Dernière chance

Chapitre 11


Lorsque je me réveillai, j'eus une drôle d'impression. Comme s'il y avait quelque chose dont je devais absolument me rappeler, mais qui restait enfoui au plus profond de mon esprit.

Je tournai paresseusement la tête vers mon réveil pour voir l'heure. Bordel, cinq heures et demie du matin. Je grognai et plongeai la tête dans mon oreiller pour essayer de gagner encore au moins une heure de sommeil, mais j'échouai lamentablement. Bon, quand faut y aller…

Comme j'avais de l'avance, aussi bien en profiter pour me préparer un petit-déjeuner digne de ce nom. Hmm, pourquoi pas une omelette ?

Alors que je coupais des légumes, la raison de l'impression bizarre que j'avais eue en me réveillant me revint en mémoire.

- Merde !

Mon juron était dû autant au souvenir des événements de la veille qu'au fait que je venais de me couper le doigt. Je le mis dans ma bouche pour sucer le sang qui commençait à couler et dans l'espoir de calmer la douleur. Je ne m'étais pas manqué.

Je jetai un regard noir à mon bourreau en repensant à ce qui s'était passé hier. J'avais tabassé Hiiragizawa, et Kinomoto m'avait avoué qu'elle avait peut-être des sentiments pour lui. En le voyant au lycée, elle allait immédiatement comprendre que c'était moi le coupable. Aïe aïe aïe ! Juste comme on commençait à se rapprocher.

Je soupirai bruyamment. Ce qui est fait est fait, et je ne pouvais rien y changer. J'allais devoir assumer les conséquences de mes actes comme un grand garçon... Ouiiiin, maman, pourquoi est-ce que ces choses-là n'arrivent qu'à moi ?

Je continuai la préparation de mon repas, mais je me rendis compte que je n'avais plus très faim. Quand ils disent que votre humeur influence votre appétit.

Ah, maudit sois-tu, Hiiragizawa !

Pendant que je mangeais en silence, morose, je laissai errer mon regard sur les murs. J'eus un sourire. Maintenant qu'ils n'étaient plus blancs, c'était drôlement plus accueillant.

Ça me rappela les moments passés avec Sanako. Il agissait de manière vraiment étrange, ces derniers temps. Je sais que je peux être très naïf parfois, et que la raison du comportement de mon ami devait être juste sous mon nez, mais je ne voyais vraiment pas ce que c'était.

Après avoir mangé, je décidai d'aller prendre une douche. J'eus presque une attaque en voyant mon reflet dans le miroir. Pas joli du tout, même si Kinomoto avait fait du bon travail. J'eus un rire sadique en pensant à ce que devait avoir l'air Hiiragizawa si moi j'étais dans cet état. Mais je me calmai bien vite. Kinomoto allait seulement m'en vouloir encore plus. Moi et mes brillantes idées…

Finalement, après avoir fini de me préparer, je partis vers le lycée, sans me presser. J'avais encore beaucoup d'avance, mais je n'avais rien de mieux à faire.

En chemin, je me mis à penser à des plans pour faire damner mes chers professeurs. À qui est-ce que je m'attaquerais, cette fois ? J'avais bien envie de montrer qui j'étais à Croque-Mitaine, et j'avais une petite idée de comment m'y prendre. J'en parlerais à Sanako dès que je le verrais.

Une fois arrivé, j'allai m'asseoir sous un arbre, près du terrain de soccer. Le temps était de plus en plus frais, et novembre était bientôt là. Au moins, j'avais pris une veste avant de partir. La très jolie veste assortie à notre uniforme, qui nous rend, nous les mecs, super sexy. (Notez le sarcasme dans ma voix.) Je devrais faire une plainte contre ces horreurs. Et pendant que j'y suis, demander qu'ils raccourcissent les jupes des filles. Ben quoi ? Vous n'êtes pas de mon avis ?

Je fermai les yeux et m'appuyai contre le tronc de l'arbre. Je ne saurais dire combien je restai ainsi, mais soudain, un sifflement me fit ouvrir les yeux. Je mis mes mains devant mon visage une nano seconde avant qu'un ballon vienne s'y heurter de plein fouet.

Je baissai les bras et me levai en criant :

- Non mais, ça va pas la tête ? Tu veux me tuer ?

