Ginger-Furie : Mouis, j'aime les cliff-hanger (quand c'est moi qui les fais). Ne t'inquiète pas, voilà un chapitre riche en révélations !

Taraimperatrice : Désolée, mais il n'y aura pas d'enfant de zeus. Pour ce qui est des deux filles des Trois grands qui vivent ensemble sans s'entretuer, eh bien tu vas tout savoir dans ce chapitre !

Mes dieux je suis impardonnable ! Je n'ai rien posté depuis super longtemps, je suis tellement désolée, j'ai même pas d'excuses en plus ! Et je vous ai laissés sur un bon gros cliff-Hanger, honte sur moi ! Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais, donc voilà le onzième chapitre !

oOo

. Le passé de tes amies est bien plus ancien que tu ne le penses. N'est-ce pas, Sylvia-Alice et Cameron ? Ou devrai-je dire, Astréa fille d'Hadès et Danaé fille de Poséidon !

Gné ?

Oh non, ça sent les ennuis tout ça. En plus, c'est quoi ces noms pourris ! Si je me souviens bien, Danaé, c'est le nom de la mère de Persée, qui a été séduite par Zeus sous la forme d'une pluie d'or. Séduite par une pluie d'or ! Est-ce que ce monde est sérieux ?

Mais plus important, aux dernières nouvelles, les dieux étaient retranchés dans l'Olympe avec interdiction de sortir (et privés de dessert aussi) et faisaient des crises de trouble dissociatif de l'identité ( TDI pour les intimes) aigues. Alors pourquoi cette madame au gout vestimentaire douteux ( le noir c'est démodé, maintenant c'est le bleu, mes chéris !) et des animaux de compagnie tout aussi douteux ( une mouffouette ! ) apparaissait dans une tourbillon noir ( toujours aussi démodé, mes chéris ! (Aphrodite, quitte ce corps !)) pour nous affubler de noms bizarres ! Et surtout, d'où elle sortait qu'on étaient filles de Poséidon et d'Hadès, merde à la fin !

-Je sais que tu te poses des questions, fille du dieu de la mer. Mais sois sans craintes, je vais y répondre. Les Parques ont décidé qu'il était temps que vous sachiez qui vous êtes, après toutes ces années. Et elles nous ont désignées pour y répondre. Déclara une certaine déesse de la magie qui commençait sérieusement à me courir sur le coquillard.

-Par « nous », vous voulez dire vous et la belette ? Questionna Alice.

-En fait, par nous, elle voulait dire elle et moi, déclara une voix douce dans mon dos.

Je me retournais et vit une des plus belle femmes que j'avais jamais vu. Assez grande, les cheveux blonds qui descendaient en cascade douce jusqu'à ses cuisses, elle posait sur nous un regard bleu voilé, comme si elle était avec nous, mais en même temps très loin d'ici. A une autre époque. Une autre époque

Tout à coup, je me pliais en deux, les mains sur les tempes, avec l'impression d'avoir un orchestre entier qui jouait une symphonie sous mon crâne.

L'apparition m'adressa un sourire bienveillant, avant de reprendre la parole :

-Je suis Mnémosyne, la déesse de la mémoire. Et apparemment, vous allez avoir grandement besoins de mon aide, filles d'un autre temps.

Sur ces bonnes paroles, elle fit une sorte de geste, comme les conjurations qu'on fait d'habitude. Mais je n'eu pas le temps de me poser plus de question que l'orchestre fut rejoints par leurs potes qui étaient partis aux toilettes avant.

Et je sombrais dans le noir total.

Si on vous à dit qu'on voyait sa vie défiler devant ces yeux au moment de mourir, on vous a menti. Ou alors, je n'étais pas en train de mourir, merci mes dieux. Quoique…

A peine eu-je le temps de penser ça, que des images éclatèrent dans ma tête, et j'eu l'impression de me noyer dans un torrent d'émotions et de souvenirs totalement contradictoires. D'un côté, je revoyais ma mère oublier ma date d'anniversaire, m'appeler Sylvia-Alice et me dire qu'elle avait des choses « importantes à faire » et qu'elle ne pouvait pas s'occuper de moi. De l'autre, je ressentais une sorte de chaleur maternelle inexplicable.

Peu à peu, ces impressions se muèrent en images, et d'images, en souvenirs.

Ainsi, je découvrais que tout ce en quoi je croyais, que tout ce que je connaissais jusqu'à lors, que ma vie entière, n'était qu'une illusion, un mensonge.

Mais alors, je suis qui ?

Comme pour répondre à ma question, ces souvenirs nouvellement apparus éclatèrent dans mon crâne. Et je plongeais dans les souvenirs d'une vie que je ne connaissais pas. Ma vie.

