HERE FOR YOU

par wisegirl2772

traduction de m13a

L'univers et les personnages de Harry Potter sont la propriété de JK. Rowling.

L'histoire et les OC ont été créés par wisegirl2772.

Chapitre 11

Une semaine plus tard, Barty Croupton était toujours introuvable. Amy avait essayé de l'éloigner de ses pensées, mais étant donné que Karkaroff n'arrêtait pas de se plaindre à propos de l'injustice du Tournoi, et du soi-disant favoritisme de Poudlard par le Ministère, c'était plutôt difficile à faire.

D'après le Professeur Dumbledore, qu'Amy avait réussi à interpeler dans un couloir, Croupton n'était nulle part dans le parc, mais le Ministère avait été averti, et prenait maintenant l'affaire en charge. Dumbledore prononça la dernière partie de cette annonce d'un ton acide, comme si le fait de dire ces mots lui écorchait la bouche. Avant qu'Amy ne puisse demander quoi que ce soit d'autre, il s'esquiva, la laissant seule.

'Il faut juste que j'oublie ça,' se dit Amy. 'Je vais devenir folle si je continue à y penser.'

La semaine des examens finaux arriva, mais il n'y avait pas seulement du stress dans l'air, car les élèves étaient tous excités. À la fin de la semaine, la troisième et dernière tâche aurait lieu, et tout le monde, élève, professeur, ou fantôme, étaient impatient de voir ce qui allait se passer.

Le jour de l'épreuve commença avec énormément de bruit. Les étudiants lançaient des cris d'encouragements à chaque fois qu'un champion pénétrait dans la Grande Salle, et avec le bruit provoqué par la poste, c'était presque impossible d'entendre son voisin. Lorsqu'une chouette déposa la Gazette à côté d'elle, Amy l'ouvrit, aspirant une gorgée de son thé avant de lire les gros titres. Elle avala de travers, et se mit à tousser bruyamment, Chourave lui tapant le dos a plusieurs reprises. Amy s'essuya la bouche avec sa manche, et attrapa le journal pour le rapprocher d'elle.

"HARRY POTTER 'PERTURBÉ ET DANGEREUX' "

Les yeux d'Amy parcoururent rapidement l'article, s'imprégnant de chaque mot, avant qu'elle ne jette le journal sur la table. "Que des conneries," murmura-t-elle, énervée. Elle jeta un coup d'œil à la table des Gryffondors, où elle vit Harry en train de lire le même article. 'Il ne devrait pas lire ce genre de choses,' pensa-t-elle 'Surtout le jour de l'épreuve. Ça va le démoraliser.' Elle secoua la tête.

Tout d'un coup, Hermione se leva, et s'enfuit de la Grande Salle en courant, alors que Ron criait après elle, "Eh ! On a l'examen d'Histoire de la Magie dans dix minutes !" Alors qu'Harry et Ron se levaient à leur tour, McGonagall les approcha, et se mit à parler à Harry. Amy se leva également. Elle devait surveiller les épreuves des sixièmes années, et ça ne l'enchantait pas vraiment. Cela consistait juste à rester assise et silencieuse pendant très longtemps, alors qu'une multitude d'élèves posaient sur le papier tout ce qui leur venait à l'esprit. Elle détestait surveiller des examens encore plus que de devoir en passer.

Alors qu'elle sortait de la Grande Salle, Harry passa devant elle, l'air nerveux, allant vers la pièce sur le côté de la Grande Salle. Elle lui lança un regard curieux, et il répondit à son interrogation en grimaçant et en haussant les épaules. Elle se serait bien arrêtée pour le questionner, mais elle devait vraiment arriver à sa salle de classe avant d'être en retard. Encore.

Alors que sa classe s'échappait de la salle, Amy lâcha un soupir de soulagement. C'était fini. Terminé. Elle pouvait de reposer. Enfin, après l'épreuve, bien sûr. Elle passa une main sur son visage, fatiguée. Son estomac grogna. Elle sentait que quelque chose n'allait pas, mais elle n'aurait su dire quoi, et mit cela sur le compte de l'inquiétude qu'elle se faisait pour les champions.

En soupirant, Amy s'extirpa de son siège, tournant sa baguette entre ses doigts pour éteindre les ampoules, laissant la pièce dans la lumière déclinante du jour, juste avant le coucher du soleil. Alors qu'elle sortait de la salle, des élèves lui passèrent devant en courant, déjà habillés pour la tâche, du maquillage sur les joues et des posters supportant leurs champion dans les bras. Amy sourit, se rappelant vaguement les matchs de foot américain qui se déroulaient dans son école moldue.

Quand Amy entra dans la Grande Salle, elle vit beaucoup d'élèves sautant dans tous les sens et criant. En se dirigeant vers la table des professeurs, Amy passa devant la table des Gryffondors, où elle vit plus de têtes rousses que d'habitude. Ron leva les yeux vers elle alors qu'elle longeait la table.

