Disclaimer : certains personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de RTD et la BBC. Je ne fais que jouer avec.

Béta : Arianrhod

NB : Histoire qui débute après Children of Earth, saison 3 de Torchwood. Il s'agit de la suite d'Entropia et dans la peau de Jack (prologue), que vous trouverez sur mon profil.


Chapitre 11

les examens d'Anto


Anto dormit jusqu'au moment où William et Johnson revinrent de leur ronde en ville. Il fut réveillé par une bonne odeur de café qui lui chatouillait agréablement le nez. Il cligna des yeux et vit se promener devant lui une tasse. Il tendit la main et happa la porcelaine blanche.

Il se redressa et vit le géant noir accroupi à ses côtés. Il se trouvait dans le coin repos, allongé sur un lit qui sentait le désinfectant. Il regarda Will sans comprendre.

- Je t'ai seulement couché, n'aie pas peur, dit William avec un large sourire, tu t'es endormi devant mon ordinateur.

- Désolé, murmura Anto en se redressant, hé, il est bon. Je croyais que vous n'en aviez pas.

- Il y en a chez Starbucks, Ellis m'a dit que tu étais un fan de café. Je te l'ai seulement versé dans une tasse.

- Starbucks, connais pas.

- ça viendra, allez debout et un peu de courage. Ellis n'en peut plus. Il veut absolument terminer tes examens, apparemment analyser ton sang pour la troisième fois n'a pas suffi à le calmer.

- ça c'est parce qu'il aime me voir nu.

- ouais, certainement quand tu te seras remplumé, parce que là, ce n'est pas beau. Juste triste.

Anto leva un sourcil mortifié, Will sourit désolé.

Ellis l'attendait en trépignant, le café ne valait rien à l'homoncule, qui s'agitait devant sa paillasse. Anto s'étira lentement avant de s'asseoir sur le lit d'examen, puis s'allonger. Il prit son temps, agaçant le médecin.

- Je devrais peut-être manger avant, supputa-t-il, en ouvrant de grands yeux innocents. Ça ne prendra pas longtemps.

- haha, très drôle, mais c'est que tu es comique lorsque tu es reposé.

- J'avais besoin de recharger mes batteries, c'est tout, dit-il avec un regard sombre.

Ellis prit en compte l'avertissement, il ne voulait pas entendre parler de son émotion en rencontrant Rhiannon.

- Sans doute, mais je n'arrive pas à m'expliquer cet épuisement. Ce n'est pas normal. Bon, je commence par une bonne nouvelle, tu n'es pas enceint.

Anto cligna des yeux, il avait un sens de l'humour particulier, celui-ci.

- Excuse-moi, c'est à force de m'occuper de Gwen. Au moins, tu n'as pas à te préoccuper de tes chevilles, de ton tour de hanche ou de ton humeur fluctuante. Bon, la mauvaise, tu as un déséquilibre hormonal conséquent, qui évidemment n'a rien à voir avec la grossesse. Tu as des protéines protéases étranges. Je n'ai jamais vu cela. J'ai besoin d'en savoir plus. Mais j'ai une autre bonne nouvelle, tu es vivant.

- Ah oui, tant mieux, parce que là, je commençais à me croire à l'article de la mort.

- non, tu es vivant, mais mon scanner montre une grave transformation de ton ADN. Je ne sais pas ce que tu as subi exactement mais cela a laissé des séquelles. Je ne sais pas si seul le repos suffira. Tu es trop maigre, dit-il en lui pinçant le bras, il va falloir que tu reprennes un entraînement physique, tu as perdu trop de muscle et trop rapidement.

- Je sais, mon cher parasite n'a pas bien pris soin de mon corps. Mais cette anomalie chromosomique, je l'avais avant qu'il arrive, depuis que je suis revenu d'ici, la première fois.

- ah... ton parasite a laissé des traces, c'est sûr, continua Ellis, sans l'écouter. Ton corps est épuisé, tu ne tiens que par les nerfs. Mais parlons un peu, ressens-tu certaines choses ?

- Essayes-tu de jouer au psy avec moi ?