Sanako éclata de rire.

- Désolé, c'était trop tentant.

- Pff, quelle sorte d'ami est-ce que t'es ?

- Le genre sadique, ça te convient ?

- Mouais, tant que ça te prend pas trop souvent.

Je m'avançai vers lui et il ouvrit grand les yeux.

- Mon Dieu, qu'est-ce qui t'es arrivé ?

- Disons que j'ai eu une petite conversation avec mon grand ami Hiiragizawa.

- Une conversation avec les poings ?

- Dans le genre.

- Qui a gagné ?

- Tu te fous de moi ? C'est clair que c'est moi ! Franchement, pour qui tu me prends !

Devant mon air vexé, Sanako ne pu s'empêcher de rire.

- Désolé, je savais pas que t'étais si susceptible.

J'eus un sourire mystérieux et lui dis :

- Bon, puisque tu as été un mauvais garçon, je ne te dirai pas l'idée que j'ai eue pour écoeurer un peu la prof de Philo.

- Ah, non, dis-moi !

- Pas question.

Mon ami eut l'air dépité.

- Tu peux pas me faire ça ! Pas à ton meilleur copain.

Je haussai un sourcil.

- Un meilleur copain qui m'envoie des ballons en pleine poire ?

Il ri nerveusement.

- Hé hé, désolé.

- Bon, je vais te le dire. Mais va falloir que tu m'aides.

- Tu peux compter sur moi.

Je lui fis rapidement part de mon idée et il me fit un sourire coquin.

- Génial.

- Je savais que ça te plairait.

Soudain, Sanako prit un air sérieux. Il y eut un moment de silence, puis il me dit :

- Shaolan, il y a quelque chose dont je voudrais te parler.

Surpris, je hochai la tête. Allais-je enfin connaître la raison de son comportement des derniers jours ?

- C'est que, je…

- Hey, Li !

Je me retournai et vis Kinomoto qui venait vers nous, non sans avoir noté l'air ennuyé de mon copain.

- Salut, Kinomoto !

Elle s'arrêta en face de moi et me demanda :

- Alors, ton visage ? Ça va ?

- Ouais, pas mal. Grâce à toi.

Du coin de l'œil, je vis Sanako froncer les sourcils, mais je ne dis rien.

- Tant mieux. Je voulais juste m'assurer que… Oh mon Dieu !

Elle passa à côté de moi en courant, et je me retournai pour voir ce qui avait pu l'horrifier à ce point. Hiiragizawa venait d'arriver.

Sanako eut un sifflement d'admiration.

- Mouais, tu l'as pas épargné, à ce que je vois.

Je hochai la tête. Le visage de mon ennemi était recouvert d'ecchymoses, sa lèvre était largement fendue, et c'était sans compter les coupures.

Je vis Kinomoto, folle d'inquiétude, lui toucher délicatement la joue, et lui, qui essayait sans grand succès de sourire pour la rassurer. Ça me donnait envie de vomir. Et ça me faisait peur. Parce qu'à cet instant, je ne comprenais que trop bien ce qui était en train de m'arriver. Mon plan s'était retourné contre moi. J'étais tombé dans mon propre piège. J'avais joué avec le feu, et j'allais en payer le prix.

La voix de Sanako me ramena à la réalité.

- Hey, Shaolan, ça va ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

Je murmurai :

- Mon pire cauchemar.

Je tournai les talons et rentrai à l'intérieur du bâtiment, ignorant la voix de mon ami qui m'appelait.

Je passai le reste du matin en essayant d'éviter tout le monde. En cours, je m'étais délibérément assis loin de Sanako. J'avais bien vu le regard d'incompréhension et de tristesse qu'il m'avait lancé, et je m'en voulais. Il n'avait rien à voir avec cette histoire, mais j'avais besoin d'être seul. Il fallait que je remette de l'ordre dans mes pensées.

Lorsque la cloche sonna à la fin du cours d'histoire, annonçant le début de la période de dîner, c'est à peine si je l'entendis, tellement j'étais perdu dans mon petit monde. Je fus le dernier à me lever, et comme j'allais passer la porte, une voix me retint.

- Attendez un instant, monsieur Li.

Je me retournai vers mon prof d'Histoire, que j'avais surnommé Grand Manitou. Comme il était assez petit, il fallait que je baisse la tête pour le regarder. Il me fit un petit sourire au travers de sa barbe.

