Aucun de nous ne reviendra
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Amis du jour, bonjour !
J'aime le week-end. Tous le monde s'en fout, je sais xD
Et j'ai le temps de faire les rars ! C'est pas beau, ça ? Je vais donc y répondre avec... ¤roulement de tambour¤ EFRAZEL !
Efra : J'ai pas envie.
On te demande pas ton avis. Alors allons-y, si tu veux pas souffrir d'avantage. ¤sourire de la psychopathe en cavale¤
Efra : Je te hais. Bon, ouvrons le Courrier des Lecteurs. ¤se colle devant l'ordi, ouvre la boîte mail¤ La première est de tite-elfe. Elle ouvre le score en t'affublant le doux nom de sadique et exige la suite, n'étant pas très patiente, mais elle ajoute qu'elle adore la fic et qu'elle la trouve très bien écrite. Je voudrais pas péter l'ambiance, ou si peu, mais Pegases est sadique.
Ouais. ¤relève les lunettes de soleil et secoue les cheveux¤ Parce que le sadisme, c'est trop FUN ! ¤Kerwann attitude¤ Hem. Désolé xD Bref, un grand merci à tite-elfe, qui est la première à avoir reviewer sur le chapitre 10 :) C'est super gentil, j'espère que la suite te plaira tout autant !
Efra : Moi elle me plais pas.
On ne te-
Efra : Demande pas ton avis, je sais. La review suivante est de WandaBlack. Là-aussi, joli répartie, elle te caractérise de méchante, mais finalement te déclare gentille. Je dois avouer que là je rigole, vu que t'es une sadique en puissance.
Je suis sadique avec toi, nuance. C'est gentiiiiiiil Wanda ! ¤happy¤
Efra : Aha, elle dit qu'elle m'admire ! Même si j'ai perdu et embrassé l'autre elfe de foire. ET LA TÊTE QUE J'AI FAIT EN L'APPRENANT NE REGARDE QUE MOI !
Zen, Efra. Reprend du nutella. ¤lui passe le pot¤ Merciiiii Wanda, pour répondre à la question qu'Efrazel a éclipsé, elle est allez vomir tripe et boyaux dehors. ¤sourire sadique¤ Efra, t'es de retour ?
Efra : Ouais. Bon, la review suivante est de loveitachi. Mais merde à la fin, on s'en fout de l'elfe ! Vous avez pas à m'envier ! C'est juste un blondinet décoloré qui-
Efra ? Ta gueule.
Efra : Hompf. Bref, elle ajoute qu'elle a hyper hâte de lire la suite.
Souhait exaucée, loveitachi ;) Et rasure toi... ¤s'éloigne un peu d'Efra¤ Moi aussi je lui aurais bien piqué sa place TT
Efra : La review d'après est de Yoruichi qui te réclame la suite et rigole pas mal devant son ordi. C'est moi qui suis drôle ?
Efra, lâche tes épées, veux-tu. La suite la voici, Yoruichi :) Et ça rimeuh ! xD
Efra : C'était très foireux, comme rime. Bref. La suivante est de Lalolie, qui dis qu'elle n'a jamais autant rit devant un chapitre et quelle a adoré à la folie le passage de la beuverie. Oui je lâche mes épées, Pegases. Ah mieux, elle m'encourage à la torture. Brave fille.
Mwahaha, moi aussi je me suis éclatée à l'écrire ce passage, héhé XD Et t'inquiète pas pour la torture, elle aura l'occasion de l'exploiter, héhé ;)
Efra : Et les deux dernières sont de Miss Yem et mel925, Miss Yem qui te dis qu'elle vient de découvrir la fic. Elle m'adore, héhé. MAIS LÂCHEZ MOI AVEC LE BLONDINET !
Efra ?
Efra : Ta gueule, je sais. Et mel925 qui veut la suite !
Et bah les filles sachez que je vous adore :) Et vais exaucer votre souhait tout de suite ! XD
Et Voilàààààà ! Je peux vous dire que vous aller adorer ce chapitre. Mwahaha.
Bonne lecture !
Pegases.
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Chapitre 11 : L'oriflamme des elfes noirs
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- Il te plait ?
- Qui donc ?
