Voila un nouveau chapitre.
Je remercie Portgas D Lucy, ou Amandine (^^ une Amandine comme moi *^^* ) qui me corrige cette fois.
C'est elle qui sera en charge de corriger les précédents chapitres et les futurs.
Faut que je relance cette fic, elle a bien démarré et quand j'ai moins posté attendant mes chapitres de mes bêtas u_u plus personne ou presque.
Je voudrais qu'elle soit de nouveau dynamique, comme l'autre quoi.
Bon j'espère que vous apprécierez.^^
On va attaquer une phase importante, mais j'en dis pas plus.
Chapitre 11 : Un rêve qui fait mal.
Une fois seule, Amandine se laissa tomber sur son lit et regarda pensivement le plafond, elle soupira et décida de se mettre en pyjama avant d'aller se coucher.
Et cette nuit là...
Le noir, puis petit à petit la lumière éclaira les ténèbres, un paysage flou se dessina, ça ressemblait à une chambre.
Un souffle sur sa peau, des mains caressantes qui la parcouraient, des mots doux, qui la firent frissonner, des baisers dans le cou, dans son dos.
Quand elle leva les yeux vers le visage de son bienfaiteur, il était flou, il apposa deux doigts sur ses lèvres lui quémandant le silence avant de l'embrasser.
Elle serra fermement l'homme qui l'embrassait et répondait avec ferveur à son baiser, d'autres mains caressantes lui prodiguaient quelques douceurs sur les côtés de son ventre.
Amandine se réveilla d'un coup en sueur, se souvenant de chaque détail de son rêve, comme si elle l'avait vécue, elle avait chaud.
Et d'une certaine façon se sentait comme... elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus, ça avait un goût d'inachevé qui lui pinçait le cœur.
C'était bien la première fois qu'elle faisait ce genre de rêve, elle s'était vue se donner corps et âme à un homme... non à deux hommes quand elle y repensa.
C'était peut-être un fantasme...
Elle n'était pas convaincue de son hypothèse et se dit qu'au final un rêve était un rêve rien de plus, rien n'était réel et c'était de toute façon incohérent.
Pourtant ce rêve la poursuivit toute la journée, elle essaya bien de le chasser en commençant par s'entrainer avec Thatch et Vista.
Or, elle n'était pas concentrée du tout, elle arrivait à les arrêter, mais sans plus, elle ne les attaquait pas réellement.
D'ailleurs, l'entrainement avait vite coupé court, voyant qu'elle était trop songeuse, ils décidèrent d'arrêter pour le moment.
Quand elle alla voir les blessés à l'infirmerie pour lire, c'était pareil, elle avait des moments d'absence et bien souvent elle se trompait de phrase ou la lisait mal.
Voyant qu'elle faisait bêtise sur bêtise, elle s'excusa et se retira, elle essaya de dessiner, d'aider en cuisine, d'aider les autres.
Rien n'y faisait, elle s'enfuit en courant dans sa chambre et pleura :
- Amandine, murmura Barbe Blanche.
Elle était recroquevillée sur elle-même, pleurant contre son oreiller.
Son père s'installa à ses côtés :
- C'est ce qui s'est passé avec Sengoku ? Demanda l'Empereur prêt à écouter sa fille.
- Non, dit-elle, je sais même pas pourquoi je pleure, c'est ça le pire….
Elle sanglota, cherchant à comprendre, ce rêve qui la poursuivait, allait la rendre folle, il devait contenir un message.
Mais lequel ?
Pourquoi souffrait-elle à ce point d'un rêve qui au final lui avait été agréable...
- Je veux être seule, réclama t'elle gentiment pour pas que son père le prenne mal.
Edward Newgate hésita, sa fille pleurait et sans raison, hors quand on pleure c'est jamais sans raison, mais respecta le choix de sa fille.
Lui et ses fils avaient étaient d'accord pour ne pas la forcer à parler et de la laisser venir, c'est donc sous un regard inquiet, qu'il repartit attrister.
A force de pleurer elle avait besoin de se changer les idées, mais comment ? Quand un rêve vous poursuit et vous fait souffrir ?
Son regard tomba sur le cadeau de Curiel et Fossa, la musique...
- Pourquoi pas..., dit-elle d'une petite voix en prenant ses cadeaux.
