Coucou tout le monde ! Je vous poste ce petit chapitre entre deux révisions pour le BAC, qui approche à très grands pas x-x Je commence légèrement à flipper ahah. Comme d'habitude, merci à Doctor Kaylee Smith, Jehanne Aurelinis, Donnegail et NanayNaru pour les reviews, c'est super sympa et ça me pousse à continuer ! Si vous suivez également The Last Day, le prochain chapitre devrait arriver très bientôt. Normalement ahah. Le prochain chapitre d'Happy Family Reunion, en revanche, vous allez bien en baver, vous pouvez déjà aiguiser vos tronçonneuses si vous comptez me tuer ahahah. Bonne lecture de ce chapitre tout calme. Il y a une grosse tempête en préparation ahah.

Chapitre 11 : Retour au calme

Sherlock tira une grimace en posant un pied à terre. Il n'avait que deux pas à faire pour rejoindre son fauteuil. Deux petits pas qui ressemblaient pourtant à deux kilomètres dans la tête de notre génie. Deux petits pas et il pourrait rester assis le restant de ses jours. Mycroft attendait, un peu à l'écart, désirant partir d'ici au plus vite, pour pouvoir avoir son petit frère à l'œil dans un endroit sûr. Quoique. Avec Stamford à la maison, pouvait-on encore réellement parler de sûreté ? Ce dernier n'était d'ailleurs pas venu, trop occupé à manger qu'à s'inquiéter de la santé de son petit frère. Pas son genre. Les infirmières aidèrent Sherlock à gagner son fauteuil. Le détective se jeta presque dessus, trop content de ne plus avoir à utiliser ses jambes, tout du moins pour quelques heures. Les femmes laissèrent ensuite la conduite du fauteuil à son grand frère, qui, après quelques problèmes pour comprendre comment est-ce que la chose fonctionnait – on vous épargnera l'accident de ascenseur qui a manqué de laisser Sherlock coincer, avec les deux jambes coupées net – il put enfin rejoindre la voiture du politicien.

Mycroft eut ensuite quelques problèmes pour rentrer d'une part Sherlock, en le portant, et d'autre part le fauteuil, impossible à plier. Deux ou trois jurons plus tard, tout le monde était enfin à l'intérieur du véhicule, prêt à partir.

Le trajet se passa plus ou moins en silence, seule la radio compromettait celui-ci. Sherlock était en pleine réflexion, craignant de plus en plus le face à face avec Stamford, qui n'allait certainement pas être de tout repos, c'était certain. Son grand frère lui avait très clairement fait comprendre qu'il voulait sa mort -encore une fois-. On appelle ça l'amour fraternel. Mycroft était lui concentré sur la route, presque trop silencieux au goût de son petit frère. Il y a quelques années, il avait une toute autre manière de conduire une voiture.


Mycroft était crispé sur le volant, de grosses perles de sueur coulant le long de son front. Sherlock était sur le siège passager, accroché lui aussi comme forcené à sa ceinture de sécurité. Le roux avait quatorze ans désormais, son petit frère sept de moins. Et Mycroft avait voulu prouver qu'il était capable de conduire une voiture, malgré les moqueries de son grand frère, qui le trouvait trop sage pour faire quoi que ce soit d'illégal. Sherlock avait bien entendu soutenu son grand frère dans son défi, et ils étaient tous les deux montés dans la voiture familiale, avec Red Beard, étalé sur la banquette arrière, sa longue queue rousse battant contre la vitre, tout en surveillant son jeune maître du regard.

Au début, ça avait été. Mycroft avait compris comment avancer, freiner et tourner le volant. Ca se compliqua quand il fallut mettre le clignotant. Il tournait sans, et, bientôt, les sirènes de police résonnaient dans la rue, non loin de lui. C'est sans doute la peur qui le fit paniquer et appuyer sur l'accélérateur. La voiture commença à se prendre des poubelles, des plots, à griller des feux rouges. La course du véhicule se termina d'ailleurs dans un arbre, qui explosa le pare-choc, au beau milieu d'un champ.

« Sortez du véhicule et les mains bien en vue ! » beugla un des policiers, en s'approchant.

