Bonjour!
Voilà (enfin) le chapitre 10 et le lemon tant attendu.
Je suis vraiment désolée d'avoir été aussi longue pour poster mais j'ai vraiment été très occupée ces derniers mois et je n'avais pas vraiment d'inspiration alors j'ai préféré ne pas me forcer à écrire, même si cela signifiait que je devais laisser ma fiction en suspend.
Je vous l'ai déjà dit et me répète: même si mes chapitres prennent (très) longtemps pour être postés, cela ne signifie en rien que j'abandonne ma fiction, absolument pas!
J'espère que vous aimerez ce chapitre! Il y a un LEMON, donc toutes celles qui ne voudraient pas le lire, passer ce chapitre ;)
Pas beaucoup de détails pour ce lemon, mais je vous avoue avoir un peu de mal avec les détails, je trouve que ça fait perdre son charme au moment. Mais j'espère que vous aimerez!
Je vous dis à une prochaine fois!
Gros bisous et merci de me suivre!
-Détends-toi…
Toboe hocha machinalement la tête. Mais lorsque le regard tenta de capter son regard et qu'il détourna aussitôt les yeux, il comprit que quelque chose n'allait pas. Il obligea alors le plus jeune à le regarder, refusant de faire quoi que ce soit de plus si ce n'était pas vraiment ce que le brun désirait.
-Dis-moi ce qu'il y a. Et ne me dis pas qu'il n'y a rien ! ajouta-t-il tandis qu'il voyait déjà Toboe ouvrir la bouche pour protester.
-P-Pourquoi tu me regardes comme ça ? demanda finalement le brun.
Sous les caresses de Tsume, Toboe avait totalement perdu toute notion de réalité. Il s'était finalement retrouvé nu sous le corps encore à moitié vêtu de son compagnon et, si pendant quelques secondes il n'avait pas réagi, lorsqu'il réalisa que les mains du soldat ne couraient plus sur son corps, il avait finalement relevé son visage vers lui.
Tsume le dévorait littéralement des yeux. Son regard était ancré sur lui, le faisant légèrement rougir, de plus en plus mal à l'aise sous ce regard brûlant qui le consumait. Tsume ne le touchait plus, bien trop occupé à scruter chaque détail qui faisait de lui celui qu'il était aujourd'hui.
-Je…je ne te plais pas ?
La voix tremblante, Toboe ne savait plus quoi penser. Si au début, il s'était simplement senti gêné de se retrouver dans une telle situation, la panique avait fini par s'emparer de lui lorsqu'il comprit que, peut-être, sans ses vêtements, Tsume ne le trouvait pas à son goût.
Après tout, il n'était qu'un gamin alors que le soldat, lui, était déjà un homme. Et un très bel homme, en plus de ça. Il aurait pu avoir qui il voulait, Toboe en était persuadé alors pourquoi se serait-il intéressé à un gamin comme lui ? Oui, ça devait être ça : son corps encore frêle d'adolescent devait le dégoûter.
-Ce…c'est ça ? Tu n'as…tu n'as plus…envie de moi maintenant, n'est-ce pas ? Oh je…je vais m'en aller, alors !
Dans la précipitation, Toboe repoussa Tsume, cherchant à toute vitesse quelque chose pour cacher son corps, arrachant presque les draps qui recouvraient le lit du soldat. Le rouge aux joues, au bord des larmes, il bondit presque sur ses pieds, prêt à partir au beau milieu de la nuit, son corps nu simplement recouvert d'un drap…lorsque deux bras s'enroulèrent autour de sa taille, l'enfermant aussitôt dans une étreinte chaude et accueillante…mais qui ne rassura pas le brun pour autant.
-Où est-ce que tu comptes aller comme ça ? entendit-il Tsume lui murmurer d'une voix encore un peu rauque.
Lorsque le brun sursauta et chercha à se débattre, Tsume le relâcha presque automatiquement, ne s'attendant pas à une telle réaction de la part du brun. Il ne voulait pas lui faire peur, il voulait simplement qu'il arrête de dire de telles choses. Il voulait le rassurer… mais il ne savait pas du tout comment s'y prendre. Et visiblement, il s'y prenait mal, puisqu'il vit Toboe tenter de se camoufler un peu plus derrière le drap, bafouillant des paroles incompréhensibles en se rapprochant un peu plus de la porte.
-Je…je suis désolé ! Je sais que je ne suis pas aussi beau que toi mais je…
Stop, c'en était trop ! Qu'est-ce qu'il racontait encore, ce gamin ? Pas beau ? Et depuis quand ? Au contraire lorsqu'il l'avait vu là, totalement à sa merci, nu, les lèvres tremblantes, retenant un léger gémissement de plaisir, il l'avait trouvé plus beau que jamais.
