Titre Anglais : Power of Hogwarts

Titre Français : Pouvoir de Poudlard

Auteur : ksomm814

Chapitre traduit par : … On le mettra de réception de l'ordinateur de Onarluca ^^

Bêta traductrice : Rémus James Lupin

Bêta Correctrice : Rémus James Lupin

Rating : K+

État de la fic en anglais : Fini (26 chap)

État de la fic en français : Fini

Disclamer : Rien ne nous appartient sauf la traduction

Résumé : Harry a quitté le monde de la sorcellerie comme une dernière tentative pour sauver ceux qu'il aime. Cependant, personne n'est prêt à le laisser partir, que ce soit ami ou ennemi. Les pouvoirs sont réalisés. Les amitiés sont testées. Les alliances se forment.

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Chapitre 11 : Progression dans le passé

La première semaine d'école avait été une succession de jours plus épuisant que le précédent. Harry devenait si accablé par son programme si intense que Remus avait pris soin de déchiffrer les notes laissées par le prince de Sang mêlé durant la journée et de les expliquer à Harry la nuit une fois le travail accompli. Certains écarts avaient été si détaillées qu'Harry avait trouvé nécessaire de commander un journal de potions pour tout y écrire. Jusqu'ici, Remus n'avait rien trouvé de mal avec les notes du Prince, autres que quelques sorts qui pouvaient être considérés comme noirs. Harry avait noté les sorts, ce qu'ils faisaient et les manières possibles de les parer ainsi il savait quoi faire s'ils étaient employés contre lui.

Les cours de potions avaient été une lutte. Harry avait fait attention à ne pas employer un trop grand nombre de modifications du Prince ainsi il n'attirait pas trop l'attention vers lui. Il y avait également le problème du professeur Slughorn qui avait l'habitude de récompenser Harry hors de la classe, qu'Harry l'ait mérité ou pas. Ça devenait un défi d'éviter l'homme mais Harry était déterminé de ne pas être attrapé seul avec lui. Selon Ginny et Neville, Slughorn avait créé un petit groupe qu'il aimait appeler le Club de Slug' composé des personnes qui entretenaient des relations avec des personnes importantes. Les membres du groupe incluaient Cormac McLaggen, Marcus Belby, Blaise Zabini, en plus de Ginny et de Neville. Au moment où Harry entendit parler du groupe, il sut qu'il ne voulait rien à faire avec ça. C'était exactement le type d'attention qu'il voulait éviter à n'importe quel prix.

Harry avait finalement lu le rouleau qu'Hermione lui avait donné pour finalement réaliser que c'était un message du professeur Dumbledore, requérant sa présence à huit heures le samedi soir pour leur première leçon. Après avoir montré le message à Sirius et Remus, Harry avait dit à Neville et Ginny qu'il parlerait à Dumbledore au sujet de l'AD le samedi et leurs avait demandé de prévenir le reste du Conseil. Il ne pensait pas que l'AD débuterait avant quelques semaines pourtant puisque toutes les équipes de Quidditch avaient besoin de faire des essais et tout le monde était encore occupé avec ça.

Parler à Ron et à Hermione au sujet de la demande de Dumbledore avait été légèrement difficile mais à partir de ce moment, ils firent tout ce qui était en leur pouvoir pour rester aux côtés d'Harry. Ron était devenu incroyablement défensif, particulièrement envers les personnes qui chuchotaient et pointaient Harry du doigt. D'une certaine manière, Harry était reconnaissant pour la punition que Sirius lui avait donnée. Les soirées dans les quartiers des maraudeurs étaient rapidement devenues le seul endroit où il pouvait travailler à ses devoirs et même penser en paix. Chacun voulait avoir des informations à propos des essais de Quidditch, la reprise de l'association de défense, et s'il était en effet ' L'Elu'. Les quatrièmes années Gryffondors étaient les plus mauvais d'entre eux, particulièrement les filles. C'était rapidement devenu une habitude pour les sixièmes années Gryffondors d'envoyer discrètement un sortilège à n'importe quelle quatrième année Gryffondor qui semblait approcher Harry. Les garçons de sixième année trouvaient cette situation extrêmement hilarante naturellement, réclamant qu'Harry ait ses propres gardes du corps maintenant. Harry ne trouvait pas la situation aussi amusante. Il voulait juste être seul. Pourquoi personne ne pouvait voir ça ?

Harry avait fait extrêmement attention avec son empathie durant la semaine et avait commencé à travailler pour essayer de sentir seulement les émotions d'une personne plutôt que celles de tout le monde autour de lui. Jusqu'ici sa capacité fonctionnait sur le mode du ' tout ou rien' excepté quand il se tenait presque à côté de la personne. Harry voulait désespérément changer cela pour un certain nombre de raisons mais le plus important était d'éviter d'être distrait. Maintenant qu'il avait compris ce que certains individus ressentaient, Harry voulait éviter de sentir encore cela à tout prix. Il n'aimait pas que les personnes pensent à lui de cette façon, en particulier pour de fausses raisons.

Quand huit heures le samedi soir arriva finalement, Harry alla par cheminée vers le bureau du professeur Dumbledore à partir des quartiers des maraudeurs 'pour sa propre sécurité'. Le mantra était devenu si redondant la semaine passée qu'Harry commençait à penser que chacun prenait la mission 'conserver Harry sain et sauf' trop sérieusement. Les Aurors étaient encore postés à l'école, les Serpentards gardaient leur distance et les professeurs patrouillaient constamment dans les couloirs pour arrêter n'importe quelle escarmouche qui pouvait se produire. Poudlard n'avait jamais été si protégé mais ce n'était clairement pas assez pour qu'Harry Potter marche seul dans les couloirs.

Trébuchant hors de la cheminée dans les bras prêts du professeur Dumbledore, Harry fut immédiatement entouré par des vagues de soulagement et de souci. Il se redressa et regarda dans les yeux bleus scintillants et le visage souriant du directeur.

" Heu-désolé, monsieur, " dit Harry avec embarras. " Je n'ai jamais pu me déplacer par cheminée n'importe où sans tomber."

" Tout va bien, mon garçon, " répondit agréablement le professeur Dumbledore. " Personne n'est parfait." Il fit un geste pour qu'Harry s'asseye devant le bureau. " Il y a juste certains sujets dont nous devrions discuter avant que nous commencions notre leçon. Le professeur Snape m'a parlé au sujet de la poursuite de l'association de défense. Je dois dire que j'étais heureux d'apprendre que vous soyez disposé à travailler avec le professeur Snape. Je voudrais voir l'association de défense continuer et se développer, si c'est possible."

Harry fit parcourir une main dans ses cheveux pendant qu'il s'asseyait. Il ne savait pas vraiment s'il pouvait gérer un groupe plus grand qu'il ne l'était déjà. Oui, quelques étudiants avaient reçu leur diplôme mais la majorité du groupe était restée.

" Je — Je ne sais pas si j'en ai la capacité, monsieur, " répondit Harry poliment. " Apporter de nouvelles personnes signifierait recommencer à zéro ce n'est vraiment pas juste pour ceux qui ont pris le risque d'apprendre l'année dernière avec Ombrage présente ici. Il devrait y avoir deux groupes séparés et je ne sais pas si je peux le gérer une fois le Quidditch commencé. J'ai à peine le temps de finir mes devoirs à ce stade et je n'ai même pas encore commencé mes sessions avec Madame Pomfresh."

Le professeur Dumbledore s'assit à son bureau et regarda Harry pensivement.

" Je peux comprendre tes soucis, Harry, " dit-il sincèrement. " Je peux également comprendre que tu préférerais garder l'association de défense aux gens que tu fais confiance. Je ne peux pas imaginer combien il serait difficile si ton empathie augmentera et t'accablera avec ces émotions qui te rendent si inconfortable."

Harry se crispa au commentaire.

" A ce sujet, monsieur, " dit-il inconfortablement. " Je vous fais mes excuses pour avoir dépassé les bornes-"

Dumbledore leva sa main pour faire taire Harry.

" Ta réaction était complètement compréhensible, " dit-il patiemment. " Aucune excuse n'est nécessaire. J'espère que si la situation devait encore se rencontrer tu en parlera à quelqu'un. Je suis ici pour toi, Harry, si tu as besoin de moi. Cette capacité, que tu as, est un cadeau remarquable mais avec n'importe quel cadeau, vient habituellement un prix à payer. Je crois que nous en avons vu une partie quand les élèves sont rentrés. Tu as maintenant les moyens de reconnaître ce que ressentent ceux autour de toi, le bon et le mauvais. Le problème avec cela est que certaines émotions ne devraient pas être connues. Ton ami, Ron, était jaloux quand tu fus sélectionné dans le tournoi des trois sorciers. Peux-tu imaginer ressentir réellement cela venant de ton meilleur ami ? "

Harry se frotta son visage d'un air fatigué.

