Ça fait un petit bout de temps n'est-ce pas ? Désolée pour le délai de publication qui semble s'allonger (pour cette fic ou pour les autres). Il est en relation proportionnelle avec le nombre de travaux à rendre pour l'unif.
Quoi qu'il en soit, merci pour vos reviews ! ^^ et de favoriser/follower cette histoire.
Contente de savoir que la relation entre Marc et mini-voldi vous plait. Pour clarifier les choses, il y a bien deux voldemorts dans cette histoire, et pas d'inceste… donc vous savez avec quel Voldemort notre héros aura des relations plus… intimes.
Ce chapitre a été bétatiser par Kieran Elddir (merchi)
Bonne lecture
*Fourchelangue
…..
Des Surprises inattendues I
Décembre 1963
Localisation: Pré-au-lard
Les étudiants de Poudlard avaient envahi les rues de Pré-au-lard. Ils gambadaient gaiement, entrainant leurs amis dans les boutiques ou les cafés, de grands sourires aux lèvres. Partout dans le village on entendait des rires, l'air était plein d'insouciance et de joie, ce qui aurait certainement détendu Marcaunon… si ce n'était pour la mauvaise humeur constante de son fils. Celui-ci tentait apparemment d'imiter le Basilique. Une prestation des plus convaincantes, puisqu'il était affublé d'un onesie de serpent noir … Il avait fallu un temps fou pour le convaincre d'enfiler ce vêtement, mais Marcaunon était persévérant.
« Mon chéri, cesse donc d'envoyer ces regards de mort. Sinon, je me verrai forcé de les cacher en te mettant mes lunettes. » Murmura-t-il tout bas, gardant son sourire.
L'effet fut immédiat. Ses yeux perçants se remplirent d'innocence tandis qu'il mettait son pouce potelé dans la bouche. Les filles craquèrent devant l'adorable spectacle que faisait son fils.
Marcaunon soupira intérieurement.
Pourquoi son fils était-il de si mauvaise humeur? Eh bien, l'enfant détestait sortir sans que Mort – sous sa forme de serpent – ne soit enroulé autour des épaules de Marcaunon pour éloigner les passants. Avec son serviteur aux allures (et réellement) mortelles, ceux-ci restaient généralement, s'ils étaient intelligents, loin de lui. En plus, la majorité du monde sorcier n'avait pas encore surmonté sa peur des serpents, surtout de ceux réputés dangereux.
Mort avait refusé de les accompagné. Il avait d'autres choses à faire, prétendait-il. Marcaunon avait parfois du mal à croire les mots qui sortait de sa bouche. Une fois, l'Entité lui avait dit que son visage n'était constitué que d'os et grouillait de vers… Un mensonge éhonté, étant donné que Marcaunon avait déjà vu ce qu'il y avait sous sa capuche. Si Marcaunon n'avait pas été asexuel, il se serait jeté sur son serviteur dès que ce dernier était à tête découverte.
À nouveau, il perdait le fil de ses pensées. Peut-être était-ce un signe avant-coureur de la folie...
Marcaunon savait qu'il avait la réputation d'être un aimable et amical poufsouffle, qui donnait des conseils si éclairés (selon ses amis) que même ses cadets désiraient le rencontrer, ne serait-ce que pour un instant. Et pour garder une telle image; un peu de socialisation était nécessaire. D'où l'attitude de Marchosias.
La raison de leur sortie : acheter le gâteau d'anniversaire de Marchosias. L'enfant attendait avec impatience sa première fête – bien qu'il ne le montre pas. On avait déjà envoyé les invitations, des réponses étaient revenues; tout ce qu'il restait, c'était le gâteau.
La plupart des invités étaient d'anciens poufsouffles évidemment, accompagnés de leur famille. Mais grâce à sa popularité acquise en jouant au quidditch, il s'était fait un bon nombre de serv…amis. Un bon nombre d'amis, dans les différentes maisons.
