Paring : Aucun, mais allusions à une Holly attirée par Artemis.

Rating : T

Disclaimer : Tous les personnages (à part Samuel et Diana) appartiennent à Eoin Colfer

NDA : Nom d'une pipe, je n'ai pas mentit pour une fois. Trois jours après, bam! un nouveau chapitre. J'suis fière de moi. Je vais peut-être même réussir à boucler cette fic avant la fin des vacances, qui sait? Bref, je vous conseille de vous remémorer le tome 2 d'Artemis Fowl pour ce chapitre, du moins le prologue...

RESUME : Artemis est persuadé que sa famille est soit retenue captive, soit morte, et que Samuel est assisté par quelqu'un qui se cache dans l'ombre, quelqu'un qui lui en veut sacrément.. Artemis et Diana se rendent au rdv, mais alors que les coups de seize heures sonnent, un bruit de revolver qu'on arme retentit. La question est : qui tient le revolver, et qui est celui mis en joue?

Bonne lecture!


Le speech avant le pan!

Clic.

Le son n'avait pas fini de résonner dans la salle que Diana, les yeux écarquillés par la peur, se retournait lentement pour faire face au revolver pointé entre ses deux yeux. Revolver tenu nonchalamment par Artemis, dont le visage était impénétrable.

-Que... bredouilla-t-elle. Artemis, qu'est-ce que vous faites?

Sa voix tremblait de manière incontrôlée. Ou du moins, qui semblait incontrôlée.

-Inutile de jouer, maintenant, répliqua le jeune génie. J'en ai plus qu'assez de cette comédie.

-Mais... Quelle comédie?

Les yeux de la jeune femme s'embuèrent de larmes, tandis qu'Artemis souriait.

-Le plus haut QI d'Europe, ça vous dit quelque chose? Laissez tomber, Diana. J'ai eu une longue journée et je ne suis plus d'humeur à jouer aux faux-semblants. Je n'hésiterai pas à tirer si vous continuez plus longtemps.

-Soit.

Le mot avait claqué, sec et un brin moqueur. En moins de deux secondes, l'expression de la femme s'était radicalement modifiée. Les coins de sa bouche s'incurvèrent, formant un rictus méprisant.

-Soit, répéta-t-elle en roulant des yeux. Je suis grillée.

-Effectivement.

-Depuis combien de temps, au juste?

Artemis eut un petit rire contrit.

-J'ai honte de l'avouer, mais depuis très, très peu de temps. J'avais tous les éléments pour le voir, pourtant. Peut-être ne voulais-je pas le voir. Quoiqu'il en soit, le déclic s'est fait ce midi.

-Ce midi?

Diana haussa les sourcils.

-Vous me flattez. Je ne me pensais pas si bonne actrice.

-Oh, vous ne l'étiez pas, répliqua le jeune avocat, provoquant une moue boudeuse à son interlocutrice. Mais ne nous égarons pas. Où est la personne que Samuel était censé rencontrer?

-Derrière vous.

Artemis fronça les sourcils. Il ne commit pas l'erreur de se retourner, mais cependant Diana usa de cette seconde d'inattention avec habilité : frappant un grand coup dans le revolver pointé sur elle, elle déstabilisa son adversaire suffisamment longtemps pour sortir sa propre arme.

Lorsqu'Artemis pointa rageusement son pistolet sur la femme, il se retrouva avec un revolver similaire au sien entre les deux yeux. Pendant un temps, plus personne ne bougea, chacun jugeant soigneusement l'autre. Puis Diana sourit :

-Et sinon, vous comptez rester comme ça longtemps encore? Baissez votre arme.

-Je pourrai dire la même chose pour vous.

-Oh, mais nous n'avons pas la même position. Car si je ne m'abuse, vous avez un certain nombre de snipers pointés sur vous...

Artemis baissa les yeux et constata qu'effectivement, une bonne dizaine de points rouges gigotaient sur son costume. Il soupira. Alors qu'il ouvrait la bouche pour sortir l'une de ses habituelles répliques cinglantes, un claquement de langue appréciateur résonna dans la salle. Le jeune avocat se tendit imperceptiblement. En face de lui, derrière Diana, une silhouette émergea de l'ombre d'un coin du bâtiment.

Au début, il ne discerna que les jambes, puis le torse, soit des chaussures soigneusement cirées et un costume de haute-couture. Il cligna des yeux, un souvenir remontant lentement à la surface. Un pli creusa son front tandis qu'il se concentrait sur ce souvenir qui émergeait de sa mémoire brumeuse.