" Ca s'est déjà produit, " admit-il. " Quand je leur ai dit au sujet de ceci j'ai senti leur crainte. Il s'est avéré que Ron avait peur de ce qui se produirait si le ministère le découvrait. J'ai appris à ne pas sauter aux conclusions quand on en vient à ce que je sens. Juste parce que quelqu'un ressent une émotion ça ne veut pas dire que ce sentiment est à mon sujet."

Un chant doux rempli les oreilles d'Harry lui faisant tourner sa tête et voir Fumseck se tenir sur sa perche. Harry souri et leva le bras. Le phœnix laissa sortir un trille heureux avant d'effectuer le vol et d'atterrir sur la nouvelle perche. Des vagues apaisantes, protectrices et de compassion l'emplirent. Fumseck laissa sortir un trille doux et tourna sa tête vers Dumbledore rappelant à Harry qu'il était au milieu d'une conversation. Harry inclina la tête de compréhension et rit quand Fumseck le poussa affectueusement avant de décoller vers sa perche originale.

Reportant son attention vers Dumbledore, Harry fut étonné de voir un regard amusé sur le visage du directeur.

" Heu-désolé pour ça, monsieur, " dit Harry.

Dumbledore sourit pendant qu'il croisait ses longs doigts.

" Pas de problème, mon garçon, " dit-il agréablement. " Ça me stupéfie toujours de voir combien tu es étroitement lié à Fumseck. Je suppose que pouvoir sentir ses émotions facilite la communication."

Harry haussa les épaules. " Je ne peux pas vraiment l'expliquer, " dit-il sincèrement. " Peut-être est-ce quelque chose lié avec le fait de pouvoir sentir Poudlard. Depuis cette nuit je peux comprendre ce qu'il essaye fondamentalement de dire. Il peut être extrêmement têtu quand il veut être, monsieur. Sans offense."

" Pas de problème, " répondit le professeur Dumbledore dans un rire. " Mais nous sommes sorti du sujet de la conversation. L'autre question, que je souhaite voir avec toi, est que j'ai parlé avec le personnel au sujet de tes fluctuations magiques. Ils ont été chargés de t'enlever de la classe et d'appeler par cheminée Poppy immédiatement si tu montrais tous les signes de menace. J'admets que j'ai dû donner plus d'information au sujet de ton rétablissement que j'aurais voulu mais je crois que tes professeurs comprennent maintenant combien cela est difficile pour toi. J'ai également demandé qu'ils s'abstiennent de discuter ce sujet avec toi. Ceci devrait éviter des conversations maladroites, espérons-le."

Harry se pinça l'arête du nez et inclina la tête. Il commençait à détester toutes les complications et demi-vérités. Il était dérouté que le professeur Dumbledore ait mit personne du personnel dans la confidence au lieu de seulement les professeurs McGonagall et Snape comme dans le passé. Ceci incita Harry à se demander si Dumbledore gardait ça secret parce qu'il pesait que c'était mieux, ou parce que Sirius et Remus ne voulaient pas que n'importe qui sache la vérité.

Après un moment de silence, professeur Dumbledore se racla la gorge et se pencha en avant.

" Maintenant, la raison réelle de ta présence ici, " dit-il dans une tonalité sérieuse. " Je crois qu'il est temps de te fournir certaines informations au sujet de Lord Voldemort. Je te préviens que beaucoup de choses sont basées sur des conjectures, des souvenirs mais je crois que je suis actuellement sur de bonnes pistes." Dumbledore se leva, contourna le bureau et continua vers le coffre près de la porte. Quand il se retourna, Harry vit un bassin en pierre peu profond familier avec d'étranges inscriptions tout autour. Dumbledore retourna à son bureau et plaça la Pensine dessus.

Le professeur Dumbledore se tourna pour faire face à Harry et souri.

" Je crois que ce sera réellement la première fois que tu entres dans une Pensine, " dit-il doucement. " Ne t'inquiète de rien, Harry. Je serais avec toi à chaque étape de ce voyage et de ces souvenirs qui ne ressemblent en rien à ceux que tu as déjà placé dedans. Nous visiterons un souvenir de Bob Ogden. Bob Odgen a travaillé pour le département d'application de la loi magique." Dumbledore tira une bouteille en cristal qui contenait une substance argenté-blanche tourbillonnante hors de sa poche. " Je suis parvenu à le convaincre de me confier ce souvenir avant qu'il ne meurt. Si tu veux venir… "

Harry se leva, toujours légèrement anxieux au sujet d'entrer réellement dans une Pensine. En dépit des assurances de Dumbledore, Harry se sentait toujours gêné au sujet de sauter dans les souvenirs de quelqu'un d'autre. Il observa pendant que Dumbledore retirait le bouchon de la bouteille en cristal et inclinait le contenu argenté dans la Pensine pour miroiter et tourbillonner. Le professeur Dumbledore regarda alors Harry avec un sourire rassurant et compréhensif.

" Il est parfaitement normal de craindre l'inconnu, Harry, mais je t'assure que c'est juste un souvenir, " dit le professeur Dumbledore pendant qu'il tendait sa main.

Harry inclina la tête et prit la main de Dumbledore. Il ne savait pas pourquoi il était si nerveux. Il avait été témoin de certaines choses ces dernières années, dont la plupart qu'il voulait oublier aussi rapidement que possible. Il avait même sa propre Pensine qu'il devait employer de façon semblable. Mais ça c'est mes souvenirs. Pas ceux de quelqu'un d'autre. Harry fit un pas de plus pour s'approcher et observa pendant que le professeur Dumbledore abaissait leurs mains jointives vers la Pensine. Après un moment d'hésitation, Dumbledore plongea mains dans le liquide et Harry quitta rapidement le plancher du bureau. Il tomba dans l'obscurité se développant en spirales pour se retrouver sur ses pieds éblouit par la lumière du soleil un moment plus tard avec le professeur Dumbledore près de lui. Ses instincts prirent le dessus. Harry se tendit rapidement pendant qu'il regardait les paysages environnants.

La ruelle était entourée par de grandes et broussailleuses bordures de haies. Le ciel était lumineux et bleu, aucun nuage à l'horizon. Harry repéra rapidement un homme court et grassouillet avec de grands verres épais se tenant à dix pieds devant eux, lisant un poteau indicateur en bois sur le côté gauche de la route. L'homme portait un vêtement tout à fait étrange, signifiant qu'il n'avait aucune idée de la façon dont s'habiller un moldu. Harry instinctivement laissa sortir ses perceptions autour de lui mais il ne pouvait seulement sentir que les vagues molles d'inquiétudes et de besoin de protection se dégageant de Dumbledore. Il ne pouvait rien sentir de l'homme qui n'avait même pas remarqué qu'ils étaient là.

" Est-ce que quelque chose ne va pas, Harry ? " demanda doucement le professeur Dumbledore.

Harry regarda Dumbledore avec inquiétude.

" Je ne ressens rien, monsieur " répondit-il tranquillement.

Le professeur Dumbledore posa une main sur l'épaule d'Harry.

" C'est ce qui était prévu, mon garçon, " dit-il avec un sourire doux. " Rappel-toi, ceci est un souvenir. C'est ce que Bob Ogden a vu, pas ce qu'il ressent." À ce moment Ogden commença à descendre la ruelle. " Nous devons y aller, Harry. Nous ne devons pas être laissés derrière."

Harry marcha près de Dumbledore à un rythme vif. Alors qu'ils passèrent le panneau de signalisation, Harry remarqua que ce qui avait été écrit sur ses deux côtés. Celui indiquant où ils allaient désignait Little Hangleton, 1 mille tandis que celui se dirigeant dans la direction opposée indiquait Great Hangleton, 5 milles. Le front d'Harry se plissa de confusion. Pourquoi cela lui semblait familier ? Sortant hors de ses pensées, Harry garda son attention sur Ogden pendant qu'ils continuaient de marcher. Quand la ruelle tourna vers la gauche et descendit vers le flanc du coteau en pente, Les yeux d'Harry s'élargirent à la vue de la vallée entière. Il y avait le village de Little Hangleton qui résidait entre deux collines plutôt raides. Il y avait une église et un cimetière… un cimetière qui lui semblait étrangement familier. Il y avait également un grand manoir à travers la vallée qui était complètement entourée par une pelouse verte bien entretenue.