"Eh ! Professeur !" s'exclama-t-il en lui faisant de grands signes. "Venez par ici !" Amy rit, heureuse que ses élèves se sentent assez à l'aise pour l'appeler pour qu'elle s'assoie avec eux, malgré son statut de professeur. Elle avait l'impression d'être leur grande sœur.

"Ronald !" le réprimanda une femme, ronde et rousse. "Ne parle pas à tes professeurs comme ça !" La femme se tourna vers Amy. "Je suis terriblement désolée. Je suis Molly Weasley, la mère de ces malpolis." Amy lui tendit la main.

"Amy Wyman," se présenta-t-elle. "Je suis la professeur d'Enchantements." Molly acquiesça.

"J'ai déjà entendu parler de vous," répondit-elle. Amy regarda ses élèves.

"Vraiment," commença Amy, haussant un sourcil aux autres Weasley, qui rougirent et se détournèrent. Harry se mit à rire. "Intéressant." Avant qu'aucun des Weasley ne puisse se défendre, deux autres grands roux apparurent, et Amy sentit son estomac se tordre. L'un d'eux était Charlie.

"Oh, voici mes deux fils aînés, Bill et-" commença Molly.

"Charlie," l'interrompit Amy. "On s'est déjà rencontrés." Leurs regards s'accrochèrent un instant, avant qu'ils ne se détournent rapidement tous les deux. Molly le remarqua. "Je suis Amy Wyman," dit Amy en tendant la main a Bill, qui la serra. "J'enseigne les Enchantements." Bill ressemblait beaucoup à Ron, grand et dégingandé, mais ses cheveux étaient beaucoup plus longs, et il avait des boucles d'oreilles, apparemment faites en dents. Elle fut surprise. Elle pensait qu'il travaillait pour Gringotts.

"Alors, vous avez appris quelques sortilèges à cette petite bande de bêtas ?" demanda Bill, en esquivant un coup de point de la part d'un des jumeaux.

"J'ai essayé en tous cas," dit Amy pour les embêter. C'était facile de plaisanter avec eux. Ils avaient juste un air accueillant, qui mettait tout de suite à l'aise. Bill et Charlie éclatèrent de rire, tandis que les autres grognèrent. Derrière eux, Amy entendit quelqu'un s'arrêter a leur hauteur. Elle se retourna, et vit Hermione.

"Hermione, est ce que tu vas enfin nous dire-" Harry s'interrompit quand Hermione secoua doucement la tête, lançant un regard à Mme Weasley, qui s'était renfrognée.

"Bonjour Hermione," l'accueillit Mme Weasley, beaucoup moins chaleureusement que lorsqu'elle avait accueilli Amy.

"Bonjour," répondit Hermione tout bas, un air triste voguant sur son visage. Amy se leva de son siège, et l'offrit a Hermione, qui hésita un peu avant de s'assoir.

Amy se pencha vers Harry et lui chuchota, "On dirait que quelqu'un à lu Rita Skeeter..." Elle lui jeta un regard appuyé avant de faire un signe à la tablée et de s'en aller. Derrière elle, Amy entendit Harry dire, "Mme Weasley, vous n'avez pas cru les bêtises qu'à écrit Rita Skeeter dans Sorcière Hebdo, n'est ce pas ? Place qu'Hermione n'est pas ma petite amie."

Mme Weasley bafouilla un instant avant de se reprendre, "Oh ! Non- bien sur que non !" Amy esquissa un sourire en coin alors qu'elle marchait à grandes enjambées vers la table des professeurs. Tandis qu'elle s'asseyait a sa place, elle regarda à nouveau la table des Gryffondors, et vit les Weasley, Harry et Hermione en train de rire. À l'exception de Charlie.

Ses yeux étaient posés sur Amy, un sourire jouant sur ses lèvres. Amy capta son regard, et lui rendit son sourire. Sa bouche s'étira encore plus, avant qu'il ne se tourne vers sa famille, regardant Amy a la dérobée. Les joues d'Amy se colorèrent légèrement de rose, et elle secoua la tête, espérant faire disparaître son rougissement. Elle regarda ailleurs, tous mais pas lui, et ses yeux se posèrent sur Fleur et sa famille, qui parlaient rapidement en français, malgré les regards d'incompréhension qu'ils recevaient de la part des Serdaigles à côté d'eux. Depuis sa place, Amy pût voir Fleur observer la table des Gryffondors, et en particulier Bill, qui lui rendit son regard. Fleur détourna les yeux en rougissant, ce qui surprit Amy. Elle n'avait encore jamais vu l'élève française rougir.

