Quand la sonnerie retentit, Lily attrapa son livre de Runes et suivit Rémus jusqu'à la Grande Salle pour le déjeuner. Elle aimait bien avoir cours avec lui. Il ne lui posait pas de question sur ce qu'elle avait vécu et il n'avait pas non plus changé de comportement, c'était assez agréable quand tous les autres élèves autour d'elle la regardaient en chuchotant.
« Alors, tu retournes chez tes parents ce soir ? Lui demanda-t-il en souriant mystérieusement.
_ Oui et j'ai réussi à convaincre James de m'accompagner.
_ J'ai cru en entendre parler, oui... Tu as prévenu tes parents ?
_ Je leur ai envoyé un hibou hier. Ce qui m'inquiète surtout, c'est Pétunia, à vrai dire...
_ Oh, ne t'en fais pas pour ça, James va se faire un malin plaisir de s'en occuper.
_ C'est aussi ce qui me fait peur, répondit Lily en souriant légèrement. »
Rémus retint un rire et lui ouvrit la porte de la Grande Salle. Alice, Sirius et James étaient déjà attablés autour de leur assiette, et la discussion semblait animée.
« Si tu as la première semaine, j'ai la deuxième ! S'exclama Alice.
_ Hors de question, répondit James en secouant la tête de gauche à droite.
_ Vous savez, si ça continue, je vais passer mes vacances avec Rémus, comme ça il n'y aura pas de jaloux, les coupa Lily.
_ Oh que si, il y en aura un. Un énorme même, répliqua Sirius en pointant James du doigt. »
Ce dernier lui envoya une cuillère de purée de citrouille à la figure en pestant contre lui.
« Tu sais Cornedrue, Alice m'a dit que le père de Lily allait chasser tous les dimanches, et qu'il avait un fusil grand comme ça dans son placard, reprit Sirius en écartant ses bras. Elle m'a dit qu'il y avait une énorme tête de cerf dans le salon. Sûrement un ex de Lily. »
La jeune femme pouffa en voyant le visage du capitaine de quidditch de Gryffondor se décomposer.
« Enfin bon, si tu ne te transformes pas là bas, je suppose que rien ne t'arrivera... Quoi que, quand il se rendra compte que tu as complètement dévergondé sa fille, je...
_ Mais quand est-ce que tu t'arrêtes de dire des conneries, Black ? Le coupa Lily en souriant. »
James sembla soulagé, et Sirius lança un clin d'oeil discret à la jeune femme qui fut tentée de rentrer dans son jeu.
« De toutes façons, tu cours vite James, hein ? Lui demanda-t-elle faussement inquiète. »
Rémus, Sirius et Alice réprimèrent un rire alors que James grommelait en remuant sa fourchette dans son assiette de purée sans même y toucher.
« Excuses-moi mon vieux, mais jamais je n'aurais pu t'imaginer rencontrer les parents de qui que ce soit, alors j'en profite, poursuivit Sirius.
_ Je croyais que tu avais rencontré ceux de Julia ? L'interrogea Lily en fronçant les sourcils.
_ Oh, elle lui a proposé une centaine de fois, mais il se défilait toujours. Il doit vraiment... Comment dire ? T'apprécier... Beaucoup... répondit moqueusement Sirius. »
James lui jeta un regard noir, lâcha finalement sa fourchette et poussa un profond soupir, agacé. Lily avait envie de sauter sur la table, de chanter, de hurler, et de lever le poing en l'air en guise de victoire, mais elle n'en fit rien et se contenta d'un sourire discret.
« Bon, on y va ? On va finir par être en retard avec vos histoires, leur fit remarquer Alice en se levant. »
Lily acquiesça et salua Rémus et Sirius qui passaient les deux semaines ensemble à Poudlard. Elle ne put s'empêcher de penser avec amusement que le lycanthrope allait devoir faire preuve de beaucoup de patience pour supporter Sirius tout seul, et quand James lança à son ami un « bon courage » lourd de sous entendu, elle pouffa. Ils firent tout le chemin jusqu'à Pré-au-Lard en silence, mais lorsqu'ils trouvèrent un wagon de libre dans le Poudlard Express, Alice fut intenable.
« Tu m'écriras cette semaine, hein ? Tu me dis si il devient insupportable et je viendrais, d'accord ? Dit-elle en faisant un signe de la tête vers James qui ignora superbement sa remarque.
_ Oui, bien sûr, papa et maman seraient contents de te revoir. »
Elle détourna son attention sur James. Il avait le front collé contre la vitre et il contemplait le paysage qui défilait devant eux sans ciller. Il avait l'air perdu dans ses pensées.