Après avoir obtenu son diplôme, Marcaunon s'était installé dans une chaumière non-loin de Pré-au-lard. Depuis sa chambre, il avait une superbe vue sur Poudlard, et il n'était pas rare de trouver Marchosias accoudé à son rebord, perdu dans sa contemplation. La plupart du temps, il devait ensuite porter le (physiquement) jeune enfant jusqu'à son lit. Même s'il lui arrivait d'être froid et grossier, il n'avait tout simplement pas le cœur d'interdire à son fils de regarder Poudlard – la vue était tout simplement magnifique, et le lieu avait été leur maison, à tout deux, dans leur univers original.
La chaumière était la propriété de Mort depuis longtemps, avant même la création du village, mais personne n'avait besoin de le savoir. Beaucoup de gens lui avaient demandé pourquoi il avait nommé un si charmant domaine Domus Mortem, La Maison de Mort. Il avait juste haussé les épaules, expliquant que c'était le nom que lui avait donné l'ancien propriétaire, ce qui était la stricte vérité.
Quand ils atteignirent enfin Honeydukes, après quelques menaces supplémentaires, et qu'il n'ait pas pris la fuite devant la foule, il laissa échapper un soupir de soulagement.
Ses narines s'emplirent d'une délicieuse odeur sucrée et sa vision fut bientôt pleine d'étagères interminables de bonbons. Il en bavait déjà.
Cet endroit était le paradis.
« Mama? » l'adorable petit sifflement de son fils le sortit de ses fantaisies.
« Oui, mon chéri? »
« Poukwoi on est isssi? » Bien que son fils ait l'âge mental d'un adulte (d'un vieil homme, même), il ne maitrisait pas encore parfaitement la langue et les cordes vocales de son jeune corps, résultat, sa prononciation laissait encore à désirer. Si Marcaunon n'avait pas une telle maîtrise de lui-même, il aurait roucoulé chaque fois qu'il entendait Mini-Mort parler comme ça.
« Eh bien, maman doit réapprovisionner ses réserves. » La veille, il avait trouvé ses boites de sucreries complétement vides. Mort était le principal suspect, mais Marcaunon ne trouvait aucune raison qui expliquerait que l'Entité soit soudainement si friande de sucre.
Son fils lui lança un regard désapprobateur.
« Un jouw, tes dents vont pouwiw. »
« Et c'est là que la magie intervient. » Il tira la langue à son fils, qui était peu impressionné par son comportement péril.
« Agis ssselon ton âge. »
« Je ne suis pas très doué pour imiter la poussière, mais pour toi, je veux bien essayer mon chéri. » Il rigola quand il vit son fils faire la grimace.
Marcaunon explora le magasin, ramassant des sachets de bonbons par-ci par-là pour les mettre dans la charrette sans fond qu'on lui avait donné à l'entrée. Juste au moment où il s'apprêtait à y ajouter encore un ballotin de chocolats, le son de quelqu'un s'éclairant la gorge le fit se retourner, son fils et lui affichant la même expression interrogatrice.
« Marcaunon, mon garçon! Quelle coïncidence. »
« Professeur Dumbledore! Comme vous dites. Vous êtes ici pour vous approvisionner en pastilles au citron, monsieur? » Marcaunon se força à sourire, tout en cachant les regards mauvais de son enfant en le pressant contre lui.
Marchosias ressemblait un peu trop à un mini-Tom Riddle, juste avec des cheveux en pétard… Chaos avait d'ailleurs été inconsolable quand il avait compris que ses cheveux ne resteraient jamais en place. Il n'avait pas pu retenir son fou rire devant l'air dévasté de Marchosias on aurait dit que la fin du monde était à leur porte.
Le vieil homme posa les yeux sur son petit Chaos.
« En effet, j'ai bien peur d'avoir atteint le fond de ma boîte! Eh bien, quel beau jeune homme! Est-ce ton petit frère? »
« Votre addiction surpasse celle que j'entretiens pour le chocolat, Professeur. Et non, il s'agit de mon fils. »
Le sourire du vieil homme se fit plus froid.
