Désolé de ne pas avoir posté avant je travail dans un camping et j'ai peu de jour de repos. Enfin je vais quand même essayer de poster à chaque fois que je suis en repos mais si mon temps est extrêmement limité. En tout cas, bonne lecture.
PJ's Coffee. 10h15.
Ziva entra dans le café, en réajustant sa lanière de sac, tout en continuant sa conversation téléphonique. Des dizaines d'étudiants s'y trouvaient, certains discutant, d'autres travaillant. Elle repéra bien vite, la jeune femme qu'elle était venue voir. Celle-ci était installée, à une table près de la grande vitre. Ziva s'approcha de la table et Leïla se leva pour l'accueillir.
Ziva : (dans son téléphone) Oui, moi aussi, écoute il faut que je te laisse, je viens d'arriver… Moi aussi je t'aime.
Puis elle raccrocha et glissa son téléphone dans sa poche. Les deux femmes s'installèrent à la table, Leïla esquissa un sourire timide.
Leïla : Petit ami jaloux ?
Ziva : Mari envahissant.
Leïla : J'ai dû commander sans toi, ses américains sont… Je ne devrais pas dire de mal de ce pays qui m'a accueilli mais, ils n'ont aucun savoir vivre.
Ziva : Encore une fois je vois très bien de quoi tu parles. Et pourtant, j'ai trouvé le moyen d'en épouser un. Comme quoi il ne faut jurer de rien.
Leïla : En effet. D'où es-tu originaire ?
Ziva : Arabie Saoudite.
Leïla : En effet. Mais ce n'est pas là-bas que tu as appris l'hébreu. Tes parents n'auraient pas prit le risque…
Ziva : Oui, ma famille a fuit en Irak quand j'avais 10 ans. Et toi d'où es-tu ?
Leïla : Palestine. Ma mère et ma tante ont réussi à me faire quitter le pays quand elles ont appris ma conversion au judaïsme pour éviter la colère de mon père.
Ziva : Pourquoi ici et pas en Israël ?
Leïla : Pour ne pas déshonorer ma famille. Ceux sont des fervents musulmans. Mon père pense que je suis ici pour mes études, ce qui n'est pas faux en soit. Mon frère veille sur moi.
Ziva : Ton frère a l'air d'un homme bien pour te laisser choisir ta religion sans rien dire.
Leïla : Oh ça n'a pas été facile loin de là mais Malik est un homme juste. Et il aime être ici en Amérique.
Serveur : (arrivant) Puis-je prendre votre commande ?
Ziva : Oui, un thé et un muffin, s'il vous plait.
Serveur : D'accord. Et pour vous ?
Leïla : Un autre café, et… un muffin aussi, je vais me laisser tenter.
Ziva : Il faut vraiment que j'arrête de manger du sucre, mon médecin va me tuer.
Leïla : Et moi c'est la caféine. J'en ai jamais bu autant que depuis que je suis à l'université. Au faite je ne t'ai pas demandé, comment c'est passé ton test de langue ?
Ziva : Un jeu d'enfant. En même temps, il n'est pas obligé de savoir que mes deux langues maternels sont l'hébreu et l'arabe.
Leïla : Tu loges sur le campus ?
Ziva : Non, mon mari et moi louons un petit ranch. Du coté d'Estelle.
Le serveur revint et posa leur commande sur la table.
Leïla : Je… Une fête est donné très bientôt, pour le dernier jour d'Hanoukka'. C'est la plus grande fête donnée sur le campus. Une invitation est donnée à chaque élève du département des Études Juives. Les autres élèves feraient n'importe quoi pour se faire inviter. Et avec cette étoile au cou, tu risques de te faire solliciter toute la semaine.
Ziva avait oublié Hanoukka', tellement prise dans ses soucis, elle n'avait pensé à rien d'autre que survivre.
Leïla : Ca te tente ? Tu veux bien m'accompagner ? Mon frère refuse de prendre part à nos fêtes, et refuse que je sorte seule la nuit. Il parait que cette fête est en général une merveille.
Ziva : Oui, je viendrais. Je ne pense pas que Tony y voit un inconvénient, au contraire c'est un fêtard de première.
Leïla : D'accord génial.
Ranch « La petite France ». 20h.
Il tardait à rentrer. Elle n'aimait pas ça. Ses cahiers ouverts devant elle sur la table du salon, son arme posée à portée de mains, elle avait du mal à se concentrer sur son devoir. Le repas était près depuis avant le couché du soleil, si elle ne fêtait pas Hanoukka', elle pouvait au moins respecter quelques règles. Elle expira profondément et se replongea dans son livre. Et d'un coup, chacun des caractères pourtant dans sa langue maternelle lui parurent à des milliers de kilomètres quand le bruit d'un moteur se fit entendre dans l'allée. Elle se saisit de son arme et s'approcha discrètement de la fenêtre. Elle fut soulagée de découvrir qu'il s'agissait de Tony. Elle avait envie de lui courir dans les bras, maudites hormones. Comment avait-il réussi à la convaincre de se marier et de garder un bébé ! Mince elle était Ziva David, experte en interrogatoire, désamorçage de bombes et autres activités d'espionnage. Elle n'était pas une femme d'intérieur et encore moins une mère.
