse des fleurs qui l'accueillaient. Et, lorsqu'il y avait une bestiole qui s'approchait d'elle, c'était comme un contact avec la nature.

Durant ce temps, tandis que les dames de compagnies et l'intendante royal furent assis sur un banc, en train de converser, le roi Charles, lui, surveillait sa femme. Soudain, un homme arriva à ses cotés : C'était le shérif Stanislas qu'il croyait s'en être débarrassé au mariage. Dès sa présence, l'héritier du trône soupira déjà d'une grande mélancolie, même si le commissaire lui montra un sourire les plus sincères.

- Inutile de me préciser la raison pour laquelle que vous vous trouvez ici, répondit Charles qui préférait plutôt observer son épouse dans la serre.

- Pitié, votre majesté ! Supplia l'officier en se mettant à genou. Donnez-moi une seconde chance ! J'ai traversé tant d'épreuves le jour, où vous m'avez envoyé sous terre.

- Tant mieux pour vous, déclarait Charles en le fixant. C'est tout ce dont vous méritez après m'avoir faites honte. Mais à propos, où diable je vous aie envoyé lorsque j'ai tiré sur la corde ?

- La trappe m'a emmené jusqu'aux trampolines, plutôt qu'en prison, expliquait le commissaire. Ça explique la raison pourquoi je suis toujours en vie ! Mon seigneur, je tiens absolument à m'excuser énormément pour vous avoir gêné, vous et à votre femme. Il ne faut pas m'en vouloir, j'ai toujours aimé les mariages.

- Intéressant à entendre, soupira ennuyeusement le roi Charles. Dites moi, pourquoi devrais-je vous recruter de nouveau, si de tout façon, j'ai déjà Agatha pour me servir ?

- Car contrairement à elle, moi, j'ai été à votre disponibilité beaucoup plus longtemps qu'elle, répliqua Stanislas.

- C'est juste. Mais encore ? Interrogea drôlement le souverain. Qu'est-ce qui me dis que vous n'êtes pas en train de comploter quelque chose pour me renverser ?

- Arrêtez vos plaisanteries, insista le shérif. Vous savez très bien que je ne suis pas assez futé pour pensez à une telle chose.

- C'est vrai, siffla malignement. Sur ceci, vous n'arrivez pas à la cheville d'Agatha pour oser me faire cela. Travailler à mes cotés, demande énormément de responsabilités, shérif. Avec votre retour, je crains bien fort que vous recommenciez vos conneries.

- Je promets que je vais me tenir tranquille, informa Stanislas. Avec mon apparition sur les lieux, je jure que la loi deviendra encore plus sévère qu'avant.

- Je l'espère fort bien, commissaire, répondu le roi Charles. Car, avec Marguerite qui est à présent ma femme, j'ai comme le vague sentiment qu'il y aura certaines personnes qui essaieront de l'influencer. Vous comprenez d'où je veux en venir ?

- Euh…oui, balbutia le shérif, perplexe. Oh oui, mon seigneur ! Alors, est-ce que ça signifie que j'ai droit à une autre chance ?

- Oui, dit le roi. Même si cela n'est pas dans mes intentions, j'ai malgré tout besoin que vous soyez auprès de moi, puisque Agatha ne peut pas le faire. Personne, à part vous, ne doit savoir qu'une ancienne assassine travaille pour moi.

- Même sous la torture, jamais ne révélerai votre secret, Altesse, déclarait fièrement le commissaire, durant que le roi Charles l'imita. Puis, celui-ci pencha son regard sur Mme, Blondine qui entra soudainement dans la serre pour rejoindre la reine Marguerite.

Alors qu'elle était toujours en train d'enthousiasmer la magnifique faune, l'ancienne bergère s'arrêta à l'arrivée de son intendante royale.

- Je vois que vous êtes la seule qui adore les p'tites bestioles, remarqua la dame. Il est dommage que vos dames de compagnies ne soient pas comme vous.

- je suis attristée qu'elles ne prennent pas le temps pour connaître la vraie beauté de la nature.

Soudain, Marguerite jeta son regard vers le roi Charles qui se retrouvait à l'extérieur du dôme, en train de discuter avec le shérif qu'elle reconnue tout de suite.

- Que fait-il ici, lui ? Je croyais que Charles s'en était débarrassé, se murmura Marguerite. Puis, celle-ci se tourna vers son interlocutrice, en étant tourmenter et ajouta :

- Je suppose que votre présence ici, à une explication ?

