Disclaimer : l'univers ainsi que les personnages appartiennent à JK Rowling et je n'y gagne rien.


Chapitre 11 : Hermione

Alors qu'Hermione s'apprêtait à sortir de la Grande Salle, son petit-déjeuner terminé, il lui sembla qu'il régnait une certaine agitation autour d'elle. Certains élèves se passaient la main dans les cheveux, d'autres avaient toujours le nez en l'air, et les professeurs chuchotaient entre eux, agités.

Elle regarda ses camarades de Serdaigle, toujours assis.

-Que se passe-t-il ? leur demanda-t-elle. Pourquoi cette agitation ?

-T'as rien senti Hermione ? Comme un coup de vent ? lui répondit un de ses camarades, les yeux brillants d'excitation.

-Vaguement oui, m'enfin, ce doit être pour Halloween... Peut-être vont-ils générer un vent magique ou une tempête... ce pourrait être drôle.

-Moi je crois plutôt que le Plafond Magique fait des siennes...

Son camarade de 6e année avança la tête vers ses amis assis autour de lui, et tous de renchérir sur le sujet, les uns et les autres extrapolant sur des théories plus ou moins fumeuses.

Hermione écouta quelques minutes, puis n'eut pas envie de se joindre à eux, le débat s'éternisant.

Elle se souvint qu'elle avait un cours de Botanique à suivre.

Elle sortit donc par la grande porte, et descendit les marches du perron monumental. Presque aussitôt, elle perçut un air de flûte, une mélodie presque envoûtante, mais en tout cas apaisante.

Souriante, elle suivit la musique, le long des pelouses bien entretenues, jusqu'à ce que celle-ci soit très perceptible. Comme elle s'y attendait, elle trouva Hagrid en train de jouer, assis dans un vaste rocking-chair en branches de sureau, son molosse Crockdur à ses pieds.

-Hermione ! s'écria l'immense professeur avec un grand sourire, comment vas-tu ?

-Je vais bien, merci Hagrid, répondit-elle en caressant le gros chien noir derrière les oreilles. Et vous même ?

-Je vais bien. Je n'ai pas de cours ce matin, alors je m'entraîne un peu. Touffu a dû mal à s'endormir ces temps-ci. Tu n'as pas cours ?

-Si. Botanique. J'y allais lorsque j'ai entendu votre mélodie. C'est ma préférée. Qui est Touffu ?

-Oh... un chien, que j'ai adopté il y a très longtemps, mais c'est une longue histoire.

-Vous devriez me la raconter un jour. Où est Graup ?

-Graupy est dans le potager aux citrouilles. Il finit de les entasser dans le chariot pour qu'on puisse ensuite les emmener dans la Grande Salle cet après-midi. Ça va être une chouette soirée, tu verras.

Hermione se pencha vers la droite, et aperçut le demi-frère d'Hagrid en train de porter une énorme citrouille pesant sans doute plusieurs centaines de kilos. Il faisait cela sans le moindre effort. Il portait un tablier de cuir sur son torse nu, et par-dessus son short en peau de bufflonne.

Elle aperçut aussi Buck l'hippogriffe, dormant la tête sous l'aile, dans le potager près du géant.

-Buck a l'air heureux lui aussi, remarqua Hermione avec un sourire.

-Oh oui ! Surtout lorsque Graupy travaille près de lui. Ils s'entendent à merveille tous les deux.

-Il faut que j'y aille Hagrid, à bientôt ! Au revoir Graup, cria-t-elle au géant.

-Au revoir Hermione, reviens quand tu veux. Et amène Fumseck la prochaine fois, répondit Hagrid.

-Heerrmy ! cria Graup, avec un sourire laissant apparaître bon nombre de dents manquantes, et en agitant une main qui aurait pu broyer aisément une tête de mammouth.

Hermione avança d'un pas rapide vers les serres, dont les vitres étincelaient au soleil. Plus elle se rapprochait et moins elle allait vite se retrouver avec les Serpentard la fatiguait par avance.

Lorsqu'elle pénétra dans la Serre, les Serdaigle étaient déjà tous installés, ainsi que certains élèves de Serpentard. Elle se fit bousculer par les retardataires, mais ne prit même pas la peine de les admonester.

Elle prit place, enfila sa blouse et ses gants en cuir de dragon, et attendit l'arrivée du Professeur Londubat, qui une fois n'est pas coutume, arriva en retard.

Tous les élèves discutaient encore de cette mystérieuse bourrasque de vent.

-C'est le pseudo volatile de Dumbledore qui est revenu d'entre les morts ! ricana un Serpentard au nez épais en lorgnant Hermione.

-Ou alors qui arrive du passé … ajouta un autre en riant à son tour, parce qu'après Hermione-le-retour, on a Fumseck-le-retour.

Et les Serpentard de rire en cœur.

Le Professeur Londubat entra à ce moment et rétablit le silence afin de commencer son cours. Il fut passionnant pour Hermione qui trouvait toujours que le professeur Londubat savait transmettre à sa passion à ses élèves, ou tout du moins, à ceux qui se donnaient la peine d'écouter.

Tandis qu'elle se lavait les mains, à la fin de la leçon, Hermione repensa à la réflexion du Serpentard « ou alors arrive du passé »...

-Ce serait intéressant, se dit-elle, si au lieu d'aller dans le passé avec un Retourneur de Temps, on pouvait voyager dans le futur.

-Que marmonnes-tu ? lui demanda une de ses camarades de dortoir alors qu'elle s'essuyait les mains.

Tandis qu'Hermione, en bonne Serdaigle, lui exposait sa théorie, elles sortirent toutes deux des serres, et se dirigèrent vers le château pour se rendre à leur prochain cours, celui de Métamorphose.

-Ce serait passionnant ! déclara sa camarade.

-Oui mais tout aussi dangereux que de voyager dans le passé. Les mêmes règles ou presque seraient à respecter.

-C'est une chouette idée Hermione, je propose qu'on en fasse le sujet de notre prochain débat en Salle Commune, qu'en dis-tu ?

-Si tu veux...

Hermione ne fut pas très concentrée au cours suivant, elle restait perdue dans ses pensées, et n'avait qu'une envie, courir à la bibliothèque pour tenter de trouver un ouvrage parlant d'un éventuel sortilège permettant de voyager vers le futur.

-Miss Keegan ! l'interpella le Professeur McGonagall d'une voix ferme, puis-je savoir ce que fait votre hérisson à gambader sur le parquet au lieu d'être sur votre bureau ?! N'êtes-vous pas censée le transformer en brosse à reluire ?

-Désolée Professeur ! s'excusa Hermione penaude.

-Professeur, demanda un élève aux sourcils fournis, peut-on fermer les fenêtres ? Il y a des courants d'air.

-Dites-moi, Mr Batt, avez-vous besoin de lunettes ? Où voyez-vous que les fenêtres sont ouvertes ?

McGonagall avait pris un air agacé, mais frissonnait néanmoins.

Hermione, quant à elle, courut rattraper son animal, confuse. En l'attrapant, elle se rendit compte que ses piquants étaient à certains endroits retournés, et l'animal semblait apeuré. Elle le caressa avec sa baguette pour le rassurer et retourna s'asseoir.

Ce n'était pas dans ses habitudes de ne pas être attentive aux cours. Elle se secoua mentalement puis se mit au travail.