Elle se prit à regarder Charlie, de nouveau, qui avait également remarqué son grand frère qui fixait la plus jeune fille. Ils étouffèrent tous les deux leurs gloussements, avant d'exploser de rire et de passer pour des fous.

Le dîner ce soir là présentait plus de plats qu'à la normale, cependant, Amy remarqua qu'aucun des champions ne mangeait réellement, préférant picorer quelques bouchées de leur assiette nerveusement. Verpey avait décidé de changer le cours des choses, et s'était installé à côté de Dumbledore, forçant Karkaroff à se déplacer d'un siège, et à s'assoir près d'Amy.

Même si Karkaroff avait été beaucoup plus froid avec elle depuis l'incident avec Croupton, il était toujours content de se trouver près de la jeune professeur, et à plusieurs reprises, il laissa 'accidentellement' sa main frôler la sienne, ou sa jambe toucher sa cuisse. Ses avances retournaient l'estomac d'Amy, et elle fut plus que soulagée quand Dumbledore se leva pour faire une annonce.

"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, dans environ cinq minutes, je vous demanderais de vous diriger vers le terrain de Quidditch pour assister à la troisième et dernière épreuve du Tournoi des Trois Sorciers. Les champions sont priés de suivre M. Verpey jusqu'au stade dès maintenant." Amy fut encore plus soulagée quand elle vit que Karkaroff se levait avec les autres directeurs pour accompagner les champions au terrain.

Cinq minutes passèrent avant que les élèves, les enseignants et les familles des champions ne se mettent en route pour le terrain de Quidditch. Amy était à la fin de la file, marchant lentement vers le stade. Le ciel s'était assombrit, et quelques étoiles commençaient à être visibles. Quand Amy atteint finalement l'arène, les gradins étaient comblés, et Ludo Verpey débutait tout juste ses commentaires.

"Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, la troisième et dernière tâche du Tournoi des Trois Sorciers est sur le point de commencer! Laisser moi vous rappeler les points déjà comptabilisés ! À égalité en première place, avec quatre vingt cinq points chacun- M. Cedric Diggory et M. Harry Potter, tous deux de l'école Poudlard !" La foule explosa, approuvant les propos, et pleine d'excitation. Amy applaudit en même temps que les autres en essayant de se trouver un siège. "En seconde place avec quatre vingt points- M. Viktor Krum, de l'institut Durmstrang !" Encore plus d'applaudissements, venant majoritairement des Serpentards. "Et en troisième place- Miss Fleur Delacour, de l'académie Beauxbâtons !" Réalisant qu'il n'y avait apparemment plus de sièges libres, Amy décida de rester près des barrières, s'appuyant contre un poteau en bois alors que les élèves applaudissaient la jeune française.

"Alors... À mon coup de sifflet, Harry et Cedric !" proclama Verpey, sortant un sifflet de sa poche. Il le porta à sa bouche, et cria, "Tois- deux- un !" Il souffla dans le sifflet, et les deux champions de Poudlard se ruèrent vers le labyrinthe, les haies se refermant sur eux, les coupant à la vue de l'audience.

Verpey attendit cinq minutes avant d'appeler Krum, et de souffler à nouveau dans son sifflet. Krum courut vers les hautes haies, déterminé à rattraper son retard. Les spectateurs continuèrent à applaudir, crier, sauter, encourager alors que Verpey donnait un dernier coup de sifflet, Fleur se précipitant dans le labyrinthe.

Alors que les minutes s'écoulaient, la foule continuait ses encouragements, malgré le fait que les gens n'avaient aucune idée de ce qu'il se passait à l'intérieur du labyrinthe. Amy bailla, fatiguée, et regarda sa montre : une trentaine de minutes étaient passées.

"Pas aussi excitante que les autres épreuves ?" demanda une voix. Amy regarda sur sa gauche, pour voir Charlie assit sur la dernière rangée des gradins.

"Évidement. Parce que regarder de l'eau pendant une heure est terriblement excitant," plaisanta Amy. Charlie rit en descendant les quelques marches qui les séparaient, et se posta à côté d'Amy.

"Je suppose que tu as raison," soupira-t-il. Cette fois ce fut Amy qui rit.

"Bien sûr que j'ai raison," dit-elle pour le taquiner, "Je suis professeur !" Charlie se remit à rire, la poussant gentiment avec son coude.

"Tu ne ressembles pas aux autres professeurs, en tous cas," ajouta Charlie en la fixant.

"Non, c'est vrai," admit Amy sans honte, regardant les haies devant elle qui dansaient dans la brise d'été. "Mais c'est une bonne chose, non ?" demanda Amy, arrachant ses yeux au labyrinthe pour les poser sur Charlie, qui la regarda en retour.