Reprenant le contrôle de la situation, Tsume s'approcha de lui, l'obligeant à le suivre jusqu'au lit. Une fois debout face à lui, il tenta de lui retirer le drap sous le lequel il s'était caché. Au début, Toboe refusa de le lâcher, les doigts crispés sur le morceau de tissu.
-Non, s'il te plaît ne…
-Tais-toi.
Tsume insista, se rapprochant du brun pour l'obliger à desserrer sa prise. Quand enfin Toboe se laissa faire, et quand il fut à nouveau nu devant lui, le soldat l'obligea à s'allonger sur le lit. Il pouvait sentir la détresse presque palpable de l'adolescent lorsqu'il le surplomba avant de venir doucement l'embrasser à la commissure des lèvres.
-Je ne te trouve pas beau, murmura-t-il.
Le cœur du petit brun s'emballa tandis qu'il avait de plus en plus de mal à retenir ses larmes. Il voulait s'en aller d'ici, il voulait rentrer ! Les mots de son amant le faisaient douloureusement souffrir et pourtant, il n'arrivait pas à lui en vouloir : Tsume avait bien le droit de ne pas le trouver à son goût, il ne pouvait pas l'obliger à le trouver beau.
-Je te trouve…magnifique, ajouta le soldat en glissant à nouveau ses mains sur ses flancs, retraçant les courbes de son corps du bout des doigts. Alors arrête de dire des conneries.
Un magnifique sourire prit alors place sur les lèvres du brun, contrastant avec ses yeux brillants de larmes. Tsume ne put s'empêcher de le trouver attendrissant, enfouissant dans un coin de sa tête l'idée selon laquelle Toboe n'était encore qu'un gamin. C'est vrai, son corps nu d'adolescent lui hurlait à quel point il était plus jeune que lui, mais il s'en fichait.
Tout ce qu'il voulait, c'était que cette nuit entre ses bras soit inoubliable pour Toboe… tout comme pour lui. Il embrassa doucement la bouche de son cadet, qui répondit cette fois avec joie au baiser. Pleinement mis en confiance par ces paroles, Toboe enroula à nouveau ses bras autour du cou du soldat, l'attirant un peu plus contre lui.
Tsume sourit légèrement entre deux baisers tandis qu'il sentait les jambes du brun venir timidement s'enrouler autour de ses hanches. Ce gamin était incroyable : quelques minutes plus tôt, il voulait s'enfuir et voilà qu'à présent il prenait les initiatives.
-Tu veux toujours le faire ? demanda-t-il doucement en rompant leur baiser.
Toboe lui répondit par un gémissement mêlant bien-être et frustration tandis qu'il cherchait désespérément à coller à nouveau sa bouche contre la sienne.
-Ça risque de faire un peu mal, ajouta-t-il, ne voulant pas lui mentir.
-Je…je sais mais je…j'ai confiance en toi, Tsume.
Le soldat pencha légèrement la tête sur le côté, se délectant de ces mots qu'il n'avait que trop peu souvent entendus. Depuis la mort de sa mère, plus personne ne les lui avait dits et, même s'il ne l'avouerait jamais, les entendre à nouveau lui faisait beaucoup de bien. Il hocha simplement la tête en guise de réponse, se positionnant entre ses deux jambes écartées. Il posa une main sur une de ses cuisses légèrement tremblantes, tentant de le calmer par des caresses.
Toboe déglutit tandis qu'il voyait le soldat se glisser à nouveau contre lui. Il n'y avait pas fait attention jusqu'à maintenant, trop occupé à profiter pleinement de ce plaisir nouveau pour lui mais…maintenant qu'il était devant le fait accompli, il commençait à prendre peur. Non, peur n'était pas le mot exact, il était simplement en plein doute.
-Quoi ? demanda Tsume en rougissant légèrement tandis que le regard du brun était rivé sur son entre-jambes.
-R-Rien ! répondit précipitamment le plus jeune.
-Toboe, gronda-t-il, si tu ne me le dis pas, j'arrête tout.
Et comme pour appuyer ses paroles, il croisa les bras sur son torse.
-C'est juste que ce…c'est… gros, dit-il finalement en baissant les yeux, persuadé que Tsume allait se moquer de lui.
Tsume était son tout premier petit ami. Avant lui, il n'avait jamais connu l'amour. C'était avec lui qu'il avait échangé son premier baiser, ses premiers mots doux et, à présent, sa première fois. Il n'y connaissait rien et son inexpérience le gênait. Il aurait voulu pouvoir faire plaisir à son aîné et, au lieu de ça, il gâchait tout.
