cOucOu,
tOut d'abOrd un grand merci pOur vOs reviews, j'en revenais pas jeudi matin en allumant en allant sur ma boîte mail où m'attendait déjà, patiemment, 8 reviews :) ! Et j'était encOr' plus cOntente en vOyant que ma visiOn, quelque peu nOuvelle, de Pansy ParkinsOn plaisait ! Et puis merci pOur vOs encOuragements (aujOurd'hui pas spécialement de répOnses persOnelles à vOs reviews puisque, pOur une fOis, il n'y avait pas réellement de questiOns ;) !).
Donc je vais vOus sOuhaiter tOut d'suite
bOnne LecTur' !
.oO°pOmmE-vErtE°Oo.
Chapitre 10 : sOuffrance... sOuffrance... viens et emmènes mOi...
oOo
-N'oublie jamais que je te hais…
Cette phrase...
Ces six petits mots...
Ils ne cessaient de se répéter inlassablement dans sa tête, cherchant à s'ancrer profondément dans la moindre parcelle de son corps, de son cœur, de son esprit…
-N'oublie jamais que je te hais...
Hermione était assise sur son lit, les yeux grands ouverts, les jambes ramenées contre sa poitrine, la respiration légèrement saccadée. Le seul éclairage présent provenait de la Lune dont les fins rayons venaient se poser sur la jeune fille, accentuant ainsi la maigreur et la pâleur de son visage.
-N'oublie jamais que je te hais…
Elle avait beau essayer, elle n'arrivait pas à comprendre la raison qui poussait le Serpentard à la haïr de la sorte. Qu'avait-elle bien pu faire dans le passé pour qu'il lui voue une haine aussi forte…
-N'oublie jamais que je te hais…
Mais alors, pourquoi l'avoir ramené dans sa chambre au lieu de la laisser dans le couloir ?...
Pourquoi avoir voulu l'aider à l'infirmerie ?...
Pourquoi lui avoir proposé son aide pour retrouver ses souvenirs ?...
-N'oublie jamais que je te hais…
Et ces mots qui revenaient, tel une chanson que l'on passerait en boucle…
oOo
La nuit finit par laisser sa place au jour. La Lune quittant le ciel pour y laisser entrer le Soleil
Hermione se leva et, tel un automate, elle se prépara pour une nouvelle journée de cours.
Lorsqu'elle entra dans la Grande Salle, elle faisait plutôt peur à voir. Les quelques couleurs reprisent la veille avait de nouveau disparu laissant place à la pâleur cadavérique qui faisait ressortir les cernes formées sous ses yeux. Ses cheveux, bien qu'attachés, paraissaient plus emmêlés que jamais ; et pour finir le tout, l'uniforme qu'elle avait revêtit, auparavant à sa taille, faisait désormais ressortir sa maigreur et lui donnait un air de fragilité extrême.
Peu d'élèves étant déjà en train de déjeuner, son entrée fut moins remarquée que la veille. Pourtant, quelques personnes levèrent la tête et restèrent un instant sidérés de la tenue de la Gryffondor, certains ne purent d'ailleurs s'empêcher de frissonner. Ni faisant guère attention, Hermione s'avança vers Ginny qui, tout en mangeant, lisait un livre. Quand elle sentit Hermione s'asseoir en face d'elle, la rouquine leva la tête et l'inquiétude la prit aussitôt.
-Hermione… est-ce que ça va ?
-Ca va…
-Tu es sûre ? On dirait que tu sors directement du royaume des morts-vivants…
Sans réellement l'écouter, Hermione commença à se servir mais fut vite interrompue par la main de Ginny qui venait de s'emparer de la sienne.
-Hermione… Harry et Ron m'ont raconté ce qui s'était passé hier… avec les Serpentards… Il ne faut pas que tu prêtes attention à ce qu'ils disent… Ils sont moqueurs et méch…
-Ecoute Ginny, c'est gentil de ta part de vouloir me réconforter mais si je dis que je vais bien c'est que je vais bien !
La jeune Weasley leva les mains en signe de résignation et retourna à son livre. Hermione finit de se servir, attrapa sa cuillère, et stoppa tous ces gestes. Elle ne pouvait rien avaler... Elle reposa le couvert au moment où Harry s'asseyait à ses côtés tandis que Ron prenait place en face d'elle, aux côtés de sa sœur.