Elle fit les branchements et sélectionna un numéro et s'allongea sur le dos et écouta la chanson :
Perdón si no supe decir
Que lo eras todo para mí
Perdón por el dolor
Perdona cada lágrima
Yo sé que no merezco más
Pero si no te tengo aquí, no sé vivir
Quédate conmigo, no te vayas Perdóname
Si no supe amarte amor
No era mío el corazón
Quédate conmigo, quédate conmigo
Si no estás no sale el sol
Ya no hay recuerdos del ayer
Sólo las horas en tu piel, amándote
Quédate conmigo, no te vayas Perdóname
Si no supe amarte amor
No era mío el corazón
Quédate conmigo, quédate conmigo
Si no estás no sale el sol
Y ahora que te veo marchar
Sé que no te voy a olvidar
(Si no supe amarte amor)
Si no supe amarte amor
(No era mío el corazón)
No...
Quémande consigne, quémande consigne
Si no estes no sale le sol
Y agora que te veau marcha
Dé que no te boy a solidarisé
Quémande consigne, quémande consigne
Si no estes no sale le sol
Amandine pleura davantage, elle n'avait pourtant pas pensé à ce rêve, c'était la chanson, elle n'y comprenait rien, pourtant la mélodie, c'était doux et triste à la fois.
Comme si le désespoir avait prit la chanteuse quand elle chantait sa chanson, elle la réécouta encore et encore, même si elle sanglotait de plus en plus fort.
Cette chanson la soulageait et l'attristait en même temps.
- C'est pas possible..., pourquoi suis-je si triste ? Sanglota-t-elle.
Elle décida de changer de titre, une plus rythmé calma ses pleurs, elle n'y comprenait pas plus, mais qu'importe, elle s'endormit dessus.
Un souffle sur sa peau, des mains caressantes la parcourant, des mots doux murmurés aux creux de ses oreilles la firent frissonner, on l'embrassa dans le cou et le dos.
Quand elle leva les yeux vers le visage de cet homme, il était flou, mais quelque chose était différent, comme s'il était plus net.
Il apposa deux doigts sur ses lèvres avant de l'embrasser, avec une douceur infinie.
Elle serra fermement l'homme qui l'embrassait et répondit avec ferveur à son baiser, deux mains se posèrent sur ses hanches avant de lui caresser les côtés.
Elle leva les yeux et vit rien que du noir...
Amandine se réveilla, les yeux fatigués, tout était calme, elle se leva et vit les premières lueurs du jour en sortant sur le pont, où il n'y avait personne.
Il faisait doux, elle sauta et alla en haut du mat, pour regarder la mer et le paysage depuis la vigie, elle avait le regard triste, elle souffla et pleura en même temps.
« Je ne comprends pas, ces deux rêves qui se ressemblent, pourquoi me font-ils si mal ? Réfléchit-elle ».
Elle pleura silencieusement, resserrant ses jambes contre elle, avant de les encercler de ses bras et de cacher son visage :
« J'ai tellement mal ! Mais qu'est-ce que j'ai bon sang ? ».
Rien ne troubla ce calme paisible, sauf si ce n'est le gazouillement des oiseaux.
Sans s'en rendre compte, la jeune femme fut vite entourée de petits oiseaux, elle ne releva le visage que lorsqu'elle sentit un poids sur sa tête.
Elle fut stupéfaite, les oiseaux, avec leurs petites têtes lui câlinèrent la joue comme pour la consoler.
Un tout petit et tout bleu gazouillait devant elle, comme s'il lui parlait, les oiseaux se regroupèrent devant elle et s'envolèrent en groupe.
Zigzaguant autour des voiles et des mats du navire, elle se leva pour les voir, elle ignorait pourquoi ces oiseaux étaient venus à elle, mais elle était heureuse de voir ce joli spectacle rien que pour elle.
Puis le tout petit oiseau bleu revient vers elle, gazouillant comme s'il chantait une chanson pour chasser ses pleurs.
Elle tendit ses mains, et l'oiseau bleu se posa aux creux de ses mains et sautilla gentiment, Amandine leva doucement sa main et caressa timidement l'oiseau, qui se laissa choir aux caresses.
