Hello !

Je suis désolée du retard mais j'ai été un peu trop occupée ces derniers temps. Du coup je ne vous livre qu'une première partie du chapitre Week-end en famille…

Bonne lecture

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POV Bella

- Je veux monter dans la décapotable de Rosalie !

- Ok, je viens avec toi ma chérie. Carlie et Bella vous voulez bien monter avec Edward ?

- Pas de problème pour moi et Carlie va dormir au bout de dix minutes.

Nous étions dans le garage souterrain de l'immeuble, devant les deux voitures de notre groupe : une BMW rouge décapotable et une Volvo grise. Deux minutes plus tôt, je vous aurais dit une voiture rouge et une grise mais je venais d'avoir un cours en accéléré de Rosalie sur ces deux merveilles. Le mot était d'elle, pas de moi. J'avais dépassé ma peur des voitures mais pas au point d'y voir plus qu'un moyen de transport. La BMW était la grande fierté de Rosalie qui avait toujours aimé la mécanique automobile, la Volvo était celle d'Edward. Qu'Alice et Jasper insistent pour monter dans la décapotable ne me gênait absolument pas, au contraire, je me sentais mieux avec un toit solide sur la tête.

Comme je l'avais prédit, nous n'étions pas encore sortis de New York que Carlie dormait déjà. Alice avait acheté un siège auto la veille et avait refusé que je la rembourse, arguant que le siège était à elle et qu'elle ne faisait que me le prêter. J'avais appris à ne pas discuter sur tout avec Alice afin de pouvoir refuser ce que je ne voulais vraiment pas faire.

Rosalie roulait devant, capote ouverte pour profiter du grand soleil qui régnait sur l'Est des Etats-Unis. Elle avait toujours eu une conduite sportive et il semblait qu'Edward était du même genre. Une fois sortis de la ville, lui d'ordinaire si attaché au règles ne respectait pas vraiment les limitations de vitesse. Je commençai légèrement à paniquer et lorsque je vis l'aiguille du compteur s'approchait des cent-vingt miles heure, je m'agrippai carrément au siège.

- Edward…

- Oui ?

Nous n'avions pas vraiment parlé depuis le départ, il regardait la route et il n'avait pas remarqué la soudaine tension que j'avais mise dans mes bras.

- Edward…

- Bon sang, Bella, t'es toute pâle. Ça ne va pas, t'es malade en voiture ?

On pouvait dire ça comme ça.

- Ralentis, s'il te plaît…

- Tu veux que je m'arrête ?

- Non, ça va aller, je veux juste que tu ralentisses… et s'il te plaît, regarde la route !

Il avait l'air inquiet et ralentit. Il regarda effectivement devant lui, mais non sans me jeter des coups d'œil réguliers.

- Ça va mieux ?

- Oui, je te remercie.

Sans doute pour me distraire, et c'était plutôt efficace, Edward me parla de la maison de ses parents.

La villa des Cullen se trouvait dans le Catskill Park*, parc des montagnes portant le même nom au Nord de New York. Elle se trouvait au milieu de la forêt, non loin de la petite ville de West Hurley et du réservoir d'Ashokan. En fait, le village originel avait été inondé pour créer l'un des nombreux réservoirs alimentant en eau la ville de New York. La villa avait été l'une des rares maisons à se trouver en dehors de la zone inondée et était par conséquent l'une des plus anciennes du village.

Emmett, Alice et lui avaient vécu dans cette maison jusqu'à l'obtention de leur baccalauréat, puis ils étaient venus s'installer à New York. La maison étant devenue trop vide pour ses parents, eux aussi étaient venus s'installer dans la City. La villa était maintenant leur maison secondaire. Leur père, le Dr Carlisle Cullen, qui était l'un des meilleurs neurologues de la côte Est, faisait auparavant l'aller-retour de NY à West Hurley et était content de pouvoir limiter son temps de transport. Leur mère, Esmée Cullen, avait trouvé plusieurs projets de décoration d'appartements en venant vivre dans la grande ville.

La distraction fut néanmoins de courte durée, puisque nous fûmes bloqués dans un léger embouteillage, provoqué par un accident. Je me tournai vers mon chauffeur.

- Edward, est-ce que je peux t'ennuyer en te racontant une histoire ? Les accidents de la route me rendent nerveuse et ça m'occuperait l'esprit.

- Pas de problème. Au contraire. Je t'écoute.