Ils suivirent Ogden descendant la pente pendant une courte période avant qu'ils n'arrivent à un chemin étroit recouvert de saleté entouré par une haie. Il était évident que cette voie n'était pas employée souvent vu l'état. Le chemin était extrêmement tordu et inégal avec des bordures de haies plus sauvages qui rendaient presque impossible de voir quoique ce soit. Pendant qu'ils voyageaient en descendant, Harry remarqua une zone d'arbres qui semblaient s'ouvrir en bosquet avant de devenir une halte brusque derrière Ogden qui cessa de marcher pour retirer sa baguette. Harry effleura presque son poignet pour retirer sa propre baquette quand il sentit la main de Dumbledore de nouveau sur son épaule, le calmant.

C'est juste un souvenir. Ce n'est pas la réalité.

Les arbres les entouraient, bloquant le ciel sans nuages. Regardant autour de lui, Harry remarqua une petite maison qui était partiellement cachée parmi les arbres. Elle semblait être abandonnée depuis des années. Les murs étaient couverts de mousse et de nombreuses tuiles étaient tombées du toit pour rendre visible les combles. Les orties entouraient l'endroit, une partie atteignant les fenêtres semblaient ne pas avoir été nettoyées depuis des années. Harry était sur le point de regarder Dumbledore avec confusion quand une des fenêtres s'ouvrit pour permettre rapidement à un jet mince de fumée de quitter l'endroit.

Le comportement entier d'Odgen changea. Il se rapprochait maintenant avec une extrême précaution. Il approcha lentement de l'entrée principale qui avait un serpent mort cloué dessus. Il y eut des chuchotements et craquements au-dessus avant qu'un homme habillé de chiffons ne tombe de l'arbre le plus proche, atterrissant en position accroupie devant Ogden. L'homme sursauta rapidement en arrière de surprise et trébucha, perdant presque l'équilibre.

" Vous n'êtes pas le bienvenu " siffla l'homme en haillons, permettant à tout le monde de voir que plusieurs de ses dents étaient absentes. Ses cheveux étaient dégoûtants et emmêlés de saleté rendant impossible de déterminer de quelle couleur ils étaient à l'origine. Ses yeux étaient étranges, regardant fixement dans des directions opposées. Il semblait complètement fou.

Ogden essaya rapidement de se redresser pour paraitre professionnel mais semblait toujours être visiblement effrayé.

" Eh Bien, bonjour, " dit-il avec une voix légèrement chevrotante. " Je viens de la part du ministère de la Magie-"

" Vous n'êtes pas le bienvenu " répéta l'homme en chiffons.

Ogden toussa nerveusement.

" Je suis désolé, " dit-il nerveusement. " Je—Je ne vous comprends pas."

Harry était sur le point d'interroger Dumbledore quand il regarda le serpent mort sur la porte. Bien sûr. L'homme parlait fourchelangue. Il avait eu ce problème avant, particulièrement durant sa deuxième année à Poudlard. Fourchelangue ne ressemblait à rien d'autre qu'a de l'anglais pour lui.

Commençant à se sentir incroyablement incommode au sujet de qui il observait réellement, Harry regarda pendant qu'Ogden essayait de raisonner avec l'homme en haillons pour seulement se faire attaquer. Ogden tomba sur ses genoux avec ses mains sur son nez pendant qu'une substance jaunâtre commençait à couler entre ses doigts. Il observa pendant qu'un vieil homme court avec les épaules très larges et des bras excessivement longs se dépêchait de sortir de la maison en criant 'Morfin'. L'irritabilité du vieil homme disparu rapidement dans un rire quand il aperçut Ogden.

Harry appris rapidement le nom du vieil homme M. Gaunt qui avait cru que Morfin était dans son bon droit à se défendre lui-même. Au son de la voix de M. Gaunt, l'homme n'avait aucun amour pour les Moldus ou le ministère. Quand Ogden dirigea sa baguette vers lui pour arrêter le pus jaune de sortir, M. Gaunt ordonna à Morfin de rentrer dans la maison, en Fourchelangue. Grâce à ça Harry dû admettre qu'il ne pouvait nier que ces personnes étaient des descendants de Salazar Serpentards ce qui voulait dire qu'elles étaient des ancêtres de Voldemort.

Quand Morfin rentra à contrecœur dans la maison, M. Gaunt tourna son attention vers Ogden qui nettoyait toujours le pus de ses vêtements.

" C'est votre fils que je viens de voir, M. Gaunt, " indiqua froidement Ogden. " C'était Morfin, n'est-ce pas ? "

M. Gaunt regarda fixement vers Ogden pendant un long instant avant de répondre.

" Oui, c'était Morfin, " répondit-il froidement. " Êtes-vous un sang pur ? "

Les yeux d'Ogden se rétrécirent alors qu'il regarda fixement M. Gaunt.

" Cela n'a rien à faire avec la situation, " répondit-il, calquant le ton de M. Gaunt, expliquant qu'il était en effet un sang mêlé.

Harry se pinça l'arête du nez pendant que la querelle commençait entre Ogden et M. Gaunt. C'était clairement un Serpentard provocateur contre une sorte de fier Poufsouffle argumentateur. Ogden essayait clairement de rester professionnel ce qui devenait de plus en plus difficile pendant que M. Gaunt continuait à l'aiguillonner. Bien que, M. Gaunt finit par inviter Ogden à entrer dans la maison.

La maison était extrêmement petite. Il semblait y avoir seulement trois pièces minuscules qui incitèrent Harry à se sentir extrêmement claustrophobe. Morfin se reposait près de la cheminée dans la salle de séjour, attendant que M. Gaunt et Ogden entrent. Le fauteuil sale dans lequel il se reposait semblait être sur le point de tomber en morceaux. Ogden garda ses distances quand il remarqua la vipère vivante qui sifflait entre les doigts de Morfin. Harry pouvait comprendre les hésitations d'Odgen. Morfin ressemblait à un psychopathe.

Siffle, siffle, petit serpent,

Rampant sur le plancher

Tu dois être gentil avec Morfin

Où il te clouera à la porte.

Harry n'avait plus besoin d'une autre confirmation que Morfin était complètement cinglé. Je peux voir que la folie courre dans la famille. Selon l'expérience d'Harry, menacer un serpent n'a jamais eu des résultats positifs. Naturellement, le serpent était vraiment trop petit pour faire quoi que ce soit. En entendant un bruit de bousculade, Harry se retourna et vit une fille porter une robe grise déchirée en lambeaux qui se confondait complètement avec le mur en pierre sale derrière elle. Elle se tenait près du fourneau noir dégoûtant, essayant évidemment de faire cuire quelque chose. Son maintien et le regard sur son visage criait la soumission, comme si elle savait que c'était la meilleure vie qu'elle puisse jamais avoir.

Ogden regarda également fixement la femme avec un regard sympathique sur le visage, quelque chose que M. Gaunt remarqua et laissa sortir un grognement contrarié.

" M'fille, Merope " dit Gaunt avec ressentiment.

" Bonjour, " dit Ogden avec un sourire doux mais Merope ne répondit pas. Elle regarda juste son père avec crainte avant de retourner son attention de nouveau vers le fourneau et aux pots sur l'étagère derrière elle. Ogden se racla la gorge et retourna son attention vers Gaunt. " Bien, M. Gaunt " dit-il professionnellement, " pour en venir directement au sujet nous avons raison de croire que votre fils, Morfin, a fait de la magie devant un Moldu la nuit dernière."

Une sonnerie forte retentit à travers toute la salle pendant que Merope laissait tomber un des pots. Harry se tourna rapidement pour la regarder et vit qu'elle tremblait presque de peur. Les autres dans la pièce la regardaient également mais M. Gaunt était tout sauf sympathique.

" Prends-ça ! " lui cria Gaunt. " C'est ça, bouffe sur le plancher comme aiment certains Moldus dégoûtant, à quoi te sers ta baguette, tu n'es qu'un inutile sac de fumier ? "

Harry sentit une main rassurante sur son épaule, lui rappelant que c'était seulement un souvenir comme Ogden se leva pour défendre Merope.

" M. Gaunt, s'il vous plait ! " cria Odgen d'une voix choquée. Merope laissa tomber le pot de nouveau de surprise que quelqu'un la défende avant de retirer en hésitant sa baguette magique et murmurer rapidement un charme qui fit voler le pot à travers la pièce, frappant le mur et le brisant en deux morceaux.

Morfin commença immédiatement à rire follement tandis que M. Gaunt criait, " Répare-le, balourde inutile, répare-le ! "

Merope chancela à travers la salle mais avant qu'elle ne puisse corriger son erreur, Ogden l'avait faite pour elle. M. Gaunt regarda fixement furieux vers Ogden pendant un long moment avant de retourner son attention vers sa fille.

