NOUVELLE VIE

Pov Eléazar

Cela faisait maintenant soixante quatre heures et vingt et une minutes que je l'avais mordu, elle avait d'abord tenté de retenir ses cris, mais avait vite comprit que ça ne servait à rien. Une partie de moi ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable, à présent, elle était condamné à cette vie, il n'y aurait jamais de retour possible, elle resterait ainsi éternellement…

Quelque chose avait changé en moi, je ne parvenais pas à mettre le doigt dessus, mais je me sentais plus proche d'elle et cela avant la transformation.

Elle m'avait demandé de parler, alors je lui avais tout dit, toute ma vie, mon clan, mes amis… tout, jusqu'à elle et les paroles que j'avais prononcées m'avaient surpris, mais à la seconde ou elles s'étaient échappées de ma bouche, j'avais pris conscience de leur véracités, depuis notre rencontre, j'avais enfin une raison d'exister, elle était devenu plus importante que je ne l'aurais imaginé, j'étais persuadé que je ne voulais que l'aider, mais à la vérité, j'avais autant besoin d'elle qu'elle n'avait besoin de moi, j'aurais pu me mentir encore longtemps, mais cela n'aurait servi à rien, je ne parvenais pas à m'imaginer l'abandonner, vengeance ou non et malgré ce que je voulais au début, lui faire l'amour était plus fort que le plaisir physique, il y avait plus, au fond, je voulais plus.

Était-ce elle ou avais-je simplement besoin de quelqu'un? Je n'en étais pas encore très sur, jusqu'ici, elle avait été humaine et il était difficile de sentir un quelconque lien entre un vampire et une humaine, mais ce dont j'étais sur, c'est que je la voulais pour compagne, je l'avais choisi, ne me restait plus qu'à savoir si elle voudrait de moi.

Ne voulant pas lui lâcher la main, j'étais resté totalement nu, je savais qu'elle serait perdue en se réveillant et je me demandai s'il ne valait mieux pas me vêtir pour éviter de la perturber d'avantage. Elle ne hurlait plus à présent, la transformation était presque achevé et elle était déjà magnifique, ses cheveux étaient un peu plus longs, sa peau était déjà aussi pâle que la mienne et elle paraissait avoir prit quelques centimètres, j'avais hâte, mais je craignais aussi un peu son réveille, saurait-elle me reconnaitre? Parviendrait-elle à se contrôler, combien de temps faudrait-il avant qu'elle puisse se déplacer sans faire un carnage?

Tant de questions qui influeraient sur mes prochaines décisions

Les loups m'avaient vu près de la maison des Cullen, ils savaient donc que quelqu'un les cherchait, que quelqu'un était au courant de ce qu'ils avaient fait, à présent, il me fallait comprendre pourquoi les Quilleutes avaient fait une chose pareil. La dernière fois que j'avais vu Carlisle, il vivait toujours en paix avec eux, mon ami n'était pas du genre à créer des problèmes, j'étais sur qu'il n'avait rien fait lui ou sa famille pour provoquer une guerre, alors pourquoi? Que s'était-il passé chez les Quilleutes pour qu'ils en arrivent à remettre en question une paix qui semblait durable?

Les battements de cœur de Bella ralentissaient, sa transformation aura duré un peu moins de trois jours et je ne pouvais qu'en être ravi, la douleur de la transformation était toujours présente dans mon esprit, j'aurais voulu pouvoir lui éviter de souffrir, malheureusement, je ne possédais pas ce genre de don. Je lui serrais doucement la main pour lui rappeler que j'étais toujours là, je devais prendre quelques secondes pour me vêtir.

- Isabella, murmurai-je, je vais te lâcher quelques secondes pour m'habiller, mais je reviens de suite, c'est bientôt terminé ma belle, tu vas te réveiller dans quelques minutes et je serais là comme je te l'aie promit.