- En effet, admettait sagement Mme, Blondine à partir d'un sourire réconfortant. Pour cela, vous allez devoir m'écoutez attentivement, car la journée d'aujourd'hui, concernera les décisions de votre royaume.

- Est-ce que ça sera une audience ?

- Oui, ça en sera une, répondit l'administratrice. La cour sera inonder de villageois qui vous demanderons des requêtes. D'autres, comme des marchands, vont vous offrir des cadeaux, en échange de quelques pièces d'or. C'est un peu comme cela que la journée se déroulera. Il y eut un moment de tranquillité, avant que Marguerite ajoute :

- Mme, Blondine. Est-ce normal que je sois effrayée ? Questionna-t-elle d'une voix fragile, tout en prenant place sur un banc. Je crains de ne pas être à la hauteur. Puis, la dame venue s'asseoir auprès d'elle, tout en déposant confortablement sa main sur son épaule.

Toujours sur ses gardes, puisqu'elle savait que le roi Charles était sur les lieux, la petite reine évita de verser des larmes.

- C'est tout à fait naturel, pour une jeune reine comme vous, siffla-t-elle. Mais vous savez quoi, il est fort probable que lorsque vous serez à cette assembler, que vous ne soyez pas encore prêtes. Et, c'est bien normal de faire des erreurs, puisque la reine Zéphyrine à aussi été maladroite, lorsqu'elle devait se retrouver en face de ses nobles sujets. Mais, elle s'est reprit aussitôt, car elle était déterminée elle se fichait de ce que les autres pensaient d'elle.

- Plus facile à dire que de le faire, répondit d'un ton sec la jeune reine.

- Si vous croyez que vous n'avez pas de courage, détrompez-vous. Moi, je pense que vous en avez, bien plus que vous le pensez.

- Vous le pensez vraiment ? Fit Marguerite, alors que la dame hocha la tête. Mme, Blondine, je tiens sincèrement à vous remercier pour vos conseilles.

- Ravie de vous aider. C'est plaisant de vous voir heureuse, plutôt que triste, mentionna l'intendante royal. J'espère que vous allez suivre mes conseils et que vous penserez à la reine Zéphyrine, si vous vous sentez mal à l'aise.

- J'y compte bien, répondit Marguerite en ayant une expression convaincu qui se lisait sur son visage.

En cette après midi, Marguerite se trouva dans une salle du trône vraiment cabalistique ! Il y avait des villageois, des troubadours, des aristocrates et pleins d'autres invitées.

De chaque cotées de la salle, il y avait une longue table de banquets, remplies de gourmandises, dont plusieurs personnes dégustaient. Bientôt, plusieurs trompettes se mirent à résonner dans l'audience, et un homme, vêtu d'une tenue un peu loufoque se positionna devant le public en ouvrant un parchemin et hurla :

- Oyez ! Oyez ! Bonne gens, héritiers et héritières du trône, ainsi que Takicardiens. Avant que l'audience commence, nous allons avoir le droit à un petit spectacle, pour souligner la première audience de la reine Marguerite 1ͤ. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, veuillez les accueillir allégrement. Voici…les Troupes du Cirque !

Les grandes portes de la salle s'ouvrirent et des dizaines d'acrobates entrèrent en grande nombres, accompagnées d'une fanfare qui jouait de ses instruments de musique.

Sachant que cette occasion avait lieu, la jeune reine était pour l'heure vêtue d'une robe de velours bleu océanique qui se mariait parfaitement et comme toujours par la couleur de ses yeux.

Son habit avait des fines broderies de fils d'or et de feuilles d'argent. Elle portait également au front, un diadème en argent. Au même instant des célébrations dans la salle, celle-ci tourna discrètement son regard vers le shérif du roi.

Celui-ci se tenait debout de toute sa hauteur, derrière le siège du souverain pour assurer sa protection à tout moment, d'un air solennel. Soudain, l'homme au chapeau melon, tourna ses yeux sur l'héritière du trône et, tira sa langue.

Marguerite ignorait la raison pour laquelle qu'il avait fait ce geste, alors que la jeune femme était maintenant rendu la reine. Il lui devait du respect, non ?

Peu importe, la reine continua d'observer la gigantesque fanfare qui s'étaient arrêter de performer, où un tonnerre d'ovations emplissaient la salle d'audience. Puis, le roi Charles se leva de son siège, dont le silence prit place sur les lieux.

