Disclaimer: Harry Potter appartient entièrement à JK Rowling. Cette histoire est une traduction de RoBst que j'effectue avec sa permission et n'est pas utilisée à des fins commerciales.
Reviews: ... Désolé pour mon retard! mon ordinateur ne fonctionne plus et j'ai du retraduire ce que j'avais déjà fait avant... Bref, j'ai pris du coup un retard monstre! Mon ordinateur est en réparation pour l'instant et j'espère récupérer mon contenu au plus vite :) D'ici là bonne lecture et à bientôt! Merci encore pour vos reviews qui me font toujours très plaisir!
Chapitre 11 : Meilleurs amis pour la vie
La salle de classe s'ouvrit mais personne dans la classe ne s'en aperçut. Padma et Neville étaient presque morts de fatigue, Hermione était essoufflée et fatiguée mais Harry semblait encore en forme. Bill finit sa première leçon en insistant sur un dernier point. « Plus vous serez en forme, plus vous pourrez combattre longuement dans un combat. Cela pourrait faire la différence entre s'en sortir et être sérieusement blessé. C'est pourquoi nous allons nous entrainer, encore et encore. »
Hermione respirait lourdement, épuisée d'avoir répété des sortilège et d'avoir essayé de jeté un puissant bouclier et elle n'avait pas encore appris un sortilège pour attaquer. Elle était rouge, en sueur et certainement pas une jeune sorcière satisfaite. « Professeur Weasley, pourquoi ne puis-je pas juste prendre un pistolet et tirer sur le méchant ? »
C'était pour Hermione une blague, car elle pensait à l'un de ses films préférés mais la personne qui venait d'entrer dans la pièce ne le prit pas de cette façon. Dumbledore ne pensait pas du tout que c'était drôle. « MISS GRANGER ! Les armes à feu sont interdites dans la communauté magique, toute personne en utilisant une contre un sorcier ou une sorcière serait immédiatement chassée de la société magique. Elles ne doivent jamais être utilisées. »
Hermione n'arrivait pas à croire ce qu'elle entendait et demande donc au directeur de s'expliquer davantage. « Mon père est membre d'un club de tirs, il pourrait vous toucher plusieurs fois avant que vous ayez le temps de dresser un bouclier. Dites-vous que c'est faux ? »
« Je n'en doute pas. » Le ton condescendant de Dumbledore montrait qu'il ne croyait visiblement pas que ce soit possible. « Tout ce que je dis, c'est ce qui pourrait vous arriver si vous, une sorcière, utilisez cette abomination contre quelqu'un d'autre. »
« Et qui a fait ces règles ? » Hermione n'attendit pas sa réponse mais se tourna vers Harry, voulant entendre la seule opinion qui importait pour elle.
La réponse d'Harry montra son inexpérience en terme de relations. « Les gobelins aiment regarder leurs ennemis dans les yeux avant de les tuer. »
Hermione pouvait sentir la satisfaction irradier de Dumbledore, même si le directeur était à ce moment derrière elle. Sa lèvre trembla devant de qu'elle considérait comme une trahison d'Harry. « Je vais te dire Harry, pendant que tu regarderas Voldemort dans les yeux, je tirerai une balle dans la tête de ce bâtard. Je m'en fous si plus personne ne veut me parler après, mais au moins tu seras en vie. Si tu respectes les règles des autres, tu seras mort, parce que Voldemort ne respectera sans doute pas des règles stupides qui pourraient l'arrêter d'obtenir ce qu'il veut. »
Sur ce, Hermione sortit de la classe en pleurant.
Harry regarda Neville pour essayer de comprendre ce qu'il venait de se passer, mais son ami haussa les épaules. « Harry, je ne sais même pas ce qu'est un pistolet ? »
Padma réussit à récupérer assez de souffle pour dire à Harry. « Ça n'a pas d'importance de savoir ce qu'est un revolver, elle avait raison et tu avais tort. Maintenant va chercher Hermione et dis à ta meilleure amie que tu es un imbécile ! »
Harry sortit, inquiet, de la salle.
Albus, comme d'habitude, était capable de tourner toutes les situations à son avantage. « Comme il semble que votre leçon est terminée, puis-je avoir une discussion en privé avec votre professer ? »
Ils étaient peut-être invités à sortir poliment, mais Padma et Neville savaient que ce n'était pas une requête.
