fandebones: Elle serait bien obligée de lui dire à un moment! voili, accroche toi!
Low-BB: merci
Nath16:bienvenue alors et merci!
Arroganz: c'est vrai quoi, y'a des choses plus agréables a faire à deux! et merci
Mimimoom: Quelle manie de vouloir être aussi indépendante! merci

11:Juste quelques secondes

Il la revoyait encore agenouillée près des restes humains, lui donnant ses premières constatations alors qu'il notait sur son carnet à une dizaine de mètres, un niveau au dessus d'elle.
- Mâle. Type caucasien. Début de la trentaine, à peine plus. Entre un mètre soixante dix huit et quatre vingt deux selon la longueur du fémur. Je serai plus précise au labo, Booth. Blessure par arme à feu si j'en juge pour la balle encastrée dans la côte, il…
Bones allait donner ses ordres pour définir ce que l'équipe du FBI devait prélever sur la scène de crime quand la scientifique avait relevé les yeux vers lui, de la fosse où elle se trouvait, dans une posture d'aguets, les yeux fixés sur lui, les narines dilatées.
Les gravas de l'immeuble en démolition jonchaient le sol, rendant le parcours difficile. Sans explication, elle s'était relevée, tendue, une lueur de danger au fond des yeux.
- Dehors, dehors, évacuez tous le monde . Avait-elle crié en indiquant la direction de la rue.
Quelques secondes pour que les gens s'exécutent, que Booth cherche à la rejoindre tandis qu'elle essayait de s'extraire de la fosse de mécanique creusée dans le sol. Booth trébucha sur un ourdi aux bords tranchants. Elle était en train de se remettre debout. Le souffle de l'explosion dû à la fuite de gaz, à une trentaine de mètres, projeta Bones contre les roues de la pelleteuse. Il la vit ensuite se remettre sur le dos, du sang coulant sur son visage, et un hurlement s'échappant de sa gorge lorsque la caisse à outils en équilibre sur le marche pied de l'engin de chantier bascula pour atterrir sur son abdomen. Elle parut avoir le souffle coupé, son torse et ses jambes se replièrent sous l'impact, une douleur immense se lisait sur ses traits alors que Booth la débarrassait du poids des métaux.
L'onde de choc due à la déflagration avait fait voler en éclat les vitres des quelques maisons environnantes. Heureusement au plus près de l'ancien garage se trouvait un terrain vague en friche qui devait servir de stationnement pour les voitures à réviser.
Les hommes s'informaient les uns les autres des blessés potentiels tandis qu'on appelait les secours. Bones avait perdu conscience et l'agent n'osait pas la bouger de peur d'accentuer ses blessures. Il dégagea avec précaution une mèche de cheveux qui barrait son visage d'une pâleur angoissante pour apercevoir une entaille profonde qui barrait son front. Le brouhaha des voix des agents, des badauds, celui des ouvriers du chantier, s'estompait alors que son esprit refusait qu'elle soit blessée gravement, son cœur battait de terreur à l'idée qu'elle puisse mourir.
- Bones, accrochez-vous. Ne me laissez pas tomber. Les secours vont arriver, on va s'occuper de vous. Bones, ouvrez les yeux, je vous en supplie, lui murmura-t-il à l'oreille en serrant sa main dans la sienne, espérant par ce geste dérisoire lui insuffler un peu de sa force.
Il se recula tandis que les ambulanciers la plaçaient avec d'infinies précautions dans une coquille. Bones ouvrit les yeux juste une seconde, lisant dans ceux de son partenaire une détresse immense, elle tenta de sourire pour le rassurer alors qu'une larme perlait, son doigt cueillit la perle d'eau au coin de ses cils.
- Vous ne pouvez pas me laisser tomber maintenant Bones. Pas maintenant… alors qu'elle avait refermé les paupières pour un monde de ténèbres.

J'avais fait le tour des gars, m'informant rapidement des blessés et sautais quelques minutes plus tard, dans la voiture pour me rendre à l'hôpital. Lorsque j'arrivais, les médecins urgentistes avaient déjà emporté Bones au bloc opératoire. Malgré l'angoisse qui me tenaillait les tripes, je téléphonais pour avertir Angéla de l'accident de sa meilleure amie.
Je la sentais terrorisée à l'annonce tandis qu'elle raccrochait en hâte.
A peine vingt minutes plus tard, elle déboulait dans la salle d'attente et s'effondra dans mes bras en pleurs. Puis sans un mot, nous nous asseyons sur les chaises de plexis glass dans l'attente de nouvelles. Elle me demanda comment était arrivé l'accident et je lui racontais, la voix chargée d'angoisse. Angie tortillait ses mains nerveusement et je l'incitais à se calmer, le stress n'était absolument pas bon pour le bébé. Tentais-je de lui dire. Les larmes resurgirent brusquement alors qu'elle me fixait avec encore plus d'inquiétude au fond de ses yeux noirs. Elle se leva d'un bond pour courir à l'accueil et parler à l'hôtesse qui après quelques secondes s'enfuit derrières les portes interdites au public. Je ne comprenais pas sa réaction, ni celle de l'employée mais ce que lui avait dit Angéla, l'avait convaincue de l'urgence à voir les médecins qui s'occupaient de ma coéquipière.
- Qu'est-ce qui se passe Angéla. Qu'est-ce que vous me cachez?
Elle semblait effrayée maintenant, bouleversée. Incapable de parler. Elle se jeta juste dans mes bras en sanglotant encore plus fort alors que mon cœur explosait d'appréhension.
- Angéla. La repoussant doucement. Y a-t-il quelqu'un que je devrais prévenir et que j'ignore. J'attendais sa réponse le cœur battant à tout rompre.
- Si seulement c'était aussi simple, Booth. J'aurais tellement préféré. Je voulais… j'aurais dû… je ne pouvais pas savoir…
Hodgins nous interrompit alors qu'Angie trouvait un autre refuge, dans les bras de son mari. De dos, je n'avais pas vu le médecin arriver, je me retournais pour suivre le regard d'Hodgins qui s'était crispé.
- Vous êtes la famille de la jeune femme de l'explosion?
- Comment va-t-elle docteur. Il fallait que je sache.
- Vous êtes son mari?
- Non, c'est ma partenaire, je …
- Désolé monsieur, je peux vous rassurer sur l'état de santé de ma patiente, elle va s'en tirer mais je ne peux pas parler de certains dommages que…
- Je suis au courant. Lui lança Angéla et je sus à l'instant que Jack aussi était dans la confidence, son regard se troubla peiné, et il me regarda avec une telle lueur de tristesse que je sentis que le pire me restait à apprendre. La confusion de mon esprit, l'angoisse, la peur, m'empêchaient de réfléchir à ce qui pouvait être pire que voir la femme de ma vie allongée, blessée, inconsciente sur un lit d'hôpital.