« Adoption? »
« Nous nous ressemblons trop pour cela, Directeur. » Et l'adoption par le sang était illégale. Pour l'établissement d'une telle loi, le Premier Ministre s'était vu attribué l'une des premières place dans sa liste des gens dont il devait se débarrasser. L'homme aurait dû savoir que certains sang-purs ne pouvaient pas procréer, et que ce type d'adoption était la seule solution pour eux d'assurer la perpétuité de leur lignée –et de de s'assurer que leur démographie ne chutait pas. Hélas, le ministre faisait partie de ces sorciers Blancs et biaisés, qui considéraient l'adoption par le sang anormal à cause de l'opinion qu'en avaient les sang-de-bourbe.
« N'est-il pas un peu trop âgé…? »
Marcaunon caressa les cheveux de son fils en affichant une expression contrite, avec une légère dose d'amertume et de joie. Cela lui avait pris des semaines (et de nombreux commentaires désobligeants de Mort) pour maîtriser cette expression, des semaines à s'entrainer devant le miroir.
« En effet… »
Le vieil homme sembla comprendre – comprendre quoi, Marcaunon ne le savait pas – et tapota sympathiquement l'épaule de Marcaunon.
« Si tu as besoin d'aide, n'hésites pas à venir me trouver, cher enfant. Mes portes te seront toujours ouvertes. »
« Je ne voudrais pas vous déranger, Professeur! »
« Ne t'inquiète pas! Et je t'en prie, appelle-moi Albus. Tu as déjà eu ton diplôme, avec les meilleurs résultats possibles qui plus est! » Le vieil homme ria joyeusement, un éclat de fierté dans ses yeux bleus.
« D'accord, merci Prof…Albus. » Il lui offrit un sourire reconnaissant.
L'ancien se tourna vers Marchosias et sourit, offrant à tous l'image d'un grand-père attentionné.
« Puis-je connaître votre nom, jeune homme? »
« Le tien d'abow? » répondit directement le garçon. Marcaunon faillit le gronder pour son insolence.
L'homme ria, en pinçant affectueusement la joue de l'enfant, au grand désarroi de ce dernier.
« Albus Dumbledore, Directeur de Poudlard. »
"Mawchosias Gaunt, quatwe ans."
« Enchanté de faire ta connaissance, mon enfant! », s'exclama joyeusement le directeur. Il examinait Marchosias de ses yeux bleus perçants, et Marcaunon eut envie de cacher son fils. « Tu es adorable dans cette… combinaison de… serpent ? »
« Oui. Papa l'a asseté pouw moi. » Répondit l'enfant.
Marcaunon sourit en ajustant la capuche sur la tête de son fils. Acheter des combinaisons d'animaux et forcer son fils à les porter était l'un de ses plaisirs coupables. En plus, il aurait de quoi faire chanter Marchosias quand il serait plus âgé!
« Ton papa a des goûts intéressants. » Il se tourna vers Marcaunon et demanda. « Qu'as-tu fais de beau ces derniers temps, mon garçon? As-tu trouvé un travail au ministère? »
Marcaunon rigola et secoua doucement la tête.
« J'ai passé une très bonne année, mais je me trouve sans emploi pour l'instant. »
« Oh? Un étudiant modèle comme toi, sans emploi? » Il y avait une note de curiosité dans la voix du vieil homme. Marcaunon savait qu'il avait obtenu le meilleur résultat de son année, et avait été remarqué pour cela. Il avait reçu de nombreuses lettres, en particulier du Ministère, dans lesquelles on lui proposait un poste.
« J'ai toujours eu un certain intérêt pour l'art des potions… j'ai donc rejoint la Corporation des Maître de Potion afin d'obtenir une maitrise dans ce domaine. » Annonça-t-il lentement, en jetant un autre sachet de chocolats dans sa charrette.
Le vieux le suivait de près, et ils s'arrêtèrent devant le bocal de pastilles au citron. Marcaunon et Dimpledick en prirent chacun une bonne poignée qu'ils ajoutèrent à leur panier.
Même s'il détestait la vieille chèvre, il lui arrivait d'apprécier des bonbons plus acides quand il travaillait sur les fiches de mort. En plus, il ne risquait de ruiner complétement son travail s'il renversait le pot de pastilles au citron sur son bureau.