Bill avait déjà décidé qu'il ne faciliterait pas la tâche du vieil home. Il en avait parlé avec Barchoke et ils étaient tous deux tombés d'accord sur le fait que Dumbledore s'attendrait à avoir quelques difficultés, et c'est donc ce qu'il aurait. Il décida d'être difficile dès le début. « Ce devra être rapide Albus, je dois me dépêcher et j'ai d'autres choses à faire cet après-midi. »
Albus n'aimait pas hâter ce genre de discussions, où était la finesse là dedans ? Puisque William remettait son blouson et se préparait à partir, il n'avait pas d'autre option. « Vous semblez aimer enseigner et je me demandais si vous aimiez travailler pour les gobelins ? »
Bill rit. «Oui, j'aime enseigner, mais ce n'est qu'une petite partie de mes obligations. Je n'aimerai pas être à temps plein, mes autres devoirs me manqueraient bien trop. »
« Quelles sont ces autres obligations ? Peut-être qu'on peut en trouver de nouvelles similaires dans le château ? »
« Albus Dumbledore, vous savez que je ne peux pas en parler. Encore moins avec quelqu'un chassé de Gringotts. » Bill pensa que c'était suffisant pour une première rencontre et souhaita donc une bonne journée à un Dumbledore désappointé.
Hermione s'entrainait peut-être depuis une semaine, mais pour Harry, il s'agissait d'une routine matinale depuis des années, il la rattrapa rapidement. « Hermione, tu avais raison et j'avais tort. »
Hermione se retourna. « Sur quoi avais-je raison Harry ? »
Il fut paniqué pendant une seconde avant de se ressaisir. La panique pouvait causer des erreurs et il ne pouvait pas se permettre d'en faire une maintenant. Il lui prit gentiment la main et l'embrassa pendant que son esprit tournait à cent à l'heure, pour trouver quoi dire. « Je ne connais rien des armes et pas bien plus sur les sorts offensifs mais tu avais raison. Je ne peux laisser des forces extérieures décider des règles d'un combat, car il n'y a pas de règles dans un combat. »
Hermione réussit presque à sourire. « C'est tout ce que j'essayais de dire Harry. Les armes à feu ne sont peut-être pas la solution mais nous ne devrions pas les exclure pour autant. Tu t'entraines avec une épée depuis des années et tu es un expert en la matière. Je ne pense pas que je pourrais utiliser cette méthode sur quelqu'un. Si c'était pour sauver mes parents ou mes amis, je pense par contre je pourrais utiliser un révolver. Je suis presque sûre que j'aurais réussi à abattre ce troll dans l'infirmerie. C'est une différence culturelle Harry, il faut faire attention. »
Il commençait à comprendre ce que sa meilleure amie voulait dire. « La méthode moldue, c'est les armes à feu, les gobelins utiliseraient une épée alors que les sorciers se jetteraient des sorts. Ce que tu veux dire, c'est que je ne devrais prendre en compte aucune de ces règles ? »
Hermione prit Harry dans ses bras et le serra. « Tu as dit que tu devrais le combattre mais je ne veux pas que tu… je veux juste que ce bâtard soit mort et toi en vie. Pas d'acte chevaleresque, pas de duel dans les règles, tu peux le regarder dans les yeux quand tu l'auras tué. Tu as donné une chance à ce troll avant de devoir le tuer. Ne donne pas cette chance à Voldemort, car il ne t'en donnera pas à toi. »
Elle pleurait maintenant en le serrant encore plus, les bras d'Harry autour d'elle lui donnèrent le courage de dire ce qu'elle avait sur le cœur. « Je n'ai jamais eu de meilleur ami avant Harry, donc je ne sais pas si c'est normal ce que nous partageons ou non. Ce que je sais, c'est que je ne veux jamais perdre ce lien, jamais ! Entre les Seigneurs des Ténèbres dérangés et les sorcières en dessous de vingt cinq ans qui essaient de t'avoir, je sens que je vais être laissée de côté… »
Hermione eut l'impression que son sang ne circulait plus, Harry venait de la serrer encore plus fort contre lui, et il ne connaissait pas sa force. Ses mots la remplirent de joie.
« Je ne t'abandonnerai jamais Hermione. En ce qui me concerne, nous serons meilleurs amis pour toujours. »
Il mit ensuite sa tête dans ses cheveux touffus alors qu'elle chuchota. « Meilleurs amis pour la vie » dans son oreille. Hermione était écarlate, - et que ce soit de joie ou par manque d'oxygène, elle ne le savait pas et elle s'en moquait.
Une voix amusée gâcha ce moment parfait. « Eh Harry, vue la couleur de son visage, j'ai l'impression qu'Hermione a besoin de respirer maintenant. Je pense aussi que tu devrais la laisser toucher le sol ! »
Ce n'est que lorsqu'Harry relâcha sa prise qu'Hermione réalisa qu'elle ne touchait plus le sol, Harry ne connaissait vraiment pas sa force.