- Cela était merveilleux, répondit le dirigeant en mettant ses mains derrière son dos. À présent, veuillez partir des lieux, avant que je me décide de vous envoyer au cachot. Prestement, les artistes prirent leurs jambes à leurs coups et, partirent, comme si la mort fut à leurs trousses, ce qui semblait être presque le cas.

« Ce n'était pas nécessaire de faire ça », se dit Marguerite, confuse. « Ils ont sûrement remué ciel et terre pour nous présenter ce numéro, espèce de monstre. »

- Faites entrées les marchands et les villageois, ordonna le dictateur qui alla aussitôt s'asseoir dans son trône. Alors que les gardes effectuèrent les commandements du roi, Charles ajouta à la reine :

- J'espère que vous êtes patiente, Marguerite. Car, vous allez devoir endurer plusieurs sujets qui auront des points de vue différents. Il faut que vous soyez prêts à les accueillir. Pensez-vous d'être à la hauteur ? Sur ce, Marguerite acquiesça d'un hochement de tête, très sûr d'elle-même.

- Je suppose que oui, se réjouis le roi Charles, en tapotant onctueusement la main de sa reine. Finalement, vous commencez à apprendre vite, ma belle.

Avant que la salle d'audience ne débute, l'ancienne bergère plongea son regard envers son intendante royal qui se retrouvait dans la foule. Celle-ci se rappela alors de richissimes consignes que lui a enseignées Mme, Blondine. Notamment, celui de toujours rester en tout confiante durant les moments, où qu'elle sentirait la pression monter en elle, outre ceux et celles qui allaient la contredire.

Dans une posture vigoureuse, c'est ainsi qu'un sourire se dessina à ses lèvres, lorsque les portes de la salle s'ouvrirent à nouveau.

Durant plus d'une heure, une affluence effervescente de classes différentes, faisaient la file pour rencontrer les héritiers du trône. Ils étaient surtout là, pour lier connaissance avec la reine Marguerite. À sa grande surprise, la petite reine eut le droit à plusieurs présents qui se mélangeaient à divers cultures à des bijoux hauts de gammes qui provenaient surtout du Moyen-Orient et de d'autres pays.

Bien qu'elle reçoive des goinfreries, il y avait toujours un goûteur qui se chargeait de tester les mets, afin de découvrir s'il y avait du poison, ou s'ils étaient périmés. Avec son vrai et pur sourire au visage, la jeune reine cueilli la joie de ses nobles sujets et notamment de celui du roi Charles. Même si elle le détestait, elle appréciait de le voir avec une expression magnanime.

Puis, alors que l'audience tira presque à sa fin, c'est alors qu'une cinquantaine de paysans, qui semblaient vivres dans des situations misérables, jugeant par leurs habits, firent leurs apparition. Marguerite croisa le regard d'une pauvre fillette qui avait le visage sale et les cheveux démêler.

- Longue vie au grand roi Charles, récita calmement l'un des villageois qui avait l'aspect d'un chef de village.

- Bien, débuta le roi Charles qui croisa ses jambes. Alors, dites moi, quel est votre requête ?

- Pour tout vous dires, votre honneur. Nous sommes ici, car nos terres sont en proie de l'érosion des sols et à la désertification. Cela est aussi à cause de la déforestation.

- Nous dans la vallée, ajouta un autre paysan, on a plus d'eau. Maintenant, il faut qu'on marche tout une journée pour aller à une autre source. Et puis, une autre journée encore pour revenir. Notre village était prospère. On avait de l'argent on n'avait aucun mal à réunir nos impôts pour vous. Tout ce que nous voulons, c'est que vous soyez clément et que vous puissiez nous aider à investir pour sauver nos récoltes, mon bon seigneur.

- Pitié, ô roi, convia une pauvre fillette. Je voudrais que mon village soit comme avant et que les gens retrouvent leur sourire.

Soudain, un long silence prit place et Marguerite, qui avait observé la malheureuse enfant, se tourna vers le roi qui s'avérait à n'exprimer aucune émotion de compassion sur son visage. Ses ongles de sa main gauche, tapaient irrespectueusement son trône, tandis qu'il caressait sa barbichette de son autre main, réfléchissant à la décision qu'il devait prendre.