Je relâchai sa main à contre cœur et me redressa pour atteindre la penderie, j'attrapai un jean, une chemine et un boxer que j'enfilais rapidement afin de reprendre ma place initiale auprès d'elle, son cœur ralentissait et même si à cette étape la douleur n'était plus de mise, c'était par contre le moment le plus effrayant, sentir, entendre son cœur s'éteindre était une expérience étrange par ce qu'en tant qu'humain cela signifiait la mort.

Je déposais un furtif baiser sur le dos de sa main en commençant à compter les secondes dans mon esprit, il ne restait que quelques minutes et je tentais déjà de me concentrer sur son don, essayant de découvrir ce qu'il serait, pour le moment, je ne parvenais pas à le définir, pour cela, il fallait qu'elle l'utilise, mais cela pouvait prendre des mois avant qu'elle le fasse.

Enfin, les derniers battements résonnèrent dans sa poitrine et c'était maintenant qu'elle avait besoin d'être rassuré

- Je suis là Isabella, n'est pas peur, ce que tu ressens est normal, ton cœur va s'arrêter et tu te réveilleras dès qu'il se sera éteint…

Elle serra ma main et j'entendis ce qui serait son dernier battement, à présent, son cœur ne se ferait plus jamais entendre, il était figé, comme le reste…

- Isabella? Appelai-je doucement, est-ce que tu peux ouvrir les yeux ma belle?

Je m'attendais à ce qu'elle panique, qu'elle ouvre les yeux en faisant un salto arrière tout en grondant sur moi, mais à ma grande surprise, ses yeux s'ouvrirent doucement sur le plafond

- Ho! S'exclama-t-elle les yeux ronds

- C'est normal ma belle, ta vue s'est amélioré, tu vas t'y habituer, tentai-je de la rassurer

Ses yeux voyagèrent lentement jusqu'à moi, elle les plissa légèrement comme pour tenter de mettre un nom sur mon visage, de se rappeler de moi, mais aucune panique en vue…

- Tu es resté, chantonna t-elle en souriant

Je souris, heureux de constater que non seulement, elle ne m'avait pas oublié, mais en plus, qu'elle ne semblait pas au prise avec un quelconque problème d'agressivité

- Bien sur que je suis resté, comment te sens-tu?

Sans bouger son corps, ses yeux se baladèrent autour de moi, je savais qu'il lui faudrait un certain temps pour régler sa vision, une fois transformé, nous pouvions régler notre vue comme s'il s'agissait d'une paire de jumelle, mais en beaucoup mieux….

- Je… je ne sais pas vraiment, murmura t-elle de sa belle voix cristalline, je me sens… bien?

- Tu vas avoir besoin d'un peu de temps pour t'habituer à tes nouvelles capacités, il fera bientôt nuit, je vais t'emmener chasser…

- Sang?

- Oui ma belle, du sang…

Pendant sa transformation, j'avais hésité à lui proposer la chasse aux animaux, je ne cessais de me dire que si mon clan avait chassé les humains, peut-être que les filles auraient pu se défendre, le sang animal, bien que meilleurs pour la conscience, ne nous rendait que plus faible physiquement et mentalement également, je ne voulais pas rendre Isabella plus faible, je ne voulais pas risquer sa vie à cause de ça, j'avais donc décidais de la nourrir naturellement, comme je le faisais depuis plus de six ans à présent.

Elle se redressa un peu trop rapidement, ce qui eut le don de la surprendre

- Wouha! S'écria-t-elle, comment tu fais pour te déplacer normalement?

Je ris, moi qui m'attendais à devoir la soumettre pour la contrôler, elle me surprenait outre mesure, non seulement, elle était très calme, mais en plus, elle pouvait tenir une conversation sans problème.

- Tu vas avoir besoin d'un peu de temps pour ça aussi, expliquais-je en riant, tu es magnifique, veux-tu te voir?

Elle hocha la tête en agrippant ma main, apparemment pas rassuré à l'idée de se déplacer toute seule.