«Je suis désolé Hermione, je pense que je me suis emporté… »
Elle lui donna un autre de ses grands sourires. « Pas de soucis Harry, je suis également désolée d'avoir causé tout ce … »
La voix amusée de Padma les interrompit encore. « Et es-tu aussi désolé d'avoir juré devant le directeur ? ça m'a sacrément impressionné ! »
« Quoi ? Oh mon dieu, tu penses que je vais avoir des retenues ? Devrais-je m'excuser ? »
Cela avait indiqué à Harry que sa meilleure amie était vraiment énervée, il n'avait jamais entendu Hermione jurer avant. « Je pense que tu devrais avoir des points pour Serdaigle pour avoir dit que tu voulais que ce bâtard de Voldemort soit mort. »
Neville regarda nerveusement ses deux amis. « Donc vous allez bien de nouveau ? » Ils acquiescèrent donc il continua. « Désolé je ne t'ai vraiment aidé Harry… »
« Pas de soucis Neville, nous sommes deux mâles ignorants. C'est bien que nous ayons Padma et Hermione pour nous aider. »
« Et ne t'oublie pas Crow. Tu vois Hermione, je savais que le choixpeau l'avait mit à Serdaigle pour une bonne raison. »
« Je ne sais pas pourquoi il m'a mis à Gryffondor ? J'étais inutile en défense aujourd'hui. »
« Tu y arriveras Neville, Hermione et moi on s'entraine tous les matin, cela aide beaucoup. »
« Cela m'ait égal combien ça vous aide. Je ne vais pas réveiller à des heures ridiculement tôt courir et je ne porterai certainement pas des vêtements comme ceux d'Hermione. Mon père peut déshériterait si je ne faisais que mentionner ces vêtements. » Sur ce, les quatre amis décidèrent qu'il était temps d'aller prendre une douche avant d'aller déjeuner.
Lors du petit-déjeuner du lundi, le directeur leur présenta leur nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Le professeur Keegan était un petit homme moustachu avec des cheveux gris et une petite bedaine. Il se leva et s'inclina nerveusement vers les élèves quand Dumbledore le présenta. Le sorcier paraissait avoir peur de sa proche ombre mais il ne portait au moins pas de turban. Penelope avait dit aux premières années que les professeurs de défense de Poudlard étaient devenus de pire en pire au fil des ans. Le professeur Keegan ne semblait pas être une exception.
Les premières années de Serdaigle regardaient tous Harry et il ne les déçut pas. « Le briseur de sorts Weasley va continuer à être mon tuteur pour nos heures habituelles de défense. Le reste des premières années sont les bienvenus pour nous rejoindre. »
Il n'en dit pas plus, trop occupé à lire la lettre d'Hedwige avait apportée. Hermione remarqua la grande concentration qu'Harry déployait pour lire le parchemin dans ses mains et lui demande ce que c'était. « Il y a un soucis Harry ? »
« Oh je pense que père devient très sournois, j'en saurais plus après avoir parlé avec le briseur de sorts Weasley. » Il remarqua qu'Hermione commençait déjà à sentir qu'il y avait un truc de louche et il se décida à tout lui dire.
« A chaque Halloween, pendant que la communauté sorcière fait la fête, mon père et moi avons un petit rituel familial. La raison pour laquelle je n'aime pas être assimilé au garçon-qui-a-survécu, c'est parce que ce titre ne raconte que la moitié de l'histoire. Les gens ont souvent tendance à oublier ce qu'il s'est également passé cette nuit, ma maman et mon papa ont été assassinés. »
Hermione attrapa instinctivement la main de son meilleur ami, lui offrant du réconfort tout en se demandant en quoi consistait ce rituel. Elle le découvrit rapidement.
« Mon père m'emmène au cimetière dans lequel ma maman et mon papa son enterrés et nous y passons quelques heures. Je m'assois et leur raconte tout ce qu'il s'est passé depuis ma dernière visite. Père m'a demandé si je voulais t'y inviter cette année. »
Hermione en était ravie mais voulait être sûre qu'Harry veuille d'elle là-bas. Elle trouvait qu'il s'agissait de quelque chose de personnel. « Qu'en penses-tu Harry ? Tu as dit que c'était un rituel familial, veux-tu vraiment que quelqu'un d'autre y assiste ? »
« Hermione, j'aimerai beaucoup que tu sois là aussi. Je veux te présenter ma maman et mon papa. C'est juste mon père qui est un peu sournois.»
