Coucou ! Un grand merci pour toutes vos reviews ! Les 200 en 10 chapitres ? MERCI !
Un immense merci à ma Beta Phika17, une super correctrice !
Aussidagility : Tu va savoir ce qu'a fait Emmett ! Pas les chiens ! Et si, j'ai LA protection ! De la viande ! lol Merci beaucoup pour ta review !
- Eh Rose, qu'est-ce-qui t'arrive ?
- Ton frère se fout de ma gueule. Et pas qu'à moitié !
- Il a fait quoi ? Tu peux m'en parler, je ne lui dirais rien.
- Je l'ai appelé dimanche soir. Je lui ai dit que j'aimerais aller boire un verre avec lui et il m'a dit de passer chez lui cet aprèm.
- Il a oublié ?
- Presque ! Et franchement j'aurais préféré oublier ce putain de rendez-vous. A trois heures, je suis montée et j'ai entendue des bruits bizarres venant de chez lui. Et là, j'ai entendu une voix déformée par le plaisir disant : Oh ma belle… Oui… Continue… Ses sanglots furent plus intenses quand elle termina.
- Attends, t'es pas en train de me dire que mon frère s'envoyait en l'air alors que tu avais rendez-vous avez lui ? Elle ne répondit pas mais son hochet confirma mon hypothèse.
- Ma belle, ne pleure pas pour lui, il n'en vaut pas la peine. Tu m'entends ? Je pris son visage entre mes mains et la forçai à me regarder dans les yeux. Elle avait eu l'intelligence de ne pas mettre de maquillage. Mon frère-ne-mérite-pas-une-fille-comme-toi. Je vais lui parler. Demain.
- Ne fais pas ça ! Je ne veux plus de lui ! Je ne veux pas le voir, pas une nouvelle fois. Ta sœur avait raison. Un coup d'un soir. Pas de relation sérieuse.
- Comme tu veux ma Rose.
- Je peux rester ici cette nuit ? Je ne veux pas passer la nuit seule.
- Reste autant que tu veux, c'est ton appart à la base. Je déposais un baiser dans ses cheveux blonds et balançais un grand tee-shirt que j'utilisais à la base pour le sport. Elle s'endormit sur mon lit, moi à côté d'elle, comme deux amis. Je ne supportais pas de la voir comme ça. Surtout à cause de mon frère.
Le lendemain matin, je fis le moins de bruit possible. Rose n'avait pas bien dormi cette nuit. Je l'avais entendue se lever et pleurer plusieurs fois. Elle l'aimait, en si peu de temps, et sans rien connaitre de cette personne. Mais, maintenant, elle avait le cœur meurtri.
Je laissais un mot sur l'oreiller avant de descendre.
Je ne sais pas où je mange à midi. Reste ici autant que tu veux. Je te laisse mes clefs. Remonte vers 18 heures si tu es sortie. Je laissai mon numéro de portable sur le papier et descendis travailler.
C'était cool aujourd'hui, peu de gens venaient ce matin. Angela prit ma main et nous nous installâmes sur une table tous les deux.
- Tu ne veux pas venir cet après-midi chez moi ? Je passe te prendre à midi et on mange tous les deux . Je te présenterais Eric !
- Pourquoi pas !
Les clients arrivèrent en masse face à nous et tout le monde fut réquisitionné pour le service. Je traversais la rue en retard car les lèvres d'une tierce personne étaient collées contre les miennes. Je rejoignis sans attendre l'orchestre quand mon portable vibra. Un numéro inconnu.
Salut, c'est Rose. Je viens juste de me réveiller et je n'ai pas la force de redescendre chez moi. Je vais passer la journée chez toi. On se voit ce soir comme prévu, je ne bougerais pas, et je nous concocterais un bon repas !
PS. J'ai vu un petit stock de glace dans ton freezer. Je peux ?
Je rigolais à sa dernière phrase. Je ne pensais pas que Rosalie, étant mannequin, mangeait de la glace. J'acceptais volontiers, je n'étais absolument pas glace, ma sœur m'en avait acheté pour je ne sais quelle raison. Autant qu'elle termine dans l'estomac de quelqu'un !
Volterana nous fit jouer une nouvelle fois l'hymne américain. Il était à peu près au point. Il passa à un autre hymne, celui de France. Beaucoup plus compliqué que celui de mon pays natal. Je dus m'entrainer 20 minutes pour arriver à tout maitriser. Je ne voulais pas aller en boxe. Car je ne savais pas si j'allais frapper le sac de sable ou l'entraineur.