Un homme vêtu d'un costume finement coupé, des chaussures cirées et des gants noirs...

Son rêve. Avant que toute cette histoire ne commence. Un homme russe qui lui tendait cette maudite lettre, avant de tirer sans une once d'hésitation...

Revenant à la réalité, Artemis discerna enfin le visage de l'homme qui était l'origine de toute cette histoire absurde. Et encore plus absurde, il ne reconnu pas cet homme aux traits durs, aux cheveux bruns et aux yeux d'un gris acier.

-Artemis Fowl II, n'est-ce pas? susurra le nouveau venu d'une voix grave, dont l'accent se discernait totalement derrière cet anglais pourtant impeccable.

Artemis se contenta de hocher la tête. Ses pensées se bousculaient dans son esprit, esprit en ébullition. Il avait toujours pensé que l'homme qui avait orchestré toute cette mascarade serait un vieil ennemi à lui. Et pourtant, il ne reconnaissait pas du tout cet homme-là. S'était-il trompé? Était-il juste tombé sur un fou furieux qui avait pioché son nom au hasard dans l'annuaire, se disant « tiens, j'ai bien envie de foutre la vie en l'air de celui-là, son nom m'inspire »?

Cette pensée le fit ricaner. L'homme en face de lui s'avança encore et posa la main sur l'épaule de Diana, étant arrivé à sa hauteur.

-Puis-je savoir ce qui vous fait rire, Artemis Fowl? Vous ne semblez pourtant pas avoir une position des plus avantageuses. D'ailleurs, cessez de pointer votre revolver sur mon espionne préférée. J'ai d'autres choses à faire que d'en chercher une aussi compétente, et savez-vous combien cela coûte?

Le génie sursauta, redescendant sur terre. Prenant conscience qu'effectivement, son arme pendait inutilement, il la jeta à ses pieds.

-Ce n'est pas comme si l'argent vous manquait, répliqua-t-il.

L'homme le dévisagea un moment, avant de sourire.

-C'est comme les rumeurs le disaient. Vous avez la langue bien pendue, quelles que soient les situations.

-Toujours. (Artemis se redressa, bien décidé à obtenir ce qu'il voulait.) Allez-vous me faire votre speech de méchant, m'expliquant en détail votre plan machiavélique et le pourquoi du comment de cet acharnement sur moi? Ou bien suis-je destiné à mourir sans même savoir votre identité?

Le jeune génie sentit un mouvement d'air près de son oreille, avant que le bruit de la détonation ne le fasse violemment sursauter. Diana le contemplait, le regard dur.

-Ne fais pas le malin, tu n'es pas en position pour. La prochaine fois, je ne viserai pas à côté.

Artemis se redressa lentement, le regard haineux. Alors maintenant on le tutoyait, hein? L'homme, lui, éclata de rire.

-Allons, ne le tuons pas tout de suite. (Puis, sa main se pressant plus durement sur l'épaule de la jeune femme :) Et surtout, pas tant que je n'en ai pas donné l'ordre, mmh?

Diana grimaça, puis s'excusa.

Artemis sentit un sourire étirer ses lèvres.

-Je réitère ma question. Allez-vous faire votre speech? Tous les criminels que j'ai affronté l'ont fait. Ils ne peuvent juste pas s'en empêcher. Si désespérés d'avoir un public... (Voyant le regard de l'homme se durcir, il s'empressa d'ajouter :) J'ai moi-même eu à le faire, une fois où mes actes n'étaient pas si héroïques que ça...

-La première chose que vous devez savoir, c'est que je m'appelle... Ou plutôt, que mon pseudo est Britva.

L'héritier Fowl cligna des yeux. La brusque interruption l'avait surpris. Mais l'information était passée, et son cerveau s'était empressé de chercher s'il avait jamais connu un Britva. Peine perdue.

Face au silence de son adversaire, Britva soupira.

-Ainsi, ça ne vous dit rien? Vous me blessez, mon ami.

-Navré.

-Très bien, parlons en termes connus alors. Le Fowl Star? Un échange dans la toundra glaciale? Mafiya russe? Mourmansk? Et j'ajouterai que vous aviez treize ans à l'époque. Si petit, et déjà tellement irritant...

Artemis fit aussitôt le lien. Bouche bée, il ne réfléchit pas lorsqu'il répondit :

-Lorsque la mafiya avait pris en otage mon père, et que je leur avait repris mon père et l'argent, les laissant bredouilles? Et passablement humiliés dans le froid?