« Et quelle guilde comptes tu rejoindre, mon garçon? »
« Les Chaudrons Enfiévrés, monsieur. »
« Hmm… » Dimpledog caressa sa barbe d'un air songeur. « J'en ai entendu parler. On y trouve des maîtres de grande renommée! En fait, je crois qu'Horace lui-même fait partie de cette guilde! »
« En effet. C'est justement Professeur Slughorn qui m'a présenté et m'a recommandé auprès de la guilde. »
« Cela ne me surprend guère. Et j'espère que tout va bien? Que tout le monde te traite bien? As-tu déjà rencontré beaucoup de Maitres de potion? »
Ils s'avancèrent vers l'étagère suivante, recouverte de marshmallow. Marcaunon en prit un de chaque sorte, au grand amusement du vieil homme et au grand chagrin de Marchosias qui avait réussi à contrôler la colère qui l'avait envahi à la vue du vieux fou, et offrait maintenant la parfaite image d'un enfant timide en présence d'étrangers.
« Peut-être pourrais-tu me conseiller… »
« Excusez-moi Professeur Dumbledore. » Intervint Le propriétaire de Honeydukes, interrompant le directeur.
Le vieil homme ne put dissimuler son irritation. Bien! « Il y a une lettre pour Marcaunon ici. »
Mr. Flume lui tendit une lettre avec l'emblème de la guilde (un chaudron bleu foncé entouré de flammes vertes) et retourna derrière le comptoir après que Marcaunon l'eut remercié. Tout comme le directeur, il affichait une expression de surprise. Marcaunon lança un regard navré à son fils avant de se tourner vers le vieil homme.
« Excusez-moi Albus, mais accepteriez-vous de le tenir un instant? » les yeux rubis de Marchosias s'écarquillèrent d'horreur et Marcaunon faillit éclater de rire devant son air outragé.
Faillit. Il n'allait pas se mettre son petit Chaos à dos. L'enfant était plutôt rancunier.
La vieille chèvre ne remarqua pas la gêne de Marchosias et accepta rapidement, un large sourire sur son visage ridé, laissant transparaitre son amour pour les enfants. Marcaunon ouvrit la lettre avec soin.
P.M.A.A.T.
Catégorie: 3
(Tests avancé de Maitrise de Potion)
Marcaunon Seirios Gaunt
Le document ci-présent certifie que vous avez passez le test P.M.A.A.T. de catégorie 3 et avez obtenu le résultat suivant:
EXCEPTIONNEL
Vous avez passé le test final de P.M.A.A.T. et nous vous en félicitons. Les autres candidats n'ont pas eu autant de chance. Votre nouveau diplôme vous assurera un poste où que ce soit si vous désirez une place de Maître des Potions.
Encore une fois, félicitation.
Test passé le:
01/11/63
Numéro de membre:
M13-1-18-3
Jellal F. Frost
Grand Maître de la guilde des Chaudrons Enfiévrés
Marcaunon resta immobile, sous le choc, un bon moment. Le vieil homme et son fils décidèrent de jeter un coup d'oeil par-dessus son épaule.
« Eh bien! Tu as passé tous les tests en seulement un an? Impressionnant! La plupart des gens ont besoin de toute une année pour réussir ne serait-ce que le premier test. » S'exclama le Directeur en félicitant Marcaunon, exprimant toute sa joie et sa fierté. Ses yeux brillaient encore plus que d'habitude, et Marcaunon du se retenir de froncer les sourcils. Il y avait quelque chose de suspect.
Les yeux de Marchosias s'écarquillèrent avant qu'il ne les lève vers sa mère, brillants de satisfaction, confiance et fierté. Marcaunon arracha son fils des bras du vieux sorcier ridé et serra l'enfant contre lui. Un sourire illumina son visage et il tourna sur lui-même plusieurs fois.
« J'ai réussi! » s'exclama-t-il en posant un baiser sur le front de son fils, ne se souciant aucunement des regards curieux que lui lançaient les autres clients.
Marchosias gazouilla de joie avec lui, bien que l'enfant ne l'avouerait jamais par après.