- L'elfe, bien sûr !
- Ma main dans ta figure, elle te plaira, crois-moi.
- Ce que tu peux être susceptible dès que l'on parle de lui...
Retenant la furieuse envie d'étrangler sur place Morquendi, je me renfrognais, ne daignant pas répondre. Nous arrivions à présent à Dunharrow, lieu de rassemblement des cavaliers du Rohan. Une nouvelle bataille, encore perdue d'avance, se profilait à l'horizon. Mais pour l'instant, ma préoccupation première était de faire taire Morquendi, qui ne cessait de sous-entendre que j'aimais follement Legolas. Plutôt crever en enfer que d'embrasser à nouveau le petit prince ! Avant que Morquendi eut le temps d'ouvrir la bouche, j'étais partie en avant, rejoignant l'avant-garde de Théoden tout en restant à distance respectueuse du cheval de Gimli et Legolas. Théoden faisait les comptes de ses hommes en interpellant les chefs de recrutement alors que nous grimpions dans les hauteurs, et à perte de vue ce n'était qu'hommes, chevaux et tentes. Une fois le plateau supérieur atteint, nous désarnachâmes les chevaux, nous plaçant là où nous le pouvions. Une fois Légende installée, j'emboîtais le pas à Gimli et au petit prince, explorant la partie du campement où nous étions. L'air était inexplicablement lourd, et les chevaux ne cessaient de hennir et de renâcler, nerveux. Nous croisâmes Eomer qui rangeait sa selle, l'air excédé par l'agitation ambiante.
- Les chevaux sont agités... et les hommes silencieux, commenta Legolas.
- La tension monte, à l'ombre de la montagne, nous répondit le Rohirrim, désignant une route entre deux falaises, un peu plus loin.
- Cette route, là, remarqua justement Gimli, où conduit-elle ?
- C'est la route de Dimhold, la porte sous la montagne, nous renseigna docilement l'elfe.
- C'est... sinistre, commentais-je, pas très à l'aise devant l'aura mauvaise qui se dégageait du lieu.
- Aucun de ceux qui s'y sont aventurés ne sont revenus, m'expliqua Eomer. Cette montagne est maléfique.
Ah, oui, ça expliquait pourquoi tous le monde s'en écartait. J'allais m'en approcher, intriguée, quand Gimli me retint, plus préoccupé par le sort de nos estomacs que d'assouvir son désir d'explorer le chemin. Haussant les épaules, je le suivais, méditant les paroles de Théoden.
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- Dame Altaïr, le roi Théoden vous fait quérir.
J'haussais les sourcils, arrêtant de frotter mon épée. C'était une première, ça, surtout de nuit. Délaissais ma lame, j'emboîtais le pas au guerrier venu me chercher, jusqu'à la tente du roi. Hésitante, j'entrais, y découvrant Théoden et une silhouette en noir. Le roi nous regarda tous deux, mais ne sortit pas, contrairement à ce que je m'attendais. La silhouette se releva et ôta son capuchon. Stupéfaite, je m'agenouillais aussitôt.
- Seigneur Elrond...
- Relevez-vous, Efrazel, l'heure n'est plus aux salutations. Nous allons avoir grand besoin de vous et de votre peuple.
Fronçant les sourcils, je me relevais, ne comprenant pas où il voulait en venir. C'était déjà une sacrée surprise de voir le seigneur de Fondcombe ici.
- Que voulez-vous dire, seigneur ?
- Il n'y a pas seulement les orques de Sauron qui marchent vers Minas Tirith, mais aussi des hommes, des haradrims, venu de l'Est, des pirates, venant de la côte. Il n'y a pas assez d'hommes. Il n'y a plus assez d'elfes...
- Mais il y a des elfes noirs, c'est cela ?
- Oui, acquiesça le seigneur elfe. Votre peuple est très nombreux, et préservé des guerres.
- Nombreux ? Le coupa Théoden, brusquement intéressé. Combien de personnes compte le peuple des elfes noirs ?
- Onze millions d'individus, dispersés dans tout le pays, dont treize milles hommes toujours affectés à la défense de la capitale, lui répondis-je. Mais je ne peux les amener, ajoutais-je en me tournant vers Elrond. Je ne suis pas de la noblesse, et je suis une déserteuse. Notre roi me fera trancher la tête avant que je n'atteigne les portes de Rougemuraille.