Tout autour de moi, un champ de fleurs s'étalait à perte de vue. Comme si mes pas étaient guidés par une volonté supérieure, je me dirigeais sans le vouloir vers une sorte de route pavée. Après plusieurs tentatives infructueuses de changer de trajectoire, je compris que je ne contrôlais rien dans cette histoire. Pas même mes propres mouvements. Longeant la rue pavée, je finis par apercevoir une ville devant moi. Quand je dis ville, vous vous imaginez surement des buildings, des routes, des poteaux électriques de partout. Mais pas cette ville croyez moi. Celle-ci était faite de pierres, de marbre, de grandes colonnades blanches. Comme pendant la Grèce antique. Et merde…

Arrivée dans la ville, j'observais tout autour de moi, comme si je cherchais quelque chose. Ou quelqu'un. Pour savoir, il faudrait que je puisse poser la question à l'entité, quel qu'elle soit, qui contrôlait mon corps. Finalement, elle (mon corps) trouva ce qu'elle cherchait. Et s'y dirigeait a grandes enjambées. Elle s'arrêta devant un petit garçon aux boucles brunes foisonnantes et aux beaux yeux noisette. S'approchant malicieusement du petit garçon, elle s'agenouilla près de lui, et, profitant qu'il ne l'ait pas vue, concentrés sur ses jouets en bois, elle abattit ses mains sur ses côtes pour lui faire des chatouilles jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Quand le petit garçon eut calmé ses rires, elle s'adressa à lui en souriant :

-Dit moi, Zéphyr, tu n'aurais pas vu Mère, par hasard ?

-Si ! Annonça-t-il d'une voix fluette, tout fier de pouvoir répondre à celle qui était, apparemment, sa sœur ainée.

-Alors, Zeph', où est elle ?

-Dans l'allée de la fontaine !

-Merci poussin ! A ce soir !

Ebouriffant soigneusement les bouclettes de son cadet, elle reprit son chemin. Arrivée près de ladite fontaine, elle se dirigea vers une femme aux longues boucles brunes, dont les yeux bleus s'éclaircirent lorsqu'elle aperçut sa fille.

-Mère ! Devine qui apporte une bonne nouvelle !

- Je ne vois pas qui serait susceptible d'apporter une bonne nouvelle ici ! rétorqua malicieusement la mère.

-Ce n'est même pas drôle !

-Ne boude pas, dis moi donc cette fameuse nouvelle.

Après un moment de silence, savourant son suspens, elle (moi , enfin mon corps qui est moi mais pas vraiment moi… enfin bref…) s'exclama :

-J'ai battu Astréa à la lutte !

-Bravo ma chérie, je suis fière de toi !

S'ensuivit une longue discussion durant laquelle j'appris que nous étions à Sparte en l'an -480, c'est-à-dire, pour ce qui connaissent, en pleine Guerre Médique contre les Perses, et plus particulièrement l'année de la bataille des Thermopyles, durant laquelle les 300 combattirent (This is SPARTA !). Pire, j'appris que mon père faisait partis de ces fameux 300. Enfin, mon père, mais pas vraiment mon père, mais mon père quand même…hum, bref. Je savais donc que mon père allait pas tarder à mourir, si ce n'était pas déjà le cas. Ô joie immense et bonheur débordant. Mais dernière chose mais pas des moindres, Astréa, qui est en fait Alice, était non pas ma sœur mais ma cousine (Nos mères étant sœurs). Pire to pire, on ne pouvait pas se sacquer. On se disputait tout le temps et on s'étripait chaque fois qu'on se voyait.

Toute perturbée, je suivi ma mère jusqu'à ma maison (je crois). Le reste de la soirée se déroula normalement (enfin je suppose) et je m'endormis la tête pleine de questions. Sans savoir que je me réveillerais dans bien plus longtemps que prévus.

Comme par une ironie franchement désagréable, je me réveillais en sursaut, cherchant des informations quand a ma location (néant, Sparte ou monde moderne, telle est la question). Le visage inquiet de Hannah penché vers moi m'appris que je me trouvais présentement à la colonie des sang mêlés. Alléluia !

Devançant mes questions (et celles d'Alice, vu sa tête) la déesse de la mémoire entrepris de nous expliquer ce bor…bazar.

-Je devine que vous ne comprenez pas tout ce qu'il se passe (merci captain obvious !). Vous devez d'abord savoir une chose. Toute la vie que vous avez l'impression d'avoir vécu à Miami, tout ces souvenirs qui datent d'avant l'attaque du chien des enfers (chapitre 1 mes amis, que de nostalgie), tout cela…ce sont des illusions. Des illusions créées par Hécate.

De quoi ? Je rêve où elle vient de me dire que ma vie n'à jamais exister ? Alors je suis quoi, moi ? Un genre d'E.T née au stade ado grincheuse par immaculée conception ?

-En fait, ce n'est pas exactement ça, répliqua Hécate (car oui, elle a pris sérieusement ce que je viens de penser). Vous avez vécu. Mais pas à cette époque. EN réalité, tout les souvenirs que Mnémosynes vous à montrer sont vos vrais souvenirs. Vous êtes nées en l'an -464 à Spartes. Puis, en l'an -480, je vous ait retirées du cours du temps grâce à la magie.

-Mais, pourquoi ? demanda Alice.

-Vous la connaissez n'est-ce pas ? La Grande Prophétie qui vous concerne.