" Heureusement le gentil homme du Ministère est ici, n'est-ce pas ? " cracha Gaunt. " Peut-être te sortira-t-il de mes mains peut-être ne le fera-t-il pas sale déception… "

Harry observa Merope prendre le pot et le renvoyer vers son étagère. Elle tremblait légèrement, ne disant pas un mot. Ogden retourna rapidement l'attention sur le sujet pour lequel il était venu mais M. Gaunt n'entendait rien. Apparemment, M. Gaunt croyait que Morfin avait le droit de faire ce qu'il avait fait. Ogden continua d'essayer de convaincre M. Gaunt que Morfin avait eu tort, violant la loi du Mangemagot et de se rendre à une sommation pour une audition mais ça semblait être une peccadille pour M. Gaunt qui montrait à Ogden un anneau laid et avec une pierre noir sur son majeur. Quand Ogden n'identifia pas la signification du bijou, Gaunt se précipita vers Merope et la traina de nouveau vers Ogden par la chaîne d'or autour de son cou.

M. Gaunt révéla rapidement qu'ils étaient les derniers descendants de Salazar Serpentard et devraient montrer plus de respect pour cette raison. Ogden n'était pas d'accord. Il était déterminé à remettre la sommation pour que Morfin comparaisse à une audition le quatorze septembre pour avoir envoyé un moldu dans des ruches fortement douloureuses mais avant qu'il ne puisse finir sa déclaration formelle, des bruits de voix et des chevaux approchant à l'extérieur firent marquer à chacun un arrêt.

Les voix appartenaient à un groupe de Moldus du village qui ne firent aucun effort pour cacher leur aversion pour la maison des Gaunt ou de ses occupants. Un des hommes avait été appelé Tom et il semblait penser que le plus important était que sa famille possédait la majeure partie des terres de l'autre côté de la vallée. Tom continua alors pour déclarer que le fils de la famille Gaunt n'était pas clair dans sa tête. Tous à l'extérieur semblait avoir un bon fou rire à ce propos.

" Tom, je pourrais me tromper mais est-ce que quelqu'un a cloué un serpent à cette porte ? " demanda la fille à qui Tom avait parlée. Elle aurait pu paraitre bonne à l'extérieur et pouvant s'inquiéter mais elle semblait grossière à n'importe qui à l'intérieur de la maison.

Tom semblait partager son arrogance. " Mon Dieu, vous avez raison " dit-il. " Ça doit être le fils. Je t'ai dit qu'il n'est pas clair dans sa tête. Ne le regarde pas, Cecilia, chérie"

Chacun dans la maison Gaunt était resté silencieux pendant qu'ils entendaient les chevaux trottant au loin. Quand les bruits devinrent trop éloignés pour être entendu, Morfin éclata de rire et se retourna vers sa sœur. " Chéri, " dit-il en fourchelangue. " Chéri, il l'a appelée. Il ne voudra jamais de toi."

Merope était aussi pâle que le lait car M. Gaunt et Morphin parlait entre eux en fourchelangue. Évidemment, Merope avait un faible pour Tom, quelque chose que ce M. Gaunt n'était pas si satisfait d'entendre. Après tout, les descendants sang-pur de Salazar Serpentard étaient trop bons pour n'importe quel moldu dégoûtant et sang de bourbe. M. Gaunt accula sa fille dans une fureur, l'appelant traître à son sang. Quand ses mains allèrent à sa gorge, Harry fut soulagé qu'Ogden intervienne, envoyant voler M. Gaunt loin de Merope.

M. Gaunt réagit criant vengeance, sautant sur ses pieds et se précipitant vers Ogden, un couteau sanglant dans une main et une baguette déjà prête à lancer des sorts dans l'autre. Ogden fit la seule chose possible. Il courut pour sa vie. Dumbledore conduisit Harry hors de la maison où ils suivirent Odgen. Les cris perçants de Merope firent écho dans toute la forêt, confirmant à Harry qu'elle payait le prix de la défense d'Ogden.

Ogden continua de courir vers le haut du chemin à la ruelle principale jusqu'à ce qu'il se soit heurté par un cheval lisse de couleur châtaigne monté par un homme beau et familier aux cheveux noirs. L'homme et la fille qui montait sur un cheval gris éclatèrent de rire pendant qu'Ogden courait au loin dans la terreur. Harry ne pouvant pas aider regardait fixement l'homme sur le cheval. Il connaissait ce visage. Il l'avait vu avant…

Le professeur Dumbledore reposa une main sur l'épaule d'Harry et serra.

" Cela suffira, Harry " dit-il avant de prendre Harry par le coude et le tira doucement. Un moment plus tard, ils volaient dans l'obscurité jusqu'à ce qu'ils atterrissent rapidement sur leurs pieds dans le bureau de Dumbledore maintenant partiellement éclairé.

Une fois que Dumbledore libéra son bras, Harry se dirigea de nouveau vers la chaise où il s'était assis avant et s'effondra dedans. Il se pencha en avant, reposant ses coudes sur ses genoux et regardant fixement le plancher. M. Gaunt rappelait trop à Harry oncle Vernon et Merope rappelait trop Harry avant que Sirius ne le prenne avec lui. Ça incita Harry à se demander ce qui ce serait produit si Sirius n'était pas entré dans sa vie. Néanmoins serait-il comme ça ? Est-ce qu'il vivrait encore dans la crainte comme Merope l'avait été ?

" J'ai peur de devoir te faire des excuses, Harry " dit le professeur Dumbledore pendant qu'il effleurait sa baguette magique, allumant quelques lampes supplémentaires. " J'aurais dû prévoir ta réaction aux actions de Elvis envers sa fille. Je t'assure que Merope a survécu. Ogden est rapidement arrivé au ministère et retourna dans un délai de quinze minutes avec des renforts. Morfin et Elvis essayèrent d'exercer des représailles mais ils ont été maîtrisés, enlevés de la maison, condamnés par le Mangemagot et condamnés à Azkaban. Morfin a reçu trois ans et Elvis a reçu six mois."

Harry ferma les yeux pendant qu'il se frottait la nuque. Il savait maintenant pourquoi il avait identifié l'homme sur le cheval. Si M. Gaunt était Elvis, alors ça signifiait que Merope était la mère de Voldemort et l'homme sur le cheval était Tom Jedusor, Sr. Il venait juste de voir les parents de Voldemort, son oncle et son grand-père.

" Je pensais que ma famille était catastrophique " dit Harry doucement. " Oncle Vernon n'est jamais allé aussi loin que cela. Il n'a jamais traité son propre enfant de cette façon… juste moi."

Le professeur Dumbledore s'assis derrière son bureau et se pencha en avant, regardant fixement Harry au-dessus de ses lunettes en demi-lune.

" D'une certaine manière, je suppose que Elvis voyait sa fille juste comme ton oncle te voyait " dit-il pensivement. " Pour tous les deux vos gardiens ne vous considéraient pas comme acceptable. Toi, Harry, était un sorcier et Merope n'avait que de faible pouvoir magique c'était du moins ce que Elvis croyait. Dans les deux exemples, les gardiens avaient tort. Il n'y a aucune raison pour un adulte de frapper un enfant."

Harry inclina la tête comprenant. Il était passé par ça… deux fois en fait. Une fois, après qu'il fut sauvé de l'oncle Vernon et encore après le désordre avec Ombrage l'année dernière. Oui, il détestait voir des personnes dans la même situation qu'il avait été et il réagissait probablement exagérément en étant témoin du souvenir mais de ça ne signifiait pas qu'il redevenait l'enfant effrayé qu'il avait été par le passé.

Dumbledore regarda fixement vers Harry pendant un instant avant de revenir vers le sujet initial.

" Maintenant, Elvis et ses enfants étaient les dernier des Gaunts " dit-il en passant, " une très ancienne famille du monde sorcier qui était connu pour leur instabilité et leur violence qui se sont seulement développées par des générations de mariages consanguins. Un manque de bon sens en plus d'un désir pour une vie dans le luxe laissant l'héritage familial pratiquement inexistant avant la naissance de Elvis. Comme tu l'as vu, les Gaunts ont vécus dans la pauvreté excepté quelques héritages de famille qui ont été chéris à peu près autant que le fils et encore plus que la fille. Je suppose que tu as également remarqué le père de Voldemort ? "

Harry hocha la tête.

" Il semblait qu'il était plutôt fier de son statut " dit-il soigneusement. " Comment s'est-il retrouvé marié à la mère de Voldemort ? "

Dumbledore croisa ses longs doigts et se reposa en arrière dans sa chaise.

" Merope Gaunt était entiché de Tom Jedusor senior, Harry, " dit-il avec un léger sourire. " Une fois qu'Elvis et Morfin furent enfermés à clef à Azkaban, elle eut une chance d'échapper à la cruauté qu'elle avait vécue pendant tant d'années. Elle pouvait finalement être la sorcière qu'elle était censée être et employer tous les moyens pour réaliser ses rêves… par n'importe quels moyens magiques."