Nous nous changeâmes dans les toilettes, au milieu de tous les mecs. Heureusement que je n'étais pas trop pudique !
- Bonjour ! Emmett nous adressa un grand sourire et un regard bienveillant. Tout le monde est prêt pour le jogging. C'est parti ! Il va arrêter avec sa joie à la con, car, à cause de lui, une fille est en larmes dans mon appart.
J'avais besoin de me défouler, car si je voyais à nouveau son visage… J'adore mon frère, sincèrement ! Mais, je ne peux pas m'empêcher de penser que, ce qu'il a fait, c'est horrible. Je doublais tout le monde en course, courant à la même vitesse que Tyler. Garrett ne pouvait plus faire de course. Trop de risques. Il nous attendait en faisant des pompes.
En moins de cinq minutes, j'avais fini. Nous étions les premiers de la classe. Tout le monde arriva dix minutes plus tard, pendant que nous faisions nos échauffements. Nous rejoignîmes le même endroit que la semaine passée, mais, plus de sac de sables étaient suspendus. Nous en avions un chacun. Il y avait deux matelas superposés, pour faire un mini ring je suppose.
- Bon, j'ai vu votre niveau ! On va continuer l'entrainement, et, pour les dix dernières minutes qu'il reste, les deux meilleurs feront un match. Prenez un sac de sable chacun et des gants !
Tyler nous balança de loin deux paires de gants. J'aidais Garrett à les mettre et il fit de même pour moi. Tyler se débrouilla tout seul.
- Seulement les coups de poings !
Je frappais de toutes mes forces le sac. La présence d'Emmett décuplait ma force. Il nous demanda d'alterner coup de pieds et coup de poings. Presque tout le monde avait des difficultés. Sauf moi.
- Je ne savais pas que tu étais fort en boxe Ed ! Les coups partaient de plus en plus vite et de plus en plus fort. Il se mit derrière et retint mon défouloir personnel.
- J'imagine… la tête… d'une personne… que je hais… et je frappe ! J'essuyais la sueur sur mon front avant de mettre cinq coups de poings et deux coups de pieds.
- Je suppose que tu imagines la tête de papa ! Il éclata de rire. Je ne savais pas que ma force était aussi immense. La seule fois que j'en ai fait l'expérience, je venais de voir Bella se faisant presque violer. Son ex était aussi fort que moi, mais un peu plus loin. Mes mots dépassèrent ma pensée.
- Non… j'imagine… la tête de… mon frère ! Il lâcha ce qu'il tenait sous le choc.
- Je t'ai fait quoi bordel ? Depuis le début de ton émancipation, je te soutiens, merde ! J'arrêtais les coups et le regardais en face.
- A moi rien ! Tu sais que je t'adore en tant que frère. Mais je ne supporte pas tes actes, et, en plus, tes actes font souffrir les gens !
- J'ai fait souffrir qui dans ton entourage ? Hein ? Alice ?
- Ma proprio ! Elle chiale depuis hier à cause de toi ! Et tu sais pourquoi ? Car tu lui plais ! Et je croyais que tu voulais sortir avec elle ?
- Mais je veux sortir avec elle bordel ! Tu crois quoi ? Hier, je lui ai proposé de venir à l'appart, et elle ne s'est jamais pointée !
- Evidemment pauvre con ! Quand elle entend deux personnes en train de baiser derrière la porte de ton appart', elle ne va pas se pointer au rendez-vous !
- Mais tu dis que des conneries ! Hier, à 16 heures, j'étais dans mon canapé, en train d'attendre !
- Me l'a fait pas s'il te plait ! Je sais tout ! Elle m'a tout raconté ! Ses yeux brillèrent… d'intelligence ? C'est rare chez Emmett.
- Rose s'est trompée d'appart !
- Je sais qu'elle est blonde, mais contrairement aux autres, elle est intelligente !
- Arrête ! Je suis sérieux ! J'habite au 6, tu es d'accord ?
- Oui. J'attends la suite de son raisonnement farfelu.
- Et, à mon étage, il y a le 9, à côté de l'ascenseur. Le mien est au bout du couloir.
- Oui, répétai-je.
- En rentrant un soir, j'ai essayé d'entrer chez moi sans succès. Mon voisin a ouvert la porte en m'entendant. Il m'a dit qu'un des clous, retenant le chiffre de son appart, était tombé. Renverse le 9. Ca donne ?