- Votre roi est mort, Efrazel.
- Quoi ?!
La surprise m'en cloua le bec.
- Il y a eu un putch, qui a réussi, et votre famille faisait partie de l'organisation. Un émissaire est arrivé à Fondcombe il y a une semaine de cela pour nous l'annoncer, sachant que nous avions recueilli des renégats. Je me suis renseigné sur votre famille. Ils sont tous vivants et ont été anoblis.
- Qui... qui est le nouveau roi ?
C'était trop de nouvelles d'un coup, j'en perdais mes mots. Mais que j'étais heureuse ! Tant d'angoisses venaient de partir en fumée !
- Le leader de l'attaque, Nirmë Eressea.
Nirmë, "acte de volonté"... un beau nom pour un roi. Nirmë était le général en chef des armées. L'espoir revenait. Mais il y avait quand même un problème.
- Jamais un elfe noir ne voudra aider un peuple dont il n'a que faire.
- J'y ai pensé, et il faut que le prince Legolas vous accompagne.
DE QUOI ?!
- C'est ridicule ! A quoi servirais un elfe sylvain, prince soit-il ?
- Votre peuple est terriblement fier et guerrier. Comme tout peuple, il a des ennemis. Mais si votre roi est intelligent, une alliance avec les elfes et les hommes l'intéressera. Si la paix et la reconnaissance sont à la clé, ne serait-il pas intéressé ?
Ca se tenait. Et il était vrai que vivre à découvert, sans peur des raids et des attaques, serait délicieux.
- Mais rien ne dit que je le convaincrais...
- Vous devez le convaincre ! Intervint alors Théoden en s'avançant. Aucun roi ne peut être insensible à la détresse d'un autre qui risque de perdre son peuple ! Nous avons besoin de votre armée, dame Altaïr ! De votre peuple, de votre roi ! Besoin de vous !
Je l'écoutais attentivement avant de me tourner à nouveau vers Elrond.
- Legolas est-il au courant ?
- Oui, Gimli et Aragorn iront, quant à eux, chercher de leur côté une autre armée. Bien différente de la votre.
- Bien... combien de temps me donnez-vous ?
- Quatre jours.
Mes yeux s'arrondirent à nouveau de stupeur, interloquée.
- Je n'arriverai jamais à temps !
- A cheval, non, en effet. Mais à dos de dragon...
De dragon ?
- Vous... vous avez amené des Wyverns ?
- Moi, non. Je suis entré en contact avec votre famille, qui, mise au courant de l'urgence de la situation, a immédiat dépêché à ma demande ces animaux dont vous avez l'habitude. Mais le prince ne sachant comment les diriger, il vous faudra le prendre avec vous.
Oui, et bien le Gondor allait me devoir une sacrée dette.
- A vol de nazgûl, votre citée est à une demi-journée d'ici. Les wyverns sont plus rapide, et à cheval, il vous faudra deux jours pour atteindre Minas Tirith. Vous devez partir cette nuit même.
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- Comment pouvez-vous être sûre qu'il s'agit de la bonne direction !
- Parce que je le sais ! Alors bouclez-là et laisser moi faire avant que je ne vous balance par-dessus bord !
Nous survolions les montagnes depuis déjà quelques heures, filant à une vitesse astronomique plein nord. Pour information, un wyvern ressemble à un dragon rouge, mais en plus petit. Des destriers redoutables, et un avantage considérable sur les féroces ailés.
Mais là, maintenant, tout de suite, mes désirs ne se limitaient qu'à une chose : envoyer le petit prince s'écraser en contrebas ! Cet imbécile m'exaspérait de plus en plus, au point de me faire parfois oublier la raison de ce voyage. Et c'était extrêmement désagréable de sentir autour de votre ventre les mains d'un homme que vous détestiez, ainsi que de le sentir pressé contre votre dos. Okay, dans le cas contraire, il risquait vraiment de tomber. Mais c'était insupportable, et cela durait depuis le début du voyage !
- Dites, ce n'est pas un drapeau, là-bas ?
