Hello !
Voici un nouveau chapitre avec les vacances scolaires et ... un nouveau personnage !
Et oui, il est temps de faire la connaissance de Tristan ... le père de notre Théo !
J'espère que vous apprécierez ce chapitre, Bonne Lecture :D
Quand Ginny arriva chez elle, elle fut accueillie par plusieurs de ses frères : Bill accompagné de Fleur, George et quelques paquets, et enfin, Percy et sa dernière copine, Audrey. Ce fut George qui vint en premier la prendre dans ses bras et la serrer fort contre lui. Il lui chuchota :
– Tu m'as manqué petite sœur. Mais il paraît que tu ne t'es pas ennuyée à Poudlard.
Ginny ne résista pas et laissa échapper quelques larmes. Elle échangea un sourire complice avec son frère, avant d'aller prendre Bill dans ses bras. Son grand frère la souleva carrément du sol et la reposa finalement après quelques minutes à l'étouffer. Fleur vint la saluer poliment mais en même temps assez chaleureusement. Ginny en profita pour la remercier pour tout ce qu'elle avait fait pour elle : les vêtements, les cosmétiques, le maquillage … Elle n'échangea qu'un hochement de tête avec Percy mais serra néanmoins la main d'Audrey. Sa mère expliqua qu'elle ne voulait pas qu'elle se sente trop seule durant ces vacances. Épuisée par le voyage, elle alla directement se coucher, sans pour autant oublier d'envoyer un hibou à Théodore.
De son côté, Théodore avait retrouvé son père. Il avait encore vieilli depuis les dernières vacances, et semblait plus affaibli que jamais. Arrivé dans leur manoir, Théodore rangea en vitesse ses affaires et descendit dans le grand salon discuter avec son père. Bien que sa famille soit une riche famille de sang-pur, ils n'avaient jamais respecté les traditions mais n'avaient pas pour autant été rejeté de la haute société sorcière, et leur nom inspirait toujours le respect des autres nobles familles. Théodore n'avait pas connu sa mère, morte alors qu'il n'était qu'un nourrisson, mais il savait que la mort de celle-ci, bien plus jeune que son père, avait affecté de façon permanente et irréversible son père. Celui-ci avait élevé son fils du mieux qu'il le put, de la manière la plus neutre que possible. Théodore s'était toujours fait un devoir de rendre fier son père, en ayant de bons résultats à l'école. Là où il avait échoué jusque-là, était d'avoir une vie sociale fleurissante, ce qui désolait vraiment son père, bien que celui-ci s'en garda bien de le faire remarquer à son fils. Mais Théodore le savait. Il avait un don pour ressentir ces choses à propos de son père, la seule personne avec qui il avait toujours été proche. Il avait ressenti chaque jour la tristesse paternelle, et avait été également triste d'être en partie la cause de ses déprimes.
Mais son père se faisait vieux, avec ses 27 ans de différences avec sa mère, il avait largement atteint l'âge d'être grand-père avec ses 70 ans. Théo savait qu'il ne restait pas beaucoup pas de temps à son père, rongeait par la maladie du deuil depuis près de 16 et demi, et il comptait bien le rendre heureux de tous les moyens possibles.
Il s'installa en face de son père sur le canapé et celui-ci releva ses yeux des derniers bulletins de son fils et dit, d'une voix faible :
– Je suis fier de toi mon fils, tes résultats sont excellents, comme toujours.
– Merci père.
Son père s'apprêta à rajouter quelque chose, mais il fut pris par une violente quinte de toux. Théodore se précipita pour lui frapper dans le dos, et une fois qu'il s'arrêta, il le coupa :
– Ne parlez pas père, vous avez besoin de repos.
– Tu n'as rien d'autre à me dire mon fils ?
– Oui père, mais je ne crois pas que ce soit le bon moment.
– Parle mon fils, avant que le vieillard que je suis n'entende plus rien !
– Bien père.
Théodore se rassit auprès de son père et lui lançât un sort de première année de médicomagie apprit dans d'anciens livres de sa mère pour calmer sa toux.
– Et bien, je crois que je me suis fait des amis.
– Des amis ? Mais parle mon fils ! Qui sont-ils ? Comment ?
– Et bien, ce fut un peu par hasard. Tout d'abord, il y a Hermione Granger, tu sais, la meilleure élève de Poudlard, une Gryffondore, la meilleure amie du Survivant …
– Ha oui, je me souviens. Elle semble être quelqu'un de très intelligent.
– Et puis, il y a son fiancé, Ronald Weasley. Tu dois connaître ses parents, Molly et Arthur ? Lui aussi meilleur ami du Survivant …
– Oui, je vois très bien de qui il s'agit. Qui d'autres mon fils ?