« ça doit être une truc gobelin, je ne comprends pas Harry, donc tu vas devoir m'expliquer. »
Harry serra sa main et lui dit une partie de la vérité. « Pour sortir du château pendant une journée, tu as besoin d'une autorisation parentale. Je pense que mon père va contacter tes parents dès que j'aurais dit oui. Je pense aussi que le sujet des armes à feu sera abordé sournoisement dans leur discussion. »
« Oh Harry, c'est brillant. »
« J'ai écrit à mon père pour lui donner ton opinion, il semble qu'il est d'accord avec toi, j'espère juste qu'il n'effrayera pas tes parents. »
De nouveau Hermione était confuse, elle commençait à y être habituée à force de trainer avec Harry. « Tu m'as perdu encore Harry. »
« As-tu dit à tes parents que ton meilleur ami avait un dangereux psychopathe à ses trousses prêt à le tuer ? S'ils sont aussi intelligents que toi, ils vont te récupérer et partir loin d'ici. T'éloigner de moi et du danger serait définitivement une bonne idée. Je ne les blâmerai pas s'ils le faisaient… »
« Moi je leur en voudrai terriblement… » Elle le dit suffisamment fort pour attirer l'attention. Padma les couvrit immédiatement en commençant à parler avec Terry sur leurs devoirs de botanique et alpagua rapidement deux autres premières années dans la discussion.
Hermione baissa la voix pour que personne d'autre qu'Harry n'entende leur discussion. « Mes parents savent que j'étais à l'infirmerie quand le troll a fait irruption, ils savent aussi que tu m'as sauvé. Je leur ai décrit comment toi et Padma m'avaient protégés quand ces filles m'ont agressés – nous savons que Neville aurait également aidé s'il avait su. Ma maman est heureuse que j'ai des amis maintenant qui peuvent faire ça pour moi. Et papa est aussi enchanté que j'ai des leçons supplémentaires pour me défendre. »
Hermione baissa quand elle continua. « Ce n'était pas la première fois que j'ai affronté un groupe de brutes, mais c'est la première fois que j'ai des amis qui accourent à mon secours. Mes parents savaient que mon seul espoir à Poudlard était de me faire des amis et que j'ai réussi. Je n'ai jamais été si heureuse et ils ne vont certainement pas me virer du château parce que ton père leur parle d'armes à feu. »
Harry n'avait qu'à espérer qu'Hermione connaissait suffisamment les réactions de ses parents, mais ce qui l'inquiétait vraiment, c'est ce que son père allait révéler. Ils avaient des plans après leur visite du cimetière à Halloween, et Hermione ne pourrait sûrement pas les accompagner pour tous. Que faisait donc son père ?
Ils allèrent en cours de Botanique et dirent aux autres premières années qu'ils pourraient continuer à assister aux cours du professeur Weasley. Malfoy déclina immédiatement mais poliment la proposition, rapidement suivi par Crabbe, Goyle et Parkinson.
Ron n'avait pas besoin de décliner sa proposition, n'ayant jamais été invité en première instance. Ron était retourné au château avec sa nouvelle baguette, toujours fourrée dans l'une des poches de ses nouvelles robes. Sa mère et son père avaient sermonné leur plus jeune fils à chaque fois qu'ils le pouvaient quand il était chez lui. Avec Ginny qui ne lui parlait plus depuis qu'il avait attaqué son héros, cela n'avait pas été un séjour agréable pour le plus jeune mâle des Weasley au Terrier. Et le fait que sa mère lui avait interdit de grignoter, le jeune Gryffondor avait eu hâte de retourner à Poudlard.
Son père avait été si en colère et lui avait crié dessus pour la première fois depuis le début de sa courte vie. Le tempérament de son père avait explosé non pas seulement à cause du fait qu'il avait jeté des maléfices mais aussi parce que Ron ne s'était pas excusé après. Son père lui avait jeté un ultimatum, soit il s'excusait d'ici samedi, soit il retournerait illico au Terrier avec Bill le dimanche. Il fallait qu'il choisisse son moment avec attention, il y avait en effet plusieurs définitions de « public » et Ron comptait le faire avec le moins de personnes possibles.
Après avoir parlé à son tuteur en défense, Harry était prêt à se défouler. Seul son besoin de cacher le paquet qu'on venait de lui refiler l'arrêta. Bien sûr, son père aurait à contacter les Granger pour les plans d'Harry. Le briseur de sorts Weasley avait lui-même déjà contacté les parents d'Hermione et Harry était enchanté qu'ils aient dit oui à son idée.