Tâchant d'oublier un instant mon exaspération, je plissais un peu les yeux, regardant dans la direction indiquée. Enfin ! L'étendard d'Urulokë !
- Tout juste. Accrochez-vous bien.
- Pourquoi ?
Arrivée au-dessus du drapeau, je tirais d'un coup sec sur les rênes. Le Wyvern replia ses ailes et se laissa tomber en chute libre, passant à ras du drapeau et traversant la couche de nuage.
J'espérais méchamment que le petit prince hurlerait, de surprise, au moins, mais il ne dit rien, à ma grande déception.
Les nuages se dispersèrent et le reptile rouvrit ses ailes, frôlant la falaise qui se dressait à présent derrière nous. Nous étions en terre Urulokienne, dans les Plaines du Centre, non loin de la chaîne du Lunoronti, les montagnes bleues. Rougemuraille se dressait au sommet.
- Sommes-nous encore loin de votre citée ?
- Quelques minutes si l'on se dépêche, et avec la magie. Ne me lâchez sous aucun prétexte.
- N'ayez aucune crainte, ce n'est pas dans mes intentions.
- Bien...
Nous reprenions de l'altitude et passâmes au-dessus du premier poste de garde du défilé conduisant au sommet de la montagne.
- Par le signe du Vent, le Vent Divin obscur, Mizuchi ! (Nda : Technique du clan Mibu dans Samurai Deeper Kyo, de Kamijyo Akimine.)
Une rafale surpuissante propulsa le Wyvern, qui s'éleva à la verticale, et je dus même me rattraper au pommeau de la selle pour éviter d'être désarçonnée. Je craignis que Legolas ne me lâche sous la violence du choc, mais il tint bon. Un violent sursaut manqua de me faire lâcher mes rênes quand Legolas enfouis soudain sa tête dans le creux de mon épaule.
- Vous voulez que je vous aide, peut-être ? Grondais-je, remerciant le ciel d'être devant lui pour qu'il ne voie pas mes joues soudain rouges et brûlantes.
- Veuillez m'excuser, mais si j'offre moins de prises au vent, cela diminue les risques de chutes !
Hrrrmmmffff. Inspirer, expirer. Ne pas lui envoyer mon poing dans la figure. Ne pas le repousser. Et me calmer.
La brusque raréfaction de l'oxygène détourna cependant mon attention, le temps d'instaurer une bulle d'air autour de nous. Le dragon perça le niveau des nuages et Rougemuraille apparut devant nous, aussi imposante que dans mes souvenirs. Une brutale émotion, presque douloureuse tant elle était soudaine, me saisit alors que je détaillais par réflexe la cité. La ville basse, les quartiers fortunés, les dragonneries, écuries, casernes, la rivière qui traversait toute la ville, la muraille protectrice rouge sang, la monstrueuse porte en bois d'arbre-monde, la végétation merveilleuse, et le palais royal. Je connaissais tout. Enfin je te revoyais, ma bien-aimée Rougemuraille !
¤°§OoO§°¤
Nos pas résonnaient le long des immenses couloirs du palais tandis que nous nous rendions à la salle du trône. En ma qualité d'ex-garde de la légion royal, j'avais obtenu sans difficulté le droit de passage. Cela avait été un peu plus compliqué pour Legolas, mais pour d'obscures raisons, on l'avait finalement laissé passer. Nous arrivâmes enfin devant les portes de la salle du trône, et avant d'entrer, je me tournais vers le petit prince.
- Evidemment, vous ne dites absolument rien avant que l'on ne vous le demande, vous ne me contredisez pas, vous ne vous énervez pas, vous ne faites aucune remarque sur mon peuple, vous répétez au mot près la proposition du seigneur Elrond et surtout, surtout, vous ne faites aucun commentaire.
- Et respirer, j'ai le droit ?
- D'accord, mais en silence.
Souriant ironiquement, je repris mon sérieux en ouvrant les doubles portes, pénétrant dans la salle. Le nouveau roi y siégeait, sur le trône royal mâle, la place de la reine demeurant vide. A ses côtés se tenaient ses conseillers. Parmis lesquels mon frère Amaurëa. Et ça c'était nouveau. Ravalant une exclamation, j'avançais jusqu'à deux mètres du souverain, m'agenouillant respectueusement.