- je vois que tu as lu tout mon cv, étonnant, non ? Mais nous je ne parlais pas psychologiquement. J'ai suivi votre conversation hier et je t'observe depuis ce matin. Donc, je sais que ce n'a pas été facile pour toi. Tu souffres de syndromes post-traumatiques à cause de la mort de ton équipe. Ce qui est normal. Mais je parlais plutôt du plan physiologique. Que ressens-tu ?

Ellis pencha la tête de côté, ses cheveux hérissés autour de sa tête comme un pissenlit noir agrandissait son visage. Il darda ses yeux curieux dans les siens. Anto remarqua à nouveau les lentilles de contact. Tout ce qu'il montrait de lui était intentionnel.

Il avait beau avoir l'air bizarre, comme une sauterelle sautillante. Il ne put s'empêcher de le trouver étrangement efficace, digne de confiance.

- Ce que je ressens ? Ok. J'ai froid, tout le temps froid, glacé de l'intérieur, la peau pourtant bouillante. Je sens des fourmillements sous ma peau, comme des aiguilles de glace.

- OK, dit le médecin en le notant.

- Les jambes, ma jambe droite surtout, mon épaule.

- C'est curieux, je ne sens rien à la palpation, dit Ellis en le touchant, pas de grosseur, pas de nodule, y'a quand même quelque chose de bizarre. Retire ta combi.

- Encore ? Je vais finir par croire que tu le fais exprès.

- bien sûr que non, fit le petit homme, encore que je ne répugne pas à contempler les beaux spécimens. Encore que Bébé soit le clou de ma collection. Ne t'avise pas de lui faire du mal, murmura-t-il, je pourrais te tuer.

Anto ne bougea pas d'un pouce, il ne se moqua pas, ce qui plut à Ellis.

- je plaisante, je ne ferais pas de mal à une mouche. Enfin, pas de mes mains. Mais tu pourras le caresser tout à l'heure, tu verras, c'est tout doux, les écailles. A poil mais tu peux garder tes sous-vêtements. Pour le moment.

Anto s'exécuta. Le médecin était curieux mais il valait mieux lui obéir. Il s'empara d'un thermomètre frontal et le posa sur la cuisse d'Anto.

- 35°, pas normal.

Il posa le thermomètre sur la peau du dos.

- 37,1 ° normal.

Il posa l'objet sur un tatouage inachevé.

- 34°, il te manque la fin ? 35° sous le fessier.

- Longue histoire.

- T'es vraiment pas normal. Il faut que tu passes un pet scan. Ce sera plus complet que ce que je peux faire ici. Il faut que je comprenne pourquoi certaines parties de ton corps sont aussi froides. Cancer ? Non, ce n'est pas possible. Ça vient peut-être de ton alien ? Je ne comprends pas.

- Non, je sens cela que depuis qu'il est parti, avant je ne ressentais rien, physiquement.

- Je vois, fit le jeune homme de sa voix flutée.

Il ne dit plus rien, auscultant le dos délié d'Anto. Ses doigts s'étaient crispés. Anto eut la conviction que le jeune médecin androgyne ne lui disait pas tout. Mais lui-même ne lui avait pas tout dit. Il savait que ces zones n'étaient pas dues à la présence de son parasite. Il attendit simplement, sentant le froid thermomètre se poser sur sa peau.

- Ok, Pet scan, à Sainte Marie, ils ont tout l'équipement nécessaire. Will, tu l'emmènes. Toi, tu rhabilles.

Anto entendit soupirer le dit Will.

- Allez, tu n'as qu'à le déposer, je m'occupe de lui prendre le RDV.

- Viens, Anto, si on ne part pas maintenant, il va être impossible !

- Ce n'est tout de même pas ma faute si je n'ai pas l'équipement nécessaire, articula Ellis.

- Ce n'est pas la mienne non plus et pourtant, c'est moi qui dois le conduire à l'hôpital.

- Tu sais très bien que je ne peux pas sortir ! cria Ellis alors que les deux hommes sortaient par la porte du garage. William attrapa un téléphone portable et le jeta à Anto avec un clin d'oeil.

- Ellis, tu n'es une poule mouillée !

- Pourquoi ne peut-il pas sortir ?