- C'est bien la première fois que vous ne portez pas attention à un de mes cours.

Je baissai les yeux, gêné.

- Désolé, monsieur.

- Allons, je ne suis pas là pour vous faire la morale. Mais j'ai remarqué que vous n'aviez pas l'air dans votre assiette.

Je relevai un peu la tête.

- C'est rien…

- Ce n'est pas bien de tout garder pour soi, vous savez ? Vous voulez dîner avec moi, ce midi ?

Surpris, je balbutiai :

- Euh… non, je… je ne voudrais pas vous déranger, et puis… c'est rien, vraiment…

Il me sourit.

- Vous ne me dérangerez pas du tout, voyons ! Et puis, j'aimerais bien avoir un peu de compagnie. Et si vous ne voulez pas me parler de peu importe ce qui vous tracasse, ce n'est pas grave. Je suis certain que nous trouverons d'autres sujets de conversation.

Je ne pus m'empêcher de lui renvoyer son sourire. Ce prof me plaisait vraiment.

- D'accord. Je vais chercher mon bento et je reviens.

- Je vous attends.

J'allai rapidement chercher mon dîner, puis revint dans la salle de classe. Le Grand Manitou était assis à son bureau, son repas étalé devant lui. Il me sourit en m'indiquant d'un geste de la main de m'asseoir.

Je pris place à un pupitre en face de lui et commençai à manger en silence, gêné. C'était bien la première fois que quelqu'un réussissait à m'intimider. Faut croire que je m'étais ramolli au cours des années.

La voix du prof me fit relever la tête.

- Alors, monsieur Li. J'ai cru remarquer grâce à votre attention lors des cours et à vos excellents résultats, que vous aimez l'Histoire.

Je hochai la tête et il poursuivit.

- Voyez-vous, je suis un homme curieux, et j'aimerais bien savoir d'où vient cet intérêt.

- Quand j'étais jeune, j'ai vu un documentaire sur les pyramides d'Égypte à la télé. C'était un archéologue qui l'avait réalisé, et ça a aussitôt attiré mon attention. Durant toute l'heure que durait le reportage, je n'ai pas bougé d'un millimètre. Au point que ma mère se demandait si je n'avais pas fait une crise de paralysie.

- Je vois. Et je suppose que depuis, votre intérêt n'a fait que s'accroître.

- Oui. J'ai dû lire sur tous les sujets. La Grèce antique, les civilisations aztèques, les grands explorateurs, la Première et la Deuxième Guerre mondiale, tout y a passé.

- Ah, ce serait bien si vous pouviez transmettre ne serait-ce qu'un dixième de votre passion aux autres élèves.

Je me contentai de sourire. L'atmosphère s'était complètement détendue. Ce prof avait un don pour mettre les gens à l'aise avec lui.

- Au fait, j'ai entendu parler de votre petite blague sur la toile du local de mathématiques…

Hé hé, j'avais peut-être parlé un peu trop vite.

- …et j'ai été surpris d'apprendre que mon nom n'y figurait pas.

- C'est parce que vous êtes le seul prof de ce lycée que je respecte.

Et c'était vrai. Même pas besoin de mentir pour ce coup-là.

- Vous m'en voyez ravi.

Je soupirai. Maintenant que le Grand Manitou m'avait mis en confiance, je me sentais tout à fait disposé à lui parler de mes problèmes. Et puis, j'avais vraiment besoin de me confier.

Alors je lui racontai tout. Ma rencontre avec Kinomoto, mon intention de jouer avec elle, le coup de la voiture du dirlo qui avait passé sur mon dos, Sanako qui agissait bizarrement, ma bagarre avec Hiiragizawa, la confession de Kinomoto, le pétrin dans lequel je m'étais fourré, et finalement, la découverte que j'avais faite ce matin. Tout ça sans nommer les noms des principaux intéressés. Le prof n'avait pas besoin de les savoir. Et de façon, pour Hiiragizawa, une image vaut mille mots. Il comprendrait bien assez vite.