- Ne sois pas surprise, mais tes yeux sont de la même couleur que les miens à présent, la prévins-je en l'emmenant jusqu'à la salle de bain

- Ne t'inquiète pas, je me souviens de tout

- De tout?

- Oui, de tout, ricana-t-elle

Je la plaçais devant le miroir et elle poussa un petit cri de surprise

- Je suis joli! S'exclama-t-elle en écarquillant les yeux

- Tu as toujours était très belle, marmonnai-je pensif

- Ha non, contra t-elle, je n'ai jamais était joli, là…. Sans les yeux rouges ce serait mieux, mais je suis vraiment joli, c'est cool! Ma gorge chauffe, c'est normal?

Je soupirai en regardant furtivement par la fenêtre, elle devrait attendre encore un peu avant de pouvoir sortir

- C'est la soif, expliquai-je, nous devons attendre la nuit pour aller chasser

- D'accord, soupira t-elle, mais c'est de plus en plus désagréable, j'espère qu'il va faire nuit bientôt…

- Je peux t'occuper en attendant, proposai-je avec un sourire espiègle

Elle pencha la tête sur le côté se demandant comment je pourrais lui faire oublier sa soif et j'espérais au fond de moi qu'elle n'allait pas me repousser, mais j'avais terriblement envi de l'embrasser, alors c'est ce que je fis en prenant son visage en coupe, elle parut d'abord surprise, puis elle serra ses bras autour de mon cou… un peu trop fort, elle entendu un craquement et bondit à l'autre bout de la pièce en affichant une expression désarçonné

- Qu'est-ce que j'ai fait ? Paniqua-t-elle en sanglotant, qu'est-ce que je t'ai fait?

- Ce n'est rien, tentai-je de la rassurer en m'avançant vers elle, tu te souviens, je t'avais expliqué qu'en te réveillant tu serais très forte…

- Je t'ai brisé! S'indigna-t-elle, j'ai entendu quelque chose craquer!

Je retins mon rire en continuant à m'avancer, elle semblait si bouleversé

- C'est déjà réparé, lui assurai-je, ce n'est rien, vraiment, il faut juste que tu fasses attention, mais je n'ai même pas mal, je te promets

- Je suis désolé

Je lui pris les mains et les embrassa, passant à son front, sa joue, avant de retourner sur ses lèvres, je relâchai ses mains pour les poser sur ses hanches et dû me retenir de rire en constatant qu'elle avait croisé les bras derrière son dos de peur de me blesser de nouveau.

Alors que nous nous embrassions depuis plusieurs minutes, je me demandais si je devais lui parler de ce que je voulais d'elle à présent, mon envi, mon besoin de l'avoir pour compagne, je me disais que mon comportement serait peut-être suffisant pour lui faire comprendre, n'est-ce pas?

Baladant doucement le bout de mes doigts sur son visage, je me reculais pour la regarder, elle affichait une expression perplexe, je continuais à la caresser doucement sans la lâcher des yeux, espérant que mon regard serait l'illustration de mes émotions, bien que j'étais sur de la vouloir, je ne me sentais toujours pas capable de prononcer des mots que j'avais juré de ne dire qu'à Carmen, une partie de moi avait l'impression de la trahir, avais-je réellement le droit de faire cela?

Peut-être que mes doutes étaient clairement apparut sur mon visage, par ce qu'elle recula soudainement en serrant les poings, elle prit une grande inspiration et sortit de la salle de bain à vitesse inhumaine. Il me fallut quelques secondes pour me reprendre, je secouai légèrement la tête pour tenter de me débarrasser de mes doutes et sorti à mon tour pour la suivre.

Elle était dans le salon, scrutant le paysage par la fenêtre donnant sur le balcon

- Est-ce que ça va? Demandai-je maladroitement

- Bien, soupira t-elle, peux-tu me parler de ce que tu as vu lorsque tu as été chez ton ami?