- Je vous salue, Nirmë, roi et souverain d'Urulokë. Je viens au nom de Théoden, roi du Rohan, de Elrond, seigneur de Fondcombe, et d'Aragorn, héritier du trône du Gondor. Je requiers un conseil de guerre.
Autour de moi, la cour s'agita dans un concert de murmures et de chuchotis plus ou moins discrets. La présence de Legolas autant que ma demande intriguait les courtisans. Le roi me répondit :
- En quel état d'urgence, générale Altaïr ?
- Etat d'urgence prioritaire, mon seigneur.
Quel soulagement ! Je n'avais pas été dégradée ! Et il acceptait ma demande ! C'était miraculeux !
- Que la cour se retire et que l'on convoque les membres du Conseil. Invoquez la table.
Une escouade de magicien s'activa, et l'instant suivant, les courtisans avaient vidé les lieux et la Table du Conseil se dressait au milieu de la pièce, le trône royal en bout de table. Je m'installais à ma place et plaça par prudence Legolas à ma droite, indiquant qu'il était mon invité et que je me réservais le droit de le tuer. J'adore nos us et coutumes.
Avec une rapidité surprenante, tous les membres du conseil furent présents en l'espace de quelques minutes et le roi déclara la séance ouverte, m'invitant à parler. Repoussant ma chaise, l'air parfaitement à l'aise, j'entamais ma requête.
- Le roi du Rohan, le seigneur de Fondcombe, le seigneur de la Forêt Noire, et l'héritier du Gondor nous appellent à l'aide. Les troupes de Sauron marchent sur Minas Tirith, et les hommes ne sont pas assez nombreux pour survivre à ce combat. Le peuple des Rohirrims a été décimé lors des attaques barbares et Ourouk-haï, ainsi que par la bataille du Gouffre de Helm. Les elfes restés en Terre du Milieu défendent leurs propres terres. Le prince de la Forêt Noire est ici en témoignage de l'urgence de la situation en tant que porte-parole d'Elrond de Fondcombe, et de Thranduil de Forêt Noire.
- Que le prince se lève et parle. Nous l'écoutons.
Legolas obéit, se levant à mes côtés.
- Les peuples elfes et humains s'engagent à reconnaître la souveraineté d'Urulokë, ainsi que la valeur de son peuple. Ils s'engagent à ne plus jamais parjurer les elfes noirs et à les laisser en paix, ainsi que d'instaurer des liaisons commerciales et diplomatiques. Ils s'engagent à reconnaître leur implication dans la fuite du peuple Urulokiens et à ne plus nier ce que ce peuple a revendiqué si longtemps. Nous vous demandons votre aide, roi Nirmë. De votre décision peut décider la survie de nos peuples.
Un profond silence tomba. Mais il n'était pas vraiment hostile, à mon immense soulagement. C'était la surprise, l'étonnement, la méditation, que je lisais sur les visages des membres du conseil. J'en reconnus plusieurs. Tout n'était pas perdu.
- Vous avez été entendus, générale, prince. Rasseyez-vous. Que les membres parlent.
Le premier, Amaurëa se leva. Je priais silencieusement, le suppliant de toutes mes forces de prendre notre parti.
- En entendant cela, je ne peux m'empêcher d'être ironique. Nous, si longtemps bafoués, voilà que nous sommes appelés à l'aide par des peuples qui nous ont jadis chassés comme des chiens et tués à coup de fronde dans les collines, tel des lapins en fuite. Pourquoi les aider ? Pourquoi nous sacrifier ?
Un grognement approbateur glissa le long des rangés. Mon cœur s'emballait, une once de désespoir se glissait en moi.
- Mais il est loin ce temps, ils sont si loin, les rois de jadis. Si loin, le temps du sang et de la haine. Pouvons nous laisser des peuples plongés dans la détresse qui nous ravagea jadis ? Nous qui avions tellement espéré une main tendue, pourquoi refuserions-nous la notre ? On va jusqu'à nous la supplier, cette main. On pourrait penser que je ne cherche qu'à prendre le parti de ma sœur. Mais j'espère que vous comprendrez que c'est en totale impartialité que je vote favorablement aux demandes de la générale Altaïr et du prince Legolas.