- Agoraphobie, il ne sort jamais d'ici, pas même pour monter à l'étage. C'est dommage quand on sait combien de temps il se met à se préparer le matin. Rien que pour se faire cette tête, il doit mettre une heure.

- ça lui va bien, dit Anto en esquissant une grimace amusée.

- Tu as de drôles de goûts, enfin, si tu le dis, je le préfère au naturel.

- A quoi ressemble-t-il en réalité ?

- A un vrai ange, mais il se hait.

- On se hait tous quelque part.

- Pas autant que lui ! Mais j'imagine qu'être un génie de petite taille, ça doit être dur.

- ça pourrait être pire, dit Anto d'un ton moqueur.

- Ah ouais ?

- Il pourrait être un extraterrestre.

William éclata de rire. Il riait encore en entrant dans le SUV qui avait certainement dû connaitre de meilleures années.

- bon, vous avez fini de vous moquer de moi ? fit la voix d'Ellis dans l'intercom, faisant sursauter Anto.

William avait l'air habitué à ce genre d'appel, car il ne sourcilla pas une seule fois.

- Ellis, mon bel Ellis, si tu n'étais pas aussi jeune, je te dirais bien d'aller te faire foutre, Mais ton jeune âge te protège.

- Pfff. fit Ellis en remplissant le SUV de parasites. Anto, tu as RDV à St Mary à 18h30. J'ai permuté avec une patiente qui venait vérifier l'étanchéité de ses implants mammaires. Elle peut attendre. J'ai téléchargé un dossier médical dans leur système pour que les techniciens ne se doutent de rien. De toute manière, une fois qu'Anto sera dans le scanner, je prendrais le contrôle de la machine. Cela me permettra de voir ce qui cause ces étranges zones froides.

- Tu es sûr qu'il n'y aura aucune données sur moi accessibles pour les... extérieurs, fit Anto d'un ton ferme. Je ne suis pas sensé être ici.

- Ne crains rien, je sais ce que je fais.

- Je confirme, Il a déjà fait ça pour moi. Enfin pas un scanner, c'était seulement des radios.

- Justement. C'était plus compliqué, l'ordinateur n'était pas relié au réseau. Il a fallu que je parle aux docteurs. Là, c'est du gâteau.

- Si tu le dis, fit Anto en jetant l'éponge.

Après tout, l'étrange jeune homme avait l'air de savoir ce qu'il faisait. Ce n'était pas la première fois de toute évidence.

William écrasa la pédale de l'accélérateur. Le véhicule rugit et bondit hors de l'allée comme une balle de fusil. Il jeta un coup d'œil à Anto qui n'avait même pas frémi. Il avait vraiment des nerfs d'acier.

- Will ?

- Oui, p'tit gars ? Que veux-tu ? demanda William avec un grand sourire en donnant un grand coup de volant pour dépasser un véhicule trop lent à son goût. Qui pouvait encore conduire une deux-chevaux au 21ème siècle, franchement ?

- Arrête de balloter mon patient, comme ça ! Et puis, le SUV ne va pas supporter cela longtemps. Tu as encore oublié de le mettre en révision.

-Et c'est tout ce que tu avais à me dire ?

- Oui et aussi pour te dire de ne pas te montrer sous un mauvais jour à notre nouveau collègue.

- Parce que tu penses qu'il va rester ? demanda Will en louchant sur Anto.

- Je l'espère, car il est intéressant.

- Donnez une énigme médicale à Ellis et il vous adopte, dit-il en roulant des yeux. Profites-en, Anto, Ellis n'accorde pas sa confiance si facilement.

- Moi, je ne suis pas idiot, vitupéra le médecin, Anto a été le chef de Torchwood chez lui. Il sait ce que cela implique. Donc, je sais que je peux lui faire confiance, jusqu'à un certain point.

- Ok, Ellis, je comprends. Dis, on vient d'arriver. On passe sous quel nom ?

- John, c'est simple non ?

- ok, ok, fit William, Bon à tout à l'heure, inutile que tu continues à jacasser dans l'intercom.

- J'aime bien savoir ce que tu fais. D'ailleurs, as-tu installé la vidéo dans la voiture de l'Agent ?