Théodore sourit de voir son père si heureux. Sa famille avait toujours été neutre dans cette guerre, ne prenant partie pour aucun des deux camps. Son père était de toute façon trop faible pour se battre. Théodore continua donc :
– Il y a Neville Londubat. Ses parents ont été torturé jusqu'à la folie à peu près en la même époque que la mort de maman. C'était Bellatrix Lestrange la coupable de cet affreux crime.
Mine de rien, il avait beaucoup appris sur ses nouveaux amis en quelques jours. Son père fronçât les sourcils avant de s'exclamer :
– Ha, oui, je me souviens maintenant ! Ma mémoire me joue quelques tours ces derniers temps.
– Et puis, il y a Luna Lovegood, une fille vraiment étrange. Tu lisais le magazine de son père, tu sais, le Chicaneur ?
– Ha oui, Monsieur Lovegood est un très vieil ami ! Mais dis-moi mon fils, parmi toutes tes amies, il n'y en aurait pas une qui pourrait devenir ma belle-fille par hasard ?
Théodore soupira, il s'y était attendu à celle-là. Il sourit :
– Et bien, il y a une fille que je fréquente depuis quelques temps …
– Mais qui donc ! Parle mon fils ! Est-elle belle ? Est-elle une sang-pur ? Une née-moldue? Parle-moi d'elle !
– Ho oui père, elle est magnifique. Elle a de grands yeux bleus, ses cheveux sont de longues mèches de flamme qui ressemblent à du sang quelques fois. Elle a la peau laiteuse et douce comme un bébé. Elle peut avoir un caractère de feu, même si ces derniers temps elle est plutôt affaiblie, toute frêle. Il n'y a pas d'autre merveille qu'elle sur terre, quand je la vois, j'ai envie de la prendre dans mes bras et de la protéger du monde.
– Et bien, ce sont les paroles d'un homme amoureux que voilà. Continue fils ! Qui est-elle ? Parle !
– Et bien, vous devez également la connaître. C'est aussi une Weasley, la seule Weasley de sa génération. Son prénom est Ginny.
– Ho, oui, je connais cette petite ! Mais n'est-elle pas fiancée au Survivant ?
– Elle l'était, mais elle a eu des problèmes, de graves problèmes père. Elle n'aime pas en parler et elle tente de se reconstruire comme elle le peut.
– Ho, je vois …
Dit le vieil homme. Il se releva en s'appuyant sur sa canne et déclara :
– Cette fille m'a l'air d'être vraiment exceptionnelle. J'espère que j'aurais l'occasion de la rencontrer …
– Bien sûr père, elle devrait venir passer quelques jours ici, si cela ne vous dérange pas …
– Bien sûr que non ! Elle sera la bienvenue dans notre modeste demeure.
L'homme s'apprêta à sortir de la pièce, quand il rajouta à l'intention de son fils :
– Ne la laisse surtout pas partir, tu risqueras de le regretter toute ta vie.
Théodore ne répondit rien mais approuva de la tête. Il le savait et ne comptait pas la laisser partir.
Durant plusieurs jours, ils eurent une correspondance assez intense, s'envoyant plusieurs hiboux par jour. Tous deux passaient des heures à attendre à la fenêtre la réponse de l'autre et à lui répondre de suite. Ils se manquaient mutuellement, mais c'était aussi l'occasion de réfléchir sur la situation et leur relation, comment tout cela allait évoluer.
Ginny passait ses journées à aider sa mère, crier après ses frères, mais aussi à jouer avec eux. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas communiquer de cette façon chez eux. Elle se sentait vraiment bien et à l'aise. D'ailleurs, un après-midi, alors qu'elle faisait des anges dans la neige en pensant à Théodore, elle se mit à pleurer. Elle pleura parce qu'elle était heureuse, et que quelques mois auparavant, elle n'aurait jamais pensé pouvoir l'être de nouveau. Mais ses journées étaient quand même bien vides, ses frères passant leurs journée avec leur moitié, et George, toujours célibataire, au magasin. Ron et Hermione avait annoncé leur futur mariage à toute la famille et avait décidé d'attendre de l'avoir annoncé à la famille d'Hermione la semaine suivante, avant de commencer les préparatifs. Finalement, Ginny décida d'aller travailler avec son frère pour se faire un peu d'argent. Celui-ci ne la fit pas beaucoup travailler et la paya généreusement les quelques jours où elle l'aida.