Mais, observant plus son expression faciale, Marguerite devinait rapidement que le dictateur faisait par exprès. D'ailleurs, il se montrait arrogant. Avant que la souveraine puisse interagir, c'est alors que le dirigeant du village ajouta :

- Votre majesté ? Je vous en prie, mon…

- Oui, oui ! J'ai compris vos plaintes, s'écria froidement le roi Charles. Mais toutefois, j'ai bien peur que je ne puisse pas faire grands choses. Vous pouvez faire autant pitié que vous le voulez, et me montrer le lourd fardeau que vous subissez. Dites vous que vous n'êtes pas les seules à souffrir.

- De tout façon, continua Charles en se limant les ongles. Takicardie à toujours été la proie aux sécheresses. Surtout, si vous habitez dans le sud du pays, railla-t-il, comme pour se moquer de l'infortune des villageois.

- Êtes-vous sérieux ? C'est tout ce que vous pouvez nous dire ?! Lança l'autre homme qui osa faire un pas de plus, tandis que deux soldats lui bloquèrent le chemin avec leurs lances.

- Nous avons marché durant 2 jours, pour implorer votre aide. Rendu ici, vous n'arrivez même pas à trouvez une solution raisonnable !

- Comment as-tu l'audace de parler à ton roi de cette sorte ! Intervenu le shérif Stanislas qui se dressa devant lui. Misérable, sais-tu quels sont les châtiments qu'on réserve à tous ceux et celles qui répondent au roi, comme tu l'as faites ?

- Ahem ! Fit brusquement le souverain qui observât le commissaire en levant un sourcil. Remarquant qu'il avait rendu furieux son roi, Stanislas s'inclina face à lui, tout en retournant honteusement derrière le trône du roi.

Aussitôt, le dirigeant de Takicardie reprit parole :

- Veuillez pardonnez mon shérif, chers villageois. Il a tendance à exagérer dans des situations comme celle-ci. Pour en revenir à la discutions, je tiens à vous dires que j'aimerais bien vous êtres utile. Mais malheureusement, je ne connais aucun miracle pour que vous puissiez renchérir vos terres.

- Il y a la pluie, mais encore là, dit-il en grimaçant. Il vous faudrait un météorologue pour qu'il vous annonce le temps.

- Je vois, fit le chef, mécontent. Puis, celui observait la reine Marguerite et ajouta :

- Votre épouse qui est restée silencieuse durant ce débat, pourrait sûrement nous être utile.

Écarquillant les yeux, c'est alors que le roi Charles fixa son épouse. Sa poitrine se souleva et se rabaissa, à force de respirer par saccade, puisque tout les regards se dressèrent sur elle, sûr qu'elle allait trouver le moyen d'aider les pauvres villageois.

- Eh bien, ma reine ? Interpella le roi Charles en croissant les bras. Avez-vous une suggestion à leur proposer ?

Il y avait bel et bien 2 choses que Marguerite n'aimait pas et qui l'a mettait hors d'état.

La première : Son anxiété sociale. Depuis tout jeune, elle avait toujours eut horreur de se retrouver devant un grand public, surtout si elle était parmi des étrangers, comme ce l'était présentement. Notamment, son mutisme sélectif lui avait empêché durant des années, à donner son opinion et à se défendre au bon moment.

Avec ce trouble anxieux, cela lui avait faite perdre la chance de réaliser ses plus grands rêves.

Pour la deuxième : Sa voix. Puisqu'elle était atteinte de mutisme sélectif, Marguerite avait l'impression que sa voix fonctionnait comme une radio défectueuse. En raison de se faire souvent dire qu'on ne l'entendait pas, elle devait exercer sa gorge pour qu'il puisse gagner du volume.

Le seul problème, c'était qu'une fois que son ton de voix était bien ajusté, elle bégayait, ce qui attirait les moqueries des autres.

Revenant sur le moment présent, elle pouvait écouter les murmures qui provenaient de tous les sujets, augmentant plus la chance qu'elle ait une crise de panique.

- Eh bien finalement, souffla d'une voix malsaine le roi Charles qui s'adressa aux visiteurs. Je ne crois pas que ce seras aujourd'hui que vous connaîtrez la décision. Vous voyez bien ce que vous demandez à la reine, est impossible.

