Bonjour tout le monde et voici le nouveau chapitre !
Chapitre 11
Neville Londubat, Severus Rogue, Pansy Parkinson, Blaise Zabini, Drago Malfoy, Gregory Goyle, Lavande Brown et Théodore Nott. Harry poussa un long soupir tout en passant une main nonchalante dans sa chevelure ébouriffée. Il se trouvait enfin chez lui mais cela ne voulait pas dire que cette histoire l'avait quitté. Un sourire amusé se forma alors sur ses lèvres. S'il avait voulu oublier dès que son travail était fini que celui-ci existait, il serait devenu comptable ou professeur, il ne serait pas devenu Lieutenant.
Mais, une part de lui adorait ça. Résoudre des mystères que personne ne pouvait résoudre. Avoir les moyens de chercher la justice et de l'appliquer. Comme il l'avait fait avec Peter Pettigrow alors qu'il n'avait que 16 ans. Il se secoua lentement la tête. Il n'avait pas le temps de penser à cet homme. Une personne dans ce groupe était le meurtrier.
Mais qui? Il savait qu'il finirait par le découvrir. Le problème était de le découvrir avant qu'il ne fasse plus de victime. Certes, le meurtrier aurait pu laisser tomber et revenir dans quelques années… à un moment où ses crimes ne seraient plus un sujet d'actualité. Mais, il n'y croyait pas. Il ne pouvait plus s'arrêter maintenant, il était allé trop loin… il était trop prêt du but.
Quelqu'un qui n'avait pas froid aux yeux mais qui n'était pas puissant… quelqu'un qui tenait à éliminer tous les autres enfants afin… afin d'être le seul. Il voulait être le dernier Malfoy ou quoi? Mais, est-ce que cela voudrait dire qu'il avait des chances qu'il s'attaque aux enfants des enfants de Lucius Malfoy. Neville, Severus et Pansy Parkinson avaient des enfants. Était-ce eux qui étaient le plus en danger? Ou bien garderait-il cela pour la fin? Il ignorait qui il soupçonnait le plus. Neville ne semblait pas assez arrogant.
Il avait été rejeté dans son enfance et n'était pas quelqu'un possédant un talent particuliers lorsqu'il était adolescent. Par contre, il pouvait avoir de la rancœur à en revendre et peut-être que son arrogance avait triplé en devenant un écrivain connu et en mariant une femme superbe. Il n'en fallait pas plus à certain pour devenir arrogant…
Il ne pouvait pas imaginer Severus s'attaquer à quelqu'un de cette manière. Pas maintenant en tout cas… pas lorsque ses enfants étaient encore trop petits pour se débrouiller seuls. Et il était le seul à avoir accepté d'être surveillé 24heure sur 24. Ce qui voulait dire qu'il n'avait rien à cacher non? Mais, il était le seul à avoir commis un acte aussi violent qu'un meurtre sans compter qu'il possédait la clé de la maison de son père. Il avait le motif.
Pansy Parkinson. Harry eut une légère moue en imaginant la jeune fille obnubilée par elle-même. Certes, l'objectif d'être unique pouvait expliquer son envie de tuer tous les autres enfants de Lucius Malfoy. Mais, elle avait aimé son père. Il la voyait sans problème assassiner les autres enfants… Mais, Lucius Malfoy… voilà qui s'agissait d'une autre histoire. Et puis, elle était enceinte et elle semblait aimer son bébé. Pourquoi mettre en péril sa vie en tuant des personnes qui pouvaient peut-être se défendre. Un seul coup de poing de Crabbe lui aurait fait prendre le risque de perdre son enfant.
Il ne connaissait absolument rien de Blaise Zabini. Il devait aller le voir. Ce type était un véritable mystère à ses yeux. Sans compter qu'il semblait y avoir une étrange histoire entre lui et Ron. Est-ce que le mulâtre se doutait de l'attirance de son partenaire à son égard? S'il était le meurtrier, nul doute qu'il s'en servirait pour parvenir à ses fins en tentant de le séduire. Il devait demander à Ron si Zabini avait fait le moindre mouvement suspect.
Il s'apprêtait à penser à Drago Malfoy et ne put s'empêcher d'avoir une grimace. Pourquoi est-ce qu'un suspect devait l'attirer autant? Il avait déjà vu des histoires comme celle-ci… dans les films et dans la réalité. Et il pouvait assurer sans se gêner que la fin dans les films et dans la réalité différaient singulièrement. Des policiers perdaient leurs travails pour des conneries comme celle-ci. Et lui n'avait aucunement l'intention de perdre son travail ou de laisser un criminel en liberté juste pour d'immenses yeux gris.