"Une très bonne chose," dit-il doucement. Leurs regards s'accrochèrent, noisette et bleu se mélangeant, alors qu'ils ne se quittaient plus des yeux. Inconsciemment, ils s'avancèrent légèrement tous les deux, leurs visages se rapprochant dans l'ombre des gradins.

Quelqu'un cria, Amy et Charlie se tournèrent vers les haies, et ils s'écartèrent nerveusement l'un de l'autre. Les spectateurs attendirent en retenant leur respiration, cherchant un signe, n'importe quoi, pour savoir ce qu'il se passait. Alors que chacun commençait à murmurer avec son voisin, un autre cri déchira la nuit. Des cris de douleur, des cris de torture. Les professeurs à la lisière du labyrinthe se lancèrent des regards nerveux, mais ne firent rien. Ils attendaient les étincelles.

Les cris s'arrêtèrent, mais cette fois la foule fut silencieuse. Soudainement, depuis le centre du terrain, des étincelles rouges percèrent le ciel noir. Les spectateurs poussèrent des exclamations de surprise et de peur, tandis que plusieurs professeurs disparaissaient dans le labyrinthe, réapparaissant quelques instant plus tard avec Viktor Krum, inconscient. Les élèves de Durmstrang hurlèrent de désappointement, et Amy vit Karkaroff cracher au sol, en colère. Il vit qu'Amy le regardait, et la fixa méchamment, comme s'il la blâmait pour ce qui venait d'arriver. Charlie assista à la scène, et avança légèrement pour se place juste devant Amy, l'effaçant du champ de vision de Karkaroff. Ce n'était pas grand chose, mais il sentit une bulle de protection se former dans sa poitrine.

Tout à coup, depuis le centre du labyrinthe s'éleva une incandescente lumière bleutée, qui disparut rapidement. Les spectateurs sautèrent sur leurs pieds, essayant d'apercevoir l'intérieur du labyrinthe, sans succès. Les professeurs et directeurs échangèrent des regards inquiets, la confusion s'emparant de tous. Quelque chose était en train de se passer à l'intérieur, quelque chose de mauvais. Amy sentit son estomac se tordre, et fit un pas en avant, regardant tout autour d'elle.

"Amy ?" demanda Charlie en tendant le bras vers elle. "Amy, qu'est-ce que c'était ?" Amy se tourna vers lui en vitesse.

"Je ne sais pas," commença-t-elle,"mais il y a quelque chose qui ne va pas." Charlie la regarda, visiblement inquiet.

"Je suis sûr que tout va bien, Amy," l'encouragea Charlie de sa voix rassurante, essayant de calmer l'enseignante plus que nerveuse. Il attrapa doucement son bras, la tirant légèrement en arrière. "Tu es juste nerveuse. Tout va bien."

Amy le fixa du coin de l'œil, mais elle le laissa tenter de la relaxer. Les secondes passèrent en silence, mis à part les bruits des chuchotements de la foule. Les secondes se transformèrent en minutes, et les élèves se lassèrent. Personne ne remarqua Karkaroff se faufiler dans l'ombre.

Puis, des étincelles rouges percèrent à nouveau le ciel à travers les haies, et quelques instants plus tard, un professeur émergea avec Fleur Delacour, recouverte de bleus et d'égratignures. Quand elle aperçut Krum, qui s'était enfin réveillé et était un peu sonné, elle se jeta sur lui, tapant et griffant chaque partie de lui qu'elle était capable d'atteindre.

"Toi ! Tu m'as attaquée !" cria-t-elle, furieuse. "Salaud !" * hurla-t-elle. Plusieurs professeurs s'avancèrent, éloignant la jeune fille, qui criait et se débattait, du garçon. Elle continua à hurler et à jurer en français, même quand Madame Maxime la tira à l'écart.

"Pourrquoi est-ce qu'elle dit ça ?" s'exclama Krum, indigné. "Je ne t'ai pas touchée !" Les deux champions continuèrent à se disputer, Fleur s'énervant après lui car il l'avait attaquée, tandis que Krum jurait qu'il n'avait même pas le souvenir de l'avoir vue dans le labyrinthe. Amy regarda Charlie dans les yeux, qui arboraient maintenant un air beaucoup plus anxieux.

"Est-ce que tu me crois maintenant ?" lui demanda-t-elle, sans bouger d'un cil. "Quelque chose ne va pas !" Avant que Charlie ne puisse répondre quoi que ce soir, des applaudissement et des cris retentirent dans le stade. Harry et Cedric étaient revenus, tenant tous deux la coupe du Tournoi. Les applaudissements pour le duo gagnant se prolongèrent, sans que personne ne remarque les larmes qui striaient le visage de Harry. Amy se dégagea de l'emprise de Charlie, et courut vers les deux garçons. Elle tomba à genoux près de Harry au moment où Dumbledore arrivait à côté d'eux. Amy se pencha pour aider Harry et Cedric à se relever, quand ses yeux se posèrent finalement sur Cedric. Ses yeux étaient ouverts, sans vie et vides, et sa bouche était à moitié béante, dans une expression choquée. Amy s'écarta brusquement, couvrant sa bouche de sa main sous le coup de l'horreur.