-Bonjour les filles. Ca va ?
Ginny hocha la tête.
-Très bien, et vous ?
-Impect.
Ils observèrent Hermione mais avant de poser la moindre question, ils interceptèrent un regard de la rouquine signifiant clairement de ne rien demander et de se taire sur l'aspect d'Hermione. Tous les trois entamèrent alors une discussion sur le Quidditch à laquelle Hermione finit par se joindre en voulant savoir de quoi il s'agissait. Ils lui expliquèrent, avec grand enthousiasme, ce en quoi consistait ce sport et rirent de bon cœur devant l'expression outrée de leur amie en apprenant qu'un jeu aussi violent était admis dans l'enceinte d'une école. Alors qu'ils rigolaient et que Hermione commençait à être de meilleure humeur, elle tourna la tête et aperçut Drago Malefoy franchir les portes de la Grande Salle en compagnie d'une bande de Serpentard et d'une jeune fille qu'il tenait par les épaules. Son sourire mourut instantanément au fond de sa gorge. Ses amis ne manquèrent pas de remarquer le radical changement d'attitude de la jeune fille et tournèrent le regard dans la même direction de celui d'Hermione. Ils se renfrognèrent immédiatement, Ron serra les poings et Harry, rouge de colère, se tourna vers Hermione.
-Qu'a-t-il osé te faire, Malefoy ?!
Hermione ne répondit pas.
Son regard suivit Drago jusqu'à sa table, l'observant terrifier les plus jeunes, ricaner avec la jeune fille qu'il ne lâcha qu'en s'asseyant, remettre à sa place un élève... elle le vit tout simplement régner en maître sur sa maison. Une aura de respect, de crainte et de mystère l'entourait et cette soudaine prise de conscience la fit frissonner.
Hermione sortit de ses pensées en sentant Harry poser sa main sur son bras.
-Pourquoi est-ce qu'on le déteste ?
Sa question installa un trouble et un étonnement total chez les trois Gryffondors mais ce fut avec énervement que Ron répondit.
-Parce que c'est un sale fils de mangemort pourri gâté, imbus de lui-même, prétentieux, égoïste, arrogant, ignoble…
-Ca va Ron, je crois que j'ai compris.
-Mais enfin pourquoi une telle question Hermione ?
-Je vous rappelle que je ne me souviens de rien.
Elle mentait. Mais il n'avait nullement besoin de le savoir.
-Et la fille à ses côtés ? C'est qui ?
-Pansy Parkinson ! Une vraie peste celle-là ! Presque aussi infect que Malefoy. Ils sont toujours collés l'un à l'autre, il paraîtrait qu'il la considère comme sa sœur et ce serait la seule fille qu'il ne voit pas comme une conquête, une proie… un simple objet…
L'arrivée de Seamus Finnigan, Dean Thomas et Neville Londubat, fit passer vers eux l'attention de Harry, Ron et Ginny.
Hermione risqua un nouveau coup d'œil vers la table des Serpentard et intercepta alors les yeux d'acier de Drago. Face à ce regard scrutateur, Hermione ne put empêcher un désagréable frisson de s'emparer d'elle. Pourtant, elle ne brisa pas ce contact, cherchant, désespérément, à lui montrer qu'il ne l'impressionnait nullement et pour cela, elle se forçait à ne pas prendre en compte le trouble qui l'avait envahi. Elle sentait son cœur tambourinait violemment dans sa poitrine mais s'obligea à garder une apparence de calme et de contrôle de soi. Ce fut finalement lui qui rompit le lien en détournant le regard, mais c'était uniquement parce que Pansy venait de lui parler.
Quand leur étrange contact fut rompu, Hermione poussa un soupir de soulagement mélangé à une once de frustration.
oOo
Quand ils eurent fini de manger, Drago et Pansy se levèrent et, de nouveau, un seul regard fit comprendre aux autres de ne surtout pas les suivre. Juste avant de franchir les portes, Drago fit glisser son regard vers la table des Gryffondors. Mais Hermione ne l'avait pas vu partir et discutait avec Ginny Weasley. Malgré tout, un sourire sarcastique vint se figer sur son visage. Quand leurs regards s'étaient accrochés, il avait soudain eut l'impression de faire face à la véritable Hermione Granger, celle qu'il n'impressionnait pas, celle qui le détestait, celle qui le méprisait. Et cela, plutôt que de le contrarier, l'avait enchanté. Si Hermione redevenait ce qu'elle avait été, même sans souvenir, il serait beaucoup plus amusant de la faire souffrir, de la martyriser, de la détruire…
Drago et Pansy arrivèrent, avec plus d'une demie heure d'avance, devant le cachot où aurait lieu le cours de potion. Ils se laissèrent tomber sur les pierres froides qui constituaient le sol et Pansy sortit brusquement un parchemin de son sac.