Il n'était pas aussi stupide. Enfin, il l'espérait. Il fut brusquement sortit de ses pensées par la sonnerie de sa porte. Il jeta un vague regard à son horloge et fronça les sourcils. Qui viendrait le déranger à cette heure? Il partit alors ouvrir la porte et s'apprêtait à sermonner Ron sur les propriétés miraculeuses du sommeil lorsqu'il faillit avaler sa langue.
-Malfoy. Souffla-t-il.
Le jeune héritier lui adressa un vague signe de tête et se contenta de le fixer. Est-ce qu'il réalisait qu'il était trempé des pieds à la tête et qu'il se trouvait dans son appartement à 11heures du soir? Bon, de toute évidence le blond s'en fichait comme de sa première couche-culotte. Et qu'était-il sensé faire exactement? Devait-il l'inviter à l'intérieur? Lui offrir une serviette? Ou peut-être des vêtements de rechange? Non, mauvaise idée.
-Est-ce que je peux vous aider? Demanda-t-il plus fermement.
-Vous pourriez me laisser rentrer.
Harry hocha lentement la tête avant de partir vers son salon. D'accord… il pouvait lui offrir des vêtements de rechange. Après tout, ce n'était pas comme si l'idée de Malfoy dans ses vêtements lui donnait chaud. Pas du tout. Il était un homme mature. Il ne ressentait pas d'étrange coup de chaleur pour des adultes à peine sorti de l'enfance. Il partit alors dans sa salle de bain et en sortit une serviette et des joggings ainsi qu'un chandail un peu trop petit pour lui. Il espérait que ses vêtements seraient à la convenance du blond. Si ce n'était pas le cas… et bien il pouvait aller se faire foutre? Une grimace déforma alors son visage. Mauvaise idée que de parler de se faire foutre et de Malfoy dans la même phrase. Il sortit alors de sa salle de bain et tendit rapidement les vêtements au blond.
-Vous pouvez vous changer. Déclara-t-il.
-Ici?
Harry écarquilla les yeux alors que le blond le fixait toujours de manière parfaitement calme. Ne venait-il pas de lui proposer de le voir tout nu alors qu'Harry savait pertinemment qu'il était gay? Il lui lança alors un regard suspicieux. Est-ce que le blond réalisait quand agissant de cette manière il augmentait ses probabilités d'être en fait le meurtrier?
-Dans la toilette.
Malfoy hocha la tête avant de partir dans celle-ci. Pourquoi se trouvait-il ici trempé jusqu'aux os? Était-il venu le séduire? Harry était assez intelligent pour ne pas laisser une chose pareille arriver. Enfin, il l'espérait pour lui-même. Il n'avait aucune envie de perdre son emploi. Presque sa raison de vivre. Il se laissa alors tomber dans un fauteuil de son salon. Comment est-ce que Malfoy avait pu le trouver? Et pourquoi était-il venu ici? Il entendit la porte de sa salle de bain s'ouvrir et se tourna vivement, ses questions sur le bout de la langue. Malheureusement, celles-ci décidèrent de rester là alors que ses yeux préféraient se promener allègrement sur le blond. Personne n'avait le droit d'être aussi adorable en portant des vêtements trop grands. Harry n'avait qu'une envie… l'avaler tout rond. Merde. Mauvaise idée!
Vous devez certainement vous demander pourquoi je me trouve ici. Commença doucement le blond. Je dois admettre que ce que vous nous avez révélé m'a intrigué au plus haut poing. Pourquoi sommes-nous en danger et surtout de qui? Pourquoi un compétiteur de mon père irait aussi loin? Me tuer ferait plus de sens. Mais, tuer les autres enfants de mon père qui n'ont jamais montré le moindre intérêt pour l'entreprise familial… Non, je n'y comprends absolument rien. Alors, j'en suis venu à la conclusion qu'il ne s'agissait pas d'un compétiteur. Mais de quelqu'un de plus proche… de quelqu'un qui aurait une dent contre la famille de mon père. Mais qui? Avez-vous une idée Lieutenant?
-Pourquoi est-ce que vous êtes trempé?
Les yeux argentés clignèrent lentement alors que Malfoy le dévisageait comme s'il venait de parler chinois.
-Quoi?
-Pourquoi êtes-vous trempé? Répéta lentement Harry.
-Parce que je me promenais dans ma moto et que la pluie m'a prise par surprise.
