Disclaimer:
Tous les persos DBZ appartiennent à Akira Toriyama.
Les autres, sont à moi :p
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YELL
"Quelqu'un veut appliquer le terme 'revanche' un cran trop loin"
Chapitre ONZE : "Le Meilleur Ami"
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Trunks était toujours allongé sur le sol, n'osant bouger, fixant le tueur debout près de lui, dont il ne distinguait que le masque luisant dans la pénombre globale de sa toge sombre. Il se sentait incapable de bouger, non à cause de la douleur à sa nuque, mais en raison de la terreur profonde qui paralysait ses muscles. Il eut alors un flash soudain sur un moment de son enfance dont il pensait ne jamais se souvenir.
Il avait cinq ans et avait profité d'un samedi libre où son père ne l'avait pas déjà attrapé par le tee-shirt en direction de la salle d'entraînement pour se rendre chez Goten. Avec Gohan, les trois étaient partis dans les montagnes - environnement moins familier pour Trunks que la ville et ses dangers - et l'après-midi avait été partagé entre petits combats amusants et découverte.
A un moment de cet après-midi, Gohan avait déposé un lapin dans les bras de Trunks. L'animal semblait calme et n'essayait pas de s'échapper malgré que Trunks, hésitant sur le comportement à adopter, ne serrait pas ses bras autour de lui, le laissant libre de ses mouvements. Il s'était retourné vers Gohan avec un grand sourire. Regarde Gohan, je l'ai apprivoisé rien qu'en le touchant!
Maintenant Trunks comprenait. Ce n'était pas le calme, mais la terreur totale qui avait immobilisé le lapin.
"Ne t'inquiète pas", lui dit la voix calme et douce du tueur, "j'ai bien dit que ce ne serait pas ton tour aujourd'hui et je tiendrai parole".
Katrina!
Trunks rassembla son énergie et, ignorant la douleur il se lança en l'air d'un coup de rein, effectuant un balayage avec sa jambe gauche pour faucher son adversaire, mais une fois de plus, ce dernier esquiva d'un mouvement de retraite fluide. Il disparut par la porte qu'ils avaient tous les deux franchie quelques instants auparavant. Trunks voulut s'élancer à sa poursuite, mais dut s'arrêter deux secondes, prit par un léger vertige du à la douleur de sa nuque. Bon signe, la douleur allait en s'amenuisant. Trunks se mordit la lèvre inférieure violemment pour faire disparaître toute torpeur. Un goût de sang envahit sa bouche mais il n'y prêta pas attention, franchissant à son tour la porte.
Le tueur n'était nulle part en vue, mais Trunks savait vers où il s'était probablement dirigé. Il s'élança vers le laboratoire où Katrina avait trouvé refuge.
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Bulma raccrocha le combiné du téléphone, repassant une fois de plus sa conversation avec l'assistante de Hayden. Non, les alarmes d'intrusion ne s'étaient pas déclenchées; oui, elle les avait bien activées avant de quitter le building où était son fils; oui, deux détecteurs incendies s'étaient mis en marche consécutivement. Non, aucune des cameras de surveillance ne fonctionnait, comme le reste du système de sécurité, hormis les alarmes incendie qui était branchée sur un autre circuit.
Elle serra l'uzi dans ses mains. Jones avait dit qu'elle envoyait des renforts au cas où, mais lui avait demandé de demeurer cloîtrée dans l'abri du building de ses parents. Elle s'inquiétait pour Trunks, mais se demandait si en cas de conflit, elle ne serait pas une gène pour lui. Puis elle repensa à la manière dont Gohan avait été tué: avec une machine laser... L'adversaire n'était peut-être pas du gabarit des puissants ennemis auxquels ils avaient tous fait face par le passé, et peut-être que cette série de coups de fil n'avait été qu'une manière d'installer une psychose pour compenser un manque de puissance offensive.
Confiante, elle se dirigea vers la chambre de Bra pour vérifier que tout aille bien avant de passer à l'attaque.