Il entendit d'ailleurs le soldat étouffer un léger rire tandis qu'il le dévisageait avec des yeux rieurs.
-Ne te moque pas de moi, grommela-t-il en détournant les yeux.
-Ne t'en fais pas, répondit Tsume en l'embrassant doucement à la commissure des lèvres, je sais que c'est impressionnant mais ça finit toujours par rentrer.
Toboe bouda de plus belle en voyant que son amant se moquait ouvertement de lui : qui avait-il de mal à poser des questions ? Il avait bien le droit d'être impressionné il n'y connaissait rien, lui !
-Plus sérieusement, ne t'en fais pas, tout se passera bien.
Le brun hocha la tête, tentant désespérément de penser à autre chose. Tsume n'eut aucun mal à percevoir le stress palpable qui émanait de son amant, alors il tenta maladroitement de le rassurer en l'embrassant.
-Je te le promets.
-O-Oui, d'accord, répondit Toboe en cassant brutalement le baiser tandis que le sexe de Tsume venait butter contre ses fesses.
-Regarde-moi.
Tsume obligea le brun à le regarder alors que d'une main, il parcourait son torse.
-Tu es beau, murmura-t-il en venant doucement l'embrasser à la commissure des lèvres.
-Tu me rends différent, ajouta-t-il alors que ses lèvres descendaient le long de son cou, faisant doucement gémir le brun.
Il le sentit se détendre imperceptiblement sous ses caresses comme il sentait ses mains suivre le cours de sa colonne vertébrale, le faisant frémir. Mais lorsqu'il commença à le pénétrer, pourtant avec le plus de tendresse possible, il l'entendit couiner.
-Mon père voulait un fils hétéro, lâcha-t-il alors pour attirer l'attention du brun.
-Q-Quoi ?
-Ouais, il pense que les homos sont des démons, qu'ils sont contre-nature. Quel choc lorsqu'il a découvert que son fils était pd.
-Ne… ne parle pas de toi comme ça… Tsume.
Son prénom murmuré du bout des lèvres était un mélange de douleur et de plaisir maintenant qu'il était presque totalement en lui. Il essuya l'unique larme qui roula le long de la joue du brun, avant de continuer.
-Il pensait que le diable était en moi. Il a longtemps essayé de me 'remettre sur le droit chemin'…à sa manière.
Il sentit les doigts de Toboe s'enrouler autour de ses cheveux tandis qu'il cherchait ses lèvres à tâtons. Tsume sourit : il pouvait entendre les plaintes douloureuses du brun et pourtant, c'est lui que ce dernier cherchait à apaiser. Comme s'il voulait chasser les démons de son passé. Tsume caressa sa cuisse tout en se retirant de son corps…avant de le pénétrer à nouveau, le faisant gémir de plaisir cette fois.
-Plutôt crever que de coucher avec une femme.
-Tsume…
-Le seul que je veux, dit-il en caressant doucement son sexe, le faisant hoqueter de surprise, c'est toi…
Les ongles du brun s'enfoncèrent dans son dos tandis qu'il tentait désespérément de l'attirer un peu plus contre lui, soulevant son bassin pour l'inciter à continuer ses caresses, ce que le soldat fit sans perdre de temps.
Ses grognements de plaisir se mêlèrent à ceux de son amant alors qu'il se retenait le plus possible pour ne pas accélérer, craignant de blesser ou d'effrayer le plus jeune.
-Tsume… plus vite.
Il n'eut pas besoin de le lui répéter deux fois. Le soldat ne se fit pas prier pour accélérer ses mouvements de bassin, caressant de plus en plus vite le sexe du brun, qui se cambra sous les caresses, collant sa bouche contre la sienne pour échanger un baiser désordonné, presque bestial.
-Mon père voulait… un fils…hétéro.
Répéta-t-il entre deux baisers, accélérant encore et encore ses mouvements.
-Bordel… je ne regrette pas de lui avoir tenu tête.
-Tsume…
-Tu me rends dingue.
-Tsume…
Toboe ne pouvait plus s'arrêter de gémir son prénom, lui demandant toujours d'aller plus vite. Toutes ces sensations étaient nouvelles pour lui et lui faisaient littéralement perdre la tête. Tsume était en lui et ce qu'il ressentait à cet instant même était indescriptible. Son corps tout entier était brûlant de désir, prêt à imploser si Tsume décidait de tout arrêter.
-Han Tsume, encore…
-Tu me rends totalement fou.