Je soupirai à mon tour et m'installa sur le divan, la tête basse et la colère faisant de nouveau rage dans mon esprit, ces saletés de loups avaient fait du mal à mon ami…

- J'ai trouvé une bande de loups dans leur maison, grognai-je en serrant les mâchoires

- Les mêmes loups que celui au Texas?

- Oui…

- Ça voudrait dire que ceux qui on fait du mal à ton ami serait les mêmes qui m'aurait agressés?

- C'est possible, marmonnai-je pensif, dès que je serais sur de ton contrôle, je t'emmènerais là bas pour que tu puisses les identifier, si ce sont eux, nous les tuerons…

- Et si ce n'est pas le cas?

- Tu resteras à l'écart pendant que je tenterais de comprendre pourquoi ils ont tués les Cullen, ensuite, nous continuerons à chercher tes agresseurs

- Pourquoi devrais-je rester à l'écart? Demanda-t-elle en fronçant les sourcils

- Ce n'est pas ton combat

- Je pourrais te dire la même chose, rétorqua t-elle

Je soupirais bruyamment en me levant pour lui faire face

- Il n'est pas nécessaire que tu te mettes en danger pour rien

Elle grogna méchamment et ses yeux noircirent à vu d'œil

- Peux-tu s'il te plait m'expliquer pourquoi ce qui est valable pour toi ne l'est pas pour moi?

- Je…

Que pouvais-je lui dire? Que je comprenais qu'elle ait besoin de sa vengeance mais qu'elle m'était devenue trop précieuse pour risquer sa vie sans une excellente raison, je ne voulais pas qu'elle s'en mêle si les loups qui vivaient à présent chez les Cullen n'avaient rien à voir avec ceux qui lui avaient fait du mal

- Je viendrais, tu as dit que je serais très forte, autant en profiter

Je me gardais de répondre et remarqua que le ciel s'était grandement assombrit, le soleil avait presque totalement disparut, il était temps de l'emmener à la chasse.

- Nous allons pouvoir sortir chasser, éludais-je en souriant faiblement, tu devras arrêter de respirer jusqu'à ce que je te dise le contraire

- Je n'ai plus besoin de respirer? S'étonna-t-elle les yeux ronds

- Non, riais-je en m'emparant doucement de son bras, j'ai dû oublié de te parler de ça, dès que nous serons dehors, tu devras retenir ta respiration, c'est très important, tu risquerais de faire un carnage

Elle hocha doucement la tête en affichant une expression inquiète, mais je devais m'assurer qu'elle avait bien compris ce qui arriverait si elle n'écoutait pas mes instructions, je n'avais pas la moindre envie de devoir l'arrêter de force.

Dès que je refermais la porte derrière moi, elle s'arrêta totalement de respirer, j'appréhendais un peu cette première sortie dans la mesure ou nous étions en ville, ce n'était pas le moment de se faire remarquer. Je l'emmenais jusqu'au repère des camés, celui-là même où la nourriture était plus abondante qu'ailleurs.

Elle se statufia brusquement devant le tunnel dans lequel nous nous appétions à entrer et fronça les sourcils, je me tournais vers elle pour l'interroger du regard, mais conscient que sans air il lui serait impossible de m'expliquer ce qui n'allait pas, j'enroulais mes bras autour de son corps pour l'empêcher de bondir brusquement pendant qu'elle se risquerait à ouvrir la bouche à la vue de tous.

- Dis-moi ce qui ne va pas

- Tu te nourris de drogués? Me demanda-t-elle presque inaudible

- Oui, la plupart sont tellement défoncés qu'il ne comprenne pas ce qui leur arrive et puis, en règle général, personne ne se pose de question sur leur disparition

Elle me repoussa violemment en grognant

- Tu parles d'eux comme s'ils n'étaient rien! Siffla-t-elle tout bas, n'y a t-il pas d'humains suffisamment mauvais pour se nourrir? Ces gens sont malades, Eleazar, ils sont perdu et malheureux, je me suis assez drogué dans ma vie pour le savoir

Je restais silencieux un moment, surpris, elle s'était drogué? Elle n'avait pourtant pas eu l'air d'en garder des vestiges lorsqu'elle était humaine. J'étais également surpris qu'elle n'ait pas déjà bondit vers les odeurs qui gravitaient autour de nous, les humains n'étaient pas loin et sa gorge devait la bruler.