« Ça va aller, tu vas voir, ils adorent tout ce qui vient du monde sorcier, ils t'adoreront aussi, lui glissa-t-elle à l'oreille. »
Il se retourna vers elle et lui sourit simplement. Il semblait rassuré, mais lorsqu'ils se retrouvèrent devant la porte en bois sculpté de la maison de Lily, elle fut amusée de le voir aussi agité.
« Ne fais pas attention à ce que ma sœur te dira. »
Il acquiesça alors que Lily frappait trois coups. Sa mère ouvrit la porte à la volée comme si elle attendait derrière, et elle attrapa sa fille dans ses bras sans lui laisser le temps de faire le moindre geste. Lily se raidit à ce contact, mais elle se força à rester stoïque pour ne pas inquiéter sa mère.
« Oh, James, c'est toi ! Tu ne m'avais pas dit qu'il était aussi charmant Lily ! S'exclama sa mère en donnant une rapide accolade au jeune homme. »
Lily sentit ses joues rougir, et elle fut surprise lorsque James fit apparaître un bouquet de lys devant sa mère. Il avait dû écouter Alice très attentivement quand elle lui avait expliqué que la mère de Lily adorait la magie et les fleurs.
« Enchanté Madame Evans, dit-il en lui tendant le bouquet avec un sourire charmeur.
_ Toi, tu marques des points ! Je t'en prie, appelle moi Elizabeth, s'extasia la mère de Lily en libérant le passage pour qu'ils puissent entrer. »
Elle les emmena dans le salon où le père de la jeune femme avait les yeux rivés sur la télévision. Lily eût envie de rire lorsqu'elle vit l'expression perplexe que James affichait, mais elle se retint et le présenta à son père qui lui serra la main si fort qu'elle se demanda un instant s'il essayait de la lui broyer. Cela devait être un truc de mec, pour savoir qui avait le plus de poigne, pensa-t-elle.
« Alors c'est toi, James Potter, marmonna le père de Lily. Bon, eh bien, viens par là, il faut que je te cause.
_ Oh, Eric, laisse le tranquille s'il te plaît, lui intima Elizabeth.
_ Je veux juste parler à ce garçon deux minutes ! »
Lily fronça les sourcils alors que son père faisait signe à James de le suivre dans son bureau. Elle eût l'impression un instant qu'il cherchait des yeux une tête de cerf. Elle grimaça et lui adressa un geste d'excuse lorsqu'il jeta un dernier coup d'oeil vers elle avant que son père ne referme la porte derrière eux.
« Je crois qu'il s'en veut de ne pas avoir vu que Mike n'était pas correct avec toi, ma chérie, il veut juste s'assurer que James est un bon garçon. C'est normal, c'est ton père, il est inquiet... Lui expliqua sa mère.
_ Et toi, tu ne l'es pas ?
_ Oh non, ma puce. Ce James, tu nous en a déjà parlé plusieurs fois. Tu nous racontais à quel point il te donnait du fil à retordre à Poudlard dans ta fonction de préfète, et à quel point il était agaçant. Tu étais si obsédée par lui que je crois que j'ai toujours su que tu le ramènerais ici un jour ou l'autre.
_ Je n'étais pas obsédée par lui, maman, tu exagères, protesta-t-elle, gênée.
_ Quoi qu'il en soit, une mère ne se trompe jamais. Vous êtes là depuis à peine deux minutes, et je me suis déjà rendue compte qu'il te regardait comme si tu étais tout ce qui comptait.
_ On sort ensemble depuis seulement quatre mois, ne t'emballes pas, répondit-elle en levant les yeux au ciel.
_ Ah, la martyre a ramené son nouveau psychopathe, marmonna Pétunia en rentrant dans la pièce.
_ Bonjour Pétunia, moi aussi je suis ravie de te revoir, ironisa Lily en croisant les bras contre sa poitrine. »
Sa sœur l'ignora et se vautra dans le canapé. Ce n'est que quand elle entendit la porte du bureau de son père s'ouvrir que la jeune femme au cou beaucoup plus long que la moyenne détourna le regard de la télé pour le planter sur James. Son visage devint rouge pivoine. Visiblement, elle non plus n'était pas insensible au charme du jeune homme.
« Salut, tu dois être Pétunia, lui dit James en souriant. »
Elle ouvrit la bouche pour répondre, puis la referma, et cela plusieurs fois de suite. Elle avait l'air d'un poisson rouge hors de son bocal.
« Dis moi, James, tu as une voiture ? Lui demanda Eric Evans.
_ Heu, non, mais j'ai un très bon balai.
_ Un très bon balai ! Ah ! Répéta Pétunia en s'étouffant presque.