N'ayant pas d'histoire en tête et ne me sentant pas d'attaque à en inventer une dans ce contexte, je commençai à lui faire un exposé sur la vie d'Alexandre le Grand, sujet que je maîtrisais parfaitement. Je finis par vite oublier l'accident et le fait que je sois dans une voiture, emportée par mes deux passions qu'étaient l'Histoire et raconter des histoires. Je n'étais arrivée qu'à sa proclamation en tant que pharaon en 331 avant JC, pourtant je n'avais que très peu détaillé, ne donnant que quelques anecdotes sur les centaines que je connaissais, quand je m'aperçus que ça faisait plus d'une heure et demie que je parlais.

- Je suis désolée, je me suis laissée emportée.

- Ne sois surtout pas désolée, c'était… waouh, je crois que si j'avais eu un professeur d'Histoire tel que toi, je n'aurais jamais fait médecine…

Je sentis mes joues s'échauffer sous le regard qui accompagna ses paroles.

- Merci.

Ce fut tout ce que je trouvais à lui répondre.

Je pris conscience alors du paysage qui nous entourait. C'était magnifique. Tout ce vert, les arbres, les montagnes, les lacs… je réveillais doucement Carlie pour qu'elle puisse elle aussi profiter du spectacle. Le panneau West Hurley, 2105 habitants, arriva bientôt à notre vue. Comme me l'avait dit Edward, le village reconstruit n'était pas très intéressant, il me montra néanmoins son ancien lycée et le poste de police où Emmett et Alice avaient plusieurs fois fini, entre autres après avoir emprunté la voiture de leurs parents, à l'âge de quatorze ans, pour se rendre à une soirée. Le shérif était un grand ami du Dr Cullen, il était célibataire et sans enfants. Le village de West Hurley ainsi que le reste de sa juridiction étaient plutôt calmes. Alice avait donc décidé que de faire quelques bêtises amèneraient un peu de gaieté dans sa vie.

Je voulus le questionner sur ses incartades adolescentes quand il quitta la route principale pour s'engager dans une chasse cabossée, entourée par la forêt, et qui grimpait légèrement. Edward commença à se plaindre pour ses amortisseurs mais les rires de Carlie qui trouvait qu'être secouée dans tous les sens était fabuleux eurent raison de son air bougon.

A cause de l'accident et d'Edward qui avait roulé à vitesse normale, nous avions mis plus de trois heures pour atteindre la villa. Les autres étaient déjà arrivés depuis trois quart d'heure.

- Nom d'une ratatouille, s'il n'y avait pas eu Carlie comme témoin, on aurait vraiment pu se demander ce que vous avez fait pour tant trainer… à moins que la présence de la petite ne vous…

- EMMETT !

- Bella ne me contredit pas petit frère…

- EMMETT !

En effet, l'énorme maison devant laquelle nous attendaient Emmett et Alice me coupa la parole et je ne réagis pas devant l'allusion d'Emmett. Je sortis Carlie de son siège et me tournai pour admirer la villa. Emmett me la prit des bras.

- C'est ici que vous avez grandi ?

- Oui.

La maison était en bois teinté de blanc avec sur cette façade nord de grandes fenêtres sans volets. Une fois à l'intérieur, je retrouvais le même genre de décoration claire, sobre et élégante que dans notre appartement. Mme Cullen en était sans doute à l'origine. Une fois l'entrée passée, nous nous retrouvions dans une énorme pièce à vivre faisant le tour d'une cheminée. Toujours comme chez nous, cuisine, salle à manger et salon étaient ouverts les uns sur les autres. D'immenses baies vitrées donnaient sur le lac en contrebas. Alice hurla, me tirant de ma contemplation.

- MAMAN, PAPA, BELLA ET CARLIE SONT LÀ !!!

- Sympa pour moi.

- Ouais… Edward aussi !

Je me tournai vers ma gauche pour apercevoir derrière Emmett, M. et Mme Cullen. Leurs enfants avaient de qui tenir leur beauté. Le Dr Cullen était blond et avaient les mêmes yeux bleus gris qu'Edward, il avait le même sourire que les jumeaux. Quant à Mme Cullen, elle avait les yeux chocolat que partageaient les jumeaux et cette couleur cuivrée si particulière qui était celle de la chevelure d'Edward.