"Il est mort," murmura-t-elle, les larmes emplissant ses yeux. Quelqu'un cria. Amy releva la tête et vit Fleur qui criait, pointant du doigt Cedric. "Dumbledore, nous devons faire quelque chose," dit-elle au plus vieux professeur, sa voix se brisant à la fin de sa phrase.

"Il est de retour," interrompit doucement Harry. " Il est de retour. Voldemort."

Fudge accourait vers eux. "Qu'y a-t-il ? Que s'est-il passé ?" Il s'arrêta. "Mon dieu- Diggory ! Dumbledore- il est mort !" La foule se fit plus silencieuse, toujours secouée par des murmures.

"Il est mort !" "Il est mort !" "Cedric Diggory ! Mort !"

"Harry, lâche-le," ordonna Fudge, regardant nerveusement autour de lui.

Dumbledore se pencha vers Harry, secouant un peu son bras. "Harry, tu ne peux plus l'aider maintenant. C'est fini. Laisse-le."

"Il voulait que je le ramène," chuchota Harry, désolé. "Il voulait que je ramène son corps à ses parents..." Les larmes dévalèrent les joues d'Amy. Elle se leva alors que Dumbledore aidait Harry à tenir debout. Elle lança un regard désespéré à l'assemblée, passant nerveusement une main dans ses cheveux.

"Il faut qu'il ailles à l'infirmerie !" indiqua bruyamment Fudge. "Il est malade, il est blessé- Dumbledore, les parents de Diggory sont ici dans les gradins..."

Maugrey apparut à côté d'Amy, attrapant fermement l'autre bras de Harry. "J'accompagne Harry, Dumbledore, je l'accompagne-"

"Non," l'interrompit Dumbledore. "Je préfèrerai-"

"Dumbledore, Amos Diggory est en train de courir... Il arrive..." l'informa Fudge. Amy jeta un coup d'œil à Amos Diggory, qui se précipitait vers son fils... Son fils qui était mort...

Amy s'éloigna des hommes qui discutaient, et Maugrey la frôla en partant, mais elle ne s'en préoccupa pas. Elle se dirigea vers M. Diggory, en levant les mains. "M. Diggory," dit Amy. "M. Diggory, s'il vous plait attendez !" Mais il ne la remarqua même pas, la poussant légèrement avant de tomber au sol près de son fils, aggripant ses robes, et sanglotant sur la poitrine sans vie de son fils unique. Amy regarda autour d'elle, un peu désespérée, et rencontra le regard de Charlie. Il la regardait sombrement, et elle se força à prendre une profonde inspiration pour ne pas se mettre à pleurer pour de bon. Charlie fit un mouvement, comme s'il allait l'approcher, lorsqu'elle entendit une phrase derrière elle qui la fit réagir.

"Où est Harry ?" Amy fit volte-face et se trouva près de Dumbledore, qui regardait par dessus la mer d'élèves pour trouver le jeune champion. Le regard d'Amy s'attarda sur Cedric et ses parents, qui ne lâchaient pas le corps de leur fils. Le professeur Chourave avait ses mains posées sur leurs épaules, et leur chuchotait des mots apaisants.

"Qu'est-ce que vous voulez dire ?" demanda-t-elle. "Il était juste ici." Amy chercha à son tour parmi les élèves les cheveux en bataille de Harry. Partout où elle posait ses yeux, Amy pouvait voir des élèves sanglotant, se retenant les uns aux autres, et tremblant. Cho Chang était tombée à genoux et pleurait en silence au sol, deux de ses amies l'entourant de leurs bras, et pleurant doucement avec elle sur ses épaules. Amy continua à chercher Harry dans la foule, mais il était introuvable.

Amy se tourna à nouveau vers Dumbledore, qui était plongé dans ses pensées. Amy le fixa un moment, avant que le visage du directeur ne soit traversé par un éclair de compréhension. "Minerva, Severus, Amy, si vous voulez bien me suivre," les pria Dumbledore, même si cela ressemblait plutôt à un ordre. Avant qu'aucun des professeurs ne puisse répondre, Dumbledore s'élança vers le château, et les professeurs se regardèrent un instant, avant de partir à sa suite. Alors qu'ils approchaient du château, les professeurs sortirent leurs baguette, et entrèrent dans le bâtiment, suivant le directeur qui traversait les couloirs en courant.

