Hey les louveteaux ! Merci d'avoir patienté jusqu'à se nouveau chapitre, qui est aussi assez court je l'avoue ...

Je vais essayer de publier le prochain dans les jours qui viennent :3

Pour ceux qui ne le savent pas encore tout les chapitres publiés jusqu'à maintenant ont été entièrement corrigées et améliorées par ma super béta Zéphirebleue que je remercie énormément pour sa grande aide ^^

Sur ceux, bonne lecture !

à oui ! n'oubliez pas de lâcher un petit comm's, ça fait toujours plaisir ! :)


Chapitre 11 : Malade.

Si Stiles ne lui avait pas littéralement arraché la manche pour lui montrer du doigt un jeune garçon accompagné d'une adulte, John serait passé à côté d'eux sans même y faire attention.

Mais Stilinski junior, qui s'acharnait alors qu'il était encore à moitié dans les vapes, voulait sans doute qu'il intervienne alors son papa se retourna et croisa le regard d'une femme aussi (quand même...) jeune que lui au vu de sa corpulence, hé bien… Sculptée comme il fallait … Et à l'absence de rides.

Quand le papa baissa les yeux, il reconnu le jeune garçon sombre que Stiles avait rencontré l'autre jour au bord de la mer. Garçon qui n'avait pas l'air d'aller bien. Il avait le teint anormalement pâle, sa chevelure noire n'arrangeant pas les choses… Il avait un regard fatigué et vide de toute expression… Cela inquiétait Stiles. Non pas que ce garçon qu'il n'avait croisé qu'une fois dans sa vie l'intéressait d'une quelconque manière mais… C'était plus fort que lui. A croire que les gens malades qu'il connaissait de près ou de loin le touchait particulièrement.

John sourit à la jeune femme quand celle-ci lui fit un signe de la main et elle s'approcha d'eux en traînant son fardeau derrière elle.

« Shérif Stilinski ! Comment allez-vous ? »

Celui-ci eut un sourire plus franc quand il reconnut enfin Talia Hale, la mère de Derek. Il ne l'avait pas identifiée tout de suite ce qui le surprenait fortement ! Il fut aussi étonné qu'elle l'appelle « shérif » alors qu'il était habillé en civil. L'habitude sans doute.

« Bien, et vous madame Hale ? »

Elle perdit en une seconde son éternel sourire colgate et baissa les yeux sur son rejeton, qui semblait vouloir fuir la discussion par tous les moyens.

« J'irai bien si mon imbécile de fils ne s'était pas rendu malade tout seul ! »

John, perplexe, la fixa d'un air interrogateur. Talia, elle, plaça une mèche de cheveux brune rebelle derrière son oreille d'un geste gracieux avant de comprendre la question muette de John.

« Vous savez, il aime traîner le soir dans la forêt qui borde la demeure et bien sûr, hier soir, monsieur a décidé, malgré mon désaccord, l'inquiétude de Laura et celle de Cora, le tout sous une pluie torrentielle, de sortir faire une balade ! Comme il dit... »

Elle marqua un temps de pause pour lancer un regard meurtrier à son fils qui sembla se ratatiner sur lui-même.

« Vous imaginez bien que quand il est rentré, il tenait à peine debout. »

Elle soupira encore une fois, comme complètement dépassé par le caractère bien trempé de sa famille qu'elle retrouvait sans difficulté chez son fils. Malgré tout, elle eut le geste de coller la tête lourde de son fils contre sa hanche pour être sûr qu'il ne s'effondre pas sur le parking.

Stiles regardait la scène avec beaucoup d'envie, de jalousie, de tristesse et de regret. Évidemment, l'enfant était trop petit pour comprendre tous les sentiments qui déferlaient en lui en cet instant mais peu importait, parce que les larmes lui montaient vite aux yeux, beaucoup trop vite.

«Stiles? »

Le menton tremblant et les yeux humides, le petit hyperactif essuya son nez avec sa manche avant de quitter la main de son père et d'aller, sans se retourner, vers la voiture.

Si seulement il avait le droit de parler, il hurlerait à l'injustice ! Il hurlerait à s'en perforer les poumons, à en perdre son souffle et à dire au monde entier que sa mère lui manquait !

Il manqua plusieurs fois de tomber en chemin, mais réussit à retrouver son équilibre à chaque fois… La fièvre... (après réflexion, le « ah » fait plus exaspéré que compatissant..)

Son père salua brièvement Talia et son fils – qui n'avait pas quitté Stiles des yeux – et se dépêcha de retrouver son propre enfant.

« Chaton? »

Le petit avait le visage caché par ses bras contre la vitre du côté passager, empêchant ainsi son père de le regarder. Il pleurait silencieusement, comme il avait appris à le faire pour ne pas trop l'inquiéter.

« Eh ! Qu'est-ce qui t'arrive ?! »

Fatigué, malade, énervé, Stiles regarda son père sous ses cils humides et pleura de plus belle. Bravo.

« Bien. »

John étais un homme très patient mais bon, fallait pas pousser mémé dans les orties non plus. Tout ça pour dire qu'il passa un bas sous les genoux de Stiles et l'autre dans son dos. Le petit s'attacha machinalement au cou de son père, surpris au début d'être porté comme une princesse. Il ne manquait plus que ça. Il ne ronchonna pas pour autant, il ne pouvait pas de toute façon... Il attendit, pressé, que son père l'enfourne dans le véhicule et donc le lâche.

« Allez, on est resté assez longtemps ici. Rentrons à la maison. » murmura John.

La maison ! Stiles ne voulait plus qu'une chose après avoir vu Talia et Derek : rentrer chez lui.