Hermione avait noté un changement chez son meilleur ami ces derniers jours, c'était peut-être subtil mais bien présent. Cependant, il n'y avait rien de subtil ce soir, car pendant leur cours d'astronomie, Harry avait été comme un petit garçon à la veille de Noël. Le professeur Sinistra les avait à peine relâché qu'Hermione entraîna Harry dans un coin tranquille de la tour d'astronomie pour demander quelques réponses.
« Okay Crow, crache le morceau, je veux savoir ce qu'il se passe. »
Le large sourire d'Hermione la rendit confuse un instant, mais ce qu'il fit ensuite la surprit complètement. Il se pencha et l'embrassa. Ce n'était peut-être que sur la joue, mais cela venait d'Harry, c'était son premier baiser et ils étaient au clair de lune. Ce n'est que lorsqu'il parla qu'elle comprit et réalisa ce qu'il se passait.
« Joyeux anniversaire Hermione ! »
Réalisant que minuit venait tout juste de passer, Hermione comprit d'un coup qu'elle venait juste d'avoir douze ans. « Comment l'as-tu-appris ? »
« C'est ma responsabilité en tant que ton meilleur ami de savoir ta date d'anniversaire. Je parie que tu connais le mien ? »
« Harry, tout le château sait quand est ton anniversaire. Je suis même surpris que ce ne soit pas un jour férié… »
Hermione ne put en dire plus, car Harry lui donna le présent que Bill lui avait refilé ce matin. C'était une fine boite en bois exquisément sculptée et laquée, d'une douzaine de centimètres. Elle l'ouvrit, devinant que c'était un bijou, puis la referma immédiatement après y avoir jeté un coup d'œil. « Harry, oh mon Dieu Harry, c'était beaucoup, beaucoup trop. C'est seulement mon anniversaire ! C'est au moins pour mon anniversaire, Noël, Pâques et toutes les autres fêtes de la prochaine décennie. »
Le sourire d'Harry s'agrandit encore quand il réouvrit la boite et prit ce qu'il y avait à l'intérieur. « Ça Hermione, c'est une différence culturelle. Les gobelins ne célèbrent pas Noël, Pâques ou toutes autres fêtes sorcières, donc rien n'est plus important pour nous que l'anniversaire de quelqu'un. »
Ces nouvelles chamboulèrent Hermione. « Tu ne fêtes pas Noël Harry ? »
Padma et Neville étaient restés en arrière pour laisser un petit instant à leurs amis, connaissant depuis le début le plan d'Harry. Tous les deux avaient aussi des cadeaux pour Hermione qu'ils lui donneraient demain. Padma savait à quel point Harry était excité par cet événement et ne voulait pas que son que son amie fasse de gaffe et le déçoive.
« Hermione, la famille Patil ne fête pas Noël non plus. Comme Harry le dit, c'est un truc culturel. Maintenant arrête de pinailler et montre moi ce qu'Harry t'a offert, il ne nous même pas donné d'indices. »
Pendant qu'elle partait, Harry avait vite enroulé le bracelet autour du poignet d'Hermione. A son premier coup d'œil, elle avait vu que son cadeau était magnifique, mais en le voyant à son poignet elle changea d'avis. Le mot magnifique ne lui rendait pas justice.
Le bracelet était fait en or mais elle n'avait jamais vu un tel design. Il était fait de cinq disques en or et constellé de saphirs. Les disques étaient encastrés les uns dans les autres d'une telle façon qu'elle en aurait presque pleuré. Deux des disques étaient gravés mais Hermione ne comprenait pas ce qui était inscrit, mais les trois autres lui firent chaud au cœur. Sur celui de gauche était inscrit HARRY, sur le droit, il y avait son propre nom et celui du milieu lui fit monter les larmes aux yeux, ce troisième disque proclamait au monde entier qu'ils étaient MEILLEURS AMIS POUR LA VIE.
Padma porta aussitôt sa main à son visage quand elle regarda le cadeau d'Harry. « Oh par la barbe de Marlin ! Hermione, c'est un bijou fabriqué par des gobelins. »
Hermione pensait que c'était évident, puisque c'était un cadeau d'Harry. Elle ne comprenait pas l'enthousiasme de Padma sur les forgeurs du bijou.