Après avoir échanger un regard, Alice et moi déclamions d'une même voix :

« Seules deux sang-mêlées, descendantes de l'un des héros premiers,

Pourront, lorsque leur heure aura sonnée,

Vaincre l'être originel qui la terre a éveillé,

De l'issue de leur combat dépendra du monde la destinée. »

-Mais je ne vois pas le rapport avec le fait de nous retirer du temps, répliqua Alice.

-C'est bien simple, pourtant. Selon la prophétie, seules deux descendantes de l'un des premiers héros de l'humanité pourront sauver le monde de la dévastation. Or il se trouve que ce Héro n'est pas seulement l'un des premier Héros, il est LE premier héros vraiment célèbre. Il est entre autre l'ancêtre d'Héraclès et ton frère, fille de la mère, porte son nom. Vous êtes des descendantes de Persée. Cependant, il se trouve qu'au fil des années, la lignée de Persée s'est presque éteinte. Vous savez les héros et leur amour pour les morts tragiques et prématurées (genre c'est nous qui choisissons de mourir tôt). Ainsi, vous étiez les seules descendantes de Persée encore en vie. Nous ne pouvions pas prendre le risque de vous perdre lors de la guerre Médique. Nous avons donc fait le choix de vous retirer du temps jusqu'à ce que vous puissiez accomplir votre destinée. Les Parques ont décidé que ce moment était venu. Ainsi, je vous ai ramenées dans le cours du temps, Acheva Hécate.

Bien que je sois à deux doigts de la mort cérébrale, je tachais de réfléchir un peu. En soit, ça ne m'étonnais pas trop. Les dieux sont égoïstes. Ils n'ont jamais hésité à sacrifier des mortels pour assurer leur survie. Alors qu'ils nous aient pris notre vie entière et fait mariner dans l'espace temps pendant plus de 2000 ans…non, ça ne m'étonnait pas. Mais je ne pouvais pas dire que ça me plaisait non plus. Je venais d'apprendre que ma sœur n'était pas ma sœur, que ma vie n'était pas ma vie, que les gens que je pensais êtres mes parents n'existaient même pas, et que tous ceux qui étaient ma famille avaient vécu il y a deux milles ans, et que mon petit frère devait être réduit en poussières alors que j'avais toujours 16 ans. D'ailleurs, il y avait toujours un truc que je ne comprenais pas. Pourquoi nous avoir créé de faux souvenir. Après tout, c'aurait été bien plus pratique de nous laisser nos anciens souvenirs. Dans le passé, j'étais plus mature, plus sage, et surtout, j'avais reçu une formation militaire, comme toutes femmes spartiates. Une formation militaire spartiate ! Même les romains auraient du mal face à ça !

-Là aussi, la raison est simple, fit Hécate, lisant dans mes pensées. Tous les souvenirs que je t'ai créé avaient un but précis. Si tu n'avais pas de présence parentale auprès de toi, c'était pour ne pas avoir de regrets à abandonner ta maison, et apprendre à te débrouiller seule. Si je vous ai fait croire que vous étiez sœurs, c'était pour mettre fin à la haine qui vous oppose. Car vous aurez besoin l'une de l'autre pour accomplir votre destinée.

Cool. J'adore qu'on me manipule. Nan, vraiment, génial. Ma vie entière à été totalement manipulée, inventée, par une bande de dieux parano et égoïstes. Merveilleux. Je kiffe…

-Je n'ai que faire de ton jugement, fille d'un autre temps, déclara Hécate, la magie n'est ni mauvaise, ni bonne. Je ne fais qu'assurer l'équilibre. Vous allez devoir vous débrouillez seules, maintenant. Votre destin est entre vos mains, filles d'Avant.

Sur ce, les deux déesses disparurent en un nuage noir (c'est tellement démod… ta gueule Aphrodite, je suis pas d'humeur), nous laissant sur le cul, Alice et moi.

Je ne savais pas quoi faire. Détester Alice, comme avant, ou l'aimer, même si je savais que ce sentiment avait été induit par une illusion ?

Peu à peu, mes anciens souvenirs revenaient avec force se mêler à mes faux souvenirs, et mon moi de maintenant fusionnait lentement avec mon ancien moi. Je me sentais plus forte, mais paradoxalement, plus fragile, sur le point de me briser, et surtout, plus seule que je ne l'avais jamais été.

Doucement, je retournais m'écraser sur le sol avec la grâce d'une patate géante unijambiste, et je sombrais dans un néant réparateur.

oOo

Voilà voilà, j'espère que vous avez aimez, que vous n'êtes pas déçus et que toutes ces révélations vous ont plus ! N'hésitez pas à laisser des reviews !

PS : Vous devez sans doute vous dire que c'est très compliquer, cette histoire de cours du temps etc., mais je voulais faire une histoire sur des filles d'Hadès et Poséidon, or ce que je déteste dans les histoires avec OC, c'est quand les auteurs change le canon pour intégrer leur personnages. J'ai donc cherché une solution pour que mes personnages puissent exister sans briser le pacte. A force de réflexion, voila la solution que j'ai trouvée