- 6.
- Et quand je suis remonté, vers quatre heures moins dix, il faisait des choses pas catho du tout. Ta pote s'est trompée d'appart. Elle n'a pas regardé plus loin que son nez !
- Ne l'insulte pas ! Si ton raisonnement est vrai, ce qui m'étonnerait, je me serais fait avoir également.
- Je te le prouve quand tu veux. J'irais voir ta Rose cet aprèm. Pour m'expliquer !
- Arrête, j'ai promis de n'en parler à personne !
- Trop tard. Reprends l'entrainement !
Je repris mes coups sans m'arrêter, avec la même rage que tout à l'heure. Je ne savais plus quoi penser. Mentait-il ou était-il sincère ? Perso, je ne sais pas.
- Bon, je vous ai tous regardé durant l'entrainement ! Les deux meilleurs vont s'affronter, les autres, regardez, vous ferez pareil mercredi prochain ! Toi ! Il me pointa du doigt. Et toi ! Vladimir. Ce dernier me regardait avec une lueur de défi dans le regard. Une vengeance par rapport à la semaine dernière.
Emmett nous enfila des casques en mousse sur la tête et un truc pour protéger nos dents.
- Pas de coups de poings ou de pieds sur les parties sensibles. Coup sur le visage interdit pour le moment ! Les protections, c'est juste que c'est obligatoire. Il se mit entre nous et lança le début. Je savais que je devais attaquer direct, mais l'adversaire me prit de court.
Il m'assena un coup magistral dans le ventre. Je le contrais avec un coup dans la trachée. Il eut le souffle coupé, comme moi. Chacun attendit et je ne lui laissais pas l'occasion de se ressaisir, je frappais le premier dans les pectoraux. Il contra un des mes coups et, avec son pied, il me fit reculer jusqu'au bord du 'ring'. Les élèves se décalèrent pour éviter ma presque chute et je repris de plus belle en contrant ses coups. Il n'y eut pas de vainqueur à l'issue du match. Je dus quand même lui serrer la main. Il me broya les phalanges.
Angela se précipita sur moi à la sortie du gymnase.
- Tu colles !
- Ca s'appelle la boxe ! Je l'embrassais timidement quand une forte toux se fit entendre. Mon frère n'était au courant de rien par rapport à Bella. Il ne comprit pas sur le coup.
Elle me fit monter dans sa voiture et se balada dans Seattle, dans des quartiers que je ne connaissais pas. Elle se gara au pied d'un immeuble simple, dans un quartier plutôt calme.
Elle m'attira dans l'ascenseur et appuya sur le 7eme. Elle en profita pour faire faire un nouveau sport à ma langue, celui du chat et de la souris. Elle ouvrit la porte de son appart et je regardais autour de moi. Il y avait un ordi posé sur la table. Une cuisine ouverte sur le reste de la surface. Deux chambres à gauche. Tout était dans des tons chocolat.
- Salle de bain au fond à gauche. Prends une douche.
Je me dirigeai vers le lieu indiqué. Tout était blanc, avec du carrelage. Je pris mon temps pour retirer cette odeur de sueur de mon corps. Je me sentais apaisé après ces deux heures. Angela cuisinait et j'en profitais pour visiter son salon.
Je regardais au-dessus de sa bibliothèque. Elle avait posé des photos. D'une petite fille de quatre ans portant un bébé. Elle et son frère. Il y avait aussi une photo plus loin d'elle et d'Eric, de nos jours. Il portait un appareil dentaire et des lunettes. Il avait le profil type des intellos. Je me reconnus à travers cette photo. J'étais pareil. J'avais eu droit à l'appareil dentaire quand j'étais en primaire, et aussi aux lunettes. Mais, avec un père connaissant les grands chirurgiens, il m'avait fait opérer des yeux il y a trois ans.
Plus loin, on voyait une grande photo de famille. Il y avait quatre personnes matures. J'en reconnus deux comme étant les parents de Bella. J'en déduisis que les deux autres étaient mes beaux-parents. Il y avait des enfants à leur pieds. Les deux protagonistes des autres photos, puis deux autres personnages. Mon beau-frère et Bella. Souriante.
- C'est prêt ! Angela me sortit de sa torpeur. Je me sortis de ma torpeur et m'installai en face d'elle. Elle avait cuisiné des lasagnes. Mon premier 'vrai' repas en presque deux semaines. J'allais le savourer.
- Bon appétit !
