Bonjour tout le monde,
Avant d'aller en entretien, un nouveau petit chapitre, en espérant qu'il vous plaira ! ^^
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Confutatis
William McGonagall ouvrit doucement la porte des appartements de Ginny Weasley et sourit machiavéliquement en remarquant la chevelure ébouriffée d'Harry Potter sur le canapé. Il tendit les sachets de croissants à sa nièce et tira sa baguette de sa manche.
- T'as le même rictus que parrain quand il voit Harry… chuchota Rose en regardant son oncle.
- On a toujours eu certains points communs avec Rogue, dont une haine subtile et délicate envers les gryffondors. Enfin, certains gryffondors...
- Pourquoi t'aime pas Harry ?
- Il est auror... J'ai toujours eu des problèmes avec l'autorité… rétorqua William avec un froncement de sourcil.
- C'est pour ça que marraine te punissait toujours quant tu étais petit ?
McGonagall grimaça en se souvenant des nombreuses punitions qu'il avait reçues.
- Et pas seulement petit, elle continue encore. D'ailleurs, je te parie que je vais prendre cher pour ce qu'on a fait tout à l'heure…
- Tu l'auras bien cherché, répliqua Rose.
William sourit à sa nièce.
- Là, tu ressembles vraiment à ma tante, c'est flippant… Bon, on la fait ou pas, cette bêtise ?
- Ok, vas-y ! soupira la fillette.
McGonagall fléchit les jambes et se mit à la hauteur de la fillette.
- Bon, maintenant que nous avons identifié notre victime, passons à l'organisation de la blague. Une farce mal organisée est une farce ratée…
- C'est ce que disent tonton Fred et Georges.
- Et bien, écoute-les, ce sont des pros. Bref, nous avons un Harry endormi, un canapé, et un vase d'une laideur absolue qui me rappelle la tête de Trelawney.
- C'est Ron qui l'a offert à maman Ginny…
- Auror et dépourvu de goût… Que va-t-on faire de lui ? Bien, nous allons donc faire preuve de bon sens en cassant ce vase hideux et en profiter pour renverser l'eau et les fleurs sur Harry au passage.
William pointa sa baguette sur le vase.
- Le sort waddiwasi est très utile dans certains cas. Il permet de faire partir des choses à la vitesse d'une balle. Le but du jeu va être d'envoyer le vase s'exploser sur le mur, juste au dessus de Potter. Si le calcul de ma trajectoire est exact, j'en connais un qui va se réveiller le pantalon trempé…
- Il va se blesser avec les morceaux du vase ! remarqua Rose.
- Je vais rajouter une difficulté supplémentaire, pour te montrer que je suis un excellent sorcier. Je vais diriger les bris de verre dans la poubelle avant qu'ils ne touchent le sol. Ca te va ?
La petite fille acquiesça, soulagée.
- C'est parti… murmura William en levant sa baguette.
Minerva McGonagall fut réveillée par des dizaines de craquements sonores. Elle ouvrit les yeux et vit plusieurs elfes de maison devant elle. Les créatures se tapaient la tête sur sa table basse, sur ses murs, d'autres se pinçaient les oreilles violemment.
Elle frotta ses yeux, histoire de voir si elle n'était pas plongée en plein rêve. Que faisaient les elfes de maison dans sa chambre ? Etait-elle encore ivre des quelques verres qu'elle avait bu avec Severus, la veille au soir ?
Elle se redressa et regarda autour d'elle. Elle était dans son salon, allongée sur son canapé, et Rogue était à ses côtés. Elle soupira. La bonne nouvelle était qu'elle avait conservé ses vêtements. Elle aurait été plutôt gênée d'être nue dans les bras de Rogue devant ses employés. Elle chaussa ses lunettes et toisa du regard les elfes agités.
- Mais que se passe-t-il ? demanda sèchement McGonagall en se levant.
- Madame la directrice, couina un elfe. Désolé de vous déranger, mais il y a un souci en cuisine…
- Méchante Winky, méchante Winky de déranger Minerva McGonagall pendant qu'elle dort… pleura une elfe en se cognant la tête contre le mur.
- Arrêtez de vous faire mal ! gronda McGonagall.
Aussitôt, les elfes de maison s'interrompirent et tous levèrent leurs yeux globuleux noyés de larmes vers la directrice.
- Pouvez-vous me dire ce qui vous arrive ? demanda Minerva en se levant.