Il était tout petit et tout rond, il devait à peine faire 3 cm de grosseur, ses yeux étaient noirs et tout brillant et ses petites plumes toutes douces invitaient aux caresses :
- Merci tu es gentil, dit-elle en laissant couler quelques larmes, oh mais tes amis sont partis tu devrais les rejoindre, envoles-toi et merci.
Alors qu'elle tendit les mains vers le ciel pour lui faire comprendre qu'il devait partir, il alla au contraire se blottir contre le cou d'Amandine :
- Tu dois partir, voyons, dit-elle, sois raisonnable.
L'oiseau s'envola autour d'elle, qu'elle ne savait pas où donner de la tête, elle tendit sa main pour qu'il se pose et c'est ce qu'il fit :
- Tu veux rester avec moi ? Demanda-t-elle.
L'oiseau tourna sur lui-même :
- Je prends ça pour un oui, dit-elle avec petit sourire, heu... il va falloir te trouver un nom et je ne sais même pas si papa voudra bien qu'on te garde. Bon on verra avec lui... tu es bleu... que dirais-tu de Azur ?
Le petit oiseau virevolta à droite et à gauche joyeusement, apparemment ce nom semblait lui plaire.
Elle avança pour tendre la main et qu'il vienne, mais elle avait complètement oublié où elle était, à savoir sur la vigie, elle sentit le vide et perdit l'équilibre.
Amandine cria, elle se prépara au choc violent et ferma les yeux et se protégea la tête avec ses bras.
Mais sa chute fut stoppée juste à temps par Rakuyou qui avait été le plus rapide de ses camarades, elle ouvrit les yeux et vit que le sol était à quelques centimètres.
Il la reposa, elle leva les yeux, prête à le remercier quand il la gifla, celle-ci tomba à terre et eut la lèvre fendue sous le choc.
Elle le regarda interloquée, la main sur sa joue endoloris :
- Non, mais t'es pas bien ! S'exclama Rakuyou.
- Mais..., commença Amandine.
- Tais-toi, je croyais que tu ne voulais pas que la Marine gagne sur toi ! Tu crois que c'est une solution ? Ok tu ne vas pas bien, mais c'est pas une raison pour te foutre en l'air !
- Je t'ai demandé des explications, hier pourquoi ne pas avoir parlé, pourquoi en être venu à de telles extrémités ? Demanda Barbe Blanche en colère qui venait tout juste d'apparaitre.
- Mais je..., commença Amandine.
Tout le monde la regarda fâché, elle déglutit, elle commençait à comprendre, ils avaient cru qu'elle voulait mettre fin à ses jours mais, c'était faux.
- Je n'ai pas...
- Pas voulut ça ? Demanda son père en arquant un sourcil, il était furieux contre lui et aussi un peu contre sa fille qui ne semblait finalement pas lui faire confiance pour ne pas lui parler.
Les larmes coulèrent sur le visage d'Amandine, mais elle n'émit aucun son, elle devenait rouge, mais pas de honte, non :
- MAIS CE N'ETAIT QU'UN ACCIDENT ! Cria-t-elle pour se faire entendre.
Elle cacha son visage dans ses mains, elle sentit Azur se poser sur son épaule et la câliner :
- Je... n'ai jamais voulu me... suicider, dit-elle en ravalant ses larmes, j'étais sur le mat, certes... mais j'ai pas voulu tomber... ce... ce... ce n'était pas volontaire. Je vous le jure ! J'ai même eu peur de mourir !
Il eut un long silence, où seuls ses pleurs brisaient le silence.
Amandine se releva péniblement, elle était mal tombée quand Rakuyou l'avait giflé, elle aurait dut lui en vouloir.
Sa joue, le bas de son dos et sa jambe droite la faisaient souffrir, mais, il avait eu peur pour elle et qu'elle fasse une bêtise.
Sans compter qu'il devait regretter son geste, alors c'était inutile de le culpabiliser encore plus.
Elle avança, une vive douleur la prit au niveau de sa jambe :
« Courage Amandine, marche comme si de rien n'était, tu n'as que quelques mètres ».
Ça lui coûta de marcher normalement, mais c'est ce qu'elle fit, pendant qu'ils n'avaient pas encore reprit leurs esprits.
Elle prit rapidement de quoi s'habiller et s'enferma dans la salle de bain où elle s'effondra à terre, elle se mordit la main pour ne pas hurler de douleur.