POV Esmée

J'allais enfin rencontrer Bella et Carlie. Depuis qu'elles étaient arrivées, mes trois enfants n'avaient cessé de me parler d'elles. Même Emmett m'avait appelé, ce qui ne devait arriver qu'à mon anniversaire. Quoi que souvent il n'appelait pas de son propre chef mais reprenait le téléphone de son frère et/ou de sa sœur.

Mon pauvre époux n'en pouvait plus de me voir trépigner. Il vint se caler dans mon dos et m'encercla de ses bras avant de me retirer le couteau que je tenais dans ma main.

- Qui se demandait de qui Alice pouvait tenir ? Tu comptes nourrir tous les habitants du village cette semaine ?

- Non pourquoi ?

- Je sais qu'Emmett sera là mais je pense qu'il y a assez de plats pour vingt comme lui sur tout le week-end.

- Oh, mais je ne sais pas ce qu'elles aiment manger alors j'ai voulu préparer des choses différentes pour qu'elle puisse choisir.

- Alice t'a affirmé qu'elles mangeaient tout ce qu'on mettait sur la table. Et que Bella était mal à l'aise quand on lui offrait trop de choses. Que crois-tu qu'elle va penser ? Crois-moi, j'admire tes talents et ta patience de cuisinière mais c'est sans doute un peu trop pour une première rencontre. Garde donc ta carte de cinq étoiles pour une prochaine fois.

- Tu as raison mon chéri. Mais je me sens un peu nerveuse et…

- Nerveuse mais pourquoi ?

- Je sens qu'il se passe quelque chose de bien avec cette petite mais je ne sais pas quoi. A chaque fois que j'ai les enfants au téléphone, cela me donne cette impression.

- On sait définitivement de qui tient Alice. Ou peut-être est-ce seulement cette merveilleuse intuition féminine.

- Merveilleuse ?

- Ben oui, depuis notre rencontre, je n'ai jamais eu à me plaindre de tes intuitions, bien au contraire.

Carlisle commença à m'embrasser tendrement dans le cou. Je me laissai aller en arrière, me serrant contre lui.

- Je t'aime.

- Je t'aime aussi.

- Tu ne veux pas choisir un plat unique et emmener les autres chez les Black. Billy invitera Sue, Harry et tous les autres. Je les aurais bien invités mais comme tu le dis, faisons les choses sobrement pour cette première rencontre.

Je sentis le souffle chaud de mon mari dans mon cou alors qu'il riait doucement. Il me murmura ensuite à l'oreille.

- J'irais tout à l'heure. Pour le moment je connais une activité bien plus amusante à laquelle je suis sûr que tu vas adhérer. Il est à peine 9h, les enfants ont prévu d'arriver vers 11h, 11h30. Ce qui nous laisse plein de temps pour faire du bruit.

Sur ces paroles, il me prit dans ses bras pour nous emmener dans notre chambre.

Alice, Emmett, Jasper et Rose furent les premiers arrivés. Je me demandais pourquoi ils avaient laissé Edward seul avec nos invités supplémentaires. Ce dernier avait prévenu qu'il était pris dans un embouteillage dû à un accident.

Nous étions installés sur la terrasse à boire un rafraichissement et à parler de tout ce qui s'était passé pendant ces presque deux mois où nous ne nous étions pas vus. Ils parlaient surtout de Carlie et Bella, bien sûr. Ils étaient même allés au zoo. Emmett était encore tout excité d'avoir pu caresser la langue de l'orque.

Lorsqu'ils entendirent une voiture dans le chemin, Alice et Emmett sautèrent littéralement de leurs chaises pour se précipiter à l'entrée. Leur excitation augmentait la mienne et j'allai rejoindre mon époux qui me prit la main pour me calmer.

- MAMAN, PAPA, BELLA ET CARLIE SONT LÀ !!!

J'entrainai Carlisle à l'intérieur, suivie par les Hales. Emmett tenait dans ses bras une petite fille blonde comme les prés avec de jolis yeux bleus, l'air de famille avec Rose et Jasper était indéniable. Mon fils s'écarta et je pus voir sa mère. Bella était une très belle jeune fille aussi brune que la petite était blonde mais avec la même peau pâle. La description de vingt minutes de ses yeux que m'avait faite Alice ne leur rendait absolument pas justice. Elle avait l'air timide mais quand Edward nous présenta, elle nous fit un grand sourire.

- Bella, Carlie, voici nos parents. Maman, Papa, voici Bella et la petite Carlie.

- Tu pouvais dire les petites…

- Emmett !