« C'est ce que vous croyez, misérable roi de pacotille, » se ragea furieusement Marguerite, avant de se calmer. « À présent, sois forte, Marguerite. Partage tes idées aux autres, afin qu'on arrête de te juger. Tu n'as qu'une vie à vivre ! »

Puis lentement, celle-ci se leva de son trône, en dressant son dos bien droit, tout en levant le menton. Elle fit un signe de la main, afin que les autres se taisent. La reine dit :

- J'ai… j'ai une solution pour vous aider. Pour…pour que vous puissiez reconquérir vos territoires. Nous pourrions vous fournir des bombes de graines pour lutter contre la déforestation. Ce sont des bombes végétales qui peuvent renforcer les champs.

- À partir d'un dirigeable, enchaîna Marguerite. On pourrait les lancer au sol et reboiser le paysage d'un millier de graines par minutes. On raconte que sa retient l'humidité en attendant la saison des pluies. Cette technique à été utilisée dans l'Égypte ancienne, finit-elle par expliquer.

Un autre silence prenait place, auquel Marguerite retourna à son trône. Sa main se posa sur son cœur qui tambourinait dans sa poitrine. Jamais de sa vie, elle avait autant parlé pour partager son opinion. Durant ce temps, le roi Charles qui fut étonné, se mit à réfléchir longuement.

- Ce n'est pas bête comme idée, s'exclama un des sujets du roi. Je pense que notre souveraine à trouver la parfaite solution qui régleront leur soucis. Qu'est-ce que vous en pensez, mon roi ?

- J'en dis que, commença ainsi le roi Charles. Que ma dulcinée à de très bonne idée. Toutefois, il sera compliquer de fabriquer autant de produits. Nous allons devoir les tester, pour connaître leurs efficacités. Une fois préparé, qui sera prêt à voyager plusieurs kilomètres pour déposer ses graines sous terres ?

- Vos hommes chauves-souris pourraient se déplacer avec des dirigeables, suggérait une autre personne. De plus, vous pourriez demandez aux habitants de la ville basse, d'être en charge de mettre en œuvre ses bombes végétales. Ça leur donnerait une affaire de plus à accomplir.

- Je vois, je vois, souffla le souverain qui semblait prendre tout son temps pour réfléchir. Mais selon Marguerite, elle pouvait détecter qu'une fois de plus, le roi se fichait complètement des villageois, afin de les rendre plus inconfortable. Mais quelques minutes après, Charles prit la parole :

- Ma décision est enfin prise, déclarait-il en tapant des mains, où Marguerite sursauta. La proposition que votre reine vous as faites part, seras… ex…exaucer ! Qu'on fasse passer le message dans tout le pays !

Soudain, Marguerite laissa sortir un gros soupir de soulagement. Elle n'aurait jamais cru que le roi puisse accepter une telle affaire, puisqu'il était un tyran et que son devoir consistait principalement à terroriser son peuple.

La jeune reine pouvait ressentir que l'atmosphère avait changé, en devenant plus apaisant. Les villageois qui s'étaient présenté sur les lieux, afin que les héritiers du trône puissent répondre à leurs besoins, s'exclamèrent dans la joie et le bonheur, en se regroupant pour se donner des câlins. Face à cet émerveillement, Marguerite sourit et regarda l'intendante royal qui lui montra des yeux qui s'illuminaient divinement par de la fierté.

Au couchée du soleil, Marguerite, Mme, Blondine et ainsi les dames de compagnies, se retrouvèrent au centre d'achat.

- Je suis si ravie que le roi est accepter de choisir ma proposition, mentionna la petite reine à son intendante royal. Je croyais qu'il allait refuser.

- Ça me surprend énormément, fit la grande dame. Habituellement, toutes requêtes qui concerne de revaloriser les villages les plus démunies, ne l'intéresse point. Il faut croire que vous l'avez bien raisonné. Aussi, regarder les autres sujets qui ont pris de votre exemple pour persuader le roi d'accomplir cette mission. Vous voyez, grâce à moi, vous vous en êtes bien sorties.

- Ça n'a pas été facile, si vous voulez mon avis, bredouilla Marguerite en baissant le regard. Au cas où vous l'ignorer, je fais de l'anxiété social depuis que je suis jeune. Ce que j'ai accomplis aujourd'hui, ma obliger à utiliser tout ma force mental en moi, afin de que je vainque mes phobies.

- Désormais que vous avez réussis à affronter vos peurs, êtes vous plus fière de vous ? Demanda Mme, Blondine qui se retrouva au côté de la reine.