Tony : Ziva chérie, je sais que tu es derrière la porte, évite de me tirer dessus.
Elle entrouvrit la porte mais ne se montra pas.
Ziva : Si j'avais voulu te tirer dessus, tu serais déjà mort, mon petit derrière tout poilu.
Tony : Tu crois que tu cesseras un jour de m'appeler ainsi ?
Ziva : Ni compte pas trop.
Tony : Je ne suis pas armé.
Ziva : Menteur.
Tony : Mais je suis policier donc j'ai le droit de rentrer. Si tu ne veux pas être en état d'arrestation.
Ziva : Qui te dit que je n'ai pas envie qu'on me passe les menottes ?
Tony : Tu détestes tout ce qui te retient prisonnière.
Ziva : Tu me retiens prisonnière.
Tony : Non je t'ai épousé nuance. Tu étais consentante.
Ziva : Je suis enceinte, nuance.
Tony : Ca signifie que tu ne m'aimes pas ?
Elle se montra enfin à la porte, les bras ballants, son arme pointant négligemment le sol et surtout un magnifique sourire sur le visage. Il tenait dans sa main un sac en papier du genre de ceux qu'on donnait dans les boutiques de luxe, fermé à l'aide d'un petit nœud.
Ziva : Une nouvelle amoureuse ?
Tony : Non c'est pour la femme que j'aime un peu plus chaque jour. Il lui tendit le paquet en même temps qu'il montait les marches du perron pour la prendre dans ses bras. Ils entrèrent dans la maison et elle déballa le paquet d'une main hésitante. Tout était là dans le paquet. Des mèches, de l'huile, un petit hanoukia en argent… Elle le trouvait magnifique. Au fond se trouvait un livre, le Tanakh. Le petit ouvrage était de bonne qualité, relié de cuir noir. Elle sentit l'émotion l'envahir.
Tony : Il ne vaut pas celui que tu as à la maison mais…Un problème ?
Ziva : Non, c'est juste que… Je suis touché. Je ne voulais pas fêter Hanoukka' pour ne pas t'embêter. On a d'autres problèmes et…
Tony : Joyeux Hanoukka' mon amour.
Il l'observa versé l'huile et allumé les mèches en priant dans sa langue. Il la laissa effectuer ses rituels, ceux-ci semblaient la calmer. Il pouvait lire sur ses traits qu'elle semblait en paix avec elle-même, et il ne l'avait pas vu ainsi depuis des semaines. Quand enfin elle se tourna vers lui après un long moment, elle souriait. Elle semblait simplement heureuse. Oui heureuse. Elle lui murmura un merci avant de le rejoindre dans le canapé. Avant qu'il n'allume la télé et qu'ils mangent tout deux, le repas préparé plus tôt dans la soirée. Elle riait devant The Three Stooges. Il aimait l'entendre rire.
Ziva : Tu sais que c'est beaucoup plus drôle en hébreu.
Tony : J'essayerai de voir si on peu capter une télé israélienne la prochaine fois.
Elle eut un nouvel éclat de rire devant les facéties de Larry, Moe et Curly.
Ziva : Il y a une fête pour fêter Hanoukka' à l'université.
Lovée dans les bras de son amant devant cette vieille série en noir et blanc, Ziva tourna la tête vers lui, en bougeant le moins possible. Elle savait son épaule encore blessée et ne voulait pas le faire souffrir inutilement.
Tony : Toi ? Tu veux aller à une fête étudiante ? Je croyais que tu trouvais ça puéril.
Ziva : Je n'ai jamais été à une fête étudiante. Remarque je n'avais jamais été étudiante non plus. Et j'ai promis à Leïla que je l'accompagnerais.
Tony : Quand elle a-t-elle lieu ?
Ziva : Dans un hôtel particulier de la Nouvelle Orléans, le lendemain du dernier jour d'Hanoukka.
Tony : Tu feras attention.
Ziva : Tu n'auras qu'à veiller sur moi.
Tony : Tu veux que je t'accompagne ?
Ziva : Bien deviné, Sherlock. Enfin si ça te dérange pas d'être un des rares non-juifs dans l'assemblée.
Tony : Une future maman a une fête d'étudiante.
Ziva : Arrête un peu avec le bébé, pour le moment j'essaye d'oublier que… je suis… enceinte.
Il se pencha vers elle, et l'embrassa doucement.
Tony : Je viendrais si je ne suis pas d'astreinte, et maintenant on devrait aller dormir.
TBC