« Pas vrai... ma malnutrition, le médecin m'avait prévenu, les privations pouvaient m'avoir fragilisé physiquement, merde que ça fait mal... »
Elle se déshabilla et vit l'ampleur des dégâts, un énorme bleu commençait à apparaitre sur sa jambe droite, elle avait mal atterrit.
Son visage était pas mieux, presque la moitié était rouge, on voyait même les doigts du commandant.
Elle toucha, elle se mordit les lèvres, même si celle-ci la lançait et saignotait, elle boita pathétiquement vers la douche et fit couler de l'eau chaude.
Elle mit sa main contre sa bouche pour retenir ses cris, elle passa le jet d'eau sur ses cheveux et évita au mieux le visage, mais les gouttes coulèrent et lui faisaient mal.
Elle entendit du mouvement derrière la porte, par instinct elle se baissa pour se cacher, mais se rappela que c'était fermé à clé, à l'extérieur ça faisait comme des allés et venu, quelqu'un faisait les 100 pas.
« Ils attendront, ça sera le minimum, pensa t'elle ».
Ce n'est que 45 minutes plus tard, qu'Amandine apparut, les cheveux encore humide, elle vit que Rakuyou, patientait :
- C'est pas grave, commença t'elle, en jetant son pyjama sur le lit pour ne pas avoir à marcher, au fond tu t'es inquiété pour moi, je peux comprendre...
- C'était vraiment un accident ? Demanda-t-il d'un ton beaucoup plus calme.
- Oui, il y a eu des oiseaux qui m'ont comme consolés et l'un d'eux est resté, d'ailleurs voici Azur.
Elle le sortit de sa poche situé sur le haut de sa chemise, ce dernier gazouillait gaiement et virevolta autour de la jeune femme :
- J'étais triste alors je suis montée en haut du mat pour m'isoler et réfléchir et il y a eu les oiseaux, ça m'a remonté le moral. J'ai complètement oublié que j'étais sur le mat, et j'ai malencontreusement perdu l'équilibre, je te le jure. J'aime mon père et je vous apprécie rien que pour ça je ne me suiciderais pas.
Elle avait dit ça d'un trait et en le regardant droit dans les yeux, le commandant de la 7ème division serra les poings, car elle ne mentait pas :
- Sur Calla ces oiseaux là sont connu pour réconforter les âmes meurtries, ils ont du te voir pleurer et comme c'est dans leur nature de réconforter les Hommes, ils sont venu à toi. D'ailleurs Azur... c'est ça ?
- Oui, confirma-t-elle.
- Il t'a choisi pour te suivre dans toutes tes aventures, ce sont des oiseaux qui quand ils consolent quelqu'un le suivent partout, alors je veux bien te croire... je voulais aussi m'excuser, j'ai vraiment cru que..., et ta joue ?
- Ça va, ça fait encore un peu mal, mais ça va passer.
Le commandant s'avança et dégagea le visage de la chevelure de la jeune femme, grimaçant en voyant l'étendu des dégâts qu'il lui avait administré injustement.
Amandine ramena ses cheveux et tendit la main, Rakuyou hésita et fini par accepter l'invitation, en signe de paix.
Amandine et lui sortirent, il y avait tout un attroupement devant la cabine de leur capitaine :
- Oh ça va, s'exclama Amandine, pas la peine d'en faire un drame, j'en veux à personne ! Compris ? J'aimerais passer maintenant.
Amandine marcha vite, mais elle se mordait les joues, ça n'allait pas, elle se dirigea donc vers l'infirmerie et se stoppa net devant la porte, il y avait les blessés.
Or elle ne voulait pas que ça se sache, alors elle se dirigea vers le réfectoire, pour prendre son petit déjeuner comme si de rien n'était.
« Heureusement que le réfectoire et l'infirmerie sont sur le même trajet, pourtant je suis pas tombée fort, allez du cran, se dit-elle ».
Elle mangea rapidement et détala comme un lapin, puis tenta le coup d'aller voir le médecin de bord, la douleur était insupportable.
- Bonjour, fit Amandine aux blessés avec un grand sourire malgré sa vive douleur.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Demanda l'un d'eux, on t'a entendu crier.
- Disons que j'ai faillit faire une mauvaise chute depuis le haut du mat.