Lorsque le premier week-end arriva, Ginny décida d'aller le passer chez Luna. Là-bas, elle rit beaucoup de l'excentricité du père de Luna et discuta beaucoup avec cette dernière. Elle trouva très agréable de retrouver son amie. Elles passèrent un très bon week-end, un peu farfelue et fou, mais ce n'était pas le plus important. Puis Ginny retourna au domicile familial. Elle avait reçu l'autorisation d'aller chez Théodore à partir du mardi et jusqu'à la fin des vacances, étant donné que Bill et Fleur devaient retourner chez eux, et que Ron et Hermione allaient chez cette dernière.
Mais le lundi midi, son frère Percy la prit à part pour lui parler en privé :
– Ginny, il faut que je te dise que j'ai fait tout ce que j'ai pu, mais il y a des chances pour que des aurors viennent t'interroger …
– Mais pourquoi ? A quel propos ?
– Potter est toujours porté disparu, tu t'es enfuis plus de six mois avec lui, et tu es revenu seule. J'ai fait jouer le plus de contacts que possible pour qu'ils te laissent tranquille jusqu'à maintenant, mais j'ai bien peur de ne plus pouvoir le faire …
– Je n'ai rien à leur dire de toute façon. Ils peuvent venir, je les attends.
– Bien.
Alors que Percy allait rejoindre les autres membres de la famille, Ginny le surprit en le serrant dans ses bras. Elle lui murmura, les larmes aux yeux à cause de l'émotion :
– Merci quand même grand frère, pour tout ce que tu as fait pour moi …
– De rien petite sœur, c'est normal, je te devais au moins ça …
Théodore était dans tous ses états. Ginny devait prendre le portoloin d'ici quelques minutes et arriver chez lui. Il courait dans tous les sens, rangeant, nettoyant, arrangeant tout avec sa baguette. Il était impatient qu'elle arrive. Son père attendait également avec impatiente celle qu'il considérait déjà comme sa belle-fille. Grâce à de couteuses potions, il allait un peu mieux et avait retrouvé un peu d'énergie. Théodore l'avait supplié de ne pas mettre mal à l'aise la jeune fille et de leur laisser quand même un peu d'intimité. Celui-ci avait un peu rechigné, mais avait fini par promettre. Et là, ils étaient là, à faire les arrangements de dernières minutes en attendant l'arrivée de leur invité.
Enfin, on frappa à la porte. Théodore, stressé comme jamais, se précipita pour ouvrir la porte. Ginny apparut, toute souriante. Elle aussi avait attendu avec impatience de revoir Théodore et était quand même un peu angoissée de rencontrer pour la première fois son père. Ils s'embrassèrent brièvement et très rapidement sur le pas de la porte, avant qu'il la fasse rentrer. Il la débarrassa de ses affaires qu'il donna à un elfe de maison et fit monter dans sa chambre. C'est alors que le père de Théodore sortit de l'ombre dans laquelle il était resté jusqu'alors et s'avançât vers la jeune femme.
La première chose qu'avait remarqué Ginny après avoir pris le portoloin, c'était que la propriété était très grande, et le manoir semblait être vraiment immense. Quand elle était rentrée, elle avait été subjuguée par la beauté des lieux : tout était décoré avec goût. Les lieux n'étaient ni trop chaleureux, ni trop froid, ni trop pauvre en décoration, et encore moins trop chargé. C'était un parfait équilibre de couleurs. Elle fut interrompue dans ses pensées par une voix grave dans son dos :
– C'est ma défunte épouse qui a tout décoré. J'ai toujours trouvé qu'elle avait beaucoup de goût.
– Elle avait effectivement très bon goût, si je puis dire, Monsieur ...
Ginny se retourna et découvrit un homme très âgé. Mais elle fut néanmoins impressionnée par la présence de cet homme, au charisme fou. Il ressemblait à un homme qui avait beaucoup vécu, beaucoup appris, et beaucoup perdu aussi. Il lui tendit la main et elle fut charmé quand il lui baisa la main. Cet homme était sans aucun doute très distingué et avait des manières plus aristocratiques. Elle lançât un regard de reproche à Théodore, il aurait pu la prévenir, ou au moins lui dire à quoi elle devait s'attendre. Celui-ci haussa les épaules avec un sourire gêné. Le vieil homme reprit :
– Mon fils n'avait point menti à votre sujet.
– Et bien, qu'avait-il dit à mon sujet, si je puis me permettre Monsieur ?
– Il m'avait bel et bien vanté votre beauté, et je crains d'être tombé, tout comme mon fils, sous votre charme. Et ne m'appelez pas Monsieur, vous me vieillissez encore plus. Appelez-moi Tristan ...
– Père !
