Salut, tout le monde !

Un message d'entrée en matière très rapide, parce que je n'ai de toute façon pas grands choses à y dire. J'espère avoir bien répondu à toutes les reviews que j'ai reçu. Dans le cas contraire, je vous assure qu'elles m'apportent toujours autant de joie et je vous en remercie tous et toutes sincèrement.

PLUS IMPORTANT, je me rends cette année, comme tous les ans, à la Japan Expo du 6 au 10 Juillet avec ma chère amie et merveilleuse auteur Saharu-chan. Si vous vous y rendez également et que vous souhaitez nous passer un petit coucou, n'hésitez pas à nous contacter par MP.

Enfin, à ceux qui me répètent que je publie de moins en moins souvent... Eh bien, maintenant que je suis vraiment entrée dans la vie active, j'ai moins de temps pour écrire. Moins de temps pour y penser aussi. Et par conséquent, moins d'inspiration et moins de disponibilité de lecture. Je m'en excuse. Je ne peux pas trop faire autrement pour le moment.

Bref, pour aujourd'hui :

-Toujours aucun droit sur Saint Seiya, ce qui ne m'empêchera pas de faire à nouveau péter les cosplays cette année et de gribouiller des petits textes quand j'en aurai le temps.

-Encore un recueil de drabbles, parce que c'est tout ce que j'ai le temps de faire en ce moment. Thème ultra général, mais ça m'aura permis de citer Ben Hecht une fois dans ma vie et je suis contente XD Désolée pour le ton vaguement déprimant, ceci dit.

Sur ce, bonne lecture à tous et à toutes.


L'AMOUR...

-naît de rien et meurt de tout. – Alphonse Karr

Il l'avait aimé. Dès le premier jour où il avait posé les yeux sur lui.

C'était ainsi. Aioros était de ces hommes impossibles à haïr. Sa noblesse était inhérente. Sa compassion absolue. Son sourire contagieux.

Un ami espéré en ce lieu destructeur. Saga en avait toujours eu conscience. Il avait néanmoins eu la naïveté de croire que cette complicité entre eux ne connaîtrait pas de fin.

Mais comment lui en vouloir... à cinq ans, il ne connaissait pas encore l'ambition.

A cinq ans, il ne savait pas tout à fait ce qu'était la jalousie.

A cinq ans, se boucher les oreilles suffisait encore à faire taire cette petite voix naissante au creux de son esprit...


-est un état de folie. – Euripide

-Pourquoi m'avoir choisi ?

Même après plusieurs années, la question restait légitime. Il ne put voir, bien sûr, les yeux fatigués se tourner vers lui sous le masque de Grand Pope. Pourquoi, en effet...

Shura était plus efficace. DeathMask, plus expérimenté. Aphrodite, plus fidèle. Pourtant, oui, c'était à cet enfant qu'il avait confié le rôle de premier espion. A lui qu'il avait accordé d'être son seul et unique contact avec le monde extérieur. Un être qui n'existait que pour lui.

Pourquoi... Il ne saurait dire. Peut-être parce que, dans ses rares moments de lucidité, il retrouvait chez le jeune Verseau une noblesse oubliée depuis plus de sept ans. Sa déférence et son intelligence. Le seul lien avec son souvenir presque disparu... et sa propre faute. Impardonnable.


-est un trou dans le cœur. – Ben Hecht

Les années s'écoulaient, sans la moindre pitié.

Avec l'age, le temps lui semblait passer toujours plus lentement. La vie du Sanctuaire lui était monotone. Les missions interminables. Et les absences du seul être encore désiré toujours plus longues.

Et un jour, après plus de deux ans sans nouvelles, Milo avait du se rendre à l'évidence : il ne reviendrait plus. Il avait fait son choix, d'une certaine manière avait choisi le camp dans lequel joué. Celui que Milo aurait pu rejoindre, si le doute n'avait pas à tel point persisté...

Il s'y était pourtant préparé. S'était même résolu un jour à lui dire adieu... si seulement Camus avait eu la décence de lui faire face, une dernière fois.


-est inguérissable. – Marcel Proust

Ça n'avait pas de sens. Ils le savaient tous les deux.

Ce n'était rien de plus qu'un rôle, qu'ils jouaient consciemment l'un pour l'autre.

Milo était là pour l'aider à oublier, passer un cap de son existence. Lui tendre la main pour le tirer vers l'avenir, ne lui laisser aucune chance de regarder en arrière.

Kanon s'était alors demandé quel rôle, lui, pouvait bien jouer auprès du Scorpion. Et l'interrogation avait subsisté, jusqu'à ce qu'il réalise, curieusement, que les plus fougueux de leurs baisers coïncidaient toujours avec la proximité du Chevalier du Verseau et l'atrocité de son regard, écœuré et douloureux.


-peut garder un homme vivant. – Oscar Wilde

C'était de la haine. Ni plus, ni moins.

Dès leur première rencontre, Rhadamanthe l'avait haï. Qu'un tel être puisse seulement exister constituait à ses yeux une aberration.

Manipulateur. Assassin. Traître aux Divinités majeures. Un tel homme ne pouvait mériter que le Tartare.

Alors il fallait lutter. Contre cette force effrayante. Ce cosmos déterminé. Et, à sa grande horreur, son indéniable beauté.

Si bien qu'un jour, la lutte devint inenvisageable. Plus d'autres solutions que de lui faire face, pour un dernier affrontement :

-Je te hais.

Et le regard de Kanon avait alors fait écho au sien, lorsqu'il s'était penché pour mordre ses lèvres.