Mycroft, tétanisé, fixait un point sur l'arbre, Sherlock, lui, s'était réfugié sur la banquette arrière, serrant son chien contre lui. Deux policiers, armes à la main, se dirigèrent vers l'avant de la voiture. Un des hommes en uniforme se stoppa net en découvrant le gamin qui, toujours crispé sur le volant, était à deux doigts de la crise de larmes. Le policier se radoucit en reconnaissant le jeune Holmess, connu dans le coin pour ses capacités intellectuelles extraordinaires. Il ouvrit la portière, et Mycroft sortit, les jambes tremblantes. Il avait eu la peur de sa vie, ça lui servirait de leçon.

« Mycroft, qu'est-ce qui t'as pris enfin ? »

Le policier ouvrit la portière arrière, laissant apparaître Sherlock, blotti contre Red Beard, dévisageant intensément l'homme de loi. Le chien grogna dans la direction de l'intru, protégeant son « bébé ».

« Allez, sors de là Sherlock. Je vais appeler vos parents. Ca ira pour cette fois. »

Le brun attrapa son chien par le collier et sortit à son tour. Il partit se réfugier près de son frère, assis sur un gros rocher. Sherlock coucha Red Beard, à leurs pieds, puis prit la main de Mycroft, toujours sous tendu, et colla sa tête contre son épaule.

« Tu crois que Maman va nous disputer ? Demanda Sherlock.

- Certainement...

- C'est de la faute de Stamford.

- Bien sûr que c'est de sa faute. »

Sherlock rit nerveusement, alors que le policier appelait les parents des deux Holmes. Ils allaient se prendre le savon de leur vie, Mycroft avait déjà prévu de tout prendre, ce n'était pas de la faute de Sherlock, il n'avait fait que suivre pour ne pas se retrouver seul avec Stamford. Et il avait bien fait, au fond. Malgré le bazar que les deux frères avaient mis dans la ville, ils avaient bien rigolé.


La voiture de Mycroft gagna enfin l'allée du manoir des Holmes. Le grand frère de Sherlock se tourna vers celui-ci. Il s'était endormi contre la vitre, comme un enfant. Mycroft se dit alors qu'il ne lui avait rien acheté pour Noël, il s'en occuperai plus tard, pour le moment, c'était Sherlock qui lui importait le plus.

Il sortit de la voiture, puis récupéra le fauteuil, dans le coffre, puis ouvrit la portière de Sherlock, qui se réveillai à peine. Il cligna des yeux en repérant le manoir, puis essaya de se lever pour gagner son fauteuil. Mycroft lui épargna cette tâche en le soulevant. Il le poussa ensuite jusqu'au manoir. Leur mère fut la première à apparaître, se précipitant sur son fils qu'elle couvrit de baisers. Sherlock ne put pas fuir cette fois-ci.

Mycroft l'emmena dans la cuisine, où le petit déjeuner – et Stamford – attendaient. Le politicien soupçonna son grand frère de ne pas avoir bougé depuis son départ, deux heures plus tôt. Sherlock se contenta de regarder son bol de céréales, sans jamais y toucher, tout en évitant soigneusement Stamford du regard. Ce dernier le remarqua bien vite, et profita d'une micro-absence de Mycroft, partit se vider la vessie, pour se lever et se poser à côté de Sherlock.

Le brun stoppa tout mouvement, soudainement tétanisé. Sans Mycroft pour le défendre et sans moyen de se déplacer, il se sentait pris au piège comme un lapin.

« Eh bien, petit frère, on dirait que tu es tendu.

- Dégage Stamford. »

Le ton de Sherlock s'était fait glacial, sans émotion. Stamford attrapa un des couteaux sur la table, et se mit à jouer avec, un sourire mauvais aux lèvres. Mycroft revint, et lui lança un regard froid. Il tira le fauteuil de Sherlock, et le poussa vers le salon. Stamford resta un moment à jouer avec son couteau, puis il sortit son téléphone, et envoya un petit SMS à Sebastian.

« Chouchou est rentré. Phase deux enclenchée. - SH. »