Ce qui signifiait des moyens immoraux, naturellement.

" Ainsi elle utilisa une sorte de charme ou de potion pour le confondre ? " demanda Harry.

" Exact, Harry, " dit le professeur Dumbledore avec un signe d'assentiment. " Je crois qu'elle a employé un filtre d'amour puisqu'il était beaucoup plus facile à employer et discret. Il est assez facile de convaincre quelqu'un chevauchant dans la chaleur avec un verre ' d'eau ' que ça soit leur meilleur intérêt. Sache que c'était seulement quelques mois après ce souvenir que dans le village de Little Hangleton éclata un scandale quand Tom Jedusor s'enfuit avec Merope Gaunt. Elvis était peut-être alarmé surtout quand il est revenu d'Azkaban pour retrouver seulement une note d'adieu. À partir de ce moment, Elvis n'a plus jamais mentionné sa fille. Il est mort avant que Morfin ne fusse libéré de prison."

" Et donc que s'est-il passé ? "Demanda confus Harry. " Si Merope donnait à Tom un filtre d'amour, pourquoi a-t-il fini par la quitter ? Voldemort m'a dit que son père a abandonné sa mère."

" Il l'a fait " confirma Dumbledore. " Quelques mois après leur mariage, Tom Jedusor est brusquement revenue au manoir de ses parents dans Little Hangleton sans Merope. Les rumeurs ont couru dans la ville que Tom avait déclaré avoir été ' aveuglé ' et ' kidnappé'. Les gens ont cru que Merope avait trompé Tom, déclarant qu'elle était enceinte de son enfant afin de l'épouser. Merope a fini par avoir un enfant mais bien après une année entière après qu'ils aient été mariés. Tom l'avait laissée tandis qu'elle était encore enceinte. Je crois que Merope était profondément amoureuse de Tom et ne pouvait plus supporter de le retenir par des moyens magiques. Elle a choisi de cesser de lui donner le filtre d'amour. Nous pouvons seulement supposer ce qu'elle pensait mais les quelques espoirs qu'elle ait eu que Tom resterait sans potion dans son organisme furent rapidement détruit. Après qu'il l'ait quittée, il n'a jamais pris la peine de se demander ce qui lui était arrivé ou à son fils."

" Laissant Voldemort grandir dans un orphelinat à la mort de Merope, " marmonna Harry pendant qu'il regardait vers la fenêtre pour ne voir que l'obscurité. Il n'avait pas fait attention au temps qui était passé. " Comment est-ce que quelqu'un peut simplement abandonner son propre enfant ? "

" Comme tu l'as remarqué, le statut était tout pour Tom Jedusor, senior " répondit solennellement le professeur Dumbledore. " Les gens qui sont élevés dans le pouvoir et l'argent tendent à se croire supérieur aux autres. Tu as entendu ce que Tom et ses compagnons ont dit à l'extérieur de la maison des Gaunt. Il n'avait aucune compassion envers eux et ne leur aurait probablement pas donné un second regard si Morfin n'avait pas causé tellement d'ennui terrorisant les moldus. " Le silence retomba avant que Dumbledore ne se mette sur ses pieds. " Il se fait tard, Harry. Je crois que tes gardiens t'attendent."

" Oui, monsieur, " répondit Harry pendant qu'il se levait. À l'heure actuelle, Harry était trop accablé pour poser plus de questions. Il avait entendu parler des répercutions des mariages consanguins par Sirius qui déclarait que c'était la raison par laquelle ses parents étaient complètement cinglés… excepté Tonks, naturellement. Pour quelque raison, en dépit de la façon folle dont Sirius et Tonks agissaient, Sirius les avait déclaré comme étant les seules personnes raisonnables avec le sang des Black. Les deux cousins étaient convenu que la santé d'esprit de la mère de Tonks était discutable, bien qu'ils étaient tous deux souriant quand ils le dirent faisant ainsi douter Harry qu'ils fussent sérieux.

Marchant vers la cheminée, Harry se demanda pourquoi Dumbledore faisait ça. Quel était le but de se renseigner sur les parents de Voldemort ? Saisissant une pincée de poudre de cheminette, Harry était sur le point de partir quand il hésita. Y avait-il quelque chose qu'il avait manqué ?

" Monsieur, je ne pense pas comprendre le but de ceci, " demanda doucement Harry pendant qu'il regardait fixement vers les flammes. " Connaitre le passé de Voldemort… être témoin de la série d'événements qui ont menés à ce qu'il est devenu-"

" – Tu as peur de commencer à avoir de la sympathie pour Lord Voldemort, " conclu Dumbledore. " La compassion n'est jamais un tort, Harry. Ces leçons ne sont pas censées rendre ta tâche plus difficile. Elles doivent te donner les connaissances dont tu as besoin pour gagner."

Harry inclina la tête et souhaita une bonne nuit avant de partir par la cheminée pour les quartiers des maraudeurs. Il savait qu'il y avait une signification cachée dans le commentaire de Dumbledore mais il était trop fatigué pour s'inquiéter sur ce sujet maintenant. Peut-être demain après sa session avec Madame Pomfresh qu'il se reposerait et s'interrogerait sur le mystère qu'était Albus Dumbledore.

Ça ne pris pas longtemps à Harry pour se rendre compte que Madame Pomfresh était un excellent professeur. Pour leur première leçon, Harry aida Madame Pomfresh à réarranger l'armoire à potion ce qui aurait été extrêmement ennuyeux si elle ne l'avait pas transformé en jeu. Pendant presque trois heures ils survolèrent les différentes potions, leurs propriétés et leur composition d'une manière qui permit de conserver l'intérêt d'Harry : comment elles aidaient les personnes. Harry avait probablement appris plus au sujet des antidotes pendant cette une session qu'en cinq années de cours. Quand ils eurent fini, l'armoire à potions était organisé de façon ordonnée et le journal d'Harry avait sensiblement plus de pages de remplies.

Avec le programme intense d'Harry, Madame Pomfresh avait décidé de garder les leçons le dimanche matin ce qui ne rencontra qu'une réaction mitigée venant d'Harry. Il savait qu'il n'avait pas vraiment de temps libre disponible mais il appréciait vraiment son temps dans l'infirmerie apprenant sur le tas, ce qu'il aimait. Il avait appris il y a bien longtemps qu'il était plus un étudiant pratique qu'un étudiant théorique avec les entrainements de Sirius et Remus.

À la lumière de l'approbation de Dumbledore pour l'AD, Harry se rapprocha de Sirius qui accepta immédiatement d'être le surveillant du groupe. Le Conseil fut responsable de prévenir les membres habituels que l'AD continuerait et informer aux non membres qu'aucun nouveau membre ne serait accepté tant qu'il n'y aurait aucune manière de contrôler le groupe avec la quantité de personnes qui voulait s'inscrire. Cela laissa un assez grand nombre de personnes mécontentes, particulièrement Cormac McLaggen qui essaya de convaincre Harry, Ginny et Neville qu'il devrait être l'exception à la règle. En fin de compte, Harry a dû rendre muet et attacher McLaggan pour obtenir que le septième année cesse de parler afin qu'Harry puisse sans ménagement lui dire qu'il n'y aurait aucune exception. Le Conseil devait être juste pour tout le monde.

Les réunions de l'AD se tiendraient de nouveau le samedi soir avec des sessions du Conseil le mercredi soir. Le seul changement était qu'il n'y aurait aucune réunion le dimanche matin puisqu'Harry était indisponible. Après une réunion rapide, le Conseil en était venu à la conclusion qu'elle serait probablement utilisée pour que l'AD apprenne quelques mouvements de base d'autodéfense ce qui signifiait qu'Harry et Sirius instruiraient le plus souvent. Des sorts étaient encore couverts pour garder tout le monde éveillé mais le côté moldu de la défense prendrait la plupart du temps des réunions.

Les classes étaient plus exigeantes que jamais. N'importe quelle période de temps libre était passée à faire les devoirs et à la relecture des manuels pour comprendre ce qui était couvert dans la classe. Remus était devenu un sauveteur en traduisant les textes compliqués en des expressions communes tout en continuant de déchiffrer le livre du Prince de sang-mêlé. Sirius se concentrait toujours complètement sur des sorts informulés ce qui était d'un grand secours dans la défense contre les forces du mal, les charmes et la métamorphose. Il ne savait pas comment il aurait survécu aux cours sans la tutelle de Sirius.

Ironiquement, les classes les plus faciles étaient soin aux créatures magiques et Botanique. Hagrid rendait vraiment ses cours intéressants quoiqu'il ait dépensé la moitié du temps à parler d'Aragog. Botanique n'était pas plus facile qu'avant ce n'était pas que la classe avait changé. Ils travaillaient toujours avec des plantes, apprenant leurs propriétés et utilisations dans la société sorcière. Les plantes étaient juste un peu plus dangereuses qu'avant.