Neville était content de pouvoir donner pour une fois une réponse à ses amis. « Hermione, les gobelins sont les plus grands travailleurs de métaux du monde. Ils ne font pas seulement de fantastiques lames, mais ils n'ont pas d'égaux en matière de joailleries. Et ce qui fait qu'ils sont très recherchés, c'est qu'il difficile pour un sorcier ou une sorcière pour s'en procurer un. La famille Londubat n'a qu'un objet gobelin qu'on se lègue depuis des centaines d'année. »
Padma acquiesça négligemment, incapable de détacher ses yeux du bracelet autour du poignet de son amie. « Hermione, tu vas provoquer une émeute quand tu iras dans la grande salle demain. S'il te plait, fais en sorte que cette salope de Chambers le voit. »
« Il était trop précieux pour être porté tous les jours… »
Harry interrompit la jeune sorcière. « Hermione, je veux que tu me promettes de ne jamais le retirer. Il contient des runes protectrices sur deux de ses disques. Rien qu'en étant en contact avec ta peau, le bracelet génère suffisamment de pouvoir protecteur pour dévier les deux sortilèges que tu as reçu la semaine dernière. »
« Par la petite culotte de Merlin, un bijou gobelin enchanté ! Hermione, si quelqu'un te demande ce que c'est, dit juste que c'était un cadeau d'Harry et ne dis rien d'autre. Fais moi confiance, ce bijou est digne de paraître en première page de la gazette du Sorcier. »
Neville était d'accord avec Padma. « Les joyaux gobelins sont extrêmement rares, ton bracelet doit être la seule pièce de bijou gobelin enchanté qui n'appartient pas à un gobelin. »
Tous les yeux étaient maintenant tournés vers Harry, il prit le bras d'Hermione, celui qui portait son bracelet, et porta sa main à ses lèvres. « Cela dit que nous serons meilleurs amis pour la vie, ça n'a pas de prix pour moi. Joyeux anniversaire Hermione. » Harry embrasse ensuite le dos de sa main et la jeune sorcière était maintenant sur le point de défaillir. « Maintenant, je détesterai ruiner ce moment, mais si nous ne bougeons pas rapidement, nous allons passer ton anniversaire en retenue. Tous les autres sont partis. »
Le professeur Sinistra sortit des ténèbres, le souffle coupé par la beauté de ce qu'elle venait de voir. Elle ne pouvait pas attendre de le dire à Minerva le lendemain. Aurora était d'accord avec Miss Patil cependant et ne dirait pas que son bracelet était enchanté.
« Pas tout le monde Mr Crow, joyeux anniversaire Miss Granger. Maintenant je vais tous vous escorter à vos maisons juste pour m'assurer que personne ne vous donne de détention pour ce jour très spécial. »
Harry s'accrocha au bras d'Hermione et les quatre amis suivirent leur professeur d'astronomie. Hermione cependant prit un moment pour embrasser Harry sur la joue. « Merci Harry, c'est absolument splendide et j'aime beaucoup. » Les deux rougirent sur le trajet du retour mais leurs grands sourires éclairèrent pratiquement à eux seuls leur chemin vers la tour de Serdaigle.
Padma donna à Hermione son cadeau avant qu'elles ne descendent rejoindre Harry pour prendre leur petit-déjeuner. C'était drôle de regarder le visage d'Hermione se décolorer quand elle lut le titre du livre : « Douze moyens infaillibles pour charmer votre sorcier. » Quand Hermione rougit en l'ouvrant, Padma ne put pas se retenir et éclata de rire tout en donnant à Hermione son vrai cadeau. C'était encore un livre, mais Hermione sembla apprécier de voir qu'il y avait plusieurs sortilèges défensifs.
Padma était derrière ses amis quand ils marchèrent vers la grande salle et était contente de voir que ses prédictions commençaient à devenir vraies. La main d'Hermione était encore, comme d'habitude, autour du bras d'Harry. Et il semblait que c'était le meilleur moyen pour que les saphirs de son bracelet attrapent la lumière et étincèlent de splendeur.
Padma pensa que les jeunes sorcières avaient vraiment un don pour repérer tous les objets brillants presque comme les niffleurs. Et quand ces beaux objets brillants étaient portés par une autre jeune sorcière, les pauvres petits niffleurs étaient alors bien vite dépassés. Certains élèves dans la grande salle ne pouvaient pas lire les instructions sur les tableaux dans les salles de classe mais pouvaient pourtant lire ce qui était écrit sur le bracelet d'Hermione Granger.
Quand Neville s'approcha de la table des Serdaigles avec un cadeau pour Hermione, tous surent que c'était son anniversaire. Elle était enchantée par son nouveau livre sur les nobles Maisons et leurs coutumes. Un Neville rougissant s'assit avec le trio, mais pas avant qu'Hermione ne l'embrasse sur les jours pour le remercier.