Entendre le brun lui demander de continuer, gémir son prénom comme il le faisait à l'instant même, d'une voix chargée de plaisir mettait tous ses sens en ébullition. Tsume aurait voulu se fondre en lui et c'était bien la première fois qu'il ressentait une telle chose. Bien sûr, il avait déjà couché avec tout un tas d'autres hommes avant Toboe, mais il ne leur avait jamais vraiment fait l'amour comme il le faisait à présent au brun.
Le plaisir de Toboe avait pris le pas sur le sien et tout ce qu'il voulait, c'était l'entendre gémir sous le plaisir. Pour la première fois, il faisait passer quelqu'un d'autre avant lui. Pour la première fois, il avait envie de prendre soin de quelqu'un d'autre que de lui-même. Oui, Toboe le rendait différent… et il aimait ce nouveau lui-même qu'il découvrait au contact du brun.
-Tsume... Tsume je…
-Non attends…encore un peu… juste un peu.
Il entendit Toboe gémir de frustration, mordant sa lèvre inférieure et il ne put s'empêcher de l'embrasser, encore et encore. Il dévorait littéralement ses lèvres, et son amant était loin de s'en plaindre. Il sentait les ongles du brun s'enfoncer dans sa peau, glissant le long de son dos jusqu'au creux de ses reins… et le moindre de ses mouvements l'emmenait un peu plus près du plaisir suprême.
Il tentait par tous les moyens de prolonger ce moment, de prolonger leur plaisir, ne voulant pas que tout s'arrête mais il sentait que, pour Toboe comme pour lui, cela devenait de plus en plus difficile de se contenir.
-Tsume, je ne peux vraiment…plus…
-Je sais…
Il accentua une dernière fois ses caresses le long du sexe du brun, qui, en gémissant son prénom de plus belle, finit par se déverser dans sa main. Tsume ne tarda pas à le rejoindre, plongeant son visage dans son cou pour y mordre sa peau, cherchant un maximum à atténuer son râle de plaisir alors que, après s'être retiré de lui, il sentit la main de Toboe venir timidement s'enrouler autour de son sexe.
Il se laissa doucement retomber contre son corps, cherchant à conserver la chaleur entre eux, sentant le souffle chaud et saccadé de son amant venir s'écraser contre son épaule, ses bras étant toujours enroulés autour de sa taille, comme s'il craignait qu'il ne disparaisse.
Cette nuit, pour la première fois, il n'avait pas envie de fuir après le sexe. Pour la première fois, il avait découvert l'amour, le vrai, celui qui vous donne envie de rester pour l'éternité auprès de l'être aimé.
-Merci, chuchota le brun contre son torse.
Tsume lui envoya un regard mi-fatigué, mi-interrogateur tandis qu'il caressait distraitement son épaule du bout des doigts.
-Je n'oublierai jamais cet anniversaire, gloussa-t-il en guise d'explication alors qu'il se pelotonnait un peu plus contre lui, frissonnant lorsqu'un léger courant d'air vint glisser sur sa peau.
Le soldat poussa un léger grognement tout en cherchant ses lèvres à tâtons : lui non plus n'oublierait jamais ce premier moment d'intimité avec le brun. Cette première étreinte avait tout simplement été parfaite. Il en s'était plus senti aussi vivant, aussi entier depuis des années et cette agréable sensation de bien-être, il la devait au petit brun blottit entre ses bras.
-Je voudrais que le temps s'arrête, que tu ne repartes jamais.
-Tu sais que c'est impossible.
Toboe soupira : il s'en voulait de parler de ça à un moment comme celui-ci, mais il avait besoin de faire part de ses angoisses à son amant. Il n'y a qu'à ses côtés qu'il se sentait en sécurité, loin de la guerre. Lorsqu'ils étaient ensemble, plus rien d'autre n'avait d'importance.
-J'ai toujours peur que tu ne reviennes pas. J'ai toujours peur que tout cela s'arrête, que ça n'ait été qu'un rêve.
-Peut-être que c'en est un.
Toboe se releva légèrement, appuyant sa tête contre la paume de sa main en dévisageant le soldat d'un air bizarre.
-En tout cas, ça en a tout l'air.
-Eh bien moi, j'espère que c'est bien réel… même si ça signifie que tu dois repartir, ajouta-t-il d'un air triste.
-Tout se passera bien, arrête de t'inquiéter.
-Mais…
-Et puis je ne suis pas encore parti, alors arrête de me casser les oreilles avec ça. Les angoisses, c'est pour les bonnes femmes et moi, je ne suis pas ton psy.