Sur ce, il se rassit et fit glisser devant lui la pierre bleue qui signifiait son accord. Merci Amaurëa. Mille fois merci.
Un autre elfe, bien plus âgé, se leva.
- Vos paroles sont emplies de justesse, Amaurëa Altaïr. Je fus présent lors de la débandade de notre peuple, alors que j'étais enfant. Je ne souhaite à personne ce temps là. Un temps de pleurs, de mort, de deuil et de révolte. Un temps que je répugne aujourd'hui a énoncer et c'est pourquoi je donne également mon accord.
Une deuxième pierre bleu glissa. Personne d'autre ne se leva.
- A présent, que les membres décident. Votez.
Morte d'angoisse, je saisis la main de Legolas, à l'en broyer, et je fermais très fort les yeux, écoutant seulement le frottement des pierres contre le marbre. Puis je rouvris les paupières, le cœur battant.
Une multitude de pierres rouges et bleues étaient alignée. Le roi les amena à lui d'un claquement de doigt et les dressa à la verticale.
- Quatorze oppositions contre vingt-deux accords. Je donne également le mien.
Oui. Oui ! OUI ! OUIIIIIIIIIIII !
- Que l'ont rassemble la cavalerie au complet, ainsi qu'une escouade de Lord Wygern, et une autre de Chevalier Faucon. La générale Altaïr prendra la tête de l'armée. Ils partiront demain dans la matinée.
C'était gagné ! Nous allions partir pour le Gondor ! Je retins difficilement mon sourire, lâchant également la main de Legolas sans vraiment y faire attention. Le roi se tourna à nouveau vers moi alors que les membres se levaient dans un raclement assourdissant de chaise.
- Générale, allez vous reposer, ainsi que le prince. Votre frère vous guidera.
Je le saluais une nouvelle fois, malade de reconnaissance, puis fila avec le petit prince au-dehors de la salle. Je jubilais. Legolas ne disait rien mais son sourire parlait pour lui. Amaurëa apparut peu après et sans attendre je lui sautais au cou.
- Quel soulagement de te voir en vie !
- Je peux te retourner la phrase. Tu nous as terriblement manqué, Efra, mais le court règne de notre roi est fini.
Comme c'était bon de l'entendre, de sentir sa main sur mes cheveux, de le sentir contre moi. Nous restâmes un moment ainsi puis nous nous séparâmes pour qu'Amaurëa nous conduise dans l'aile des invités. Chemin faisant il m'entretint des dernières nouvelles de ma famille, ainsi que des potins du palais. Amaurëa était une véritable commère, adorant les bruits de couloirs et autres rumeurs du même acabit.
- Voilà votre chambre !
Pardon ? Notre chambre ? A voir la tête du petit prince, il devait penser la même chose. Ne remarquant rien, Amaurëa ouvrit la porte, nous présentant une chambre somptueuse... mais dotée d'un unique lit double.
- C'est quoi cette affaire ?
- Pardon ?
Je lui désignais le lit, lèvres pincées.
- Hors de question de dormir dans le même lit que lui.
- Mais vous... vous n'êtes pas ensemble ?
Il se rendis compte de la stupidité de sa question tout de suite. Je savais que mon frère était un génie.
- Tant pis, je n'ai pas le temps de régler ça. On se voit plus tard, conclut-il en filant.
Et un abruti finis. Je me tournais vers Legolas, désignant le canapé.
- Vous dormez là-dessus.
Il roula les yeux, l'air exaspéré.
- Comme de juste...
- Exactement.
