Hop un nouveau chap! (va falloir que je me replonge dans mes dossiers moi si je continu a se rythme xd) Merci Beaucoup a Lumoonwalker et Lyschan pour leurs reviews.
Maraudeurs sous pression
« Tu as fait quoi ? » S'exclama James en se dirigeant vers la sortie de la salle commune. « Sirius, tu es complètement stupide ? Non ne réponds pas ! Va prévenir madame Pomfresh. Et espère qu'il ne soit pas trop tard ! » Continua-t-il en direction de son ami qui avait l'air surpris par sa réaction. Il s'attendait sans doute à ce qu'il saute de joie en apprenant ce qu'il avait fait. Parfois Sirius l'étonnait par sa stupidité.
« Ça lui apprendra à mettre son gros nez gras dans nos affaires ! » Répliqua Sirius alors que James était déjà loin. Ne comprenant pas quel était le problème, ou ne voulant pas le voir, il se dirigea malgré tout en direction de l'infirmerie, mais avec mauvaise grâce.
Peu après, James arriva en vue du saule cogneur, dramatiquement immobile au lieu de son état d'agitation habituel. Ne perdant pas de temps à réfléchir à sa prochaine action, il se faufila dans le trou entre les racines de l'arbre. Juste à temps car déjà, celui-ci se remettait à bouger. Le signe du saule immobile annonçait malgré tout une bonne nouvelle : il avait été immobilisé très récemment, James avait donc une chance d'arriver à temps.
Pour une fois que sa petite stature se révélait pratique, l'héritier Potter se faufila dans le passage étroit et bas de plafond sans problèmes. Mais le temps manquait, il devait aller plus vite ! Apres avoir hésité un instant, il se transforma en l'immense cerf qu'était sa forme animagus. Prongs parcourut le long tunnel le plus vite qu'il pouvait se le permettre, ignorant les bouts de terre qu'il arrachait aux parois avec ses bois. Bientôt une silhouette se devina devant lui alors qu'une porte s'était dessiner au bout du tunnel.
Se retransformant rapidement, il ne pouvait pas risquer que Snape apprenne pour les animagi, malgré le danger de confronté Moony sous forme humaine, James couru les derniers mètres qui le séparait du bout du couloir. Merlin, pourvu qu'il ne soit pas trop tard ! Pensa-t-il en essayant de ne pas trébucher à cause du sol inégal.
Des cris de douleur familiers se firent entendre alors que la porte s'ouvrait. Sans plus réfléchir aux risques, James se précipita pour bloquer le chemin désormais libre entre Remus et l'intrus. Il repoussa sans ménagement le Serpentard avant de refermer la porte juste sous le museau de Moony.
« Espèce d'idiot ! Depuis quand tu écoutes ce qu'on te dit de faire, Servilus ! » S'exclama James sous le coup de la colère et de la peur. Surtout de la peur. Avait-il eu le temps de voir Moony ? Avait-il compris que c'était Remus ?
« M. Black, expliquez-moi quelle folie vous a fait penser qu'une telle action était une bonne idée ? Vous savez que j'ai un sens de l'humour très développé mais même moi, je ne vois pas le moindre élément amusant dans les évènements de la soirée. » Commença Albus Dumbledore en portant un regard trahissant sa déception sur le jeune Sirius.
Celui-ci, après avoir prévenu l'infirmière, avait dû attendre le directeur dans son bureau suivant l'ordre d'une madame Pomfresh furibonde. Il ne voyait pas encore vraiment comment une simple phrase déclarée sans vraiment réfléchir l'avait amené à tous ses évènements.
« A l'heure actuelle, par votre seule action, M. Snape se trouve à l'infirmerie après avoir eu sans doute la peur de sa vie. Si M. Potter n'avait pas réagi avec autant de célérité, j'ai bien peur que vous ne soyez, en ce moment même, dans une cellule du Département de la Justice Magique, attendant votre procès pour meurtre. Je n'ai pas besoin de vous parler de ce qui pourrait arriver à votre ami Remus. » Continua le Directeur face au silence du jeune homme.