Coupa Théo en voyant Ginny rougir. L'homme saisit de nouveau la main de la rouquine et la baisa :
– Veuillez m'excuser. Je vais à présent me retirer et vous laissez.
– Bonsoir père.
– Bonsoir Monsieur.
– Tristan, jeune fille, appelez-moi Tristan. Bonsoir mon fils. N'oublie pas de lui faire visiter notre humble demeure. Jeune fille, mettez-vous à l'aise.
Dit-il, avant de faire un petit salut et de se retirer.
Théodore prit la main de Ginny et lui fit visiter le manoir. En même temps, ils discutèrent :
– Tu ne m'avais pas dit que ton père avait des manières !
Reprocha gentiment Ginny. Théodore lui sourit et répondit, un peu plus sérieux :
– À propos de ça, tu serais gentille de ne pas montrer à mon père que tu fumes. Il ne te dira rien, mais je préfèrerai quand même éviter.
– Bien sûr, je comprends. Est-ce que je peux te poser une question indiscrète ?
– Oui.
– Quel âge à ton père ?
– Il vient de fêter ses 69 ans. Il avait 27 ans de plus que ma mère, mais ils s'aimaient …
Ginny posa son bras sur celui de Théo pour l'arrêter, en voyant l'air triste de celui-ci. Elle se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa chastement. Puis, ils reprirent leur visite du manoir. En passant devant une grande baie vitrée, Ginny demanda :
– On pourra aller se promener dans le jardin ?
– Oui, bien sûr, il est fait pour ça.
Ginny laissa échapper un bâillement que Théodore remarqua :
– Tu veux que je te conduise jusqu'à ta chambre ?
– Oui, je suis un peu fatiguée …
Il la mena dans un couloir du premier étage et elle découvrit une chambre bien plus grande qu'elle n'en avait jamais eu. C'était carrément une suite, comprenant une chambre à coucher avec un lit immense, un salon, un dressing et une salle de bain. Ginny fut émerveillé par l'endroit, mais fronçât quand même les sourcils :
– Je ne suis pas dans la même chambre que toi ?
– Non, j'ai pensé que tu voulais peut-être avoir ta propre chambre … Mais la mienne est juste à côté, et tu peux y venir quand tu veux … D'ailleurs, il te reste des potions ?
– Non, plus beaucoup. Mais je veux arrêter de les prendre.
Elle le forçât à rentrer et le fit attendre pendant qu'elle se changeait dans la salle de bain. Elle revêtit un pyjama d'hiver comprenant un simple pantalon noir et un t-shirt trop court pour elle. Elle demanda, d'une voix innocente :
– Est-ce que je peux … passer la nuit avec toi ?
Théodore rougit :
– Heu … oui, si tu veux …
Elle prit sa main, hésitante, et l'entraîna dans la chambre d'à côté. C'était également une suite, mais bien plus personnalisé. Il y avait de nombreuses photos de Théodore, son père, et probablement sa mère. La chambre était décorée essentiellement d'argent, de marbre blanc et de chêne. Il possédait une immense bibliothèque qui ferait mourir de jalousie Hermione, ainsi qu'un grand lit, un petit salon face à une cheminée, un bureau jonché de plumes et parchemins, et une petite table où deux personnes pourraient très bien y prendre des repas en tête à tête. Ginny remarqua également la magnifique chouette brune qui lui avait souvent apporté les lettres de son Théo. Mais elle était épuisée. Elle attira Théo à elle et l'embrassa tendrement, avant de se laisser tomber sur le lit avec lui. Elle ne dit rien lorsqu'il effleura sa poitrine à travers son haut trop petit, mais quand il passa timidement sa main sous le vêtement, elle le repoussa gentiment :
– Non, je n'ai pas envie de ça …
– Désolé, je ne voulais pas …
Elle le coupa en l'embrassant tendrement et se blotti en frissonnant contre lui :
– Tu n'aurais pas un truc à me passer ?
Il hocha la tête et sortit un pull en coton qu'elle se passa. Il était bien trop grand et lui faisait office de robe, mais la jeune fille sourit, satisfaite :
– Au moins, je ne risque pas d'avoir froid avec ça !
Théodore sourit également et alla se changer dans la salle de bain, avant de rejoindre Ginny sous les couettes chaudes. Au début, ils furent gênés et ils ne savaient pas trop comment se mettre dans le lit, mais finalement Ginny alla se blottir contre le torse de Théodore et celui-ci encercla de ses bras la taille de la jeune femme pour la serrer contre lui, et ils purent enfin s'endormir.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Et de Monsieur Nott ? Et des retrouvailles entre Ginny et sa famille ?
A dimanche pour la suite ;)