La mine sombre, je disparus dans la salle de bain, verrouillant soigneusement la porte derrière moi. Quelle poisse ! Amaurëa, tu vas souffrir. Maugréant mille et une vengeance, je me débarrassais de mes vêtements crasseux et m'étudia sans indulgence dans le grand miroir sur pied. Je n'avais pas tellement changé, en fait. Mes cheveux avaient retrouvé leur longueur, j'avais un peu maigris, rien de plus. Mais je me trouvais inexplicablement différente. Haussant les épaules, je me glissais dans la cabine de douche, ouvrant le brûlant jet d'eau. Dieu que c'était bon. Enfin tranquille, je méditais les quelques mois que je venais de passer tout en attrapant savon et shampoing. J'avais vécu des moments incroyables, avec des compagnons qui étaient progressivement devenus des amis. J'avais plus voyagé en six mois qu'en cinq cent ans, j'avais découvert des peuples que je ne connaissais que de nom. On a beaucoup rit et combattus, on a aussi pleuré. Je n'avais pas envie que cela se finisse. J'aurais voulue que cela dure encore des années, qu'on ne soit tous jamais séparé. A l'exception de Boromir et Legolas, bien sûr. Le Gondorien devait être sur pied, à présent. Quant au petit prince... ça m'énervait de voir l'effet qu'il me faisait. Mais je le détestais toujours autant, ça, ça ne changeait pas.
Je pris tout mon temps pour me laver les cheveux et retirer toute la crasse. Quand je fermais l'eau, plusieurs heures s'étaient écoulées. Je pris encore un peu de temps pour me sécher les cheveux et les brosser soigneusement, avant de nettoyer à grande eau ma tenue. La nuit venait de tomber. Enfilant avec délice une robe de nuit, c'était détendue et presque de bonne humeur que je quittais la salle d'eau.
La pièce était vide. Legolas avait dût se mettre également en quête d'une salle de bain non-accaparée. Ouvrant les portes-fenêtres, je m'avançais sur le balcon, m'accoudant à la rambarde pour observer la ville qui s'étendait en contrebas.
- Vous ne dormez pas ?
Je tournais la tête. OMFG. (Nda : Oh my fucking god, pour les non-initiés ;D). Je retire tout ce que j'ai dit sur la carrure de Legolas. Il n'est pas du tout taillé comme une arrête d'anchois. C'était un Legolas torse nu qui s'avançait à côté de moi, s'accoudant également à la rambarde.
- Comme vous le voyez...
Inspirer, expirer. Inspirer, expirer... COUCHE LES HORMONES !
- Vous devriez vous reposer...
- Je peux en dire autant de vous, vu que vous partez comme moi.
Il tourna la tête et nos regards se croisèrent sans se lâcher. Je vous jure, sans exagérer, que l'univers tout entier était contenu dans ce regard. Tout. Je tournais vite la tête, embêtée. J'allais relancer la conversation quand une image de la fameuse soirée où j'avais trop bu passa devant mes yeux. Pourquoi cette image-ci, hein ?! Pourquoi le souvenir où j'embrassais le petit prince me revenait maintenant ?
Le problème, quand vous vous souvenez de ce genre de truc alors que le gars en question n'est qu'à demi-habillé à côté de vous, c'est que très vite, vous avez envie que la scène recommence. Sauf que moi, j'étais partagée. Et pourquoi ? J'étais sensée le détester, alors comment pouvais-je souhaiter qu'il m'embrasse, là, maintenant, tout de suite ? Surtout en étant sobre.
- Efrazel ?
Retire ta main de mon épaule ! Touuuut de suite !
Et que pouvais-je répondre ? Quand Legolas me touchait, ma glycémie avait une regrettable tendance à chuter systématiquement de vingt mille pieds, et j'étais en train de réaliser que cela n'avait rien à voir avec une crise d'hypoglycémie. Je veux dire par là que si on souffre d'hypoglycémie en présence d'une seule personne, il y a toute les chances pour qu'on soit en train de tomber amoureuse, et aucune pour qu'on manque de sucre dans le sang. J'avais l'impression de fondre comme une boîte de chocolat.
- Vous ne dites plus rien depuis tout à l'heure...
S'il est possible qu'une boîte de chocolat fonde deux fois en l'espace de dix secondes, alors celle-là l'a fait. Et qu'êtes-vous sensée répondre quand un dieu pareil vous demande, l'air véritablement surpris, pourquoi vous n'arrivez plus à parler ? C'était triste à dire, mais Legolas était regrettablement naïf.
Sa main glissa dans mon dos. Peut-être pas si naïf que ça. Prenant mon courage à deux mains (enfin, une main, mieux vaut garder l'autre pour une éventuelle claque) je me tournais vers lui, tâchant de ne pas loucher sur ses pectoraux. Ce qui était assez difficile, puisque mes yeux étaient précisément à ce niveau.