On vint ternir sa bonne humeur quand une main ridée se posa sur son épaule, Mais il ne laissa rien transparaitre
Il sourit à Dumiespore.
« Félicitation, mon garçon! Et tant que nous y sommes… Horace m'a informé, il y a quelques jours, qu'il souhaitait prendre sa retraite plus tôt pour motifs personnels. Je comptais déposer une annonce auprès d'une guilde après mes achats… mais… » Si possible, l'éclat dans ses yeux bleus s'amplifia encore davantage. « Peut-être serais-tu intéressé par le poste de professeur de Potion à Poudlard? »
Marcaunon prétendit y réfléchir un instant, avant de regarder le directeur d'un air gêné.
« Monsieur… même si votre offre me tente énormément, je ne peux pas laisser mon fils sans surveillance pour enseigner à Poudlard. » Il fronça les sourcils et remit une des mèches folles de Marchosias en place.
« Ne t'en fais pas, mon garçon. Je suis sûr que nous pouvons nous arranger, et que nous trouverons un quartier qui pourra vous accueillir tout les deux. »
Marcaunon prit un air surprise avant de sourire au vieil homme.
« Dans ce cas… Quand devrais-je me présenter pour l'entretien? »
« N'est-ce pas ce à quoi nous sommes occupés en cet instant? »
« En effet. »
Ils rirent tous les deux et continuèrent à discuter en faisant encore un tour du magasin. Après avoir acheté un paquet d'à peu près chaque friandise disponible, ils payèrent et se dirigèrent vers la pâtisserie.
Puisque le Directeur n'avait rien d'autre à faire, il proposa à Marcaunon de l'y accompagner. N'ayant aucune raison de refuser, il acquiesça, et après quelques minutes, abandonna tout espoir de semer le vieillard collant.
Pour un satané Gryffondor, Dumbles savait comment serpenter (compris? Serpent... peu importe) pour s'immiscer dans les affaires des gens. Marcaunon n'eut pas d'autre choix, au final, que d'inviter le vieil homme à la fête d'anniversaire de son fils, à la grande horreur de Marchosias.
Lorsqu'ils eurent rejoint leur petit manoir, le directeur l'aida à terminer d'installer la décoration en attendant que les invités arrivent. Marchosias continua à bouder et alla se cacher dans la bibliothèque pour ne pas avoir à faire au vieil homme.
Lorsque les invités arrivèrent, le directeur fut surpris de constater qu'ils n'étaient pas seulement des poufsouffles, mais aussi des serdaigles, des gryffondors et des serpentards. Quelques-uns avaient amené leurs enfants avec eux, et les envoyèrent jouer avec Marchosias.
Marcaunon savait que son fils détestait cela (devoir passer du temps avec d'autres enfants) mais se montrait tellement poli que tous les adultes ne pouvaient s'empêcher de l'apprécier et de faire remarquer à quel point il ressemblait à son père, toujours si poli et si amical. Ils étaient tous convaincus que le jeune Chaos se retrouverait chez les Blaireaux lorsqu'il aurait onze ans, mais Marcaunon savait que ce ne serait pas le cas. Peu importe le nom son fils, il serait toujours fier de descendre de Salazar Serpentard, et aurait toujours une ambition démesurée. Comme pour le Tom Riddle original, sa future Maison ne laissait aucun doute.
Il ne savait pas s'ils seraient capturés et forcés de joindre le Seigneur des Ténèbres, ou si on les autoriserait à prendre leur propre décision, mais on ne les laisserait pas tranquilles. Le Tom Riddle de son univers d'origine avait toujours souhaité pouvoir discuter en Fourchelangue avec quelqu'un d'autre… Il ne l'avait jamais admis à voix haute, mais c'était une des informations qu'il avait glanées grâce à leur lien mental. C'était l'une des raisons pour lesquelles Voldemort avait tenté de convaincre Harry de le rejoindre.
Il espérait que le Voldemort de cette dimension ne le verrait pas comme une menace, ou comme un compétiteur. Même s'il ne souhaitait pas tuer cet homme, il y serait obligé si la vie de son fils était mise en danger.