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Trunks courait le long des couloirs silencieux, silence brisé seulement par le son de ses pas qui se répercutait sur les murs. Il ne prenait pas en sens inverse le chemin que le tueur et lui avait pris quelques minutes plus tôt, fait de détour et de boucles, mais il prenait par un raccourci que la connaissance parfaite des lieux lui soufflait.
En esprit, il essayait de faire la synthèse de tout ce qui s'était produit: Le tueur l'avait épargné... Du moins temporairement... Trunks réfléchit: toute cette course poursuite dans les couloirs de la Capsule Corporation, ce bref affrontement, il avait du mal à penser que cela n'avait été qu'un prétexte pour lui rappeler que le tueur le tuerait pas aujourd'hui. L'éloigner de Katrina? Non, cela pouvait sembler plausible, mais si l'on se référait à la résistance et à la rapidité du tueur, il aurait tout aussi bien pu évincer Trunks dès le début et éliminer Katrina, devant lui, comme il avait fait pour Gohan...
Mais peut-être cela n'aurait pas été assez subtil pour lui. S'il analysait la manière dont les coups de fils étaient envoyés et la façon dont l'assassinat de Gohan avait été orchestré, le tueur aimait ajouter un côté artistique à ses actes. Comme un chat qui joue avec une souris. Tuer froidement sa victime ne devait pas l'intéresser. Trunks pensa qu'il était aussi probable que si sa victime s'offrait volontairement à lui, le tueur se désintéresserait d'elle.
Ce n'est pas quelqu'un qui agit sur un coup de tête, se dit Trunks alors qu'il s'approchait rapidement de la porte qui le ramènerait dans le couloir du labo où était cachée Katrina, chaque action a été longuement préparée avec art...
A ce moment, il entendit une explosion assourdissante ainsi que le cri de Katrina, un silence, suivit de plusieurs coups de feu.
Quoi? Il est déjà là?, pensa Trunks incrédule, alors qu'il passait la porte comme une furie.
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Bulma fut alertée par les coups de feu. Elle était dans la chambre de Bra, s'assurant que sa fille était en sécurité avant de partir en exploration dans son propre bâtiment. Elle hésitait toujours s'il fallait qu'elle intervienne - et risquer éventuellement de gêner son fils - quand le bruit des coups de feu la décida définitivement. N'écoutant que son instinct maternel, elle sortit de la chambre de sa fille, locka la porte et se rua vers la sortie, serrant toujours son uzi contre elle. Au loin, il lui semblait distinguer des sirènes de polices... Mais ils seraient peut-être là trop tard...
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Trunks courrait vers la porte du labo, avec la sale impression d'avancer dans de la mélasse, avec la porte du laboratoire qui reculait à mesure qu'il s'en approchait. Le silence était pire que tout. Non, ce n'était pas vraiment du pur silence. Il y avait toujours le bruit incessant et énervant de la douche d'eau du système incendie, se déversant depuis deux sources dans le couloir.
Puis soudain, alors qu'il allait poser la main sur la poignée de la porte, redoutant ce qui l'attendait de l'autre côté, la porte explosa dans sa direction, le projetant à demi-assomé contre le mur d'en face.
Dans la confusion qui suivit, Trunks eut l'impression qu'un vieux rêve ressurgissait à sa mémoire. Il nageait sous une eau sombre et glacée, essayant de se frayer un chemin parmi des tuyaux disposés aléatoirement; économisant au maximum le peu d'oxygène qui lui restait alors que ses poumons commençaient à le brûler. Au-dessus de lui, il semblait distinguer une clarté très vague, comme si au-dessus de l'eau c'était le crépuscule.
Puis la vision s'évanouit, et alors qu'il essayait de recouvrer totalement ses esprits et de se dégager de la porte qui le recouvrait à moitié, Trunks vit avec une sensation de déjà-vu le tueur s'avancer vers lui au ralentit parmi les nouvelles flammes et l'eau qui tombait en fines gouttelettes du plafond avec une bizarre impression de déjà-vu. Le tueur s'arrêta à quelques pas de lui et sembla le considérer calmement - mais on ne pouvait pas dire, avec ce masque blafard recouvrant son visage.