- Je suis intimement persuadée que si vous réfléchissez une petite minute à la situation, vous allez comprendre tout seul.
- Tiens donc ? Fit-il tout en me caressant du doigt l'arrête du nez et les lèvres.
Et il m'embrassa. Sa bouche ouvra mes lèvres en douceur et je frissonnais de la tête aux pieds. Ses mains courèrent le long de mes reins, puis il m'atira contre lui. Quand nous rentrâmes dans la chambre et qu'il referma la porte-fenêtre d'un coup de pied sans s'arrêter de m'embrasser, je priais pour que la chambre fut insonorisée.
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Le lendemain, sitôt que je me suis réveillée, c'était à la fois la béatitude et la honte que je ressentis. J'avais délibérément enfreint le Premier Commandement des lois qui régissent la vie amoureuse de toutes les filles (le deuxième ne me concernait heureusement pas) :
1. Jamais ne coucheras avec un garçon le premier soir (une relation sexuelle prématurée ruine toujours une histoire d'amour)
2. Jamais ne fera le 1 avec le petit ami de ta meilleure amie (cela ruine trois relations)
Et à ma connaissance, la clause (i) du Second Commandement qui statue que "Jamais ne touchera à un ex de ton amie sans la permission expresse de celle-ci", ne me concernait heureusement pas non plus. Et moi, j'étais là, sauvagement déshabillée, au lit avec un homme que je détestais. Enfin. Maintenant, plus vraiment. Et Legolas était tellement adorable, quand il dormait. Il entrouvrit les paupières et sourit.
- Bonjour.
Oui, comme premier, j'aurais vraiment pût choisir pire. Mais il y avait toujours un certain problème. Qui spécifiait que mon amoureux était un prince elfe sylvain et que je n'étais qu'une générale elfe noire.
- Legolas, je...
Je fus interrompue par un long baiser. Or, j'avais remarquée un truc au cours de la nuit passée : sitôt que Legolas commençait à m'embrasser, j'oubliais tout car une fièvre de quarante degrés s'emparait de tout mon corps (C'est vous dire les baisers...). La première fois qu'il m'avait embrassée (en étant sobre, naturellement), j'avais eu l'impression que jamais ma température ne redescendrait à trente-sept. Au bout de cent vingt-cinq secondes, Legolas m'a finalement relâchée.
- Tu disais donc ? a-t-il demandé en se rallongeant sur le dos.
- Legolas ! Tu es un prince, et je suis une roturière !
- Ta famille a été anoblie.
Ah, oui, j'oubliais.
- Toujours est-il que je n'ai pas ton rang et qu'une hypothétique relation risque de mener à l'échec.
S'il me répond qu'il s'en moque comme de son premier bavoir et que je n'étais qu'un coup d'un soir, je vous jure que je lui arrache les yeux et la langue. On ne bafoue pas les sentiments d'une femme. Surtout si c'est une elfe noire. Qui a toujours un poignard sous son matelas. Oui, la gent féminine elfienne est très jalouse.
- Dans la mesure où tu es noble, par définition, je peux décider de t'épouser.
- Heu... doucement. Les violons, le mariage, les déclarations éternelles, on verra plus tard, hein. Actuellement, c'est surtout ma race qui pose problème. Ton peuple me fera la peau dès qu'il saura que veux rester avec moi, et le mien risque de faire la gueule.
- Je dois avouer que ça m'est parfaitement égal.
- A moi, ça l'est moins. Supposons que nous survivons tous les deux à cette guerre, que Sauron est renvoyé dans d'obscures contrées et que tout se finit bien. Qu'est-ce que tu as l'intention de faire ?
- Si tu le veux bien, te garder auprès de moi en Forêt Noire.
Exactement ce que je ne voulais pas entendre.
Vous me voyez en princesse des elfes sylvains, vous ?
¤°§OoO§°¤
Et voilà, Efra-choute et Legynou sont enfin ensemble. Ce fut long et laborieux. Mais j'ai réussie. ¤essuie une larme au coin de l'oeil¤ Mais. La fic n'est pas finie, MWAHAHAHAHA !
Bisous !
Pegases.