Amandine alla voir dans la pièce voisine le médecin de bord qui fort heureusement était là, elle ferma la porte et grimaça :
- Je veux que ça reste entre nous, dit-elle dans un murmure.
Elle baissa son jean, et à la vue du bleu, qui s'était entre temps agrandit, le médecin frémit :
- Merde, ça a augmenté, j'ai mal et je boite, rester debout m'est juste insupportable, alors marcher imaginez, murmura t'elle pour ne pas être trop entendu des blessés. Est-ce que vous pouvez m'examiner ?
- Oui, dit-il après s'être remit de ses émotions, comment vous êtes-vous fait ça ?
Amandine lui expliqua pendant qu'il l'aider à marcher et à l'installer, il commença à l'examiner, tâtant sa jambe droite, elle grimaça de douleur :
- Vous semblez ne rien avoir, je peux toujours vous faire un bandage pour vous soulager un peu et vous donner quelque chose contre la douleur, mais rien de plus.
- D'accord.
Elle se laissa faire et avala d'un trait le remède contre la douleur, une fois debout, c'était à peine mieux, mais mieux quand même.
- Si on vous pose des questions, dites que je prenais des nouvelles des blessés ! Supplia-t-elle en se rhabillant rapidement.
Il était temps, Marco ouvrit la porte à peine 2 secondes plus tard, voyant Amandine avec le médecin, ce dernier s'inquiéta :
- Ça va ? Demanda Marco.
- Oui, mentit-elle, je prenais des nouvelles des blessés, pour savoir quand ils sortiraient et comment ça évoluer.
Marco hocha la tête, mais fut à demi convaincu, Amandine ressortit de l'infirmerie pour aller chercher son livre et lire comme si de rien n'était.
Mais la douleur était vraiment vive, elle ne remettait pas en cause les capacités du médecin, mais elle doutait quand même sur l'état de sa jambe.
La douleur était si atroce, elle avait dû de claquer un muscle au moins, en même temps le bleu était assez important, suffisamment pour la faire bondir de douleur.
Une fois le livre prit, elle retourna à l'infirmerie et se concentra fermement sur sa lecture, pour ne pas faire comme la veille.
A l'heure du déjeuner elle s'éclipsa et alla manger, elle vit Rakuyou détourner les yeux honteux, la marque de sa gifle se voyait encore.
La douleur s'était calmée de se côté là, heureusement, ça lui faisait quelque chose en moins :
- Il n'y a pas mort d'homme, lança Amandine avec un petit sourire, je t'en veux pas.
Le 7ème commandant la regarda nerveusement, tout le monde d'ailleurs, elle souffla, la lourdeur de l'ambiance lui coupa ferme l'appétit.
Elle se leva sans rien avaler et partit rapidement, même si elle se sentit suivit :
- Tu nous en veux ? Demanda Thatch en la rattrapant.
- Mais non, soupira Amandine, c'est juste que l'ambiance est lourde et que je veux juste y échapper.
Amandine s'en alla vite, sa jambe avait quelque chose ce n'était pas possible, une pareille douleur.
Elle s'enferma dans sa chambre et écouta de la musique encore une fois, la chanson de la veille qui l'avait fait pleurer, lui rappela vite son rêve de la matinée et celui de la veille.
Quelques larmes coulèrent :
- Pfff, c'est pas possible de pleurer autant ? Dit-elle avec un rire sans joie, cette chanson doit vouloir dire quelque chose pour que je sois à ce point affectée.
Elle l'écouta en boucle, elle ne comprit que plus où moins déjà le premier couplet du fait de la transparence des mots.
- Pardon si je n'ai su dire, murmura t'elle en essayant de traduire le premier couplet, ensuite, que... tout pour moi..., elle s'arrêta et reformula la phrase, que tu es tout pour moi, pardon pour la douleur. Elle demande qu'on la pardonne, murmura t'elle en pensa à la chanteuse, amor... ça fait penser au mot amour, la chanson parlerait donc de quelqu'un qui s'excuse à cause de ses sentiments amoureux qu'elle n'a su dire ?
En disant ça, elle réalisa quelque chose et comprit pourquoi elle était si affectée, elle serra contre elle son oreiller, maintenant sans connaitre la langue, elle comprit la chanson, dans son entièreté.