Je grondai mon fils aîné et me dirigeai vers Bella afin de l'enlacer. Elle parut surprise et se tendit avant de répondre à mon étreinte. Sa surprise augmenta lorsque ce fut Carlisle qui la prit dans ses bras. J'en profitai pour embrasser mon fils.

- Bonjour mon bébé.

- Bonjour Maman.

Carlie était descendue des épaules d'Emmett et se cachait derrière Bella.

- Ma chérie, tu veux bien dire bonjour à M. et Mme Cullen ?

- Je t'en prie, appelle-moi Esmée.

- Et Carlisle. Et tu peux nous tutoyer, Samuel l'a toujours fait. Tu vis avec nos enfants, tu fais partie de la famille maintenant.

Son sourire illumina son visage. Je voyais bien qu'elle était touchée par ce qu'avait dit mon époux. Carlie vint nous planter à chacun un gros bisou sur la joue avant de se présenter. Elle était vraiment trop mignonne.

- Je m'appelle Carlie et j'ai cinq ans et demi.

- Enchantée Carlie cinq ans et demi.

- Est-ce que je peux te poser une question ?

- Oui bien sûr.

Elle eut l'air de chercher un peu puis se dirigea vers Emmett qui lui murmura à l'oreille. Bella tout comme Edward regardaient la scène, étonnés. Alice devait savoir ce qui se passait car elle riait déjà sous cape. Carlie revint vers nous.

- Qu'est-ce qui se passe si un ours il trouve un livre ?

- … je ne sais pas ma puce.

- Ben rien parce que les ours, ils savent pas lire.

Emmett éclata de rire tandis que Bella lui frappait le bras avec un air faussement dépité mais surtout amusé. Carlie alla rejoindre sa mère.

- Carlie, tu te souviens de ce que je t'ai dit à propos des jeux avec Emmett ?

- Oui, je t'en parle d'abord.

- Exactement. Et bien tu fais pareil avec ce qu'il te demande de dire.

- D'accord.

Carlie fit pencher sa mère afin de pouvoir lui murmurer des choses à l'oreille. Bella roulait des yeux en direction d'Emmett.

- Emmett Cullen, est-ce ainsi que tu éduques les enfants au centre ? Je ne crois pas t'avoir élevé comme ça.

- Ose me dire que tu n'as pas ri devant cette petite blague !

Il m'adressa son grand sourire de repentant qui me faisait craquer. Ah ces enfants !

- Edward, pourquoi ne montres-tu pas leur chambre à ces deux jeunes filles ? Le déjeuner sera prêt dans une demi-heure.

- Avec plaisir. Je vais en profiter pour te faire visiter.

- Attendez-moi, je viens avec vous. Jasper, mon chéri, tu veux pas aller me chercher mes valises dans la Volvo, s'il te plait ?

Jasper secoua la tête en souriant mais obtempéra néanmoins. Je fus surprise de voir qu'Emmett le suivait jusqu'à ce que Jasper sorte un billet de 20 dollars et le tende à mon fils. L'histoire avec Carlie devait être un de ces nombreux paris que les garçons se lançaient sans arrêt. Ah la la ! Boys will be boys !

Je retournai vers la cuisine où je mis les plats à chauffer. De là, je pouvais voir et entendre Alice, Edward et Bella dans l'escalier. Tout le long du mur se trouvaient des photos des enfants depuis leur naissance jusqu'à aujourd'hui. Je me rapprochais d'eux. La voix de Bella me sembla triste quand elle répondit à une question d'Alice.

- Je n'ai pratiquement pas de photos de moi enfant ou de ma famille. Ma maman était si tête en l'air qu'une fois sur trois il n'y avait de pellicule ou bien elle mettait son doigt devant. Et mon père… ce n'était pas son truc.

Comme si elle s'en voulait d'avoir dévoilé cela, elle ajouta très vite.

- Mais bon, j'ai la chance d'avoir une très bonne mémoire et de me souvenir de plein de beaux moments avec eux.

La pauvre petite. Emmett et Jasper qui venaient de rentrer avaient tout entendu et se lancèrent un regard avant que mon aîné ne crie.

- BELLA, TU SAIS POURQUOI ON MET UNE SELLE SUR UN CHEVAL ?

- Sans doute parce que si on la mettait dessous elle tomberait par terre !!