-Tu pourrais relire rapidement ? Surtout la fin.
Drago attrapa le devoir de la jeune fille et entreprit de le lire.
Pansy était intelligente mais Drago, elle le savait bien, l'était encore plus. Mais ce qui manquait surtout à la jeune fille c'était la confiance en ce qu'elle faisait. Mais cela, bien évidemment, seul Drago le savait.
-Rien à changer !
Pansy reprit le parchemin mais, alors qu'elle s'apprêtait à le ranger dans son sac, elle vit la grimace que Drago essayait tant bien que mal de lui dissimuler. Elle fronça les sourcils et le fusilla du regard.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien du tout. Ne t'inquiètes pas !
-Drago, dis moi ce qu'il y a ! Immédiatement !
Drago soupira. Décidément, quand il s'agissait de Pansy, il était un bien piètre menteur et un lâche qui plus est. Il n'avait jamais pu lui cacher quoi que ce soit, et il ne le pourrait sans doute jamais. Alors, lui tournant le dos, il souleva la chemise de son uniforme, faisant ainsi apparaître une plaie profonde qui lui entaillait le dos sur une vingtaine de centimètre.
-J'ai eu envie de garder un petit souvenir de ma rencontre avec les aurors.
-Ne joue pas au plus malin avec moi Drago !... C'est le seul endroit que tu n'as pas pu atteindre d'un sort de guérison, n'est-ce pas ?
Le jeune homme acquiesça en conservant un sourire narquois. Soudain, Pansy plaqua sa main contre la blessure et appuya de toutes ses forces, rouvrant la plaie et faisant abondamment couler le sang. Drago poussa un cri de surprise mais retint celui de douleur en se mordant la lèvre. Enfin, au bout d'interminables minutes de souffrance, Pansy retira sa main, prit sa baguette et fit définitivement disparaître l'entaille.
-Tu es un idiot, Drago Malefoy !
Le Serpentard lui sourit, d'un sourire sincère qu'il ne réservait qu'à elle. Mais elle était en colère et il ne lui en voulait pas. Ce n'était pas la première fois qu'elle lui faisait mal physiquement, elle le faisait à chaque fois qu'il la mettait réellement hors d'elle, dans une rage dévastatrice. La plupart du temps parce qu'elle s'inquiétait, tout simplement, et qu'elle ne le supportait pas.
-Tu m'as fait mal.
Ce n'était pas un reproche de la part de Drago, loin de là. Il disait juste ce qu'il en était en lui souriant toujours. Mais la colère de Pansy ne semblait pas vouloir s'atténuer, elle s'était légèrement écartée de lui, fixant un point invisible sur le mur d'en face.
-Tu mériterais bien pire…
Face à cette amère réaction, Drago se rapprocha et passa son bras autour des épaules de la jeune fille. Au début tendue, elle finit par se détendre légèrement mais son visage gardait la trace de sa rancœur.
-Un jour je te tuerais de mes propres mains Drago Malefoy… ne serait-ce qui pour avoir l'esprit tranquille et être sûre que rien ne peut t'arriver…
Drago n'eut pas le temps de répliquer car des bruits de pas venant dans leur direction se firent entendre. En deux temps, trois mouvement, ils étaient debout et avaient réintégré leur masque de froideur de parfait Serpentard.
C'était le premier cours commun aux deux maisons ennemies de la semaine et lorsque tous les Gryffondors et Serpentards furent dans le couloir, la tension devint palpable, presque étouffante.
Drago vit arriver Hermione entourée de ses deux amis. Un sourire mauvais vint étendre ses lèvres quand il vit la Gryffondor s'avancer doucement, intimidée par la maison des Verts et Argent. Drago sentit que certains élèves de sa maison auraient volontiers lancé quelques injures mais d'un simple regard il creva leur envie dans l'œuf, leur signifiant que ce n'était pas le moment et tous comprirent que leur Prince signifié par là qu'un de ces mystérieux plans était déjà en route. Cela les firent sarcastiquement sourire, inquiétant encore plus les Gryffondors. Les regards haineux que se lançaient les élèves des deux maisons furent interrompus par l'arrivée de leur professeur.