- Oui ! Néanmoins, je remarque que j'ai encore beaucoup de chemin à parcourir, avant que je le sois officiellement, déclara la petite reine. J'ai toujours eu un grand manque d'estime de soi, Mme, Blondine. Cela est dut à mon enfance difficile que j'ai eu et aux lourdes épreuves de ce monde.

- Dites vous, ma reine, que chaque individus sur cette Terre à sa propre épreuve à traverser, lui révéla son intendante royal. Si nous n'aurions aucuns défis à prendre part, personnes ne survivrais aussi longtemps pour le raconter aux autres, pas vrai ?

- Vrai, admettait Marguerite avec un petit sourire. Et, c'est grâce un peu à tout ça, qu'on en apprend davantage. Oh Mme, Blondine, résonna calmement Marguerite en prenant les mains de son agente. Que deviendrais-je sans vous ? Dites le moi ?

- Vous seriez probablement rendu à vous comporter de la même manière que vos dames de compagnies, déclara sur un ton déplaisant l'intendante royal qui posa son regard sur Huguette, Pétunia et Angélique qui avaient les mains remplies d'une dizaine de sacs de magasins.

Puisque le centre commercial n'était réservé qu'aux héritiers du trône, ce qui faisait en sorte qu'il était souvent vide, cela était bien normal qu'on entend seulement les jeunes gonzesses parler bruyamment. Le trio s'exalta des articles qu'elles s'étaient acheté.

- En tout cas, débuta Mme, Blondine à la jeune souveraine. Elles, contrairement à vous, on tant à en apprendre. Soudain, l'intendante royal déposât ses lèvres sur le sifflet qui se mit à huer fortement.

Alertée par le son, les dames de compagnies se turent, tout en venant rejoindre l'intendante royal et leur reine.

- Mesdemoiselles, commença sévèrement la dame en cognant fortement le bout de sa canne à pommeau au sol. Combiens de fois, faudra t-il que je vous avertisse de parler à voix basse ? Il est très mal vue pour des suivantes comme vous, d'agir de la sorte.

- Veuillez nous pardonner, madame, entama de répondre Pétunia en s'inclina. Mais…

- Mais, répéta fortement Mme, Blondine. En vous connaissant bien, vous vous dites sûrement que puisque ce centre commercial est à votre humble disposition et qu'il est rare de voir d'autres gens ici, vous profiter de l'occasion pour vous mettre à votre aise.

- Mais où est le mal dans à tout ça ? Demanda bêtement Angélique. On ne blesse personne ?

- Vous blessez mes oreilles, voila le problème, répliqua Mme Blondine. Non seulement ça, mais vous donnez un mauvais exemple aux commerçants qui doivent vous endurer.

- Pourquoi ça leur dérangerait ? Ils sont là pour nous servir, non pour nous donner des conseils, répondit ignoblement Huguette. Moi, comparativement à vous tous, je me moque qu'on dise des méchancetés sur moi, car je sais comment me défendre.

- Même si on te dit que tu es pauvre, tu vas parvenir à résister ? Lança Angélique, tandis que l'intendante royal roula ses yeux.

- Bon, mesdames, interrompu Mme, Blondine. Puisque vos discutions commencent à devenir ridicule, je me vois forcer de vous interrompre pour le bien de nous tous. D'ailleurs, vous devriez être auprès de votre reine, plutôt que d'être à l'autre bout du monde. Elle a besoin aussi de votre support en ce moment. Êtes-vous capable de lui en donner, ou c'est trop demander ?

- Mais bien-sûr que si, répondit Pétunia qui alla rejoindre la reine. Quelle question !

- Qu'est-ce qui ne vas pas avec vous, votre majesté ? Demanda Angélique en serrant doucement le bras de Marguerite. Voulez vous que je vous achète des bonbons ?

- Ce qu'elle aurait besoin en ce moment, enchaîna Mme Blondine. C'est encore des conseils pour qu'elle arrête de se sentir angoissée. Je suppose que puisque vous êtes "reconnues" pour laisser personne vous critiquer, vous seriez en mesure de l'aider ?

- Je croyais qu'on lui avait tout dit, l'autre fois, fit Huguette qui observait l'intendante royal, avant de se tourner vers la reine. Avec tout ce que vous avez, vous manquer encore d'assurance ?