Sa vision était floue; Trunks cligna des yeux fortement pour clarifier sa vision, mais quand il ouvrit les yeux à nouveau, le tueur avait disparut.
Est-ce que ça avait été réel? se demanda-t-il, avant de se souvenir de Katrina. Il se dégagea de la porte et se releva en prenant appui contre le mur.
Par l'entrée béante du labo, il pouvait distinguer quelques objets à la lueur des flammes, mais aucun mouvement n'était décelable.
Pourquoi a-t-il utilisé une arme à feu?, se demanda Trunks, perplexe, avançant comme un automate vers l'intérieur du labo. Je suis certain qu'il n'a pas besoin de ça pour éliminer quelqu'un...
Son ombre, projetée à l'intérieur du laboratoire, lui masquait la plupart du peu de détail que la lueur des flammes lui aurait révélé, mais il repéra immédiatement le trou béant dans le mur à sa droite. C'était probablement par là que le tueur était entré. Maintenant qu'il y réfléchissait, il avait vu que la porte du labo précédent béait. Mais dans sa précipitation pour atteindre ce labo-ci, il n'y avait pas prêté grande attention.
Il parcourut du regard les objets divers, brisés pour la plupart par l'explosion et jonchant le sol. Il éloigna son regard du trou dans le mur, tout en continuant à noter les dégâts quand un scintillement métallique et irrégulier sur sa gauche attira son attention. Il ferma à demi les yeux pour ne plus être influencé par la lueur du feu dans le corridor et distingua un revolver, pointé sur lui. Presque en même temps, il distingua une respiration faible et paniquée.
"Katrina?"
Il entendit une variation dans le rythme de la respiration, et s'avança vers sa source et finit par distinguer la personne qui pointait l'arme dans sa direction.
Katrina était vivante. D'où il était, il ne pouvait voir si elle était blessée ou indemne, mais il pouvait voir ses yeux. Et ce qu'il vit le fit arrêter net.
Elle s'était réfugiée dans un coin d'ombre du laboratoire, mais il pouvait voir dans ses yeux la panique d'une bête aux abois. Et bien sûr, la gueule béante du canon de l'arme dirigée droit sur lui. Elle devait être totalement paniquée, pensa Trunks. Et les gens paniqués ont parfois des réactions impulsives et imprévues.
Elle va me tirer dessus si je ne m'identifie pas, se dit Trunks, elle pense peut-être qu'il s'agit encore du tueur.
Il leva une main apaisante devant lui et murmura d'une voix calme tout en exposant son visage à la lumière changeante et vacillante du corridor: "Katrina... C'est moi, Trunks... Tu n'as plus rien à craindre... Il est parti..."
Pendant quelques secondes qui lui parurent une éternité, Katrina continua à pointer l'arme dans sa direction, une étrange expression dans son regard.
Elle ne me reconnaît pas ou quoi?, se dit Trunks, mal à l'aise, avant de voir l'arme s'abaisser doucement et en tremblant. "Trunks?"
La voix était presque inaudible. Trunks se précipita vers elle, s'agenouilla et mis ses mains sur ses épaules, en attitude protectrice. Il sentit qu'elle tremblait sous ce contact, mais il sentit autre chose également. Il n'eut pas besoin de lumière pour reconnaître cette sensation poisseuse sous ses doigts.
"Katrina, tu es blessée?"
C'était plus une constatation qu'une réelle question. Il sentit la paume de sa main recouverte de sang. A ce moment, Katrina s'écroula dans ses bras, comme vaincue par la tension, pleurant contre sa poitrine.
"Oh Trunks... il..."
Trunks passait une main dans ses cheveux, "Sshhhh... C'est fini... C'est fini...". Il dut réprimer un frisson; le contact avec Katrina lui avait brusquement procuré une sensation étrange, et quelque peu déplaisante. La sensation disparut aussi rapidement qu'elle était apparue. Il secoua la tête et cligna des yeux plusieurs fois.