« Vous serez en détenue tous les soirs jusqu'à la fin de l'année. Et à la moindre incartade, je n'ai pas besoin de vous préciser que c'est votre présence même au sein de l'école qui sera remise en question. » Déclara finalement le directeur en comprenant qu'il ne recevrait pas d'explications de la part du jeune homme.
Il observa d'un air songeur le Gryffondor se lever de sa place et se diriger vers la sortie. Que pouvait-il bien se passer dans cet esprit inhabituellement fermé à toute intrusion ?
« Sirius, votre comportement ce soir me déçoit profondément. J'avais espéré que vous aviez définitivement fait une croix sur la sombre influence de votre famille. » Soupira-t-il dans un murmure alors que le concerné s'apprêtait à passer la porte du bureau.
La seule réaction de Sirius fut de lui lancer un regard aussi noir que la réputation des Black, avant de sortir en prenant soin de claquer la porte derrière lui.
«Rem's ! Attends !» Entendit Remus alors qu'il passait en coup de vent dans la Salle Commune presque déserte à cette heure plus que tardive. Ignorant cette demande, il continua en direction de son dortoir.
«Rem's ! Laisse-moi m'expliquer ! Allez Moony...»
Chaque mot prononcé ne faisait que renforcer la crispation de sa mâchoire. Il ne voulait qu'une chose : s'enfermer dans la pseudo-intimité de son lit à baldaquin et attendre que les derniers jours se transforment en simple rêve. Les deux jours dans l'infirmerie n'avaient...
«Remus ! Ecoute... Je suis désolé, j'ai été stu...»
«Désolé ? C'est bien le problème : tu es toujours désolé, Sirius ! Mais c'est trop facile d'être désolé après coup !» répliqua Remus en se tournant finalement vers l'intéressé.
«Rem's... Tu me connais, je suis complètement débile parfois !» Plaida Sirius.
«Tu appelles ce que tu as fait "être débile" ? Non, tu n'as pas le droit de tout minimiser ainsi ! Lancer un sort de glue perpétuelle pour fixer une crotte de nez sur la gargouille du Directeur s'était débile. Ce que tu as fait jeudi soir ? C'était... juste cruel.» Répliqua Remus en faisant les cent pas entre son lit et celui de Peter.
«Je pensais que tu tenais plus à moi que ça...» Ajouta-t-il à mi-voix.
«Remy, non, je... j'ai juste... pas réfléchi avant d'ouvrir ma grande gueule...» tenta faiblement Sirius avant de marmonner pour lui-même : «Et puis Servilus avait bien mérité une petite frayeur, à force de laisser traîner ses oreilles partout»
Lançant un regard noir à son ami qui ne semblait toujours pas réaliser la portée de ses actes, Remus s'effondra sur son lit. D'un mouvement brusque, ignorant totalement ses blessures récentes, il enleva la robe qu'il avait négligemment enfilée par-dessus son pyjama en quittant l'infirmerie. Rapidement suivi par le haut de celui-ci.
«Sirius, tu sais ce que cette cicatrice signifie ?» Demanda-t-il en désignant celle qui marquait son épaule et une partie de son cou.
«C'est... l'endroit où Greyback t'a mordu...»" Répondit Sirius, n'osant qu'à moitié poser son regard sur l'objet de la discussion. Malgré tous ses torts du moment, il semblait se souvenir à quel point Remus détestait montrer son corps ainsi marqué.
«Sa signification, Sirius. Je sais très bien ce qu'est cette cicatrice, j'étais conscient quand je l'ai reçue, je te rappelle.»
«Si tu t'attends à ce que je dise qu'elle signifie que tu es un monstre, tu peux encore attendre longtemps !» S'énerva Sirius en passant totalement à côté d'où voulait en venir Remus.
«Qu'importe ce que tu en penses, elle signifie que je suis un loup-garou, un monstre, et que je dois être traité comme tel.» Expliqua le châtain avant de remettre son pyjama en place.
«Si "Servilus" comme tu te plais à l'appeler, décide de raconter sa petite aventure nocturne, ce n'est pas l'expulsion de Poudlard qui m'attend. Non, juste la hache du bourreau affecté au Département des Créatures Magiques.» Termina-t-il avant de tirer les tentures de son lit, s'isolant enfin.