Les personnages dans les tableaux suivirent les professeurs le long des murs, ces derniers courant à pleine vitesse, trois d'entre eux ne savant même pas où les conduisait le quatrième. Soudainement, Dumbledore s'arrêta devant le bureau de Maugrey. Avant que les autres professeurs ne puissent parler, Dumbledore avait levé sa baguette.

"Stupéfix !" lança Dumbledore, son sort s'écrasant sur la porte du bureau, qui éclata en gros morceaux de bois. Alors que le sortilège frappait Maugrey, celui ci vola à travers la pièce, et s'encastra dans le mur d'en face, avant de tomber en tas au sol. Amy fixa Dumbledore, sous le choc, complètement ébahie par le fait qu'il ait attaqué l'un des plus grands Aurors de tous les temps. Cependant, Amy ne fit aucune remarque, car elle pouvait voir que toutes traces de la gentillesse habituelle du directeur avaient disparut, pour être remplacées par la colère d'un puissant sorcier.

Dumbledore entra dans la pièce, et fonça droit sur Maugrey, le retournant sur le dos d'un coup de pied. Rogue le suivit, examinant les murs du bureau, ornés de tous les détecteurs de mages noirs de Maugrey, et McGonagall se précipita vers Harry.

"Venez par ici Potter," murmura McGonagall, sa voix se craquelant légèrement. "Venez par ici ... l'infirmerie..."

"Non," indica sèchement Dumbledore. McGonagall regarda son aîné un peu de travers, surprise.

"Dumbledore, il doit- regardez le- il a enduré assez de choses pour ce soir-"

"Il va rester Minerva, parce qu'il a besoin de comprendre," l'interrompit Dumbledore. "La compréhension est le premier pas à faire pour accepter, et seule l'acceptation peut conduire à la guérison. Il a besoin de savoir qui l'a impliqué dans l'enchevêtrement d'événements qu'il a vécu ce soir, et pourquoi."

"Il a besoin de faire son deuil correctement," chuchota Amy dans le vide.

"Maugrey," intervint Harry, "Comment ça aurait pu être Maugrey ?" ajouta-t-il, une note de désespoir et de surprise dans la voix.

"Cet homme n'est pas Alastor Maugrey," expliqua doucement Dumbledore. Chaque tête présente se tourna vers lui. "Vous n'avez jamais connu Alastor Maugrey. Le vrai Maugrey ne t'aurais pas arraché à ma surveillance après ce qu'il s'est passé ce soir. Dès le moment où il t'as emmené, j'ai su- et je vous ai suivis." Dumbledore s'agenouilla à côté de l'homme inconscient, cherchant dans les poches de sa cape tout en continuant à parler.

"Severus, s'il vous plait, apportez moi la plus puissante potion de Veritaserum que vous possédez, et ensuite, descendez aux cuisines et amenez ici l'elfe de maison qui se nomme Winky," commanda Dumbledore, ne s'arrêtant pas quand Rogue quitta la pièce. "Minerva s'il vous plait, descendez à la cabane de Hagrid, où vous trouverez un grand chien noir dans le potager aux citrouilles. Emmenez le chien dans mon bureau, dites lui que je serais bientôt avec lui, puis revenez ici." McGonagall sortit en vitesse de la pièce, laissant Amy, Dumbledore, Harry et l'imposteur inconscient derrière elle.

Fouillant dans les poches internes de la cape de Maugrey, Dumbledore trouva un trousseau de clés et la flasque de Maugrey, qu'il renifla. Posant la flasque sur le bureau, Dumbledore se dirigea vers une énorme malle installée dans un coin du bureau. Amy et Harry suivaient chacun de ses mouvements. Dumbledore se pencha, et essaya les clés sur les différentes serrures de la malle, débloquant chaque niveau, qui contenait toujours des livres et des feuilles. Finalement, Dumbledore atteint le dernier niveau et le déverrouilla, puis se pencha par dessus le bord du coffre. Amy et Harry s'approchèrent également pour voir ce qu'il y avait au fond, avant de se redresser brusquement à cause du choc.

La malle formait comme un grand puits, dans lequel, à environ quinze mètres plus bas, se trouvais Alastor 'Fol-œil' Maugrey. Le véritable. Celui-ci par contre était dépossédé de sa jambe de bois, de son œil tournoyant, et de beaucoup de mèches de cheveux. Amy s'avança encore, s'agrippant au rebord du coffre, alors que le professeur Dumbledore grimpait à l'intérieur, atterrissant légèrement sur le sol sale. Harry et Amy le regardèrent arriver à côté de l'Auror.

"Stupéfixé- contrôlé grâce au sortilège de l'Impérium- très faible," exposa le directeur. "Bien sûr, on avait besoin de lui vivant. Envoyez la cape de l'imposteur, il est gelé." demanda-t-il. Amy acquiesça en direction de Harry, qui enleva la cape à l'homme évanoui, et la lança à Dumbledore. Ce dernier l'attrapa agilement et l'enroula autour de l'homme endormi à ses pieds. "Madame Pomfresh devra lui rendre visite, mais il n'est pas dans un état critique pour le moment."