Un sourire s'étira alors sur les lèvres d'Harry. Drago Malfoy chevauchant une moto? Quelle image, Seigneur! Il ne pouvait pas imaginer ce petit aristocrate aux ongles manucurés entrain de faire vrombir un monstre entre ses jambes!
-Pourquoi souriez-vous? Demanda froidement Malfoy.
-Pardonnez-moi. Je n'arrive pas à vous imaginer chevauchant une moto.
-Pas n'importe quelle moto. Répliqua avec hauteur le blond. Une Harley Davidson.
Cette fois-ci, Harry éclata franchement de rire en imaginant montant une Harley Davidson. Il était beaucoup plus facile de l'imaginer dans une limousine que sur une moto avec un blouson en cuir.
-Je n'arrive pas à vous imaginer chevauchant une telle bête. Ricana le policier.
-Je n'ai aucun problème à chevaucher quoi que ce soit. Si l'envie m'en prend bien évidemment.
Harry releva lentement la tête afin de croiser les yeux gris si paisibles. Il était loin d'être stupide. Il reconnaissait un sous-entendu lorsqu'il en entendait un. Alors, Malfoy s'amusait à flirter avec lui?
-Votre réplique pourrait être prise à double sens, Monsieur Malfoy. Fit remarquer Harry. Vous devriez faire attention à ce que vous dites.
Un léger rougissement voila les joues du blond avant qu'il ne détourne la tête.
-Je sais ce que je dis. Rétorqua l'héritier. Pour en revenir à votre enquête Monsieur Potter… pourriez-vous me dire qui se trouve sur votre liste de suspect?
Harry haussa un sourcil avant qu'un sourire carnassier n'apparaisse sur ses lèvres.
-Et si je disais que vous êtes en tête de ma liste, Monsieur Malfoy?
Le blond ne bougea pas d'un cil.
-Je vous dirais que vous faites fausse route.
-Et pourtant vous auriez le mobile, l'occasion et vous êtes assez intelligent pour savoir effacer vos traces… Pourquoi donc ferai-je fausse route?
Il ignorait ce qu'il cherchait en provoquant délibérément le blond. Peut-être cherchait-il à secouer un peu cette carapace glacée qui semblait l'envelopper? Il l'ignorait complètement. Par contre, il ne s'attendait nullement à ce que Malfoy rejette la tête par en arrière pour ensuite éclater de rire.
-Si j'étais le véritable meurtrier, Monsieur Potter… Susurra-t-il. Vous ne me capturerez jamais.
-Vous pensez donc être plus intelligent que moi?
-Non, je pense que la patience est une vertu. Si j'étais un tueur et que j'avais en tête de tuer plusieurs personnes... je prendrais des années et des années… pour que personne ne puisse faire le lien. Et je m'assurerais que tout le monde pense qu'il s'agissait d'un misérable accident.
Il était arrogant. Ses yeux gris le défiaient tranquillement alors qu'un sourire mutin dansait sur ses lèvres. Harry hocha la tête avant de sourire à son tour.
-Je pense que vous devriez partir Monsieur Malfoy.
-Vous avez parfaitement raison. J'espère que cela ne vous dérange pas que je garde vos vêtements.
-Vous me les rendrez la prochaine fois. Croyez-moi, nous nous reverrons.
Malfoy se releva alors et s'apprêtait à partir vers la porte lorsqu'Harry se saisit de son bras, l'arrêtant sans le moindre problème. Il n'avait pas beaucoup de muscle. Il était donc probablement faible. Harry le tira alors contre lui avant de s'approprier sauvagement ses lèvres. Il vit les yeux gris s'écarquiller de surprise avant que l'autre bras du blond ne s'enroule autour de sa taille et que son corps ne se plaque contre le sien. Un grognement rauque s'échappa alors de la bouche d'Harry avant que sa langue ne se faufile dans la bouche entrouverte de Malfoy. Seigneur… sa bouche était comme un fruit juteux duquel il ne pouvait être rassasié. Il se dégagea alors de l'étreinte passionné, ses yeux plantés dans ceux de Malfoy.
-Je trouverais le meurtrier. Grogna-t-il. Je les trouve toujours.
-Je vois.
-J'arrêterais donc l'assassin de Lucius Malfoy, Vincent Crabbe et Luna Lovegood.
Il relâcha alors complètement le blond qui se tenait très droit, ses yeux ne quittant pas les siens. Il le vit approuver de la tête avant de se tourner, décider à partir.
-Et nous finirons dans un lit, tôt ou tard. Continua Harry.
-Seulement lorsque je le voudrais, Lieutenant.
Puis, il partit sans un seul regard en arrière.
À suivre…