Rogue eut un grognement et récupéra toute la place sur le canapé.
- Les assiettes et les couverts se sont mis à voler dans les airs ! Le temps qu'on remette tout en place, les croissants prévus pour ce matin avaient disparu, Minerva McGonagall. On nous a volés de la nourriture ! couina un elfe en attrapant ses grandes oreilles.
Minerva leva les yeux au ciel et se saisit sa baguette.
- Je sais qui est le coupable… dit froidement la directrice. Rassurez-vous, je vais le punir comme il se doit. Et tant pis pour les croissants, du pain grillé sera parfait.
Les elfes s'inclinèrent et disparurent en un craquement sonore. McGonagall attrapa son chapeau, le plaça sur ses cheveux et sortit de ses appartements.
Rose regarda émerveillé son oncle jeter les sorts. Le vase partit comme une fusée pour exploser au dessus d'Harry et l'eau et les fleurs se déversèrent sur le pantalon du survivant tandis que les bris de verre se dirigèrent lentement vers la poubelle. L'auror se réveilla un sursaut et en hurlant.
- Bon sang, mais c'est quoi ce bordel ? hurla Harry en portant les mains à son vêtement mouillé.
- C'est le moment de filer… murmura William en attrapant la main de sa nièce.
Ils se mirent à courir dans les couloirs du château. Rose pleurait de rire. La tête d'Harry avait été vraiment drôle. William prit la direction de la bibliothèque mais, à l'intersection suivante, il s'arrêta net.
- Ennuis droit devant… Demi-tour ! s'exclama-t-il en apercevant des robes vertes et un chapeau assorti.
Il tourna les talons et voulu s'élancer quand un jet de lumière rouge lui coupa la trajectoire.
- William James Arthur McGonagall ! Viens ici de suite !
- Et merde… marmonna le professeur de métamorphose.
Il tourna la tête et Rose éclata de rire en voyant que son oncle s'était composé un visage innocent et réjoui de trouver Minerva ici.
- Ma tante ! Quelle joie de te voir ! Que fais-tu debout de si bon matin ? demanda-t-il d'un air enjoué alors que la directrice s'approchait à pas vif.
Minerva attrapa l'oreille de son neveu qui glapit et lui donna un coup de baguette sur la tête.
- Tu veux savoir pourquoi je suis debout de bonne heure ? Parce qu'une douzaine d'elfes de maison se sont donné rendez-vous devant mon canapé pour se cogner la tête sur les murs ! Parce que tu as eu la bonne idée de traumatiser mes employés ! aboya McGonagall sur son neveu.
- Moi ? Mais j'ai rien fait ! J'étais avec Rose… rétorqua William en grimaçant.
- Ah oui ? Et c'est quoi ces miettes de croissant sur ta robe ? répliqua vertement Minerva.
- Bon, d'accord… J'espère juste que ça n'a pas réveillé Severus… murmura le professeur de métamorphose, avec un rictus amusé. D'ailleurs, je remarque que tu portes les mêmes vêtements qu'hier. Vous aurai-je interrompu ?
Minerva tira plus fort sur l'oreille de son neveu et lui donna un nouveau coup de baguette sur la tête. Ce dernier grogna de douleur.
- Tu vas immédiatement te rendre en cuisine et récurer le sol et les placards sans magie ! Et j'envoie un hibou de suite à ta mère !
- Tata, je n'ai plus quinze ans ! Que peut bien me dire maman ?
- Elle peut te faire ranger les archives de la famille dans le caveau hanté… murmura froidement Minerva.
William déglutit et cette perspective sembla le terroriser.
- Je t'échange le hibou contre le nettoyage des chiottes de Mimi Geignarde, dit le professeur sur un ton suppliant.
Il se prit un nouveau coup de baguette sur la tête.
- On dit toilettes, jeune homme ! gronda Minerva. Maintenant file, et que je ne te revois pas avant le déjeuner !
Elle lâcha son neveu et lui colla souplement son pied à l'arrière train. William porta les mains à ses fesses et détala en courant. La directrice de Poudlard se frotta les mains et reporta son attention sur sa filleule qui tenait les sachets de croissants dans son dos.
- Bien, puisque tu as déjà déjeuné, que veux-tu faire ? demanda Minerva en soupirant.