-Exactement. Merci de retourner le couteau dans la plaie.

Mais Britva ne semblait nullement vexé, au contraire. Il avait cette assurance tranquille de celui qui sait avoir déjà gagné. Lâchant Diana, il s'avança en articulant chacune de ses paroles :

-Pour mieux vous situer, j'étais le chef de la mafiya. J'étais. Car à cause de ce fiasco total, on a failli se faire prendre, et mon autorité a aussitôt été remise en cause. Résultat des courses : après toutes ces années, j'ai réussi à reprendre une fonction élevée au sein de la mafiya, mais l'humiliation a été cuisante. Je n'ai eu de cesse de chercher un moyen de me venger.

« Je me suis renseigné sur vous, Artemis Fowl. Et j'ai finalement trouvé quoi faire. Vous faire plonger publiquement et faire en sorte que vous ne vous en releviez pas. J'ai donc tout mis en place méticuleusement, et ce depuis environ cinq ans.

« J'ai payé de nombreuses personnes, introduit l'une de mes meilleures espionnes au sein du cabinet d'avocats que je savais que vous visiez, fait faire ce certificat de décès... Une fois que tout fut mis en place, je n'ai eu plus qu'à trouver qui jouerait le rôle du demi-frère. Gold. Eh bien, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il porte tout à fait bien son nom. Là où la parole le laissait sceptique, l'argent l'a tout de suite convaincu.

« Bien sûr, j'ai parfois du agir en dernière minute, comme pour votre patron, Nathan Bowell, ou encore les jurés, le juge et tout le public. Mais l'argent, encore et toujours, est le meilleur ami de l'homme, n'est-ce pas? C'est quoi, votre devise, déjà? Ah, oui : Aurum potesta est. Ironique de voir à quel point c'est adapté à cette situation, n'est-ce pas?

A présent, Britva se tenait à quelques centimètres de son ennemi. Il le dépassait d'au moins une tête.

Maudits gènes russes.

Artemis resta silencieux un long moment.

-Ironique, en effet, murmura-t-il enfin.

Bien que de l'extérieur, il paraissait tout à fait calme, son esprit bouillonnait. Il n'en revenait pas. Bien sûr, il savait que c'était quelqu'un d'autre qui tirait les ficelles, Samuel comme Diana étaient de simples pions... Mais être tellement loin de la véritable identité de son ennemi le troublait. Et savoir que toute cette histoire avait commencée à se préparer il y a cinq ans... C'était aberrant. Et il n'avait rien vu venir.

-Vous savez, vous espionner fut une rude tâche, continua Britva, se délectant d'afficher ainsi sa supériorité à sa proie. Poser des caméras était impossible, votre majordome -Butler, c'est ça?- a des yeux derrière la tête, et vos propres caméras sont très développées... J'ai du payer encore plus d'espions, une fois même détourner un satellite.

« Vous avez des occupations bien étranges, au passage. Étranges, et pas toujours légales, mmh? Au passage, j'ai noté que vous vous adonniez au échecs. Une passion pour la stratégie?

-J'aime tout disposer clairement, et sur un autre support que dans ma tête, répondit machinalement le génie.

Britva sourit, tendant une main pour caresser la joue de Diana.

-J'avais cru comprendre. Les échecs ne me déplaisent pas, moi non plus. D'ailleurs, en parlant de ça, j'ai faillit vous avoir avec Diana, hein? J'ai choisi son nom spécialement pour vous. Diane et Artemis. Et son nom de famille, Knightwell. Knight. Le chevalier, votre pièce favorite aux échecs, pas vrai?

Artemis cligna des yeux. Il n'avait jamais remarqué ces étranges allusions. Mais accordant à peine un regard à la jeune femme, il s'intéressa plutôt à une donnée très fâcheuse : Britva en savait vraiment trop sur lui. Que diable avaient fabriqué ses caméras et toutes ses autres précautions, pendant cinq ans?! Il secoua la tête. Même sa famille n'avait rien vu venir.

… Minute. Sa famille. Les joues en feu, Artemis s'aperçut qu'il venait seulement d'y penser.

-Où sont-ils? gronda-t-il alors.

-Qui donc? chantonna le mafieux, sachant pertinemment de qui il voulait parler.

-Ma famille. Où les avez-vous caché?

-Je les ai tué.

Le jeune Fowl ignora cet horrible pincement au cœur. S'astreignant au calme, il réfléchit posément à la situation. Puis il affirma :

-C'est faux.