Tout le long de mon exposé, le Grand Manitou m'écouta en silence, hochant la tête de temps en temps. Pas une fois il ne m'interrompit. Puis, quand j'eus fini, il me dit calmement :

- Je vois. Mon conseil ne vous fera sûrement pas plaisir, mais vous allez devoir faire face à cette jeune fille. Et peu importe ce que vous lui direz, soyez honnête. Je crois que dans votre situation, c'est la meilleure chose à faire.

Je hochai la tête et il poursuivit.

- En ce qui a trait à votre ami, faites-lui comprendre que vous serez là pour lui quand il en aura besoin. Il se confiera à vous lorsqu'il se sentira prêt.

- Comment pouvez-vous en être si sûr ?

Il me fit un sourire énigmatique.

- Je crois avoir une bonne idée de ce qui le tracasse en ce moment.

- Ah oui ?

À ce moment, la cloche annonçant la reprise des cours se fit entendre. Surpris, je regardai ma montre.

- Déjà ?

- Et oui. Le temps passe vite lorsqu'on s'amuse.

Je souris et me dirigeai vers la porte. Avant de sortir, je me retournai et dis :

- Merci beaucoup, monsieur. Vraiment.

- Ça m'a fait plaisir. N'hésitez pas à revenir me voir.

J'acquiesçai et dévalai les escaliers en quatrième vitesse pour aller prendre mes livres dans mon casier. En chemin, le croisai Hiiragizawa qui venait en sens inverse et lui lançai :

- Hey, Hiiragizawa ! T'as une belle gueule, aujourd'hui !

Pendant un instant, je crus qu'il allait me frapper, mais il se contenta de me sourire sarcastiquement.

- Merci. Toi aussi.

- Ouais, mais le tienne est mieux réussie.

Je ne lui laissai pas le temps de répliquer et me dépêchai d'attraper mes bouquins avant d'être en retard.

L'après-midi passa trop rapidement à mon goût. Et ça. Ça en dit beaucoup sur mon état d'esprit. Pour que je veuille retarder le moment de ma sortie de cette foutue prison, ça prenait quelque chose de pas agréable du tout. Et ce quelque chose de pas agréable du tout portait aujourd'hui le nom de « face à face avec Kinomoto ».

Lorsque la dernière cloche de la journée sonna, je pris tout mon temps pour ranger mes affaires, laissant tous les élèves passer avant moi, afin de m'assurer d'être un des derniers à sortir. Je me dirigeai d'un pas traînant vers l'entrée. J'avais le pressentiment que Kinomoto m'y attendrait, même si j'espérais de tout cœur me tromper.

Malheureusement, je n'eus pas cette chance. Debout à côté de la rampe qui bordait les quelques marches reliant la porte à l'asphalte, les bras croisés, elle m'attendait.

Je soupirai et allai la rejoindre. J'essayai de donner un ton joyeux et banal à ma voix, mais le résultat fut assez décevant.

- Salut.

- Salut.

Ton aussi froid qu'un cube de glace au Pôle Nord et aussi tranchant que le couteau qui m'avait mutilé le doigt ce matin. Génial. Mais la suite était encore mieux. D'un pas décidé, elle s'avança vers moi et me gifla. Je reculai et portai une main à ma joue, abasourdi.

- J'aurais bien giflé l'autre aussi, mais elle est déjà assez amochée comme ça.

- Comme c'est gentil de ta part. Je suppose que tu veux me parler de ce qui s'est passé avec Hiiragizawa.

- Bravo. Comment t'as deviné ?

Elle veut jouer à ça ? Et bien, parfait. Mon non plus, je n'irai pas par quatre chemins. Et tant pis pour la douceur. Énervé, je répondis :

- Écoute-moi bien. Ce qui s'est passé entre Hiiragizawa et moi, ça ne regarde que nous deux. Si tu veux des infos là-dessus, demande-les à lui, parce que moi je ne dirai rien. Et si tu veux que je lui présente des excuses, et bien tu te fourres un doigt dans l'œil. La seule personne à qui je dois des excuses ici, c'est à toi.

Regard surpris de la demoiselle.

- À moi ?

- Oui, parce que par mes actions, je t'ai fait de la peine. Et je suis désolé. Sincèrement.

- Tu es direct.

- C'est ça ou c'est rien.

Elle soupira.

- Au moins, maintenant, je comprends pourquoi tu es parti aussi rapidement de chez moi, hier soir.