Comme d'habitude, Roger avait regardé le jeu de ses amis. Il ne put s'empêcher de remarquer que chaque sorcière de la table regardait le cadeau d'anniversaire d'Hermione. « Dis Crow, tu nous fais passer tous pour de mauvaises personnes. Comment sommes-nous supposés s'aligner avec ça ? »
Harry aimait beaucoup la nature blagueuse de Roger et lui répondit dans la même veine. « Et bien Davies, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à faire savoir à tout le monde que j'ai une super meilleure amie. »
Toute la table entendit l'humour dans sa voix et ils comprirent aussi ce qu'il y avait derrière cet humour.
Chambers, revenue depuis peu, était assise à l'autre bout de la table, la tête baissée et ne parlant ou ne regardant personne. Ses parents avaient été livides quand ils avaient appris ce qu'il s'était passé, son père avait eu envie de contacter les parents des autres filles impliquées pour organiser une action collective contre celui qui avait blessé leurs enfants. Mais la Gazette du Sorcier les avait vite fait changés de point de vue, notamment avec ce qu'il était arrivé aux Malfoy.
Les pur-sang étaient en train d'apprendre une variante de la règle d'or : ceux qui ONT votre argent font la loi !
Peu d'entre eux avaient suffisamment confiance en leurs enchantements pour garder leurs fortunes chez eux. Il y avait aussi le problème des sorciers ou sorcières qui avaient accès à leur demeure.
Gringotts ne protégeait pas les fortunes seulement d'éventuels cambrioleurs, mais aussi des membres de leur famille qui pourraient penser qu'une partie de leur fortune devrait leur appartenir. Il était simple pour les banquiers de Gringotts de déterminer exactement qui pouvait faire quoi dans leurs voutes. Et le fait de dire à son frère, sa mère, belle-famille ou cousins éloignés qu'ils n'étaient pas bienvenus dans sa maison avait bien d'autres significations. Toutes les médisances suite au comportement respectueux de Draco cessèrent lorsque tous les Sangs-Purs eurent reçus le même message chez eux : ne vous mettez pas à dos Harry Crow.
Minerva était assise à la table des professeurs et regarda ses protégés. Ses yeux qui restaient ordinairement fixés sur ses griffons étaient de plus en plus attirés par ce qu'il se passait dans le trio de Serdaigle. L'intégration de Mr Londubat dans ce groupe lui plaisait beaucoup. Augusta surprotégeait constamment le jeune Neville, et ce dont avait vraiment besoin le jeune homme, c'était se faire de bons amis.
La directrice adjointe ne put s'empêcher de penser que le jeune Harry savait s'entourer de très bonnes personnes. Elle approuvait de tout cœur ses amis proches et Maître Pitslay l'avait tout bonnement impressionnée. William Weasley était aussi selon son opinion l'un des plus brillants sorciers à avoir mis les pieds à Poudlard depuis bien longtemps.
Sa correspondance avec Barchoke était également très rafraichissante. Tout ce qu'il voulait, c'était ce qu'il y avait de mieux pour son fils et il était prêt à dépenser beaucoup d'or pour y parvenir. Elle avait écouté avec grand intérêt l'histoire de sa collègue sur ce qu'il s'était passé l'autre soir à la tour d'astronomie et son opinion d'Harry rejoignait celle de Pomona. Il était peut-être le fils de James Potter mais il n'avait aucun des défauts de son père biologique au même âge. Et si seulement Severus pouvait se réveiller et voir que le garçon était beaucoup plus comme Lily que James, cela décanterait beaucoup la situation.
Quand le professeur Weasley leur demanda à tous deux de rester dans la classe, Hermione repassa rapidement le cours d'aujourd'hui dans sa tête, histoire de voir si elle avait fait quelque chose de mal. Bill s'amusa un peu avec ses peurs au début.
« Miss Granger, vous pouvait remercier votre meilleur ami pour votre situation actuelle… » Mais son grand sourire qui aurait fait soupirer toutes les sorcières du château, fit simplement comprendre à Hermione qu'elle n'était pas dans une situation fâcheuse avec le professeur. « Votre mère et votre père m'ont demandé de vous souhaiter un joyeux anniversaire et de vous donner ça. »
Hermione était si touchée qu'elle ne remarqua pas qu'Harry se déplaça derrière le bureau du professeur. « Comment Harry peut-être impliqué dans le fait que vous ayez vu mes parents ? »
Ce fut Harry qui répondit. « Et bien, en fait c'était mon père. Quand il a découvert ce que je voulais t'offrir pour ton anniversaire, il a réalisé que j'avais d'abord besoin de l'approbation de tes parents. »
Hermione commençait à se demander s'il s'agissait encore une fois d'un truc gobelin, quelle était la signification dans leur culture d'un bracelet ? Ce fut jusqu'à ce qu'elle voie ce qu'Harry avait dans les mains.
