Partie 11
— Je pense que tu vas élire domicile ici pour les prochains jours. Ça t'dérange?
— Non, pourvu que tu sois bien. Et dès que tu seras en forme, j'aimerais inviter mes parents à venir manger, pour qu'ils puissent connaître l'homme qui partage ma vie. Ou mon lit, comme dirait Mac.
— Mac sait pour nous deux?
— Tu ne m'as pas vraiment laissé le choix, après tout ce que t'as dit devant lui. Une chance que tu n'avais pas ton portable avec toi, sinon je pense que tu lui aurais montré la photo de mes fesses que tu gardes dessus.
— T'exagères, j'me montre toujours réservé devant Mac.
— Disons que la fièvre t'a aidé à te montrer sous ton vrai jour.
— Et pour tes parents? T'es sérieux? Tu veux vraiment me les présenter?
— Oui. Plus de dispute, je sors du placard. J'me suis enfermé trop longtemps. On va vivre notre relation aux yeux de tous. À deux, on peut tout affronter.
— Merci, mais je ne mérite pas ce que tu vas faire. J'ai cherché à te faire du mal volontairement. Je suis désolé, je… Tu ne m'en veux pas trop?
— Oui, je t'en veux, je t'en veux d'être une tête si dure et de ne pas m'avoir parlé avant que le problème dégénère comme ça, de tout garder en dedans de toi jusqu'à l'étouffement.
— T'as raison, parfois j'suis si bête…
— Dan, on est à égalité. On s'est blessés mutuellement. Je passe l'éponge, mais je t'en prie, la prochaine fois, explique-toi clairement. N'attends pas, tu ne sais pas à quel point tes paroles m'ont fait mal, lui dit Don qui à son tour essayait de retenir ses larmes.
Voyant l'état de Don, Danny se sentit coupable d'avoir blessé son amant à ce point, lui qui croyait que Don était moins sensible que lui, il s'était mis un doigt dans l'œil.
— On oublie tout, Danny, on efface tout et on recommence à zéro.
— OK. On efface tout. Je m'excuse, ajouta Danny en baissant les yeux, honteux.
— Regarde-moi. Y a un truc que je n'ai jamais dit à personne. J'aimerais que tu sois le premier à l'entendre. Je t'aime.
— Don, je… (Violente toux)
— J'vais te chercher un verre d'eau.
Après quelques minutes, Danny réussit à reprendre son souffle.
— Si c'est l'effet que ça te fait à chaque fois…
— Heu! J'suis… j'suis désolé, je ne m'attendais pas à ça. Tu m'as pris par surprise. Je ne croyais pas qu'un jour notre relation puisse évoluer aussi loin. Je t'aime Don, depuis si longtemps. Redis-le-moi. J'aimerais te l'entendre dire encore une fois.
— OK, mais tu respires doucement. Je t'aime Dan. Je suis fou amoureux de ton sale caractère de cochon. J'adore ton corps et malgré tout ce que j'ai pu dire depuis des mois, je vais me battre pour que tes convictions deviennent aussi les miennes.
Ils s'embrassèrent langoureusement. Don se montra plus attentionné que jamais, montrant une tendresse que Danny ne lui connaissait pas. Malgré sa fièvre en baisse, Danny sentit l'amour enflammer son bas-ventre, le consumant de l'intérieur. Sans plus attendre, la langue de Don reprit du service. Oreilles, cou et lèvres, le visage de son amant eut droit à un traitement de faveur et à un soupçon de salive. L'inspecteur déshabilla adroitement son amant, avant de poursuivre sa fouille corporelle. La bouche et la langue de Don s'activèrent à contourner les fesses de Danny, marquant une légère pause au-dessus de l'anneau de chair, histoire de se faire désirer davantage. Ses lèvres se refermèrent ensuite autour du sexe, fièrement dressé de Danny, le léchant jusqu'à créer la formation d'un ruisseau. Il le mordilla un peu, pour augmenter le niveau de stress dans le corps de son compagnon de jeu. Les glandes salivaires de Don atteignirent un niveau de production qu'il ne se savait même pas capable d'imaginer.