Les essais de Quidditch pour l'équipe de Gryffondor étaient programmés pour le samedi suivant à neuf heures du matin. Harry devait remettre son entrainement avec Sirius pour commencer une heure plus tôt bien qu'il soit rapidement devenu notoire que l'esprit d'Harry se concentrait sur les essais. Tant de personnes s'étaient inscrites pour l'équipe qu'Harry craignait qu'ils prennent toute la journée. Ce serait son premier test en tant que capitaine, ce que Viktor lui avait dit était le plus significatif. ' Un capitaine est seulement aussi fort que ses équipiers, ' lui avait dit Viktor. ' Choisit avec sagesse, Harry.'

Quand le moment des essais se rapprochèrent, Sirius abandonna leur entrainement et aida Harry à installer le terrain, et même sélectionna quelques charmes pour empêcher la bruine fraîche et brumeuse de frapper n'importe qui. Harry savait pourquoi l'équipe était si populaire cette année. Ça n'avait rien à voir avec le Quidditch. C'était lui. Hermione l'avait averti à ce propos. Chacun voulait être une partie de quelque chose impliquant Harry Potter. Puisque l'AD était hors de question, le Quidditch était la seule option et c'était ces personnes qu'Harry ne voulait pas dans l'équipe. Il voulait des personnes qui soient sérieuses pour jouer et qui travailleraient dur parce qu'elles voulaient gagner.

Ron et Hermione étaient les premiers à arriver apportant la nouvelle que Stanley Shunpike, conducteur du magicobus, avait été arrêté sur le soupçon d'activité de mangemort. Harry fut stupéfié. Quand Stan l'avait aidé à s'échapper des griffes de Voldemort, le jeune homme pouvait à peine garder son calme quand il croyait qu'Harry était un mangemort. L'idée que Stan étant réellement un mangemort était absurde. A quoi le ministère pensait-il ?

Les étudiants commençaient à se rassembler au stade de Quidditch, forçant Hermione et Sirius à s'assoir dans les gradins. L'assemblée était incroyable. Il y avait des premières années qui ne pouvaient pas rester calme aux septièmes années qui paraissaient joyeux et intimidaient le reste. Jettant un regard, Harry ferma immédiatement ses yeux et laissa sortir ses perceptions des vagues d'émotions l'entourant. Il pouvait clairement sentir nervosité, anxiété, confusion, avec une pointe subtile de la même sensation qu'il avait ressenti lors du banquet d'accueil…engouement. Harry laissa sortir un soupir frustré pendant qu'il se pinçait l'arête du nez. Pourquoi personne ne voyait qu'il avait un travail à faire ?

" Bonjour Gryffondors, "dit Harry en s'adressant au groupe, remarquant que plusieurs des plus jeunes étudiants rirent doucement avec nervosité. " Je dois dire que je suis stupéfié que tellement de gens soient disposés à subir de longues heures d'entrainement laborieux exigés pour devenir un membre de ce groupe. " Les rires idiots s'arrêtèrent et plusieurs personnes gigotèrent nerveusement sur leurs pieds. " Gryffondor a gagné les deux dernières coupes de Quidditch ainsi nous avons une réputation à maintenir. Quiconque estime qu'il ne peut pas donner le dévouement exigé pour être un membre d'une équipe gagnante, je vous propose de partir maintenant. "

Harry ne fut pas étonné quand plusieurs filles plus âgées marchèrent vers les gradins pour rejoindre leurs amis. Il ignora les chuchotements pendant qu'il concentrait son regard fixe sur les étudiants plus jeunes qui avaient ris nerveusement avant.

" Quiconque n'étant pas un membre de la maison de Gryffondor peut également partir, " dit fermement Harry en observant plusieurs groupes de Serdaigles et de Poufsouffles se dirigeant rapidement vers les gradins. Cela laissa un groupe plus maniable à trier. Harry leur demanda de se séparer selon les postes et commença à examiner les capacités de vol. Les premières et deuxièmes années furent rapidement écartées puisqu'ils pouvaient à peine rester sur leurs balais.

Les poursuiveurs furent les premiers. Ça ne prit pas longtemps à Harry pour voir qui avait du talent et qui n'en n'avait pas. Katie Bell était clairement la meilleure suivi de Demelza Robins, de Ginny Weasley et, étonnant, de Dean Thomas. Harry demanda aux quatre de rester tout en écartant le reste. Quelques personnes essayèrent de se plaindre mais avec une chiquenaude de son poignet, Harry eu sa baguette à disposition ce qui fit taire chacun. Personne ne voulait irriter le chef de l'association de défense.

Les batteurs furent les prochains mais aucun d'entre eux n'eut la capacité instinctive que Fred et George avaient. Il était légèrement déçu mais ça aurait pu être pire. En fin de compte, il choisit Jimmy Peakes, Ritchie Coote et Jack Sloper à se joindre aux poursuiveurs. Il passa alors aux attrapeurs. Il n'y eut pas beaucoup de volontaires et aucun d'entre eux ne put repérer le vif. Frustré, Harry se tourna vers les membres déjà choisis et remarqua que Ginny était concentré sur quelque chose près des gradins des Serpentards. Harry regarda lentement et remarqua le vif d'or.

"Ginny, pourquoi n'irais tu pas les dépanner, " dit Harry avec un sourire et riant presque quand le visage de Ginny devint rouge vif. Il écarta les attrapeurs quelques minutes plus tard quand Ginny eut attrapé le vif. Harry fut soudainement heureux d'avoir décidé de faire les essais de cette façon. Ça facilitait tellement sa tache.

Les essais des gardiens furent les derniers. Il y avait maintenant sensiblement plus d'étudiants dans les gradins qu'avant ce qui rendait Harry nerveux. Ron avait toujours eu un problème avec les personnes l'observant mais il n'y avait rien qu'Harry ne puisse faire à ce sujet. Il a envoyé ses quatre poursuiveurs dehors et donna à chaque gardien leur tour pour bloquer cinq pénalités. Aucun des gardiens ne put sauver plus de deux buts chacun excepté Cormac McLaggen qui en sauva quatre, manquant le dernier but complètement ce qui était une surprise mais fut bien accueillie. Au moins Ron avait une chance.

Quand ce fut le tour de Ron, Harry observa, essayant de rester objectif quand il entendit quelqu'un crier, " Bonne chance ! " Il chercha dans les gradins et put à peine cacher sa surprise en voyant que c'était Lavande Brown, pas Hermione. Faisant une note mentale pour demander à Ron plus tard, Harry retourna son attention à Ron qui avait décollé. Ses nerfs étaient surmultipliés pendant qu'il attendait que Ron bloque un… deux… trois… quatre… cinq pénalités. Harry laissa sortir un long soupir de soulagement, se calmant et faisant une autre note mentale pour avoir plus confiance en Ron.

" Ron Weasley et Cormac McLaggan ! " annonça Harry, étonnant chacun. Il ignora les chuchotements et attendit que les neuf personnes choisies s'assoient dans leur section des gradins avant de les rejoindre. " Je suppose que vous vous demandez tous pourquoi j'ai choisi plus de personnes nécessaires que de postes disponibles." Aux signes d'assentiment désireux de tous, Harry continua. " Mon raisonnement est simple. Le Quidditch est un sport dangereux. Les gens se font mal… fréquemment. De cette façon, il y a des remplaçants déjà qualifié pour remplir les places vides. Dean, tu seras le poursuiveur de réserve. Ginny, tu seras l'attrapeuse de réserve. Jack, tu seras le batteur de réserve. Cormac, tu seras le gardiens de réserve."

" C'est réellement une idée plutôt brillante, Harry, " indiqua Katie Bell avec approbation et plusieurs personnes étaient d'accord avec elle.

Du coin de l'œil, Harry pouvait voir que Cormac n'était pas heureux et savait que le septième année avait un égo qui pourrait être un problème.

" Une chose de plus, " dit-il sérieusement. " Nous sommes une équipe. Nous travaillons ensemble, accomplissant nos propres fonctions, pour un objectif commun. Si vous vous ne pouvez pas le supporter, ou supporter les décisions que j'ai prises, je vous conseille de quitter l'équipe. Nous avons beaucoup de travail à faire et il est essentiel que nous fassions ce qui est important pour l'équipe. Je n'hésiterais pas à enlever n'importe qui si je sens que c'est nécessaire. Cette saison ne sera pas amusante si nous nous jetons à la gorge de l'autre. Des questions ? "

Personne ne dit un mot. Harry remarqua que Katie et Ron lui souriait fièrement. Tous les doutes en les capacités d'Harry comme capitaine furent immédiatement bannie au loin.

