Voici la suite tant attendue !
Oui, oui, je sais, mes chapitres sont toujours aussi « courts » (enfin ça va quand même… non ?) mais bon je fais de mon mieux et pour me faire pardonner je posterai vite le suivant ! Ça vous va ? ;-)
Bonne lecture à vous et merci à tous ceux qui me souvent et m'envoient des encouragements !
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Hermione était allée se coucher, se remémorant la journée avec Malefoy.
Les
choses se passaient plutôt bien. Mieux, même, qu'elle ne l'aurait
espéré.
On ne pouvait bien sûr pas dire que c'était le grand
amour, ni même d'amitié à proprement parler, mais ils n'étaient
plus non plus –ou du moins, c'est l'impression qu'elle avait-
« ennemis ». Ils avaient même eu quelques instants complices, ce
qui relevait presque du miracle, au vu des années précédentes !
C'est donc avec le sourire aux lèvres qu'elle s'endormit, se disant qu'il restait de l'espoir…
De son côté, Drago Malefoy avait du mal à trouver le sommeil, réalisant qu'il « fraternisait avec l'ennemi » Il avait apprécié l'après-midi en sa compagnie, oubliant presque qu'elle était fille de moldus. Il ne pouvait pas se permettre ce genre de comportements, c'était indigne de son rang, en plus d'être risqué vu ses nouvelles… attributions –entendez par là le tatouage noirâtre qui ornait à présent son bras.
Il ne savait pas pourquoi il s'était comporté ainsi, mais ce jeu un peu stupide lui avait pourtant fait du bien. Pour la première fois depuis un moment, il avait pu envisager les choses avec légèreté et un peu d'humour. Et puis, même s'il ne l'aurait pas avoué, presque n'importe quelle personne dépassait largement les capacités de conversation de Crabe et Goyle réunit. Ces deux acolytes étaient bien utiles pour effectuer les tâches subalternes sans poser de questions, mais ce n'étaient pas ce qu'on pouvait appeler des amis. Ils étaient totalement stupides, et même si un Malefoy n'a pas à se rabaisser à des activités de moldus, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pu simplement se divertir, autrement qu'en insultant les Gryffondors.
Mais
son petit tatouage en forme de serpent sur le bras, placé en
attendant qu'il soit en âge de porter la Marque des Ténèbres,
lui rappelait sa mission, et de quel côté il se trouvait.
«
Granger
n'est qu'une Sang de Bourbe…
»
C'est l'esprit tourmenté qu'il fini par s'endormir.
Plusieurs jours s'écoulèrent avant qu'Hermione ne reparle à Malefoy. Elle ne voulait pas donner l'impression de le harceler ! Et puis, même si la hache de guerre semblait provisoirement enterrée, tout continuait à les opposer, à commencer par leur maisons respectives. Elle n'était pas franchement certaine qu'elles verraient d'un bon oeil qu'ils ne deviennent trop proches.
« Pff, trop proches… ne rêve pas trop, Hermione. Rappelle toi qui il est… »
Elle avait remarqué que Drago se montrait peu, il n'apparaissait d'ailleurs pas toujours aux repas.
Elle
avait donc laissé passer plusieurs jours avant de l'aborder à
nouveau.
Pendant ce temps, elle avait lu quelques ouvrages
pas-si-o-nants, préparé un planning efficace de révisons et fait
tous ses devoirs, bien entendu –Hermione reste Hermione, on ne se
refait pas, que voulez-vous.
Lorsqu'elle lui adressa la parole, ce jour-là, quelque chose dans son regard lui donna l'impression que ce qui s'était passé ces dernières semaines étaient parti en fumée. Quelle froideur dans ses yeux orageux, quel méprit que lui renvoyait son visage de marbre et sa stature hautaine face à elle !
Cependant, il semblait moins froid le lendemain, à la bibliothèque où ils s'étaient retrouvés.
Hermione avait d'abord voulu s'habiller de façon un pu plus « osée » que d'habitude : une courte jupe en jean, des bas noirs, un t-shirt au décolleté rond, noir aussi, un petit gilet kaki et des ballerines assorties. Elle avait attachés ses cheveux en un chignon lâche, laissant quelques mèches dépasser et s'était contentée d'un simple coup de crayon noir sous les yeux et de rose pale sur les lèvres. Elle s'était observée dans le miroir, satisfaite de l'image qu'il lui renvoyait mais juste avant de partir, elle avait subitement changé d'avis, sur un coup de tête.
Elle s'était précipitamment changée et avait troqué ses vêtements qui lui donnaient l'air de « gourgandine » selon ses termes –même si elle savait que ce n'était pas le cas, elle n'était pas à l'aise dans ces vêtements- contre un simple jean, sa ceinture noire préférée et un t-shirt noir (tout de même) dont l'encolure laissant entrevoir le début de ses épaules nues. Elle avait mit une chaîne d'argent à son cou et avait enfilé ses petites boucles d'oreilles en se précipitant dans le couloir, se traitant d'idiote, se dépêchant pour ne pas arriver en retard.
« Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je me comporte comme une gourde, c'est pas possible… Il me fait vraiment tourner la t… Non, Mione ! C'est Malefoy, mets-toi ça dans le crâne, bon sang ! Il ne te plait pas vraiment, c'est juste qu'il n'est pas laid et que tu es obligée de penser à lui pour sauver Harry… Oui, c'est ça… »
-Gage ou vérité ? l'accueilli Malefoy sarcastiquement, un sourire en coin.
-Tututut, Malefoy, c'est toi qui a posé le dernier une question la fois passé, c'est donc mon tour à présent, ne se laissa pas démonter Hermione. Alors… Comment vas-tu ? demanda-t-elle en lui souriant gentiment.
Il fut tenté de lui répondre « bien » ; réponse bateau à une question habituellement bateau. Mais il se reprit.
-Eh bien… Globalement, on peut dire que je me porte bien, mais j'ai quelques soucis –dont je n'ai pas envie de parler ajouta-t-il devant l'air interrogateur de la jeune fille. A mon tour, ajouta-t-il, tu as mis ce t-shirt noir pour moi ? dit-il, taquin.
Hermione piqua un fard.
-Heuuu… mwoui, fit-elle piteusement, je savais que tu aimais cette couleur…, fit-elle sur un ton d'excuse.
Il fut plutôt surpris mais intérieurement cela lui fit plaisir –même s'il aurait préféré finir avadakedavrisé plutôt que de le reconnaître.
-Ooh… le professeur Rogue aurait-il eu raison à propos de Miss-je-sais-tout ?
Se souvenant de la remarque ne question « Rogue m'avait traitée de groupie… Non mais vraiment ! » Hermione se renfrogna et proposa alors de commencer à travailler.
Drago sourit intérieurement de l'avoir irritée mais il n'en laissa rien paraître –rien ne servait à ce que l'ambiance se dégrade trop.