Il ne vit ni le regard rempli d'horreur de Sirius, ni l'unique larme qui s'échappait des yeux gris alors que l'héritier Black réalisait enfin qu'il aurait pu condamner l'un de ses meilleurs amis, son petit ami - il n'arrivait pas encore vraiment à y croire -, juste pour une stupide rivalité d'écoliers.
Sirius s'était installé au bord du lac, la pente de la rive remontant vers le château le cachant à moitié de ceux qui pourraient le rechercher. Il n'avait pas la tête à discuter et à encore se faire réprimander. C'était la fin des vacances de Paques et bientôt tous les élèves verraient l'immense perte de points que sa stupidité avait provoquée.
Mettant la main dans le sac en papier qu'il avait posé à côté de lui, Sirius lança une poignée de morceaux de pain sec dans les eaux du lac. Rapidement, un tentacule brisa la surface pour s'emparer du festin offert.
« Toi, au moins, tu ne me détestes pas. » Se consola Sirius alors que le haut de la tête du Calamar Géant faisait son apparition. Bientôt, il dut se battre pour garder le contrôle du sac contre les tentacules du monstre gourmand.
Quelques minutes plus tard, alors que son grand ami dégustait son casse-croûte, l'esprit de Sirius revint sur le parchemin qui n'avait pas quitté son poing serré depuis la distribution du courrier ce matin-là. Il avait lu cette lettre tellement de fois dans les dernières heures que Sirius n'avait plus besoin de poser les yeux dessus pour y voir l'écriture de son père. Les phrases faussement polies d'Orion Black étaient comme imprimées sur sa rétine.
« Ton absence pendant les vacances de Paques n'a pas été appréciée par notre hôte. »
Ah ! Comme s'il s'attendait à autre chose. C'est sûr qu'il avait dû passer un mauvais moment à expliquer au Mage Noir l'absence de son futur laquais ! Sirius ne pouvait s'empêcher d'imaginer le visage bien embarrassé de ses parents face à cette situation. Oh bien sûr, il savait, en choisissant de désobéir et de rester à Poudlard, qu'il ne faisait que retarder l'inévitable, tout en attisant la haine qui régnait au sein de la famille. Mais Sirius avait de la peine à s'en soucier.
« Quand arrêteras-tu de nous mettre dans l'embarras ? »
Hum, qu'il réfléchisse... Jamais ? Sirius ne connaissait guère de choses plus satisfaisantes que d'embarrasser ses parents, après tout. A part embarrasser Servilus, à la limite, mais pour le moment il essayait de ne pas penser à celui-ci.
« Tu finiras par faire ce que l'on te dit, que tu le veuilles ou non. »
Encore une fois, Sirius n'avait qu'une réponse pour ce passage de la lettre : jamais. Jamais il ne ferait ce que sa famille de mages noirs en puissance voudrait. Jamais il ne se laisserait commander par eux, comme un petit soldat de plomb. Il était indépendant et il tenait à le rester.
Sirius commençait à se replonger dans ses idées noires, serrant et desserrant sa main autour du parchemin qui allait bientôt finir déchiré en mille morceaux, quand soudain un jet d'eau éclaboussa son visage.
« Ahhh ! » s'écria-t-il de surprise avant de tomber en arrière. Le sac contenant le reste du pain sec en profita pour s'envoler en direction du lac, aidé par un tentacule.
«Pourquoi tu as fait ça? Espèce de traitre! Ventre sur patte!» S'exclama Sirius en direction du Calamar Géant, en se relevant. Celui-ci se contenta de savourer son butin, ses tentacules ondulant dans l'eau. Il avait étrangement l'air satisfait de lui-même, comme s'il avait réussi une mission savamment planifiée.
« Des soucis de couple, Siri ? » S'amusa une nouvelle voix, faisant sursauter le concerné. «Je te laisse 2 semaines et tu mets tout le château en émoi ! »
« Peter ! Le train est déjà arrivé ? » S'étonna Sirius en se tournant vers Peter qui descendait la rive glissant jusqu'à le rejoindre dans son petit sanctuaire. Intérieurement, Sirius s'étonnait du soulagement qu'il éprouvait en présence du né-moldu. Enfin quelqu'un qui n'avait pas été témoin de sa stupidité !