Tout le monde éclata de rire devant l'air faussement déçu d'Emmett dont la blague avait quand même eu l'effet escompté, faire baisser la tension. Bella regarda alors les bagages que portait Jasper.

- Alice, es-tu sûre que tu auras assez de vêtements pour cette nuit et demain ?

- Bella a raison, jumelle de mon cœur, peut-être devrais-tu te faire livrer un semi-remorque ?

- A moins que… ben oui, c'est ta maison ici, tu dois avoir un deuxième dressing… en tout cas, si tu es en manque, je veux bien te prêter quelques habits…

- Ha ha ha, vous êtes vraiment drôles tous les deux. Je fais de la place à New York, c'est tout.

- Oh, elle a dû au moins vider un tiroir.

- Jasper Hale, tu n'es qu'un traitre.

- J'espère que t'as vérifié, Jazz. Sans doute a-t-elle vidé un des tiens ?

- Bella !

- Oh aurais-je raison ?

- Alice ?

- Jesuisdésoléej'avaisenviedefairedushoppingpourtoipourchangerettestiroirssontpleins.

- Traduction : Jazz, mon cher cousin, tu t'es fait avoir.

Tout le monde éclata de rire, y compris les deux plus concernés. Décidemment, cette petite s'était bien intégrée au groupe parfois refermé sur lui-même que formaient mes enfants et les Hales. Alice et Edward continuèrent leur visite tandis qu'Emmett me prenait par l'épaule pour rejoindre Rose et Carlisle qui discutaient dehors. Rose et Jasper s'étaient écarté un peu pour téléphoner à leurs parents quand Alice et Edward nous retrouvèrent. Edward prit alors la parole. Il avait l'air d'hésiter sur ce qu'il allait nous dire.

- Voilà, je sais pas trop comment vous le dire, ni si vous êtes déjà au courant. C'est à propos de Carlie et de Bella. Et de ses parents.

- Je ne m'attendais vraiment pas à ce que Carlie soit si « âgée » et Bella si « jeune »…

- Justement, c'est que Bella n'est pas la mère biologique de Carlie.

Alice soupira de soulagement.

- Ouf, sapristi, je pensais vraiment que Bella avait… qu'elle avait… enfin vous voyez ce que je veux dire. J'osais pas trop lui demander du coup…

- En fait, Bella est la tante de Carlie mais son frère James et sa femme Victoria sont morts il y a trois ans, laissant la petite orpheline. Bella l'a donc adoptée.

- Oh, mais elle devait être si jeune…

N'ayant pas entendu Jasper et Rose revenir vers nous je sursautai quand Rose prit la parole.

- Elle avait tout juste dix-sept ans, même si elle était émancipée, quand elle est devenue la tutrice de Carlie et dix-huit quand elle l'a adoptée.

- Si jeune mais comment est-ce possible ?

Ce fut Jasper qui répondit à Carlisle.

- Nous n'en savons pas beaucoup plus. Excepté que la procédure a été longue et que c'est une erreur policière qui a fini par tout faire basculer.

Un silence un peu gêné s'installa.

- Elle m'a demandé de vous le dire parce qu'elle n'a pas envie d'en parler alors il faudrait peut-être qu'on trouve un autre sujet de conversation.

- Vous savez que Bella a confisqué les cartes de crédit d'Alice pendant plus de 72h !

- Emmett !

- Non. Alice tu ne m'as pas avoué cela ! Qu'avez-tu fait ?

- Elle avait fait des folies dans les magasins, comme d'habitude…

- Et Emmett a dû faire le ménage cette semaine parce qu'il lui a fait un cocard.

- Emmett Cullen !

- C'est pas moi, c'est Edward ! Alice, tu n'es qu'une balance.

- Et qu'est-ce que tu viens de faire ?

- Je détendais l'atmosphère !

- Ben moi aussi !

Les jumeaux se regardèrent et s'exclamèrent d'une seule voix.

- Et Jasper a collé des crêpes sur le plafond de la cuisine !

- Heeyy !

- Oh, il n'a pas été le seul.

Bella venait de nous rejoindre. Et ce fut Carlie qui eut le mot de la fin avant que nous allions manger.

- De toute façon, ils sont tous nuls pour cuisiner. Quand Maman n'est pas là, on mange que du déglacé et des pizzas.

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* Les lieux cités existent vraiment (vive Wikipedia !!!) mais tout comme New York, n'y étant jamais allée, je ne fais que les imaginer à ma sauce.

A bientôt