- A la base, je voulais travailler à la bibliothèque, répondit Rose. Mais tonton William a trouvé une manière amusante de m'enseigner la magie…
A ces mots, un hurlement grave retentit dans le château et la directrice reconnut aisément la voix d'Harry Potter. Elle grimaça en entendant une salve d'injures et Rose rougit. Elle avait déjà entendu des gros mots mais là, elle en découvrait de nouveaux, tous plus fleuris les uns que les autres.
- Oui, j'en suis sure… marmonna la directrice avec un léger sourire.
- Je t'échange des croissants contre un cours de métamorphose ! s'exclama Rose en tendant à sa marraine un des sachets de viennoiseries.
- Je crois que c'est équitable, répondit McGonagall en se saisissant d'un croissant.
Elle le mâchouilla en emmenant sa filleule dans la bibliothèque. Rose regarda la directrice en fronçant les sourcils. Sa marraine avait l'air préoccupé. Avait-elle un problème avec son parrain ? La petite chassa ses idées de son esprit. Après tout, c'étaient des histoires de grandes personnes, et cela ne la regardait pas. Maintenant, une seule question l'obsédait : qu'allait-elle lui apprendre ?
Le mois de juillet touchait à sa fin, et la construction de Poudlard était quasiment achevée. Restait juste à monter les tours de Gryffondor et d'astronomie. En voyant le jour décliné, Hermione s'étira et pénétra dans le château. Cela faisait près d'une semaine qu'elle avait rendue la chambre qu'elle occupait avec Cérès, et logeait maintenant dans l'appartement d'un futur professeur. Elle retrouva les quatre fondateurs et la jeune troyenne dans la grande salle, tous profitant de leur dîner. Rowena fit un sourire à la langue de plomb quand cette dernière s'installa près d'elle.
- Nous sommes entrain de décider de qui va enseigner quoi… murmura Serdaigle.
- Je m'occupe de la botanique et de la divination, dit rêveusement Helga en se servant une entrée consistante.
- Je vous les laisse avec plaisir, siffla Serpentard. Je me réserve les potions.
- Et ? demanda Godric.
- Juste les potions. J'ai des recherches à faire, répliqua sèchement Salazard.
- Comme tu veux ! soupira Gryffondor. Pour ma part, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerai enseigner la défense contre les forces du mal, et le duel.
- Aucun problème, répondit Rowena. Je m'occuperai des runes et de l'astronomie. Et vous, Hermione ?
La langue de plomb regarda la sorcière, médusée.
- Moi ? Enseigner ici ? Vous savez, je peux repartir n'importe quand alors… commença la jeune femme.
- Et le plus tôt sera le mieux, murmura froidement Salazar.
Hermione lui jeta un regard glacial et se servit un verre d'eau. Elle se confectionna un sandwich rapidement et se leva de table.
- Je vous laisse… je vais finir de monter les deux tours. Comme ça, nous pourrons poser les sorts de protections dès demain.
- Je vais vous aider, proposa Godric en se levant.
Il attrapa une part de quiche et l'enveloppa dans un morceau de tissu. Il suivit la jeune femme dans le parc de Poudlard et la regarda hisser par magie des gros blocs de pierre dans les airs pour monter le début d'une tour. Godric finit rapidement son repas et prêta main forte à la sorcière. Après deux heures de silence, la tour d'astronomie était finie.
- Ne reste plus que mon donjon… dit doucement Gryffondor en remontant ses manches.
Hermione acquiesça et s'apprêtait à commencer la construction. Cependant, le fondateur lui fit signe de s'arrêter.
- Vous avez dit repartir bientôt. Une idée de la date ? demanda-t-il en faisant apparaître deux verres de whisky pur feu.
- Non, aucune. En fait, ça ne dépend pas vraiment de moi… Comme a dû vous l'expliquer Rowena.
Gryffondor acquiesça.
- Cérès vous suivra-t-elle ? interrogea le sorcier en fronçant les sourcils.
Hermione eut un petit sourire et but une gorgée d'alcool.
- C'est à elle de décider. Si elle se sent bien dans cette époque, qui suis-je pour l'y arracher ?
Le fondateur lui fit un clin d'œil complice et finit son verre d'une traite.
- Je vais vous aider pour l'édification de la tour, ça ira plus vite. Et dès demain, nous posons les sorts de protections sur le château.
- Vous pensez à quoi, précisément ? demanda Hermione.
- Sort anti transplanage, repousse moldu, incartable… énonça le sorcier en comptant sur ses doigts.