- Tu n'as pas gobé mon mensonge sur le devoir de Physique, hein ?

- Je ne suis même pas passée proche.

- Très bien, je crois qu'on n'a plus rien à se dire.

Je passai à côté d'elle, réajustai mon sac sur mon épaule et m'en allai. Je devais avoir parcouru une dizaine de mètres lorsqu'elle m'interpella.

- Li, attends !

Je me retournai et raillai :

- Si c'est parce que t'as changé d'idée et que finalement t'as décidé de me gifler sur l'autre joue, te gêne surtout pas !

Elle s'arrêta et baissa la tête.

- Je suis désolée, je ne voulais pas. Je ne sais pas ce qui m'a prise.

Comme je ne répondais pas, elle continua.

- De toute façon, comme je te l'ai dit hier, la raison de cette bagarre, ce n'est pas de mes affaires. Je… j'ai… j'ai perdu le contrôle, excuse-moi.

J'aillais lâcher une remarque cinglante, mais j'aperçu une goutte d'eau tomber par terre. Puis une autre. Je relevai les yeux et vis que les épaules de Kinomoto étaient secouées de légers tremblements.

- Kinomoto, ça va ?

Pas de réponse. Je m'approchai d'elle et lui relevai doucement le menton, l'obligeant à me regarder. Les larmes coulaient librement sur ses joues, malgré ses efforts pour les cacher. J'eus l'impression qu'un poignard me lacérait le cœur.

- Kinomoto, qu'est-ce qui se passe ?

- Je… je suis désolée… je suis sur les nerfs, ces temps-ci… j'ai tout fait pour ne pas que ça paraisse, mais… j'en peux plus…

Ne sachant pas trop quoi faire, je la serrai tendrement dans mes bras. Elle éclata en sanglots sur mon épaule, et je lui murmurai des paroles réconfortantes à l'oreille. Des milliers de questions me tournaient dans la tête, et une multitude de sentiments m'envahit. Impossible de faire le tri dans ce bordel. Nous restâmes ainsi jusqu'à ce qu'elle se calme un peu, puis je lui demandai :

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Elle s'écarta un peu de moi et murmura :

- Ma meilleure amie a eu un accident de voiture, il y a environ une semaine. Depuis, elle est dans le coma. Les médecins ne savent pas si elle va se réveiller. Je suis désolée, j'ai évacué tout mon stress sur toi.

Je lui souris.

- Ça va. Ça compense pour toutes les fois où je méritais une bonne claque, mais où je m'en suis tiré à bon compte. Et je suis certain que tout ira bien pour ton amie.

Elle esquissa un sourire.

- Tu sais, je ne t'en veux pas tant que ça, pour cette histoire. Je suppose que c'est dans la nature masculine d'en venir aux poings dès qu'un truc ne fonctionne pas… Et puis, ce n'est pas la première fois que Hiiragizawa prend part à une bataille. Mais je dois avouer que c'est la première fois que le vois aussi amoché.

- Désolé.

- Bon, faudrait que j'y aille.

- Tu veux que je te raccompagne ?

- Ce n'est pas la peine. Si mon frère me voit rentrer avec un garçon, il va faire une crise d'hyperventilation.

- Je vois. Mais tu es sûre que ça va aller ?

- Oui, ne t'inquiète pas. Et encore pardon.

- Ne t'excuse pas. Comme ça, on est quitte.

Elle me sourit.

- Ok. À demain.

- À demain.

Je la regardai s'éloigner, pensif. J'avais frôlé la catastrophe, mais finalement, les choses s'étaient arrangées. Je pris la direction de mon appartement, la tête dans les nuages. Avec ce que j'avais découvert sur moi-même aujourd'hui, la suite des choses allait être intéressante. Pas toujours rose, et j'allais probablement en baver, mais intéressante.


Va se cacher sous son lit Ahhhhh, j' veux mourir. J'ai trop honte de publier ce chapitre après l'immense retard. Pas de carnage, s'iou plait. Avant de me faire massacrer, je veux tout de même dire un gros merci à Sylphina, MISSGLITTER, JunK, eternal princess, Lana51, Kira-303, Lil'Ashura, Josée, ciçouille, MimiNat, sssaki, represente78, winry, Asahi Shin'ju, aminteitha et crystal d'avalon pour vos reviews. Bisous à tous!