Britva émis un petit rire. Un rire désagréable, jugea Artemis.

-Vraiment? Et qu'est-ce qui pourrait vous faire croire que je mens?

-Ma famille est une sorte de garantie pour vous. Pour être sûr que je joue le jeu, que je me risque, même moi, à venir vous voir. Si vous l'aviez tuée, vous auriez pris le risque que je l'apprenne. Et étrangement, je ne pense pas que vous soyez une personne qui prend des risques. Je prends pour exemple le très grand nombre de snipers que vous avez pris avec vous pour couvrir vos arrières.

Effectivement, les points rouges dansaient toujours sur la poitrine d'Artemis, qui avait débité toute sa tirade très calmement.

Britva eut une moue contrariée.

-Je dois avouer que le raisonnement se tient, bien qu'il soit faux.

-Je parie que vous les tenez en captivité quelque part, continua le génie sans se soucier de l'intervention de l'autre. Et que sur un signal de votre part, ils mourront.

-Qu'est-ce que vous y connaissez en kidnapping, de toute façon?

-Oh, vous seriez surpris...

Un sourire lui répondit.

-Nous verrons cela. Au fait, une question me taraude depuis un petit moment déjà.

Il se passa la main sur son menton, l'air pensif.

-Artemis Fowl, vous êtes réputé pour toujours surveiller vos arrières et prévoir tout sur tout. Et vous vous êtes jeté dans la gueule du loup. Alors que visiblement, vous aviez totalement grillé Diana. Pourquoi donc?

Artemis haussa les épaules et répondit comme si cela coulait de source :

-Si j'étais venu avec toute un escadron de combattants, si j'avais manifesté le moindre doute sur ce rendez-vous, vous ne seriez pas venu.

-Ce n'est pas faux, sourit-il.

-J'ai donc joué le jeu jusqu'au bout. Du moins... Jusqu'à maintenant.

Regardant par la fenêtre, il fit mine d'apercevoir quelque chose. Britva et Diana jetèrent un coup d'œil également pendant une fraction de seconde, avant de se recentrer sur Artemis. Fraction de seconde qu'il avait mise à profit en pressant un bouton dans sa poche.

-Et bien, que va-t-il se passer maintenant, Artemis Fowl II? ricana Britva. (Il se pencha en avant, comme s'il lui confiait un secret.) Je vais vous le dire. Je vais vous torturer lentement, puis je vous amènerai devant votre famille, je la torturerai et la tuerai devant vous, puis enfin je vous tuerai vous aussi. Et les Fowl ne seront plus qu'un lointain souvenir. Peut-être cela me permettra-t-il de récupérer du respect auprès des miens, voir même mon poste.

Artemis haussa un sourcil sceptique.

-Vous vous attireriez le respect des autres en tuant une pauvre famille sans défense? Bravo.

-Je..., commença le mafieux, les joues rouges de rage.

-Vous n'avez pas remarqué? l'interrompit soudainement le génie.

Britva cligna des yeux, déstabilisé.

-Remarqué quoi?

-Mon torse est devenu bien moins rouge, depuis une minute, répondit-il le plus naturellement du monde.

Et effectivement, un seul point bougeait encore sur son torse. Point qu'y s'éteignit une seconde plus tard. Artemis faillit rire en voyant l'expression décomposée des visages de ses deux adversaires. Qu'est-ce qu'il pouvait aimer faire tourner les autres en bourrique... Le moment où il retournait totalement la situation était tout simplement grisant.

« Vous vous donnez toujours en spectacle, hein? » aurait pensé Holly.

-M.. Monsieur, c'est un piège! s'écria Diana.

-Belle déduction.

-Fowl, qu'est-ce que vous avez fabriqué encore? rugit Britva, fou de rage.

-Disons que... « Les snipers se font sniper », ricana Artemis. Vous n'êtes pas les seuls a avoir des relations. Même dans la pègre. Je suis le génie criminel le plus jeune du monde, tout de même.

Sur ce, il claqua des doigts et des dizaines d'hommes en noir pénétrèrent dans la pièce. Tous armés, leurs viseurs pointés sur Britva et Diana.

Le plus grand d'entre eux sortit des rangs et se plaça derrière le jeune génie, tel une ombre protectrice. Butler.

Artemis prit une profonde inspiration. Ça avait marché. Il avait réussit. Son célèbre sourire sur les lèvres, il ramassa son revolver et le pointa sur Britva :

-Il me semble que vous êtes en échec, se moqua-t-il.