Soudain, Mme Blondine provoqua un toussotement envers la gueuse, en la faisant réagir sitôt. Elle se tut sitôt.

- Dites Huguette, ce n'est pas parce que vous sembler avoir la vie facile, tout en ayant de très belles "qualités", que ceux et celles qui vous entoures, vont eux aussi vous ressembler, avertit Mme, Blondine. Aussitôt, Huguette hocha vaguement la tête et mordit ses lèvres duveteuses. Un peu d'effort de votre part, pourrait changer les choses.

- Très bien, trancha finalement Huguette en balançant ses bras. Pas besoin d'en faire autant.

Comme promesses, les dames de compagnies se chargèrent de prendre grands soins de leur reine et, de lui assurer du réconfort. Tout au long de sa promenade dans le centre commercial, Marguerite eut à nouveau droit à des avis que ses camérières lui donnaient, ni bonnes, ou ni mauvaises.

Malgré les exagérations absurdes que ses camarades lui partageaient, cela avait permit à Marguerite d'en apprendre plus sur elles. Dans sa tête, la reine s'était inventer une longue liste de toutes les personnes qu'elle avait rencontrées :

Mme, Blondine : Son véritable nom, c'était Sainte-Adèle Blondine, dite Mme, Blondine. Avant qu'elle devienne l'intendante royal de Marguerite, celle-ci fut une enseignante dans une maison de redressement, où elle était reconnue pour être celle qui avait un cœur glacée. Mais, en rencontrant la reine, la dame avait apprit à devenir plus douce, surtout en apprenant ce que sa souveraine avait dut traverser. Aux yeux de Marguerite, Mme, Blondine remplaçait Mr, Florentin, puisque tout comme lui, celle-ci savait comment réconforter les autres dans le besoin.

Huguette : L'une des dames de compagnies de Marguerite. C'était une jeune femme très narcissique, superficielle et matérialiste. Elle était reconnue pour avoir un sale caractère et pour laisser personne la juger, lorsqu'elle dépassait les limites. En sa compagnie, Marguerite pouvait tranquillement apprendre à se ficher des mauvaises rumeurs et d'autres leçons sur la vie en général.

Pétunia : La deuxième suivantes de Marguerite. Si la jeune reine n'avait pas eu ses problèmes d'anxiété sociale, elle aurait probablement ressemblé à la dame. Ce que Marguerite en savait sur la vie de Pétunia, était que celle-ci semblait être la plus gentille du trio et celle qui se préoccupait toujours du besoin des autres. Tout comme sa reine, Pétunia aimait bien les animaux et les insectes, ce qui emmenait la souveraine, à plus lier des liens.

Angélique : La troisième camérière et, la plus jeune du groupe. Difficile pour les autres de ce concentrer, surtout lorsque Angélique était sur les lieux, où qu'elle commettait plusieurs bêtises. À ses côtés, Marguerite pouvait remarquer que cette dernière devait réfléchir plusieurs fois, avant de parler, puisque n'importent quelles stupidité pouvaient sortir de sa bouche. Tandis que les autres la considéraient comme une idiote, Marguerite, elle, estima qu'Angélique était seulement une pauvre et innocente pucelle qui a été soumis au lavage du cerveau.

Le roi Charles : Le tyran de Takicardie. Pour l'instant, Marguerite ne savait pas si elle devait lui faire confiance, contenue de toutes les méchancetés qu'il avait imposées. Mariée à cet homme, Marguerite essayait de garder son sang-froid et d'en connaître davantage sur celui-ci, afin de découvrir les raison de sa dictature.

Fido : Le seul et vrai ami de Marguerite, le jour où elle dut épouser de force le roi Charles. En sa compagnie, Marguerite pouvais s'assurer de ne jamais s'ennuyer.

Le shérif Stanislas : Le shérif de Takicardie. Pour le moment, Marguerite espérait que l'homme lui donne une chance, et puisse l'accepter.

Voila ! Ce fut l'inventaire des noms qu'elle devait retenir. En cette fin de journée, le groupe embarqua à bord d'une gondole, à laquelle qu'un gondolier les emmenèrent comme bon leurs semblèrent.

Avant de se séparer chacun de leurs bords, le quatuor s'arrêta en dernier au café Takicarbucks* pour se prendre des boissons rafraîchissantes, tout en bénéficiant des derniers moments à raconter des anecdotes.


Takicarbucks* est une parodie du café Starbucks.