Regardant encore une fois son ami inconscient, Dumbledore se hissa hors de la malle, avant d'attraper la flasque pleine sur le bureau, et de vider son contenu au sol. Un liquide épais et huileux s'écrasa au sol, s'étalant rapidement.

"Du Polynectar," commenta Dumbledore. Il releva la tête, une étincelle dans les yeux. "Vous voyez la simplicité de cela, et sa brillance. Maugrey ne boit jamais autre chose que ce qu'il y a dans sa flasque, tout le monde le connait pour cela. L'imposteur devait, bien sûr, garder le vrai Maugrey près de lui pour pouvoir continuer à prépare sa potion."

"Ça explique l'état de ses cheveux," indiqua Amy, faisant acquiescer Dumbledore.

"L'imposteur les a coupés durant toute l'année, voyez comme ils sont peu nombreux ? Mais je pense que, dans l'excitation de la soirée, notre faux Maugrey a dû oublié de prendre son Polynectar aussi souvent que nécessaire... une fois par heure... toutes les heures... Voyons voir." Le trio se tourna pour regarder l'homme stupéfixé, allongé par terre sous la forme de Maugrey. Plusieurs minutes passèrent avant que le corps ne se mette à changer. Cela commença avec les cicatrices sur son visage, qui disparurent, laissant place à une peau bien nette. Ensuite, le nez, qui fut réduit, et qui redevint entier, puis les cheveux, qui tournèrent au blond sale, et la jambe de bois, qui tomba au sol alors qu'une jambe bien réelle la remplaçait, et enfin, l'œil bleu magique sortit de l'orbite, se mettant à tourbillonner dans toutes les directions.

Pour Amy, l'homme était un étranger, mais il était évident, d'après les inspirations brusques et les exclamations de surprises émises par Rogue et McGonagall, de retour, qu'ils savaient exactement qui était cet homme.

"Croupton !" s'exclama Rogue. Cela fit se retourner Amy, qui le fixa. 'Croupton ? Quoi ?' se demanda-t-elle, regardant à nouveau le jeune homme. "Barty Croupton !"

"Oh mon Dieu," laissa échapper McGonagall, portant ses mains à sa poitrine. De derrière Rogue apparut une elfe de maison aux grands yeux, qui observa la scène, et l'homme inconscient.

"Maître Barty, maître Barty, qu'est ce que vous faites ici ?" cria l'elfe de maison, se jetant sur l'homme. "Vous l'avez tué ! Vous l'avez tué ! Vous avez tué le fils de mon maître !" 'Le fils de Croupton .' réalisa Amy.

"Il es seulement immobilisé, Winky," l'interrompit Dumbledore. "Il faut le laisser maintenant, s'il te plait. Severus, vous avez la potion ?" Rogue s'avança, plaçant une fiole remplie de liquide transparent dans la main du sorcier. Dumbledore plaça l'homme stupéfixié en position assise, forçant le liquide à descendre dans sa gorge. Se relevant, Dumbledore pointa sa baguette sur l'homme, et dit, "Enervatum."

L'homme ouvrit les yeux, le visage apathique et les yeux dans le vide.

"Pouvez-vous m'entendre ?"s'enquit Dumbledore.

"Oui," murmura-t-il.

"J'aimerais que vous me disiez comment vous êtes arrivé ici." demanda Dumbledore. "Comment vous êtes vous échappé d'Azkaban ?"

Contre son plein gré, Croupton expliqua tout en détails, comment sa mère était morte pour le sauver, comment son père le soumettait constamment au sortilège de l'Impérium, l'agent du Ministère qui s'était rendu compte qu'il était vivant, et à qui il avait fallut effacer la mémoire. Il expliqua comment Winky l'elfe de maison avait convaincu son père de le laisser assister à la Coupe du Monde de Quidditch, et comment il avait volé une baguette, l'utilisant pour former la Marque dans le ciel, alors qu'un groupe de Mangemorts attaquait les campements.

Un sourire tordu déchira le visage de Croupton alors qu'il leur disait comment son maître lui était apparut une nuit, dans les bras d'un serviteur, et comment son père avait à son tour été placé sous Impérium, permettant à Croupton de retourner aux côtés de son maître dans ces temps difficiles. Il expliqua ensuite comment il avait fait en sorte d'être engagé à Poudlard, pour faire gagner le Tournoi des Trois Sorciers à Harry Potter ; et aussi comment il avait capturé Maugrey, avec l'aide d'un sorcier nommé Queudver, et l'avait place son Impérium pour avoir un accès constant à ses cheveux.

