….Ici la conscience de MlleGanou. J'ai besoin d'aide. Car voyez vous, elle a eu la bonne idée d'écrire le Chapitre 10 et maintenant, au lieu de ce plonger corps et âme dans les probabilités et autres nombres complexes, elle veut écrire le chapitre 11. Oui vous avez bien entendu. Du moins lu. Je vous demande donc de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour qu'elle ARRETE de s'éloigner du chemin des révisions ! Arrêtez…Aie…*Boom tak Tchak Bing Bang Boug*
AAAAAH Bon là, c'est l'esprit de Mlle Ganou… J'écoute pas ma conscience je fais une pause ! Merci pour vos reviews, même s'il n'en a pas beaucoup, cela fait toujours plaisir et ca me motive.
Chapitre 11 : Rapprochements
Des bras doux. Des bras tièdes. Une chaleur dans le dos. Un frisson.
Pourquoi cette main lui caresse si calmement ses cheveux. On les tire un peu. Pas pour lui faire mal au contraire. Non. On les maintient au niveau des racines pour éviter que quand la brosse passe dans ses longs cheveux bouclés elle ne lui fasse pas trop mal.
Et cette voix. La voix de la mère. Elle est maintenant présente dans la chambre verte depuis deux jours. Elle parle tout le temps. Elle raconte son enfance, son adolescence à Poudlard. Elle lui parle de sa sœur Bellatrix et Andromeda. Au début, elles s'entendaient parfaitement bien malgré les crises de colère de Bellatrix. Andromeda, qui lui ressemblait tellement physiquement était pourtant tout l'inverse d'elle. Elle était douce et avait la capacité de calmer sa sœur. Tout allait tellement bien. Sauf qu'un jour, Andromeda était tombé amoureuse d'un moldu. Narcissa avait tout fait pour la dissuader de continuer cette relation. Que dirais la famille ? Au lieu de cela, elle avait sourit et lui avait alors déclaré que de vivre dans un monde d'apparence froide sans son amour équivaudrait à la tuer.
La colère de Bellatrix s'était déchaînée comme celle de toute la famille. Narcissa avait gardé son air colérique et choqué alors qu'au fond, elle souhaite bonne chance à cette sœur qui suivait son cœur.
Hermione avait entendu la voix de la mère émettre un doux rire. Elle avait ajouté que maintenant elle protégeait son fils par amour. Il était tout pour elle. Après une autre caresse sur la joue de la jeune fille, elle avait fini en disant que malgré la volonté de Lucius pour qu'il soit élevé de manière stricte, elle avait toujours désobéi, par amour.
« Et maintenant je désobéis au maitre pour que l'être que tu es puisse se sentir aimer. Une enfant ne devrait pas subir tout ce que tu as subi. Nous sommes en guerre et pourtant je me sens le devoir de prendre soin de toi. Tu es une sorcière bien mystérieuse petite. Tu as du m'ensorceler par ton courage… »
Alors que Narcissa Malefoy semblait réfléchir aux raisons de cette sensibilité inexpliquée qu'elle avait pour la jeune sang de bourbe, une larme se mit à couler le long de la joue d'Hermione. Ce fut le premier signe de réaction. La première marque de sentiment qui passait dans le cœur d'Hermione.
Une chose se brisait. Non, elle ne voulait pas y retourner. Elle allait souffrir encore. Et pourtant… On lui avait dis qu'elle était courageuse. Quel avait-été son courage ? Tenir tête de manière ridicule avec un morceau de verre poli ? Avoir refusé de boire cette foutu potion ? A moins que ça ne soit de vivre malgré la douleur ? Elle avait choisi de vivre pour Ron et Harry. En fait surtout pour Ron. Il était devenu sa bouée de secours. Elle savait qu'elle le reverrait. Elle DEVAIT le revoir. Même si il avait un regard dégouté en la voyant mère de cette chose, même s'il l'a rejetait, la vision de l'homme qu'elle aimait était une promesse à laquelle elle s'accrochait. Elle devait vivre pour lui car dans la maison du square, il devait l'attendre avec inquiétude.
« Miss ? »
La voix de la mère. Elle s'inquiétait. Et dans un sens elle semblait soulagée. Une larme, c'est une marque de vie.
Une seconde larme.
Le visage de la voix se pencha sur elle pour pouvoir voir ses yeux, capter son regard. Ses yeux semblaient reprendre vie. Ils tremblèrent légèrement pour finalement qu'il y ait un clignement lent des yeux. Puis un autre qui faisait couler ses larmes sur ses joues.
Un sanglot s'échappa de cette bouche qui était resté si longtemps fermée. Et puis un autre. La voix de la mère fit alors rapidement le tour du lit pour s'accroupir à coté, sa main caressant doucement la peau du visage en larme de cette enfant qui reprend conscience.
Cette main. Elle savait à qui elle appartenait. A Narcissa Malefoy. La femme du mangemort Lucius Malefoy qui les avait poursuivit dans le département des mystères. La sœur de Bellatrix Lestrange, la femme qui avait rendu fou les parents de Neville et qui avait tué Sirius. La mère de Drago Malefoy, le garçon qui l'avait tant insulté et qui avait été à l'origine de l'attaque de Poudlard par les mangemorts. Mais elle était également la tante de Tonks, la cousine de Sirius et surtout la femme qui avait essayé de la rassurer pendant ces deux derniers jours. Pourquoi c'est aussi dur ? Pourquoi cette femme était si dure à analyser ? L'avait-elle rassuré pour la faire revenir dans le monde des vivants et pour aider Voldemort en évitant de soit disant puisé dans l'énergie de l'enfant qu'elle portait ? Ou était-ce vraiment parce que sa nature de mère l'avait poussé à sortir de cet isolement pour qu'elle puisse vivre ?