- oui, comme dans la mienne et celle de Rhys. Tu sais, ce n'est pas vraiment utile !

- j'aime garder un oeil sur vous tous.

- T'es une vrai mère poule !

- cotcotcot.

Et Ellis coupa l'intercom au grand soulagement de William. Il avait beau aimer Ellis, parfois celui-ci se montrait perturbant, notamment avec sa paranoïa et son besoin de tout contrôler.

oOoOo

Après une vingtaine de minutes passés à deviser tranquillement, ils arrivèrent au parking de l'hôpital et William guida Anto vers le bâtiment blanc qui étalait sa grande façade sous le soleil couchant, voilé par la pollution. Ils marchaient lentement, car malgré sa sieste improvisée, Anto se fatiguait très vite. Mais il était impatient de passer ce scanner et d'enfin savoir ce qui clochait chez lui. Certainement beaucoup de choses, vivre pendant deux ans avec un parasite dans le corps, cela devait laisser des traces importantes, susceptible d'intriguer un petit génie irascible.

Du hall d'entrée, William l'entraîna vers la partie de l'hôpital où se trouvait le scanner. Ils passèrent devant de nombreuses salles d'examen. Puis William le laissa dans une salle d'attente, juste le temps de leur rapporter deux thés au citron. Il lui en offrit un.

- C'est ce qu'il y a de moins mauvais dans le coin. J'aime bien ce goût finalement.

Anto ne dit rien, la courte balade l'avait épuisé. Il réchauffait ses doigts autour du gobelet en plastique sans se résoudre à l'avaler.

- Monsieur John ? C'est à vous, dit une jeune infirmière, lui faisant signe de l'accompagner.

La vingtaine, les lèvres cerises et une queue de cheval blonde qui lui caressait la nuque, elle était une publicité vivante pour les établissements hospitaliers de la région. Il l'écouta attentivement lui donner les consignes pour passer le scanner. Pas de métal, sous-vêtement et ne pas bouger pendant que l'appareil était en marche.

Elle lui adressa un charmant sourire alors qu'il la remerciait.

- Si vous voulez, je peux vous donner un coup de main, dit-elle en minaudant, vous avez l'air épuisé.

Il sourit, avec un zeste de son ancienne séduction et la jeune fille rougit.

- Je vais me débrouiller. Merci, dit Anto en s'enfermant dans le cubicule.

Il se déshabilla rapidement et sortit par l'autre porte.

L'appareil était impressionnant, flambant neuf, doté sûrement de toutes les options, que désirait Ellis.

- Allongez-vous sur la table d'examen, dit une voix tombant d'un haut-parleur.

Il obéit, aidé par l'infirmière au petit sourire. Elle avait des formes appétissantes, mais Anto se sentait bien trop fatigué pour continuer à flirter.

- Très bien, monsieur John, ne bougez pas. Le plateau va entrer dans le cylindre. La procédure est indolore mais il ne faut pas que vous bougiez.

- Très bien.

Anto subit l'exploration. Cela dura à peine un quart d'heure. Puis le plateau ressortit et l'infirmière entra à nouveau.

- Vous pouvez aller vous rhabiller, Monsieur, dit l'infirmière, avec un sourire un peu crispé. Nous allons préparer votre dossier pour votre médecin traitant.

Anto se méfia instantanément. Il n'aimait pas le regard qu'elle lui lançait, entre peur et intérêt malsain.

- Le Docteur Marteens souhaiterait vous rencontrer. Prenez la seconde porte sur la gauche en sortant. Ils vous attendent.

- Très bien, dit-il en entrant dans le cubicule, et mon ami ?

- Votre ami est reparti, il a dit qu'il avait une urgence.

Elle avait les yeux fuyants en lui disant cela. Il se méfia davantage. Il s'habilla rapidement, enfila ses chaussures et laissa son manteau accroché à la patère. Il sortit. William n'était pas là, évidemment, mais l'infirmière l'attendait, prête à l'escorter. Ses yeux regardaient partout, enregistrant ce qui se passer dans le couloir. Pas de trace de William mais trois hommes qui avaient tout l'air de militaires se tenaient près de l'ascenseur et des escaliers, surveillant les allées et venues.