Severus Rogue fit entrer ses élèves et referma la porte sèchement.
C'était le début de deux heures d'un cours terrifiant… du moins pour l'une des maisons.
oOo
Elle courait.
Encore et toujours. Elle courait à en perdre haleine.
Les battements de son cœur étaient si rapides qu'elle avait la sensation qu'il finirait par s'arracher lui-même de sa poitrine. Elle sentait la peur lui tirailler les entrailles et au lieu de lui donner des ailes, elle la ralentissait.
Elle savait qu'ils étaient là. Qu'ils la poursuivaient toujours.
Elle ignorait combien de temps s'était écoulé depuis qu'elle s'était échappée mais elle savait qu'ils auraient désormais vite fait de la rattraper.
Elle trébucha, tomba face contre terre et ne se releva pas.
La partie allait se finir là, au beau milieu d'une forêt qui semblait ne jamais vouloir s'arrêter. Elle ne sursauta même pas en voyant un homme se matérialiser devant elle, suivit d'un autre et enfin d'un troisième. Sa peur les amusait, alors elle leva la tête et fixa, d'un regard haineux, celui qui tenait le rôle de leader. Il eut un rire sadique et s'approcha dangereusement de la jeune fille apeurée. Elle était seule, elle était vulnérable et cela l'excitait au plus au point.
Elle eut un mouvement de reculer en le voyant s'avancer vers elle mais avant de pouvoir faire un autre geste, il lui lança un sort et elle se retrouva pliée en deux par la torture qu'il lui infligé aussi violemment. Ses hurlements déchirés le silence de la nuit. Elle aurait aimé ne pas crier mais la douleur était si forte qu'elle ne put empêcher ni les cris, ni les larmes qui coulaient désormais sur ses joues pâles et creuses. Enfin, le sort fut levé mais l'homme sortit alors un long poignard et, sous le regard horrifiée de sa proie, il s'approcha avec un large sourire sadique et bestial. Sans ménagement, il arracha ses vêtements et elle se retrouva nue devant les regards pervers des trois hommes.
Et lentement, le poignard fut profondément enfoncé dans sa joue, faisant redoubler les larmes qui se mélangeaient au sang. Puis il fit glisser la lame plus bas, juste au dessus de son sein gauche. Et à nouveau sa peau fut ouverte de force et le sang coula. Quand il atteignit son bas-ventre et commença à dessiner lentement des zigzags en appuyant avec force, elle ne put retenir le cri qui s'échappa de sa gorge.
Une longue plainte déchirante.
oOo
Hermione se réveilla dans un hurlement.
Elle transpirait, sa respiration était saccadée, et de violents tremblements la parcoururent de longues minutes pendant qu'elle essayait de reprendre ses esprits et de se reconnecter à la vie réelle, à la vie présente. Elle réalisa enfin qu'elle se trouvait dans sa chambre, à Poudlard, en sécurité.
Elle s'assit sur son lit et essaya de restituer le rêve qui lui avait envoyé une telle décharge de peur.
Mais c'était trop tard.
Toutes traces du rêve avaient déjà disparu.
Elle avait tout oublié. Encore…
Soudain un petit détail lui revint en mémoire.
Cette étrange signe, une sorte de tatouage lui semblait-il…
Identique à celui qu'elle avait pu voir sur l'avant bras de Drago Malefoy.
Un crâne humain avec un serpent sortant de la bouche.
Et vOilà c'est tOut pOur aujOurd'hui !
J'espèr' que vOus avez aimé...
Just' une questiOn : trOuvez-vOus ma façOn d'écrire trOp 'saccadée' ? Parce que j'essaie d'écrire de telle sorte que vOus puissiez ressentir les chOz' telle que je les ressens en écrivant mais du cOup j'ai peur que mes phrases sOient trOp 'sèches'... Donc dites le mOi si c'est vraiment gênant (enfin j'avOue j'espère que ça l'est pas trOp parce que ça rest' ma façOn de m'exprimer ;) ! )
En tOut cas j'attend vOs réactiOns sur ce nOuveau chapitre avec impatience...
à très bientÔt !
bOn week end à tOus :)