Cette sortie de son nuage de protection de tout sentiment, bon comme mauvais l'avait rendu complètement perdu. Elle se sentait assailli par la peur, l'inquiétude, mais aussi par l'amour. L'amour qu'elle portait à Ron, amour que lui avait donné Narcissa.
« Chuuuu. Ne t'inquiète pas petite Miss… Tu es en sécurité avec moi… Laisse toi aller, les larmes sont l'expression de notre âme et de notre cœur. Laisse les coulé pour te libéré de cette peine… Pleurs pour ceux qui ne peuvent pas comme moi … »
Son visage. Maintenant son regard ne pouvait plus le quitter. Il était là devant ses yeux et elle pouvait voir la difficulté qu'elle avait à retenir ses propres larmes. C'était injuste. Pourquoi pouvait-elle pleuré alors qu'elle ne pouvait pas ? Sa propre mère lui avait dis quelque chose à ce sujet…. Ah oui c'était « Les mères retiennent leurs larmes d'inquiétude, de peur pour protéger leur enfant. Elles laissent couler les larmes de joie pour partager leur bonheur avec leur enfant. Elles laissent parfois couler leurs larmes de tristesse car après tout, elles sont aussi au fond d'elle des enfants qui méritent d'être consolé. » Mais qui les consolent les mères ? Les maris ? Elle imaginait très mal Lucius Malefoy serré sa femme dans ses bras. Les enfants alors ? Elle avait également du mal avec Drago, mais quand même moins. Quoi qu'il dise, il tenait à sa mère vu les réactions qu'il avait des que Ron l'insultait… Narcissa semblait au bord des larmes. Les paroles de sa mère raisonnaient dans sa tête. Elle lui manqua violement d'un cou. Elle revit le visage de sa mère qui lui souriait. Elle ne put esquisser de réponse. Le visage de Mrs Granger vint alors fusionner avec celui de Mrs Malefoy.
« Maman … dit alors Hermione de sa voix enroué de par un silence d'une semaine. Maman … »
Une larme réussit alors à s'échapper du regard anciennement si froid de Dame Malefoy. Sans qu'Hermione n'arrive à comprendre pourquoi, elle se mit à la serrer dans ses bras avec force mais douceur. Hermione pu alors entendre le bruit de ses larmes se mélanger avec ses propres sanglots. Alors avec un léger sourire, elle entoura de ces bras Narcissa qui la serrait déjà et consola cette mère torturée.
Dans les bras l'une de l'autre, elles s'endormirent sous toute ces tensions.
Ce ne fut que le soir qu'elles se réveillèrent, les yeux rougis. Hermione n'avait pas su quel comportement avoir mais Narcissa l'avait rassuré d'un sourire discret. Elle s'était levée et avait tendu les bras vers Hermione pour l'aider à se relever. Ses membres étaient complètement engourdis après être resté une semaine allongée sur son lit. Elle se redressa donc prudemment. Comme il fallait se douter, ses jambes ne purent la porter et elle tomba dans les bras de Narcissa.
« Ce n'est pas grave. Appuie-toi sur moi et essaye d'avancer jusqu'à la fenêtre. La vue du jardin te fera du bien après tout ce temps endormi. »
Hermione avait hoché de la tête. Elle lui était reconnaissante d'appeler l'état dans lequel était resté son « sommeil ».
« Mitzy ! »
Hermione sursauta à cet appel brusque. Elle vit alors arrivé dans un « pop » caractéristique une petite elfe de maison. Elle avait pour simple habit un morceau de tissue verte bouteille qui était drapée telle une toge.
« Oui Maitresse ? Interrogea d'une petite voix fluette l'elfe.
- Veux-tu bien nous apporter de quoi manger ? Je ne sais pas pour toi petite Miss, mais moi je suis affamée ! »
Petite Miss… Narcissa ne l'avait jamais appelé par son prénom, elle se demandait bien pourquoi. Surement pour garder une certaine distance avec elle malgré tout, pour se protéger du qu'en dira-t-on mangemoresque.
Mitzy réapparu quelques minutes après avec un merveilleux gratin dauphinois, des haricots verts en fagots et une entrecôte à la sauce aux poivres [baaaave *o*].
Les deux femmes mangèrent avec appétit. Le repas était silencieux. Un silence qu'Hermione n'appréciait pas. Alors elle osa poser des questions à Narcissa sur la vie d'une femme de son rang. Elles s'engagèrent dans une discussion tournant autour des apparences qu'en tant de sang pur elle devait tenir même dans sa propre maison devant sa propre famille.
Alors qu'elles allaient passer au dessert, alors que l'atmosphère détendu et calme ne laissait pas présager un tel revirement de situation, la porte de la chambre s'ouvrit brusquement laissant apparaitre à son seuil l'homme qui au cours de la semaine qui c'était passé n'avait pas franchit la porte.
A sa vision, Narcissa retrouva son visage impassible et se leva pour mieux saluer le Seigneur des Ténèbres tandis qu'une Hermione brusquement muette et tremblante se cachait derrière le dos courbé de Narcissa.
Voilà pour le chapitre 11 … Je sais j'avais dis Mercredi … Je n'ai aucun self control XD Bon pour la suite, sur maintenant c'est mercredi !!! Pour la Rose du Scorpion, je pense en poster un egalement mercredi ^^
J'espère que ce chapitre vous a plus, il n'y s'y est pas passé de gros choc mais ce chapitre était necessaire pour la logique de la suite. Les choses redeviennent plus angoissante dans le prochain chapitre promis !