Doucement, il lui retira l'arme des mains, craignant une nouvelle crise de panique incontrôlable chez elle. Il pouvait entendre au loin les sirènes de police, se demandant si c'était pour eux, et qui avait pu les prévenir.
Tenant le revolver dans sa main gauche, Trunks tint Katrina contre lui avec son bras droit et l'aida à se lever pour l'emmener dans un endroit plus sur. Elle s'affaissa contre lui et à nouveau il eut cette sensation déplaisante, comme s'il avait mis la main sur un nid de serpents. Il se rendit compte qu'il avait été à deux doigts de la repousser violemment. Qu'est-ce qu'il m'arrive? Réprimant cette sensation obscure, il dut plus la porter que la soutenir. Ils atteignirent la sortie et s'avancèrent vers le milieu du couloir, essayant d'éviter les débris enflammés qui jonchaient le sol. Trunks eut la soudaine pensée qu'ils étaient à découvert et qu'il n'avait pas vérifié s'il y avait une présence ennemie dans le couloir quand un mouvement au coin de son champ de vision attira son attention.
Par pur réflexe, il pivota sur lui-même, serrant Katrina contre lui, et pointant son arme sur...
...Goten, qui se tenait au milieu du couloir, une expression de surprise horrifiée et d'incrédulité sur le visage.
"Dieu soit loué, vous êtes vivants tous les deux...", laissa-t-il échapper en un souffle de soulagement.
Trunks abaissa son arme alors que Katrina s'écroulait à nouveau sur lui. Goten se précipita pour l'aider à la soutenir.
"Attention!", cria Goten en rattrapant Katrina au moment où ses genoux lâchaient. Il regarda le sang sur l'épaule de Katrina, puis leva les yeux sur le visage de Trunks dont la lèvre coupée et le front étaient ensanglantés, bien que le jeune demi-saiyan ne semblât pas en prendre compte. "Il vaut mieux pas rester ici", dit Goten d'un ton ferme mais inquiet. "Vous êtes blessés tous les deux..."
Trunks fronça les sourcils, il n'avait pas encore remarqué qu'il saignait lui aussi. Il passa le dos de la main tenant le revolver sur son front et examina le sang qu'il ramena. "Boah... J'en ai vu d'autres...", dit-il morose, se rappelant les affrontements contre Buh, Broly et tant d'autres pendant son enfance. Goten comprit à quoi Trunks faisait allusion et sourit légèrement. Les dangers que l'un avait traversés n'avaient aucun secret pour l'autre.
"Peut-être", murmura-t-il, "mais il vaut mieux pas traîner ici", dit-il en se penchant pour passer un bras sous les épaules de Katrina, visiblement la plus endommagée - surtout moralement - des deux.
Un objet tomba de la poche de sa veste et heurta le sol en un bruit sourd. Trunks n'y prêta pas attention, trop occupé à scruter le couloir dans l'éventualité que son ennemi ressurgisse, sa tentative s'assassinat ayant échoué- Trunks pensait que le tueur ne laisserait pas un œuvre inachevée - quand il sentit Katrina se cramponner à lui.
"Oh mon Dieu... Trunks, regarde!"
La voix de Katrina était presque un murmure, mais chargé de panique. Trunks suivit son regard et vit l'objet tombé de la poche de Goten. Un GSM dont le pastique noir luisait doucement à la lueur des flammes. Goten vit le visage de son ami pâlir soudainement. Il baissa la tête vers le GSM. "Ah...". Il se baissa pour le ramasser; mais quand il se redressa, son regard rencontra celui de Trunks, incrédule, et celui de Katrina, horrifié.
"Quoi?"
Katrina se dégagea du bras souteneur de Goten pour se serrer plus prêt de Trunks. Goten fronça les sourcils et répéta: "Quoi?"
"C'est pas possible...", murmura Trunks.
Goten tourna le regard vers Trunks dont le visage arborait une série complexe d'émotions comme la peur, la surprise, la colère, la tristesse, ...