- Je... je suis désolé, marmonnai-je pitoyablement, je n'avais jamais pensé à ça

- J'avais bien compris, cracha-t-elle

Elle tourna brusquement la tête vers une ruelle et grimaça

- Qu'est-ce... qu'est-ce que c'est que ça? Murmura-t-elle pour elle même en plaquant la main sur sa nuque

Je me concentrais sur elle, mon don me titillait, ce qui ne pouvait vouloir dire qu'une chose, le sien était actif, j'avais cependant toutes les peines du monde à le définir, cela avait quelque chose à voir avec l'intuition, l'instinct aussi

- C'est ton don, l'informai-je en m'approchant d'elle pour lui prendre la main, que ressens-tu exactement?

- Je... je ne suis pas sur, quelqu'un... un humain dégoutant à l'intérieur

Dégoutant à l'intérieur, qu'est-ce qu'elle veut dire? Me demandai-je. Elle commença à avancer dans sa direction, mais je l'empêchais d'aller plus loin.

- Comment est ta soif?

- Je sens l'odeur délicieuse autour de moi, tout mon corps me supplie de courir vers cette odeur, mais mon esprit sait qu'il ne faut pas, que je ne dois pas faire n'importe quoi

Elle me paraissait si cohérente pour un nouveau née, jamais au grand jamais je n'avais pu être témoin d'un tel contrôle, j'étais tout bonnement subjugué.

Elle avait toujours les yeux rivés dans la même direction, la tête légèrement penché en avant.

- Sais-tu pourquoi tu veux aller dans cette direction? Demandai-je en resserrant ma prise sur sa main

- Pour me nourrir, répondit-elle en fermant les yeux, cet homme... cet homme... aime les petits garçons?

Elle grimaça de nouveau en rouvrant les yeux, ses mâchoires se contractèrent et elle grogna dans la direction en question

- Ton don est difficile à définir, mais il semble que ton intuition soit en cause, tu sens se qui se dégage de cet humain

- C'est dégoutant! Grogna-t-elle, immonde, écœurant, je ressens son désir, ses besoins pervers, c'est lui que je choisis pour repas

- Allons-y dans ce cas, dis-je en l'entrainant vers la ruelle

Elle semblait avoir de grandes difficultés à taire ses grognements, elle serrait si fort ma main que s'en était douloureux, mais je ne dis rien, trop concentré sur elle afin de comprendre le fonctionnement exacte de son don. Lorsqu'enfin, l'évidence me vint à l'esprit, je compris alors la réaction qu'elle avait eu un peu plus tôt lorsque je l'avais embrassé, lorsque j'avais également fortement douté de ce que je faisais avec elle, c'est pour cette raison qu'elle était brusquement sortit de la pièce. La situation n'était déjà pas facile pour elle, je m'en voulais de l'avoir fait douté de moi.

Je secouai la tête pour me concentrer de nouveau sur elle, son pouvoir était étonnant, il avait quelques similitudes avec celui de Jasper Whitlock, mais était cependant très différent, Jasper pouvait ressentir et influer sur les émotions, il pouvait également rependre une émotion précise ou partager les siennes, Isabella quand à elle paraissait pouvoir ressentir d'où venait l'émotion, ce qui provoquait un état d'esprit, elle semblait pouvoir deviner ce que cacher l'esprit qu'elle sondait, se mettre à sa place.

Malheureusement pour elle, elle allait devoir s'habituer aux esprits pervers tel que celui de l'homme que nous étions sur le point de tuer.