-Ha. Ha. Ha. Très fin, Fowl, vraiment. Eh bien quoi, vous allez me faire votre speech du héros qui a gagné, maintenant?

Il haussa un sourcil.

-En effet. Mais ce serait plutôt le speech du génie qui avait tout prévu, rectifia Artemis. Sérieusement, vous croyiez vraiment que je me serai jeté dans la gueule du loup sans prendre la peine de couvrir mes arrières? Vous me sous-estimez, mon ami.

« Je n'ai jamais envisagé de venir seul. J'ai pris mon temps avant de faire part de mon plan à Butler, mais je l'ai fait. Au début, je comptais prendre seulement quelques hommes avec moi, mais c'est ma visite -totalement due au hasard- chez Diana qui m'a donné l'idée de vous prendre tous les deux au piège. Faire d'une pierre deux coups, si vous voulez.

« Comme je l'ai dit tout à l'heure, j'avais tous les éléments devant les yeux. Mais c'est le dictionnaire anglo-russe que j'ai vu chez ma 'secrétaire' qui m'a permis de faire tilt. Au passage, vous êtes vraiment un piètre menteuse. Une anglaise qui s'essaye au russe, hein? Plutôt une russe qui essaye de se perfectionner dans l'anglais afin que l'on croie que c'est sa langue natale.

« Et donc, c'est cette petite allusion au russe qui m'a permis de rassembler tous les éléments que j'avais déjà repérés. Comprenant que Diana n'était qu'une espionne, je devais faire mon maximum pour en tirer profit. Je lui ai fait part de mes intentions, lui faisant croire que je n'avais qu'elle pour me soutenir, ainsi vous baisseriez votre garde.

« J'ai donc prévu le coup avec mon garde du corps et ses hommes. Et je garde encore quelque chose sous ma manche, si jamais l'envie vous prenait de mener une folle action contre moi. Alors soyez bien sages, voulez-vous?

Butler se pencha sur son employeur, lui murmurant à l'oreille :

-Le quelque chose sous la manche a-t-il un quelconque rapport avec les Fées? Parce que je n'ai rien dit ni à Baroud, ni à Holly.

Artemis sourit.

-Ne vous en faites pas, souffla-t-il. Je m'en suis chargé moi-même. (Puis, reprenant d'une voix plus forte :) Eh bien Britva, je vous propose de jeter vos armes. Si vous vous rendez gentiment, aucun mal ne vous sera fait. Vous croupirez allègrement dans une prison pour le restant de vos jours, c'est tout.

-Trop aimable, cracha son ennemi. Mais j'ai d'autres plans, ajouta-t-il en souriant.

Il claqua des doigts.

Quatre hommes surgirent dans la pièce, leurs armes pointés sur les hommes de Butler. Artemis haussa un sourcil :

-D'accord, bravo, vous avez gardé d'autres hommes sous le coude. Et après? Vous êtes toujours en infériorité numérique. Vous comptez faire le plus de dégâts possibles avant de mourir, tel un méchant digne d'un navet? Je vous en prie, épargnez-nous ce cliché.

Britva lui lança un regard noir.

-A vrai dire, je comptais juste déplacer mes pions de façon à esquiver l'échec. Mais vous venez de me donner une idée...

Artemis eut un petit rire.

-Quoi, vous allez me tirer dessus? Vous n'en aurez pas le temps, vous serez criblé de balles.

-Oh, ça dépend. Pas si mes hommes occupent les vôtres, et que je me trouve un bouclier approprié...

Britva sourit de toutes ses dents, la folie se lisant dans son regard. Et Artemis comprit ce que son ennemi comptait faire, une fraction de seconde avant qu'il n'agisse. Mais ce fut une fraction de seconde de trop.

Hurlant des ordres à ses hommes, le mafieux attrapa le bras de Diana qui était restée pétrifiée et muette durant toute la scène. Tandis que les premiers coups de feu retentirent, Britva appuya sur la détente, le canon du revolver pointé droit sur le cœur d'Artemis.


NDA: Oui, je suis cruelle. Mais comme la suite devrait arriver rapidement, je peux être pardonnée? :D

Bon, je ne sais pas si je suis satisfaire de ce chapitre, mais bon. Il est écrit, il est écrit. Et puis j'ai quand même réussi à caser deux trois répliques que j'aime bien, donc ça va.

Je me demande quelles ont été vos têtes lorsque vous avez sur qui était le big bad méchant... On se demande où j'ai été le chercher, hein? Pourtant, il est prévu depuis le début! :3

~Au plaisir, les amis