" Bien " dit Harry avec un signe d'assentiment. " Les entrainements commencent mardi. Je donnerai la liste au professeur McGonagall et si tout va bien nous auront des tenues pour chacun bientôt. Maintenant, allez-vous amuser."

Pendant que l'équipe s'était éloignée, la majorité de la foule s'était dispersé. Hermione se précipita vers Ron, le félicitant pour faire partie de l'équipe, félicitant Harry du travail bien fait. Ron se tenait fièrement, toutes les preuves de sa nervosité passée était parti.

" Je suis juste heureux de ne pas être remplaçant " dit Ron. " Avez-vous vu McLaggan pendant son cinquième tir ? Si je ne le connaissais pas aussi bien, j'aurais dit qu'il était sous sortilège de confusion mais bon." Hermione rougit violemment mais Ron commença immédiatement à parler de ses propres essais dans les grands détails durant tout le chemin de retour au château pour le dîner.

Harry était resté légèrement derrière eux et bientôt il sentit une main rassurante sur son épaule gauche. Sirius se déplaça pendant qu'il marchait près d'Harry et ébouriffa les cheveux hérissé d'Harry légèrement sales.

" Tu as bien travaillé, gamin " dit-il sincèrement. " Ton père aurait été fier de toi." Sirius jeta un rapide coup d'oeil circulaire avant d'envelopper d'un bras les épaules d'Harry et l'attirant contre lui étroitement. " Tu as perçu quelque chose, n'est-ce pas ? "

Hochant la tête, Harry se pencha dans une étreinte forte.

" Je déteste vraiment ça " admit-il. " Ce n'est pas arrivé aux capitaines des autres maisons."

Sirius soupira.

" Le prix que tu payes d'être l'hériter du regard de ton père et des yeux de ta mère " dit-il avec sympathie, entraînant un air renfrogné d'Harry envers lui. "Quoi ? Je suis juste honnête. Si tu ne me crois pas tu peux juste demander à un certain groupe de filles de quatrième année… "

Le regard d'Harry se rétréci alors qu'il s'éloignait de Sirius.

" Tu es cruel, tu sais ? " demanda-t-il en grimaçant. " Peut-être devrais-je contacter Rita Skeeter."

Les yeux de Sirius s'élargirent alors qu'il pâlit fortement. C'était certainement un coup bas. Le journaliste de ' La gazette du Sorcier' n'avait fait aucun effort pour cacher son attraction envers Sirius lors du dernier trimestre, quelque chose qui donnait toujours des cauchemars à Sirius. La seule bonne chose qui était ressortie de la situation était que cette Rita s'était abstenue d'écrire la moitié des déchets qu'elle aurait pu avoir au sujet d'Harry dans l'espoir que Sirius la remarquerait. Il la remarqua, mais pas de la manière qu'elle avait espérée.

" Tu ne vas jamais me laisser tranquille avec ça, n'est-ce pas ? " demanda Sirius. " Ce n'est pas ma faute-"

" - exactement, " interrompit Harry pendant qu'il croisait les bras devant sa poitrine. Il savait que Sirius le taquinait juste et savait mieux comment prendre l'homme au sérieux mais ça ne voulait pas dire qu'Harry devait aimer ça. Renvoyer la taquinerie vers Sirius était vraiment la seule manière de le faire taire. Ce temps n'était pas différent. Sirius regarda fixement Harry pendant un instant avant de plaquer sa main contre son visage et hocha la tête au commentaire d'Harry. Ensemble, ils entrèrent dans le château où Ron et Hermione furent rejoints par Harry à la table des Gryffondors tandis que Sirius s'installait à la table principale.

Regardant la rangée des professeurs, Harry remarqua que la chaise de Dumbledore était vide comme ça avait été le cas durant presque une semaine. Rien n'avait été annoncé bien qu'Harry doutait que quoique ce soit serait fait. Les enfants des mangemorts reconnus vivaient toujours à Poudlard et indiquer n'importe quelle sorte de faiblesse à propos de Dumbledore serait surement rappoté à Voldemort. Il était probablement mieux de maintenir la mentalité ' pas de nouvelles, bonne nouvelle'. Après tout, Sirius et Remus le préviendraient si quelque chose n'allait pas. Ou Sirius me retirerait et me ramènerait à la maison.

Harry n'allait pas se mentir à lui-même en pensant que tout était normal que ce soit à l'intérieur des murs de Poudlard ou à l'extérieur. C'était une période dangereuse et ça ne prendrait pas longtemps avant que le conseil supérieur ne passe une mention pour fermer Poudlard jusqu'à ce que la guerre soit terminée. Harry inconsciemment faisait courir son pouce sur l'anneau du Phoenix de sa main droite. Il portait actuellement tant de précautions mais qu'en était-il des autres ? Qu'avaient-ils afin de les protéger ?

Alors que le déjeuner prenait fin, Harry resta avec Ron et Hermione pendant un long après-midi de devoir dans la bibliothèque. Ils se dépêchèrent aux portes pour dépasser la foule pour être seulement bloquer par le professeur Slughorn souriant. Harry écrasa un gémissement pendant qu'il se mordait la joue pour s'empêcher de formuler un commentaire sarcastique. Slughorn était presque aussi mauvais que les filles de quatrième année. Elles ne s'intéressaient seulement qu'au 'Garçon qui a survécu' pas Harry.

" Justement l'homme que je voulais voir ! " hurla le professeur Slughorn joyeusement. " Harry, j'espérais que vous pourriez me rejoindre pour agréable dîner dans mes appartements ce soir. Il y aura quelques étoiles montantes présentes. McLaggen et Zabini ont déjà accepté de venir avec Melinda Bobbin. Elle possède une grande chaîne d'apothicaires et j'espère également que Mlle Granger se joindra également à nous."

" Oh, je suis terriblement désolé, monsieur, " répondit Harry en s'excusant même s'il ne sentit tout sauf désolé. Il était soudainement heureux d'avoir un emploi du temps chargé. " L'AD se réunit les samedis soir et nous ne pouvons vraiment pas remettre à plus tard. En outre, Je ne suis pas autorisé à aller à toutes réceptions sans l'approbation de Sirius et de Remus. Ils sont extrêmement protecteur avec tout ce qui s'est passé."

Le sourire de Slughorn retomba immédiatement et sa stature entière se transforma de fierté à défaite.

" Oh, c'est vraiment dommage, " dit-il sincèrement. " J'avais compté sur vous, Harry. Vous auriez rendu cette soirée plus intéressante." Slughorn força un sourire sur son visage pendant qu'il tapotait Harry sur l'épaule. "Ne vous inquiétez pas, mon cher garçon. J'en parlerai à vos gardiens. Je suis sûr qu'ils verront qu'il n'y a rien à s'inquiéter dans ces événements. Je pourrais même les inviter à se joindre nous. Après tout, il n'y a personne dans les environs qui ne connait pas l'histoire de Sirius Black." Il partit rapidement avant que quoique ce soit puisse être dit.

Harry fit courir une main dans ses cheveux pendant qu'il laissait sortir un soupir frustré. Il n'avait jamais pensé que le jour où le professeur Snape lui manquerait pour enseigner les potions viendrait. Il détestait comment le professeur Slughorn aimait s'entourer avec des personnes d'influence pour augmenter sa valeur personnelle. Il détestait que professeur Slughorn ne le voit pas plus qu'un trophée à faire parader. Slughorn était exactement comme Scrimgeour. Ni l'un ni l'autre ne s'inquiétaient de ce qu'Harry voulait tant qu'ils obtenaient ce qu'ils voulaient.

Harry, Ron et Hermione étaient les premiers à arriver à la salle sur demande cette nuit-là suivit de près par le Conseil. Le plancher était couvert d'une surface matelassée afin d'empêcher n'importe qui de se blesser. Les sacs de boxe pendaient au plafond dans les quatre coins avec à proximité des étagères remplies de matériels de boxe. Il y avait des coffres d'approvisionnements comprenant de la mousse protectrice qui pouvait être attachée à la poitrine, aux bras et aux jambes. Harry doutait qu'ils aient besoin de ça ce soir. Très peu de personnes dans l'AD savaient quelque chose sur la défense moldu.

Pendant que le reste des membres de l'AD arrivaient, Harry remarqua que tout le monde était habillé dans des vêtements sport, désireux de commencer à apprendre une once de ce qu'Harry pouvait faire. Ginny et Neville avaient été également acculés par Slughorn et soulagés qu'ils aient une raison de manquer la fête. Ron avait été plutôt calme même avant que Slughorn ne remarque Harry et Hermione, hargneux à chaque fois que Slughorn était mentionné. La jalousie de Ron sortait tellement fortement que Harry ne pouvait pas l'ignorer aussi fort qu'il l'aurait voulu.