La fête fut tranquille, et Marchosias reçut de nombreux cadeaux. Son fils le regarda avec une déception à peine voilée quand Marcaunon ne lui en présenta pas. Marcaunon dut cacher un sourire derrière sa tasse de chocolat chaud. L'enfant se plaignait peut-être souvent de son comportement enfantin, mais Marcaunon savait qu'il lui était cher.
La nuit tomba et enfin, les invités s'en allèrent. Il se tourna vers son fils.
« Joyeux anniversaire, mon chéri. » Il prit le petit garçon dans ses bras et posa un baiser sur chacune de ses joues.
« Mewci, Mama. »
« Joyeux anniversaire, jeune prince » dit Mort en apparaissant tout à coup, faisant sursauté l'enfant.
« Jeune prince? En effet, il agit comme s'il en était un. » Marcaunon rit tandis que son fils lui lança un regard ennuyé. Il n'aimait pas être traité d'enfant gâté.
« Mewci Mow. Où étais-tu?"
« Par-ci par-là. Je vous ai trouvé un présent. » Mort sortit une boîte de la poche de son manteau et la plaça dans la main de Marchosias. L'Entité sortit alors du salon, non sans entendre le remerciement de son filleul.
« Ouvre-le! Ouvre-le! Mort ramène toujours des objets très intéressants. » Ordonna Marcaunon, surexcité.
Son fils leva les yeux au ciel, mais obéit. Dedans, il trouva une magnifique montre de poche en argent parsemée de quelques rubis, avec un triangle, un cercle et un trait gravés sur son dos. Le symbole des Reliques de la Mort. Marchosias parcouru les traits du bout de ses doigts rondouillards. Il lui lança un regard interrogateur.
« Çssa veut diwe quoi? Csse symbol..? »
« C'est la marque de Mort... Je peux sentir des sorts de protection dessus, tu ferais mieux de la garder sur toi en toutes circonstances. »
Marchosias glissa la montre dans une de ses poches. Marcaunon se demanda si les onesies étaient tous dotés de poches, ou si Chaos avait créé la sienne lui-même.
« Le sssymbole de Mow ? »
« Oui, celui de Mort. »
« De sssa famille? »
« Plus ou moins. » Marcaunon sourit à son fils d'un air mystérieux et se leva. « Et voici mon cadeau. »
Il tendit une boîte à l'enfant. Celui-ci ne tarda pas à l'ouvrir.
À l'intérieur, se trouvait un pendentif: un onyx encastré dans les griffes argentées d'un dragon, surmontée d'un crâne. D'élégantes lignes avaient été gravées dans la pierre, aussi Marchosias se tourna vers sa mère, attendant une explication.
Marcaunon rigola.
« Les runes de protection sont écrites en Fourchelangue. »Expliqua-t-il.
« Quand nous parlons Fourchelangue et insérons de la magie dans nos mots, ils deviennent de la Fourchemagie. En me basant sur ce concept, j'ai pensé que si nous pouvions activer notre magie avec des mots, pourquoi ne pas les mettre par écrit ? Contrairement à la simple écriture du Fourchelang, utilisée comme un code secret entre ceux qui parle cette langue, les Fourcherunes peuvent servir à lever des boucliers magiques, ou lancer des sorts. Quand tu seras plus grand, je te montrerai la pierre où sont gravées les runes qui protègent notre demeure. Peut-être que tu comprendras mieux ce concept une fois mis en pratique qu'en théorie pure. »
Marchosias fronça les sourcils. Marcaunon savait exactement à quoi son fils pensait, qu'il était en fait un homme de septante ans coincé dans le corps d'un enfant.
« Patience mon lapin.»Il fit un clin d'oeil à son fils et l'embrassa sur le front. « Maintenant, au lit. Tu dois être exténué après une telle journée. »
Marchosias hôcha la tête et lui donna un calin, à la grande surprise de Marcaunon.
« Mewci, Mama. »
« De rien, mon chéri. »Chuchota Marcaunon en ferma les yeux, heureux de tenir son enfant.
….
Rooooo ! C'est—ti pas chou ?
J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires
See you soon