« Non, je suis venu à dos d'hippogriffe ! Bien sûr que le Poudlard Express est déjà arrivé ! Il est presque l'heure du souper, Padfoot ! » S'agaça légèrement Peter avant de s'assoir auprès de Sirius. Il jeta un bout de pain qui était tombé dans l'herbe, en direction du Calamar Géant en guise de salutation avant de se retourner vers l'objet de sa visite au bord du lac. « Ça fait deux heures que je te cherche partout, il faut vraiment qu'on avance la Carte d'ailleurs. J'ai déjà vu James et Remus dans la Salle Commune. Et mon petit doigt me dit qu'il s'est passé quelque chose pendant mon absence. » Expliqua-t-il avant de froncer les sourcils en voyant l'air fermé qu'avait pris Sirius à l'évocation de leurs amis.
« Okay... Tu m'expliques ce qu'il s'est passé ou tu continues de bouder dans ton coin ? Belle cachette d'ailleurs. » Ajouta-t-il en voyant qu'il ne semblait pas vouloir répondre à ses interrogations silencieuses.
« Ca ne doit pas être des plus confortables, le vol à dos d'hippogriffe », commenta simplement Sirius en tentant de faire diversion. Bien sûr que Peter allait finir par être au courant. Il était stupide de ne pas y avoir pensé ! Et en plus, c'était lui qui allait devoir tout lui expliquer ? Mais il avait fâché qui, à la fin ? A part son père et tous ses ancêtres, bien sûr.
« J'ai été un parfait idiot sans cervelle. » Finit-il par avouer face au regard de plus en plus sombre de Peter. Que pouvait-il arriver de pire après tout ? Il avait déjà perdu l'amitié de James et Remus après tout. Rem's...
« Tu es un parfait idiot sans cervelle 3 jours par semaine, Padfoot, rien de nouveau là-dedans. » S'amusa Peter avant de reprendre son sérieux en voyant l'air de plus en plus sombre de l'héritier Black. « Quoi que tu aies fait, je suis sûr que ça peut s'arranger, Pad'. Mais si tu ne me l'expliques pas, je ne peux pas t'aider. » Tenta-t-il en espérant l'encourager à enfin raconter ce qu'il s'était passé pendant les vacances. Peter avait bien tenté de tirer les vers du nez de James, mais celui-ci semblait encore trop en colère face aux évènements pour être subjectif. Et Remus était étrangement silencieux. Il n'avait qu'avouer que Sirius avait fait une erreur monumentale.
« J'ai... J'ai dit à Snape comment entrer sous le Saule Cogneur. » Finit par murmurer Sirius en fixant son poing duquel dépassait toujours la lettre de son père. S'il pouvait se concentrer sur la colère qu'il éprouvait envers celui-ci, peut-être que l'amère douleur qu'il ressentait en pensant à son action serait un peu moins présente ?
Quel était le compliment suivant dans la lettre ? Ah oui, c'était le tour de ses «enfantillages» !
« Tes enfantillages doivent cesser avant que tu ne déshonores définitivement la Maison des Black. »
Humpf, déshonorer la maison des Black... Encore fallait-il qu'elle ait un honneur pour commencer.
« Sirius ? » Appela Peter en essayant de capter son attention. Il semblait s'être perdu dans ses pensées après avoir lâché cette véritable bombe. Cette simple phrase expliquait bien des choses, Peter n'avait même pas besoin des détails. Sirius avait vraiment réussi à mettre tout le groupe dans une position difficile et désormais il fallait trouver un moyen pour continuer d'avancer.
Et bien sûr, qui allait devoir réparer les pots cassés ?
Voila voila, j'espère que vous avez aimer ma façon de traiter cet événement important! (et ceux qui espérait plus de Sevy, j'ai toujours un point de vue Serpy a écrire, j'oublie pas ^^'' )
Merci d'avoir lu et une petite review please? *.*