Sirius était le dernier à arriver avec une grimace sur son visage mais il n'était pas seul. Le suivant dans la salle sur demande souriante, Tonks d'une chevelure pourpre, qui courrait vers Harry et le tirait dans une étreinte écrasante.

" Oh ! " hurla-t-elle d'excitation pendant qu'elle s'écartait et souriait à Harry. " Quelqu'un veut faire du muscle. Envie d'impressionner une certaine fille chanceuse, quelle est la petite chanceuse? "

" Tonks ! " cria d'embarras Harry pendant que plusieurs personnes ricanaient. Il regarda Sirius pour avoir de l'aide et vit que son parrain essayait difficilement de ne pas rire.

Tonks fit un clin d'œil à Harry et ébouriffa ses cheveux.

" C'est juste une taquinerie, Harry, " répondit-elle gaiement alors qu'elle sortait sa baguette et la fit tournoyer entre ses doigts. Sirius se racla la gorge et se déplaça au centre de la salle.

" Très bien, commençons, " dit-il fermement pendant que tout le monde se retournait pour lui faire face. " Ce que vous apprendrez est une occasion de vous améliorer en duel. Nous allons commencer ce soir avec une démonstration. Maintenant, je sais que vous tous vous vous rendez compte du style d'Harry en duel. C'est extrêmement physique, loin de ce que vous apprendriez en salle de classe. Harry, Tonks, rejoignez moi s'il vous plat."

Harry pouvait déjà voir où ceci allait mener pendant qu'il marchait avec Tonks vers le centre de la salle. Tonks n'était pas une duelliste physique, du moins pas dans le même aspect qu'Harry l'était. Elle comptait fortement sur les sorts et les apparitions, utilisant la défense physique s'il n'y avait aucune autre option. Elle représentait la sorcière ou le sorcier typique qui croyait que la magie était la méthode la plus civilisée de combat, y compris le ministère et le conseil supérieur.

" Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas Tonks, " continua Sirius. " C'est ma cousine et une Auror qualifiée qui est d'accord pour faire un duel amical avec Harry. Tout le monde se rapprochent des murs ainsi je peux lancer quelques sortilèges de protection." Chacun se déplaça rapidement et attendit que Sirius bouge sa baguette magique plusieurs fois. " Voilà " dit-il fièrement. " Maintenant, Harry et Tonks, prenez positions." Harry et Tonks s'éloignèrent chacun de dix pas l'un l'autre, se retournèrent pour se faire face. " Baguettes prête, " informa Sirius. Avec une chiquenaude du poignet, Harry eut sa baguette à disposition pendant qu'il pliait les genoux et replaçait ses pieds ainsi il était prêt à se déplacer au moment du lancement. " C'est pour l'amusement vous deux, " averti Sirius. "Tonks, n'utilise pas quelque chose de trop embarrassant et Harry, ne fait rien qui exigera une visite chez Poppy… commencez ! "

Avec une chiquenaude de sa baguette, Tonks envoya le premier charme rapidement vers Harry, qui se concentra immédiatement sur un charme de protection pendant qu'il effleurait sa baguette et se retournait pour éviter encore deux charmes qui courraient vers lui. Harry trouva rapidement son rythme. Chacun de ses sens était en alerte pendant qu'il esquivait, éloignait, renvoyait et bloquait les sorts de Tonk. Il était parvenu à la frapper avec un sort de chatouille et Tonks était parvenu à stopper le sort avec succès, ce qui aurait été désastreux pour Harry s'il n'avait pas réagi rapidement en se jetant à terre et en esquivant les charmes approchants.

Harry diminuait lentement la distance entre eux ce qui voulait dire que ses réactions devaient être plus rapides et plus précises. La sueur coulait de son front, piquant ses yeux mais il ne pouvait pas prendre le temps de l'essuyer. Casser sa concentration serait suffisant pour lui coûter le duel. Bloquer… un pas en avant… un tour… un pas en arrière… sur un genou… un grand pas en avant tout en tournant et lançant un sort de jambe en coton … bloquer… un pas à droite… un sort de bloque-jambe … deux pas en avant… juste un peu plus… saut et torsion à gauche … charme de désarmement … un pas plus proche… c'est ma chance.

Sautant vers le haut, Harry se tourna pendant qu'il lançait sa jambe juste au moment où Tonks envoyait un charme de désarmement. La baguette d'Harry s'envola pendant que la baguette de Tonk s'envolait suite au coup de pied hors de sa main. Il appela sa baguette et la sentit dans sa main un moment plus tard. Atterrissant fermement au sol, Harry bloqua Tonks dans un sort de blocage avant qu'elle ait même su qu'il avait sa baguette magique. Le silence rempli salle pendant qu'Harry se tenait avec sa baguette dirigée toujours vers Tonks.

" Bien joué, Harry ! " cria Sirius heureux alors puis regarda directement vers Tonks pendant qu'il effleurait sa baguette et la libérait. " Il semble qu'il ait gagné."

Tonks roula des yeux d'ennui pendant qu'elle reprenait sa baguette magique.

" Oui, Sirius, " dit-elle à contrecœur. " Tu as gagné le pari. Peux-tu être encore plus gamin ? "

Sirius y réfléchit un instant alors qu'il tapait son doigt contre ses lèvres.

" Oui, je peux, " dit-il sérieusement alors qu'il dirigeait sa baguette magique vers elle. " Devrions-nous voir combien je peux être gamin ? " Tonks leva les mains en signe de reddition. Sirius inclina la tête et retourna son attention vers les étudiants. " Maintenant, je sais que ce qu'Harry a fait, semble intimidant et je ne m'attends pas à ce que n'importe lequel d'entre vous atteigne ce niveau rapidement. Harry s'est entraîné pendant trois années et il apprend toujours. Nous couvrirons juste les bases."

Harry pourrait sentir la déception courir dans la salle ce qui l'étonnait. Qu'est ce que ces personnes espéraient ? Est-ce qu'ils croyaient vraiment que l'étude pour se défendre physiquement était aussi simple qu'apprendre un charme simple ? Ils ne m'ont jamais vu en train de m'entraîner véritablement ainsi ils ne savent pas combien d'heure j'y ai passé. Ils ne voient juste que les résultats.

" Très bien, maintenant pour l'amusement ! " indiqua Sirius gaiement. " Chacun trouve une zone très ouverte dans la pièce." Il se tourna vers Harry et Tonks et fronça les sourcils. " Vous deux pouvez prendre une pause. Vous semblez en avoir besoin, particulièrement toi Harry. Tu as eu une journée extrêmement longue."

Harry donna à Sirius un faux salut militaire avant de suivre Tonks dans un coin éloigné de la salle où un divan confortable était apparu. Tonks accrocha immédiatement son bras autour d'Harry et s'abaissa avec lui, entraînant presque Harry sur le plancher. Une fois qu'ils furent confortablement installées, Tonks poussa Harry du coude par espièglerie avant de demander.

" Alors comment ça va, Harry ? Sirius m'a parlé des essais de Quidditch, de l'entraînement et des leçons supplémentaires en plus de tes cours. Ça me semble assez exigeant si tu me le demandes."

Haussant les épaules, Harry observa comment Sirius commençait à couvrir des positions défensives.

" Je savais que cette année serait dure, " répondit-il sincèrement. " Je serais probablement perdu s'il n'y avait pas Sirius et Remus. Leur punition s'est transformée réellement en bénédiction. Ceux sont les gens qui rendent ça difficile."

Tonks grimaça.

" Les gens le font pour toi " dit-elle franchement. " Ils peuvent être essentiellement des égoïstes qui ne s'inquiètent pas de qui ils ont blessé sur leur chemin vers la renommée et la fortune."

Harry la regarda fixement avec les sourcils soulevés. C'était la dernière chose qu'il pensait entendre venant de Tonks que de toutes autres personnes. Elle était toujours si optimiste au sujet de chaque situation dans lesquelles elle s'était trouvée. " Tu parles d'expérience ? " demanda Harry en passant.

Tonks regarda Harry pendant un instant avant de hausser les épaules.

" Dans mon travail, tu rencontres beaucoup de personnes et ils ne sont pas tous du type que vous ramèneriez à la maison, " dit-elle honnêtement donnant à Harry un demi-sourire. " Mais je suppose que tu ne m'en dira pas beaucoup plus parce que la plupart des personnes pourraient dire pareil de moi… et Sirius… et Remus….wouah. Tu as vraiment une sale famille."

Harry grimaça. " Et je ne voudrais pas qu'il en soit autrement " dit-il avec sincérité.

A suivre…