Tsume vit le brun faire la moue tandis qu'il l'attirait à nouveau contre son torse. Il voulait simplement qu'il se taise et qu'il profite pleinement de ce moment à deux, était-ce trop lui demander ? Il s'en voulait à nouveau de l'avoir repoussé de la sorte : il savait que Toboe s'inquiétait pour lui, qu'il craignait de ne plus jamais le revoir.
Lorsqu'il était loin de lui, Tsume passait le plus clair de ses nuits à douter. Il se demandait s'il reverrait un jour le brun ou si, comme les autres, la guerre finirait par avoir raison de lui. Dans ces moments-là, il relisait ses lettres pour y trouver la force qu'il n'avait plus. Les mots du petit brun réchauffaient son cœur et lui rendait le courage qu'il avait perdu. Le courage et la force nécessaires pour affronter l'ennemi le lendemain.
Oui, lorsqu'il était loin de lui, Tsume était rongé par la peur. Mais pas maintenant, pas alors qu'il serrait le brun contre lui, pas alors qu'ils venaient de faire l'amour. A cet instant précis, il se sentait simplement calme et serein. Il ne voulait pas que les doutes de Toboe viennent gâcher ça. C'était peut-être égoïste de sa part, mais il avait besoin de s'imprégner de cette sensation de bonheur pour tenir le coup. Pour avoir la force de partir…et de se battre un peu plus chaque jour pour revenir.
-Pardon, entendit-il encore comme il sentait les lèvres de Toboe se poser au creux de son cou, je suis désolé, je ne voulais pas te mettre en colère.
Tsume soupira : non, il n'était pas en colère contre lui. Une fois de plus, il prit conscience à quel point il était peu habile en relations humaines. Il voulait simplement montrer au brun qu'il était heureux à ses côtés et au lieu de ça, lui pensait qu'il était en colère contre lui.
-C'est moi qui suis désolé. Je ne veux simplement pas que tu t'inquiètes. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter maintenant… profite simplement du fait que nous soyons ensemble.
Toboe hocha simplement la tête tout en remontant légèrement la couverture sur leurs corps nus. Tsume avait raison, il était stupide de s'inquiéter alors que ce moment était tout simplement parfait. Tsume n'était pas à des centaines de kilomètres, sur un champ de bataille Tsume était avec lui, contre lui.
-Essaie de dormir, je ne veux pas que…
-Je t'aime, Tsume.
-P-Pardon ?
-Je t'aime. Tu m'as demandé de profiter de ce moment que nous partagions, c'est ce que je fais. Je t'aime, c'est ce que j'ai envie de te dire là, maintenant, tout de suite. Je t'aime, c'est ce que j'ai envie de te dire après que nous ayons fait l'amour. Je t'aime, c'est comme ça…et ça me fait beaucoup de bien de te le dire.
Le soldat planta son regard dans celui, plein de sincérité du brun. La seule personne qui lui ait jamais murmuré ces trois petits mots, c'était sa mère. Tsume ne les avait plus entendus depuis sa mort, il ne les avait plus jamais prononcés lui non plus.
Je t'aime, c'est comme ça.
Il aurait voulu pouvoir lui dire que lui aussi, il l'aimait. Qu'il avait changé sa vie, qu'il avait ranimé en lui un cœur qu'il croyait ne plus posséder. Oui, il aimait le brun un peu plus chaque jour, mais les mots restaient bloqués dans sa gorge. Il était incapable de les lui dire à son tour. Il ne lui répondait pas et pourtant, Toboe restait là, à le regarder en souriant. Comme si son sourire, son regard, comme si tout de lui lui criait ces mots.
Je t'aime.
Alors à défaut de mots, Tsume fit la seule chose qu'il était capable de faire à ce moment précis : il colla ses lèvres contre les siennes, l'embrassant avec fougue tandis que ses mains retraçaient à nouveau les courbes de son corps nu et que, toujours en l'embrassant, il le surplombait pour venir à nouveau glisser son sexe contre le sien, les faisant gémir tous les deux.
Alors que la nuit faisait petit à petit place au jour, ils firent l'amour, encore et encore. Jusqu'à ce qu'épuisés, à bout de souffle, tremblants de bonheur, ils laissent le sommeil prendre possession de leurs âmes. Etroitement enlacés, front contre front, nez contre nez, ils se laissèrent bercer par une mélodie nocturne. Et Tsume les entendit à nouveau, ces trois petits mots qui lui faisaient tant de bien :
-Je t'aime.
Et ça, c'était le plus douce des mélodies qu'il lui avait été donné d'entendre.
Un chapitre exclusivement Toboe/Tsume. Désolée, je ne me suis pas encore relue, je voulais vous poster ce chapitre au plus vite ;)
N'hésitez pas à me laisser une petite trace de votre passage!