- Toi aussi. J'en pris une bouchée. Un régal pour les papilles ! J'aurais pus lécher mon assiette. Angela récupéra tout et enclencha le lave-vaisselle. Elle prit ma main et m'assit sur son canapé. Elle reprit la même position que dimanche. Contrôle Cullen, Contrôle Cullen, Contrôle Cullen.
- Je vais devoir partir à 16 heures 30. Je retourne bosser.
- Pas de problème. J'avais la voix enrouée.
- Tu voulais apprendre à me connaitre je crois. Je suis toute à toi ! Cullen, ne mets pas ton cerveau en mode pervers !
- Livre préféré ?
- Juste un regard, de Harlan Coben.
- Parfum de glace ?
- Abricot.
- Couleur ?
- Dépend de mes humeurs.
- C'est quoi en ce moment ?
- Le vert émeraude.
- Quel hasard ! Elle ne répondit pas, mais rougit.
- Pourquoi bosser à Starbuck ?
- Je suis à la fac, j'ai besoin d'argent. Et j'ai beaucoup d'horaires libres.
- Tu étudies quoi ?
- L'histoire.
- Pour devenir ?
- Historienne, ou prof. J'hésite. Je continuais mon interrogatoire un bon moment, jusqu'à 16 heures. Elle était en train de m'embrasser quand une voix nous interrompit.
- Angela ? Elle se décolla de moi et nous regardâmes notre interlocuteur en même temps. La voix qui nous avait interrompue était la voix d'un jeune garçon, probablement en train de muer. Il était essoufflé.
- Eric ? Ca va ? Pourquoi tu ne peux pas respirer ?
- J'ai couru.
- Pour ?
- Faire du sport.
- Où est ton sac ? Et ta veste ?
- Merde, j'ai oublié au lycée. J'y retourne. Elle se leva de mes cuisses et se mit à hauteur de son frère.
- Eric, jure-moi que ça ne recommence pas ?
- Arrête de te monter la tête ! Il s'aperçut de ma présence. Oh salut, je suppose que tu es le Ed dont elle me rabâche les oreilles. Moi, c'est le petit frère ! Salut !
- Salut. Il se détourna d'elle et sortit, la laissant à genoux.
- Ca va ? Elle me répondit, tremblante.
- J'ai peur ! Ses yeux étaient pleins de désespoir.
- De quoi ?
- De tout recommencer. Pourquoi tu crois qu'Eric étudie ici ? Il était victime de racket avant. Il se faisait taper et faisait les devoirs des autres. Ca durait depuis six mois quand mes parents ont tilté. Ils l'ont fait venir ici ! Mais j'ai l'impression que ça recommence. Il balance les mêmes mensonges qu'avant. Je ne peux pas me permettre de lui refaire vivre ça. Pas une nouvelle fois.
- C'est peut-être ton imagination. Calme-toi. Je la berçais calmement contre mon torse jusqu'à ce qu'elle s'apaise. Nous partîmes vers chez moi dix minutes plus tard. L'angoisse lui tordait le ventre, bien qu'elle dise le contraire. Elle me déposa en face et je décidais d'aller trouver la bibliothèque du quartier, qui, d'après Rose, pourrait faire mon bonheur. C'est vrai qu'elle était gigantesque par rapport à Forks. C'est sans hésiter, et en me servant de mon statut d'étudiant, que je m'inscrivis ici. J'en eus pour à peine deux dollars.
Je m'installais sur un ordinateur dans un premier temps et regardais mes mails. Trois de Cédric, me demandant des nouvelles. Je répondis brièvement avant de partir à la recherche de mon bonheur. Je trouvais plusieurs livres policiers et des thrillers, notamment le préféré d'Angela. Je peux toujours essayer. J'empruntais tout et sortis. Je rejoignis la rue éclairée par les lampadaires. Je vis un mec, probablement bourré, venant vers moi. Mon instinct primaire fut de m'écarter de lui. Plus il s'approchait, plus j'avais l'impression de le connaitre. Aux deux derniers mètres, je reconnus Eric, s'écroulant sur moi. Je lâchais mes livres et le contemplais. Il avait les lunettes cassées, un œil au beurre noir. Son manteau était déchiré par endroit.
Pourquoi il arrive des malheurs aux gens autour de moi ?
(n/a : je crois que je vais essayer d'arrêter la violence à chaque chapitre !)
Vous avez aimes ? Donnez moi votre avis !
A la semaine prochaine ! Bisous !