« Joyeux anniversaire Hermione. Je ne lui ai pas donné de nom encore, ce sera toi à de le faire. »
Harry lui plaça délicatement un petit chaton noir dans les mains et Hermione tomba immédiatement amoureuse de ce petit être. « Oh Harry il est tout simplement magnifique. J'imagine qu'avec ton humour gobelin, cette pauvre chose aurait surement reçu le nom de Boule de neige. »
Harry ne put s'empêcher de sourire. « En fait je pensais plus à Clair de Lune. Sans lumière, il serait presque invisible. »
Hermione pensait à une chose quand Harry fit sa suggestion. Cela lui rappela que son premier baiser s'était fait à son anniversaire sous un clair de lune. Elle devait également admettre que sa proposition était bien mieux que « Noiraud », première chose à laquelle elle avait pensée. « Okay, ce sera donc Clair de Lune. Harry tu me gâtes beaucoup… »
« Hermione, tu n'auras douze ans qu'une fois dans ta vie, il faut le célébrer ! »
Harry lui redonna son présent et lui offrit on bras, il avait entendu quelque chose dehors, l'avertissant qu'il devait partir maintenant. Si cet idiot essayait de gâcher l'anniversaire d'Hermione, il y aurait un massacre.
L'un des bras d'Hermione serrait Clair de Lune et l'autre touchait Harry. Elle avait été triste de ne pas pouvoir passer son anniversaire chez elle, mais cette année, elle avait des amis avec lesquels elle pouvait le passer. Hermione pensa que c'était déjà le meilleur anniversaire de toute sa vie.
Ron sortait de son cours de défense contre les forces du mal quand il aperçut la jeune Patil devant une salle de classe avec Neville. Il ne pouvait pas trouver de meilleure occasion pour une excuse « publique » que celle-là.
« Miss Patil, je voudrais m'excuser pour vous avoir lancé ce maléfice. C'était purement accidentel puisque vous n'étiez pas celle que je comptais toucher. »
Le regard de Padma se durcit quand elle regarda Ron, la Serdaigle se rappelait bien le goût des limaces et de son séjour provoqué à l'infirmerie. Padma n'avait pas l'intention de simplifier la tache de Weasley. « Et qu'en est-il d'Hermione, la fille que tu voulais atteindre ? »
Ron faillit perdre son calme mais il réussit à se contrôler. Pourquoi ne voulait-elle pas juste accepter ses excuses ? « J'ai prévu de m'excuser aussi auprès de Miss Granger. »
Neville ne put s'empêcher de se moquer de l'idiot. « C'est ton jour de chance Ron, Hermione est sur le point de franchir cette porte. »
Avant que Ron n'ait eu le temps de répondre, il fut soudain devant Crow et Granger. Le retrait n'étant plus un option, il fut forcé de se comporter comme un Gryffondor. « Miss Granger, je voudrais m'excuser pour vous avoir lancé un maléfice. »
Hermione pensait que ce jour ne pouvait lui apporter d'autres surprises, mais elle venait de se tromper. Le léger hochement de Padma lui donna l'information qu'elle voulait. Elle n'avait pas été touchée par le sort, mais au moins cet idiot s'était excusé auprès de Padma. « Et qu'en est-il d'Harry ? N'a-t-il pas droit à une excuse aussi ? »
Ce fut la phrase de trop pour Ron. « Et pourquoi ? C'est moi qui ai fini à l'infirmerie… »
Un grognement le stoppa immédiatement Ron dans sa tirade. Bill, furieux, était derrière Crow et Granger, le regardant droit dans les yeux, et Ron se tut. « Mr Crow, je voudrais m'excuser pour avoir essayé de vous lancer un maléfice. »
Harry aimait bien trois des autres frères Weasley et c'était l'anniversaire d'Hermione. « Excuses acceptées. »
Les deux filles suivirent rapidement Harry et Bill tendit à Neville la cage du chat et ses affaires qu'Harry avait oublié dans sa hâte de quitter la salle de classe. Lorsque les quatre amis eurent disparu du couloir, Bill attrapa son jeune frère et l'attira dans une salle de classe.
« Il faut que je te parle Ronnie ! »