Anto commença à suivre l'infirmière avant de rebrousser chemin en disant "j'ai oublié mon manteau".

Les hommes avaient réagi à sa brusque volte-face. C'était bien après lui, qu'ils en avaient. Il entra dans le sas à nouveau, attrapa sa veste et ouvrit la porte du scanner. Il se précipita vers le fond de la pièce. L'autre porte avait été fermée. Il jura. Il prit le téléphone de la salle d'examen. Il y avait une tonalité. Il fit le 0 pour sortir du réseau de l'hôpital, puis le numéro de William qu'il avait appris en lisant les dossiers. Cela sonna dans le vide. Il appela Ellis qui décrocha à la première sonnerie.

- Qui êtes-vous et comment avez-vous eu ce numéro ?

- Ellis, c'est Anto.

- Ant' mais comment ? Où est Will ? S'inquiéta l'homoncule.

- Je ne sais pas, soit parti chercher du thé, soit on a un problème.

- Pourquoi m'appelles-tu ? Will ne t'a pas laissé un portable.

Anto se maudit d'avoir oublié le téléphone glissé dans son manteau, il l'alluma.

- J'ai un doute sur l'infirmière et il y a des militaires qui semblent me suivre.

- Tu as fini tes examens ? demanda Ellis, je n'ai pas encore tes résultats, il y a un problème de réseaux.

Anto entendit le bruit caractéristique des touches du clavier.

- Rien sur l'infirmière. Tu es plus méfiant que moi, dis-moi.

- Peut-être, dit Anto d'un ton las, je dois aller voir les médecins. Apparemment ils veulent me parler.

- Curieux, dit Ellis, normalement ils font les examens mais ne demande pas à parler aux patients.

Anto l'entendit frapper à toutes vitesses sur son clavier.

- Oh, oh, tu as raison, j'ai réussi à me connecter au système de vidéosurveillance de l'hôpital. Tu as raison de te méfier. Tu suscites de l'attention. Ta gentille infirmière parle en ce moment aux trois militaires. Elle montre une porte, celle qui mène au sas. Attends, ce sont des membres de UNIT.

- Unit ? Gwen en a parlé, ils sont de notre côté, non ?

- Mouais, dit Ellis, normalement. Mais on ne leur dit pas tout non plus. Gwen ne fait confiance qu'à Martha Jones-Smith. Elle se méfie des autres.

- Et après c'est moi qui suis trop méfiant !

- On ne l'est jamais trop ! dit Ellis, et puis Torchwood est sensé être secret.

- Où est Williams ?

- Apparemment au 5ème, dans la salle de repos du personnel, je l'appelle immédiatement. Il devait rester avec toi.

- L'appel de la chair fraîche, peut-être ? tenta Anto en matière de plaisanterie, mais la bordée d'injure qui suivit lui confirma ce qu'il pensait, Ellis était jaloux de l'attention que William pouvait apporter à d'autres.

Le médecin raccrocha sèchement. Anto laissait échapper un petit ricanement. Il ouvrit la porte au moment où l'infirmière tentait de l'ouvrir. Il lui fit un immense sourire innocent en montrant son manteau.

- Veuillez m'accompagner, je vous prie, dit-elle en le fusillant du regard, le Dr Marteens souhaite s'entretenir avec vous.

- A propos de ma santé ? demanda-t-il.

- Oui, dit-elle d'une voix blanche, secouant sa queue de cheval

« Donc, non, c'est autre chose, les radios sûrement ou de mon passage clandestin » se dit Anto en la scrutant du regard.

Il lui montra les trois soldats qui patientaient au bout du couloir.

- Et que viennent faire ces militaires ici ?

- Juste une question de sécurité, éluda-t-elle, en lui faisant signe de la suivre.

Anto vit William descendre les escaliers et lui faire signe que tout allait bien. L'infirmière le fit entrer dans un bureau libellé au nom de Dr Marteens.


A suivre (je sais, c'est court mais bonne nouvelle, j'ai bien avancé sur mon joli cahier tout neuf)