"Mais de quoi?", redemanda Goten, fronçant les sourcils encore plus. Trunks et Katrina firent un pas en arrière. Goten tenait toujours le GSM dans sa main droite, les bras écartés. "Qu'est-ce qu'il y a?!"
"Reste où tu es...!", Trunks fixait Goten sans trop croire à la situation. Il se sentait en train de devenir fou. Ce ne pouvait être vrai... Et pourtant, que faisait Goten ici en plein milieu de la nuit?
"Trunks!!", fit Goten en s'avança d'un pas, "qu'est-ce que--?"
"Je t'ai dit de RESTER OÙ TU ES!!", fit Trunks, braquant l'arme de Katrina vers Goten, ne parvenant toujours pas à croire en la réalité de la situation. Mirai-Trunks va arriver, me proposer une balade dans sa Honda prélude noire avec Gohan sur la banquette arrière, et ensuite je me réveillerai dans mon lit en hurlant stupidement...
Et tout ira bien...
A ce moment, le couloir fut balayé d'une lumière intense et blanche. L'instant d'après une voix résonna. "POLICE!! QUE PERSONNE NE BOUGE!!!"
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Bulma s'avançait parmi les voitures aux gyrophares agressifs vers son bâtiment, effrayée de ce qui avait pu arriver à son fils.
"Ne passez pas madame!" dit une voix alors qu'une main se posait sans ménagement sur son épaule.
Bulma se dégagea violemment, "J'habite ici! C'est moi qui vous ai appelé!!!", et sans prêter attention aux excuses confuses du policier, elle se fraya un chemin parmi les hommes en uniformes quand elle entendit un dialogue qui la fit frémir tant l'impression de déjà-vu était forte.
"LACHEZ-MOI! JE N'AI RIEN FAIT!!!"
"Vous avez le droit de garder le silence..."
"JE N'AI RIEN FAIT! DEMANDEZ-LUI!!!"
Elle se faufila entre deux policiers aussi larges que des taureaux et le spectacle qu'elle vit la laissa bouche bée, lui faisant penser qu'elle devait être en plein cauchemar absurde, le genre de cauchemar qu'il lui arrivait de faire après une soirée trop arrosée.
Des spots aveuglants balayaient la scène. Sur sa gauche, baigné par la lumière froide et aveuglante, elle distingua son fils...
Vivant...
... qui serrait contre lui Katrina, enveloppée dans une couverture alors que deux infirmiers tentaient d'emmener les deux adolescents avec eux.
"Vous avez le droit de demander la présence d'un avocat"
"CE N'EST PAS MOI!!!"
Bulma tourna la tête vers l'autre côté de la scène, et vit...
... Goten, maintenu péniblement par quatre policiers qui tentaient de l'immobiliser.
Goten?
Le sentiment de déjà-vu revint avec la sensation de vertige. Elle eut l'impression que tout le sang avait quitté son visage. Goten? Mais qu'est-ce qui se passe, ici?
"Nous avons attrapé le meurtrier", répondit la voix d'un policier près d'elle. Elle se rendit compte à ce moment-là qu'elle avait posé sa question tout haut.
"Mais... ce n'est pas vrai...", balbutia-t-elle, "ça ne peut être--"
"TRUNKS!!"
Goten se précipita vers l'avant, ignorant les efforts des policiers pour le retenir - que pouvaient de simples humains contre un demi-saiyan? - et s'approcha de Trunks et Katrina. "Je n'ai rien fait! Ca n'est pas moi! J'te le JURE!! Tu me connais assez pour savoir que je dis la vérité, non?!"
Trunks demeurait immobile, le teint pâle et les yeux écarquillés, avec dans le regard quelque chose qui semblait indiquer qu'il avait perdu pied avec la réalité. Goten parut se désespérer devant son silence mais avant qu'il n'ait pu avancer à nouveau, un des policiers abattit à plusieurs reprises une matraque électrique dans son dos. Goten ne perdit pas conscience, mais sentit ses jambes se dérober contre lui et son souffle lui manquer.
"Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous", le policier continuait sa litanie, lisant l'avertissement de Miranda sur un bout de papier jauni par le temps et l'utilisation probablement fréquente que l'on en faisait.
Goten parvint à relever la tête vers Trunks avant qu'on ne l'emmène. Trunks face à lui semblait de marbre, mais au bord de perdre la raison. Il ne faisait rien pour l'aider, il restait juste immobile à le regarder, les yeux grand ouverts.
"Je croyais... que tu étais mon ami... Pourquoi....?", murmura Goten faiblement. Et le barrage de policier le masquèrent à sa vue, l'empêchant de voir le masque de désespoir intense qui s'était peint sur les traits de Trunks alors qu'un sourd gémissement montait dans sa gorge. Un des policiers, Donnahue, hurla aux autres: "MAIS EMMENEZ-LE BORDEL!! QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ?!"
Bulma arriva à ce moment près de Trunks et Katrina. "Trunks qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi Goten--"
Elle s'interrompit en voyant l'expression du visage de son fils. La pâleur de sa peau qui faisait ressortir le sang sur son visage avec contraste, ainsi que le regard terrifié et perdu qu'elle lisait dans ses yeux. Même Mirai-Trunks n'avait jamais eu un tel regard. Du moins dans le présent. On aurait dit que Trunks hésitait entre hurler ou se mettre à pleurer. Il semblait insensible aux voix autour de lui.
En arrière plan, les pompiers commençaient à investir le bâtiment pour éteindre les éventuels foyers d'incendie encore subsistants.
Une voiture se gara dans l'enceinte de la Capsule Corporation, et Hayden et Lee en sortirent.
"Merde, on est arrivé trop tard", murmura Lee.
En voyant qu'un groupe de policier traînait quelqu'un dans le fourgon, Hayden s'avança vers eux. Il ne pouvait toujours pas distinguer qui était la personne arrêtée à cause du nombre de personnes devant la porte du fourgon. Il vit Donnahue s'avancer vers lui.
"On a quelque chose?", demanda-t-il de sa voix calme et impersonnelle.
"Oui", répondit Donnahue, apparemment essoufflé, "on a coincé le tueur. On l'a surpris avec un GSM en main face aux victimes. Trunks et sa petite amie, Katrina, le maintenaient à distance avec un flingue. Ils sont tous les deux blessés et vont partir pour l'hôpital--"
"Attends", l'interrompit Hayden, "T'essayes de me dire que le tueur que vous avez attrapé, ce n'est pas Trunks?!"
Avant que Donnahue ait pu lui répondre, Hayden se fraya un chemin rapidement parmi la masse de policiers présents alors que le fourgon démarrait. Il eut le temps d'apercevoir Goten, assis entre deux policiers armés, avant que le fourgon ne soit trop éloigné.
"C'est Goten Son?", demanda Lee qui surgissait à ses côtés.
"Oui oui", répondit Hayden, fronçant les sourcils, "je me souviens bien de lui. C'est celui qui avait témoigné en faveur de Trunks lors de l'appel fait à la petite Pan Son... Le Meilleur Ami..."
Il se tourna vers l'ambulance où Trunks et Katrina étaient placés, et fixa l'ensemble d'un air étrange.
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A suivre...
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Hé non, chuis pas morte ;) Ces derniers mois, j'ai été surchargée de boulot, et ce n'est pas pendant les quelques jours de vacances ( ?) que je vais pouvoir souffler ;) Mais j'envois ce petit ( ?) chapitre pour bien vous rassurer que les fanfics ne sont pas terminées, aussi bien celles DBZ, que les LOTR ou HOLLYOAKS. Si j'arrive à remettre la main sur mes backups, ça ira même plus vite ;)
Merci en tout cas à tout ceux et toutes celles qui lisent mes fanfics et me laissent de si gentils ou si constructives reviews 8-)
Joyeux Noel à tous et toutes ;-*
::Roselyne::