C'était quelqu'un qui s'excusait de n'avoir prit conscience de ses sentiments pour l'autre plus tôt.
Et la musique et la façon dont chantait l'artiste, elle suppliait la personne qu'elle aimait de rester.
« Cette chanson m'affecte, car même si on me trouve jolie, est-ce je pourrais être aimé ? Même si... »
Les larmes recoulèrent, Sengoku et ces hommes lui avaient ôté, sa virginité, brisant ainsi pour elle tout espoir de connaitre l'amour et d'avoir une famille...
« Voila le fond du problème, pensa t'elle en sanglotant, c'est tellement important pour certains, est-ce qu'on peut vraiment m'aimer même si je ne suis plus vierge ? Dans ces rêves je reçois plein d'amour, mais est-ce que dans la réalité j'en aurais tout autant ? Probablement que non, je n'ai rien à offrir en retour ».
Elle continua de pleurer tout en écoutant en continu la chanson, qui étrangement finit par l'apaiser, on dit qu'il faut traiter le mal par le mal, alors la douleur par la douleur.
La douleur de son cœur remplaça celle de sa jambe et de son bas de dos, voila qu'elle venait de comprendre le message que son inconscient lui faisait passer.
Elle ne pourrait être jamais aimée et cela lui broyait le cœur, jamais...
Amandine se leva au bout d'un moment et alla se rincer le visage, avant de le regarder. Pourquoi était-elle aussi belle ? Pourquoi n'était-elle pas laide ? Elle ne se sentirait pas aussi mal si elle était laide.
Elle donna un violent coup de poing dans le miroir, se blessant, ça lui faisait du bien, elle prit un éclat de miroir et le pressa contre son poignet gauche.
Amandine hésita à se faire du mal, son corps ne méritait pas ça, pas après tout ce qu'on lui avait fait subir, mais ça lui avait fait énormément de bien de saigner :
- Mais est-ce vraiment la solution ? Se murmura t'elle laissa glisser de ses doigts le fragment de miroir qui se brisa par terre.
Elle courut et sortit dehors, elle avait peur de faire une bêtise, elle s'assit par terre et se recroquevilla sur elle-même avant de se couper du monde.
Ainsi, elle était sûre que quelqu'un la stopperait de faire une bêtise, surtout que sa plaie avait dû les alerter.
Azur toujours à ses côtés semblait triste de la voir dans cet état.
Elle ne sentait même pas qu'on lui avait soigné sa main ensanglantée et qu'on lui avait fait un bandage.
Rien n'arrivait à la sortir de son mutisme, elle n'avait aucune réaction, elle était loin, ne ressentait rien, ils auraient été en pleine tempête, elle n'aurait pas bougé, ils en étaient sûrs.
Son père, tous les membres de l'équipage essayèrent les uns après les autres de la sortir et d'avoir au moins une réaction.
- Père, fit Ace attendant un ordre.
- Je me demande si ce n'est pas dû à ce matin, murmura Marco, elle est allée voir le médecin de bord.
Tout le monde se tourna vers ce dernier, qui dû s'expliquer et tous furent horrifiés quand ils apprirent qu'en tombant elle s'était bien marquée et que tenir debout ou marcher étaient atroce.
- Elle ne voulait pas que je vous en parle, mais je me demande si c'est bien ça le problème, fit le médecin, hier elle n'allait pas très bien non plus...
- Normal, Sengoku a bien faillit lui refaire du mal, répliqua Thatch.
Ce dernier la regarda, il voulait être encore une fois son confident, comprendre, ou alors quelqu'un d'autre.
Il ne l'avait pas encore vue s'isoler dans le silence, elle qui faisait tout pour parler.
L'esprit de Barbe Blanche chercher une explication, la veille, elle était troublée, absente, en y repensant elle avait dit quelque chose qui l'avait laissé perplexe il y avait 2 jours de cela :
Pour dire vrai, oui, mais malheureusement personne ne pourra réellement m'aider.
Après le lendemain elle n'allait pas bien, autre chose le miroir avait était brisé, ça sert à se regarder, pour le briser cela signifiait qu'elle détestait son image et que cela avait peut-être un lien.
Pour la chanson il s'agit de : Quedate conmigo chanson de Pastora Soler
Review ?
A dans une semaine ^^