- Solidification des murs ? proposa la langue de plomb.
- Bonne idée… marmonna Godric, perdu dans ses pensées.
Les deux sorciers restèrent silencieux un moment, puis élevèrent la tour Gryffondor. Hermione posa chaque pierre avec émotion, se rappelant chaque instant passés dans cet endroit.
Vers le milieu de la nuit, l'édifice était terminé. Godric fit signe à la langue de plomb de le suivre, et les deux sorcières pénétrèrent dans le château. Ils prirent la direction de la nouvelle tour et eurent la surprise de croiser Serpentard sur le pallier du troisième étage, devant une statue qu'Hermione connaissait bien.
- Mais qu'elle est cette chose immonde ? demanda Godric en désignant du doigt la statue de la sorcière borgne et bossue.
- Un petit souvenir de Miss Granger. Les futurs élèves se souviendront ainsi qu'elle a participé à la construction de notre école. Une sorte d'hommage, en somme… répondit Salazar avec un rictus narquois.
Hermione haussa les épaules, ne voulant rentrer dans son jeu. Elle s'éloigna rapidement du fourchelang, Gryffondor sur ses talons. Ils gravirent les escaliers en colimaçon et se trouvèrent dans la tour dépouillée de toute décoration. Gryffondor agita sa baguette et fit apparaître un tableau qui boucha la seule ouverture dans le mur. Hermione eut un sourire en posant son regard sur la grosse dame qui contemplait avec bienveillance les deux sorciers.
- Le mot de passe ? demanda la femme.
- Cérès, répondit Godric avec un sourire.
- Vous pouvez passer, dit le tableau avant de pivoter.
Les deux sorciers passèrent par l'ouverture et pénétrèrent dans la future salle commune.
- Je n'ai pas sommeil, murmura Godric. Vous m'aidez pour la décoration ?
Hermione acquiesça, et tenta de se remémorer chaque détail de la salle commune, des dortoirs.
- Au travail alors ! reprit Godric en tirant sa baguette.
L'aube pointait et Hermione ouvrit un œil. Elle avait dormi quelques heures et pourtant, elle se sentait en pleine forme. Elle se leva, se lava rapidement et quitta ses appartements pour se rendre dans la grande salle. En chemin, elle croisa Helga Poufsouffle qui courrait dans les couloirs, l'air visiblement ravie.
- C'est aujourd'hui le grand jour ! s'exclama-t-elle en voyant la langue de plomb. Nous allons au ministère pour l'enregistrement de l'école !
La sorcière replète attrapa Hermione par le bras et l'emmena rapidement prendre son repas. A la table, Salazar avait le nez plongé dans son café, tandis que Godric, Rowena et Cérès discutaient allègrement.
- Dépêchez-vous ! Nous avons rendez-vous dans trois quarts d'heure ! gronda Helga en voyant ses amis traîner à table.
- Et c'est celle qui arrive en retard qui nous fait la moral ? grogna Serpentard.
Helga balaya la remarque acerbe d'un geste de la main et attrapa un morceau de pain qu'elle beurra énergiquement. La langue de plomb prit place près de Cérès et se dépêcha de déjeuner.
Une demi-heure après, la table fut débarrassée alors qu'elle avalait la dernière bouchée de sa brioche. Elle suivit les quatre fondateurs à l'extérieur du château et sourit en voyant le temps clément. Quelques nuages blancs tachaient le ciel bleu et la température était très agréable pour un matin écossais. Une fois sortie du château, les sorciers transplanèrent pour Londres, direction le ministère de la magie.
Hermione reconnut difficilement l'atrium. La pièce était toujours aussi vaste, mais la fontaine représentant les différentes races de créatures magiques était absente. En s'engouffrant à la suite des fondateurs dans les escaliers, elle se demanda ce qui serait son avenir. Combien de temps resterait-elle à l'époque de la création de Poudlard ? Verrait-elle la première promotion d'élèves, ou serait-elle encore expulser dans une autre époque ? Et surtout, dans quel pays ?
Elle soupira. Son départ n'était pas pour tout de suite. Quelque chose lui disait qu'elle avait encore du travail. Et que cette tâche avait un rapport avec Poudlard, faisant le lien entre passé, présent et avenir.
Voilà ! La suite la semaine prochaine !
N'oubliez pas la petite review pour l'auteur, c'est déductible des impots !! ^^
Bises,
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