Un léger coup à la porte d'entrée se fit entendre. Danny tenta de se relever, mais Don lui fit comprendre par geste, sa bouche ayant une tout autre occupation que le langage, qu'il ne devait même pas envisager de bouger. Don fit rapidement jouir son homme, se délectant de chaque goutte de son nectar. Il se redressa pour embrasser Danny, déjà à bout de souffle, afin qu'il puisse se goûter en croisant le fer avec la langue de son amant.
Don bascula le corps de Danny sur le sol. Sa bouche s'empara maintenant des testicules de Danny, les faisant rouler avec sensualité, augmentant encore, si possible, leur désir charnel. À l'aide d'un coussin, Don releva les hanches de Danny pour faciliter l'accès à l'antre chaud de tous ses désirs. Il en taquina innocemment l'entrée, sachant pertinemment que les grognements de protestation de Danny n'allaient pas tarder à se faire entendre. Les râlements de mécontentement se transformèrent rapidement en cris d'extase, alors qu'un doigt humidifié s'introduisit doucement en Danny. Après quelques rondes, le majeur se joignit à la danse, valsant amoureusement à l'intérieur du scientifique.
La respiration erratique de Danny se répercuta sur les murs du salon, augmentant le désir de Don. Ce dernier se positionna confortablement entre les cuisses de son amant, appuyant son sexe gorgé de sang à l'entrée du plaisir infini. Il poussa lentement son organe à l'intérieur de son amoureux, centimètre par centimètre. Danny se cambra, s'empala encore davantage sur l'objet de son plaisir. Avec agilité, Don créa de longs mouvements, de plus en plus rapides, atteignant chaque fois le point le plus sensible en Danny, le faisant hurler de plaisir. Les jambes nouées autour de son inspecteur lui permirent de s'enfoncer encore plus profondément en lui. Don posa sa main sur la forte érection de Danny, sachant qu'ils se trouvaient tous deux au summum de leur relation. Tremblant de désir et de passion, la jouissance les frappa, les laissant repus, la respiration saccadée et leurs deux corps langoureusement enlacés.
Après avoir repris ses esprits, Don se releva pour aller se nettoyer un peu. Il rapporta avec lui un gant de toilette, qu'il passa délicatement sur le ventre de Danny. Il sourit en constatant que son amoureux dormait déjà. Se souciant de son confort, Don glissa un bras sous les genoux de Danny et l'autre sous son aisselle, puis il le déposa sur le divan et le recouvrit d'une chaude couverture. Un peu plus tard, lorsque Don quitta pour aller faire une course, il remarqua une note collée sur la porte d'entrée. Il la lut en esquissant un sourire. Tout s'arrangeait. Il reprenait le contrôle de sa vie. Il ne lui restait plus qu'à boucler son enquête. Il sifflota en attendant l'ascenseur. Deux heures plus tard, Don revint, les yeux un peu rougis. Il entendit l'eau de la douche couler et décida d'aller y retrouver Danny.
— Tu dois vraiment reprendre le boulot demain, questionna Danny.
— Oui, j'ai une enquête à terminer.
— J'vais m'ennuyer.
— T'auras pas l'temps, tes médicaments t'font dormir.
— C'est faux.
— Tu veux parier? J'suis prêt à te parier n'importe quoi que tu t'endors avant que j'aie terminé de préparer le repas.
— Si tu, le reste de la phrase disparut dans un immense bâillement.
— Trop facile. Allez, cette fois-ci, tâche de t'endormir dans un endroit plus confortable.
Danny passa sa main sur le ventre de Don.
— Ça me semble assez confortable.
— Danny!
— J'suis malade, tu n'as pas le droit de me contredire.
— OK. Mais toi, tu vas manger avant que j'me fasse des ecchymoses en me cognant sur tes os.
— Très drôle, le clown.
À suivre