"Et qu'est devenu Queudver après que vous ayez attaqué Maugrey ?" demanda Dumbledore.

"Queudver est retourné s'occuper de mon Maître, et était aussi chargé de surveiller mon père."

"Mais votre père s'est finalement échappé," rappela Dumbledore.

"Oui. Après un moment, il a commencé à combattre le sortilège de l'Impérium. Il y avait des périodes où il savait ce qui arrivait. C'est à ce moment là que mon maître à décidé que ça n'était pas sûr de laisser sortir mon père en dehors de la maison ; il l'a donc forcé à envoyer des lettres disant qu'il était malade. Mais Queudver n'a pas été assez vigilant, et mon père s'est échappé.

Mon maître m'a à son tour envoyé un mot, pour me prévenir qu'après son évasion, mon père irait sûrement à Poudlard. Il m'a dit de l'arrêter, à n'importe quel prix. Alors j'ai attendu et regardé. J'ai utilisé la carte que j'avais prise à Harry Potter, celle qui avait faillit tout faire échouer."

"Quelle carte ?" demanda rapidement Dumbledore.

"La carte de Poudlard de Potter. Potter m'a vu dessus. Potter m'a vu voler plus d'ingrédients pour la potion de Polynectar dans la réserve de Rogue une nuit, mais pensait que c'était mon père, puisque nous avons le même prénom. J'ai pris la carte de Potter, lui disant que mon père détestait les mages noirs et en avait après Rogue.

Pendant une semaine, j'ai attendu que mon père arrive à Poudlard. Enfin, un soir, la carte montra mon père, entrant dans le parc. J'ai enfilé ma cape d'invisibilité, et suis descendu pour le trouver, alors qu'il longeait la lisière de la forêt. Puis Potter arriva, et Krum. J'ai attendu. Je ne pouvais pas blesser Potter, mon maître avait besoin de lui. Potter est partit chercher Dumbledore en courant. J'ai stupéfixé Krum. J'ai tué mon père.

"Noooon !" se lamenta Winky, sanglotant plus fort que jamais. "Maître Barty, maître Barty, qu'est-ce que vous dites ?" Croupton continua comme s'il n'avait rien entendu.

"J'étais prêt à m'occuper du corps, quand Wyman est arrivée en courant à travers les bois. La sorcière a trébuché sur le corps de mon père et est tombée. Avant qu'elle ne puisse se relever pour l'examiner, je l'ai stupéfixée."

L'œil d'Amy tressauta brièvement lorsqu'il admît l'avoir attaquée.

"Vous avez tué votre père," dit lentement Dumbledore. "Qu'avez vous fait du corps ?"

"Après avoir immobilisé la sorcière, j'ai emmené le corps dans la forêt. Je l'ai couvert avec la cape d'invisibilité. J'avais la carte avec moi. J'y ai vu Potter courir au château. Il a rencontré Rogue. Dumbledore s'est joint à eux, Potter à conduit Dumbledore hors du château. Je suis sortit de la forêt, les ai contournés, et suis revenu vers eux par la suite. Je leur ai dit que Rogue m'avait indiqué leur emplacement.

Dumbledore m'a dit d'aller chercher mon père aux alentours. Je suis retourné près de son corps. J'ai regardé la carte. Quand tout le monde fut parti, j'ai transformé le corps de mon père. Il est devenu un seul os... Je l'ai enterré, tout en portant ma cape d'invisibilité, dans la terre fraîchement retournée devant la cabane de Hagrid." Il se tut, et le silence écrasant emplit la pièce, seulement accompagné par les couinements de Winky.

"Et ce soir..." ajouta Dumbledore, brisant le calme installé dans la pièce.

"J'ai proposé d'emporter la Coupe du Tournoi dans le labyrinthe avant le dîner. Je l'ai transformée en un Portoloin." Croupton sourit sarcastiquement. "Le plan de mon Maître a fonctionné. Il a retrouvé son pouvoir, et je serais honoré par lui au-delà de tout ce que pourrait rêver un sorcier." Il se mit à rire, comme un dément, avant que sa tête ne tombe sur son épaule, Winky sanglotant à ses côtés.


* en français dans le texte (bon, l'auteure avait mis 'Bâtarde !' , mais ça ne correspond pas vraiment, et puis, c'est pas l'insulte qu'on utilise le plus par ici...)


¡ Hola ! Comment allez vous en ces beaux jours de vacances ? Je tiens encore (et toujours) à vous remercier, de lire tout d'abord, et puis de vous manifester ! Mention spéciale à LauraNyra et Azema : merci pour vos reviews, elles me font très plaisir ! Et également à Leo Akai, merci de suivre cette histoire !
À bientôt !

Prochain chapitre : Plus de Charlie, Fudge pas très sympa, Charlie, et Amy vs Détraqueurs...