_ Ah, oui, James est capitaine de l'équipe de quidditch de Gryffondor, expliqua Lily.
_ Oh, et donc, après le gardien, tu passe au capitaine ? Tu vas te faire toute l'équipe ?
_ Pétunia ! La réprimandèrent en chœur Eric et Elizabeth. »
Lily inspira bruyamment pour essayer de garder son calme, et elle constata que James avait les poings serrés le long de son corps, et qu'il faisait probablement de son mieux pour ne pas dire quoi que ce soit qui mettrait ses parents mal à l'aise.
« Bon, je vais mettre la table, dit Elizabeth pour mettre court à la conversation.
_ Je vais vous aider, lui proposa James. »
Lily ne sut trop s'il avait proposé son aide par politesse, ou pour essayer de mettre le plus de distance possible entre Pétunia et lui même, mais ce dont elle était sûre, c'était que sa mère était totalement convaincue par son petit numéro de parfait gendre. Elle l'entendit papoter avec lui dans la cuisine, et elle constata qu'il était étonnement à l'aise avec elle. Lorsqu'ils se retrouvèrent tous autour de la table, elle fut même surprise de l'entendre raconter à sa mère les stupidités que lui et Sirius avaient fait cette année.
« Oh, celles-ci, Lily ne me les avait pas raconté !
_ Parce qu'elle vous en racontait ? Fit-il, étonné.
_ Oh que oui ! A chaque fois qu'elle revenait, c'était « Potter a encore fait ci, Potter a encore fait ça... », et j'avoue qu'il y a certaines choses que j'ai trouvé assez ingénieuses... Bon, bien sûr, je n'osais pas le dire devant elle, elle était tellement énervée après toi... Mais par exemple, cette fois où vous avez mis tous les matelas des Serpentards dans le lac pendant qu'ils dormaient, mon dieu, j'aurais aimé être là pour les voir se réveiller ! Gloussa-t-elle
_ Oh croyez-moi, c'était une vraie réussite !
_ Mais je ne comprends pas, Lily m'a expliqué qu'il y avait des mots de passe pour accéder à chacune des maisons, comment vous y êtes vous pris, Sirius et toi ?
_ Ça, c'est le secret du chef ! Dit-il en lui faisant un clin d'oeil.
_ Maman, ne l'encourage pas s'il te plaît... Les coupa Lily en levant les yeux au ciel. »
Sa mère fit un sourire complice à James avant de lui servir un verre de bière-au-beurre. Lily leur en ramenait régulièrement, ils adoraient cela. Enfin, tous sauf Pétunia bien sûr, qui aurait probablement préférée se tuer plutôt que de se laisser tenter par quelque chose qui venait d'un monde duquel elle avait été rejetée.
« Et donc, si j'ai bien compris, James, tu passes le plus clair de ton temps en retenue... Nota soupçonneusement le père de Lily.
_ Alors ça c'est la meilleure ! C'est le chaudron qui reproche à la marmite d'avoir le derrière noire ! S'exclama Elizabeth en rigolant. Eric était un vrai cancre à l'école.
_ James est très doué en fait, papa. C'est l'un des meilleurs élèves de Poudlard. »
Pétunia soupira bruyamment. Visiblement ennuyée par la conversation, elle finit par prendre son assiette et à l'emmener avec elle dans sa chambre sans un mot.
« Bon, et sinon, que font tes parents, James ? Reprit Eric. »
James reposa doucement son verre, et Lily remarqua que son visage changea d'expression.
« En fait, il n'y a que mon père et moi, expliqua-t-il. »
Lily fronça les sourcils, et reporta son regard sur son assiette, songeuse. Jamais ils n'avaient abordé le sujet ensemble, et elle se rendit compte à ce moment là qu'elle ne savait absolument rien sur lui, sur sa vie. Elle se sentit coupable. Elle n'avait pas pensé à poser de question. Pourtant, elle avait envie de tout savoir.
« Il travaille au ministère de la magie. Pour faire court, il est dans les affaires, continua James. »
Elle réalisa qu'il avait remis son masque. Il était impassible, stoïque, mais cette fois, elle commençait à comprendre pourquoi. Il y avait quelque chose avec sa mère. C'était pour cette raison qu'il ne parlait jamais de ses parents. Elle avait déjà entendu Sirius mentionner son père une fois de temps en temps, et elle savait qu'ils correspondaient tous les deux avec lui par hibou depuis que Sirius avait été rejeté par sa famille mais le reste de l'histoire était flou.
« Eh bien... Le voyage a dû vous fatiguer les enfants, laissez donc vos assiettes et allez vous détendre un peu, Eric et moi allons débarrasser ! Lança Elizabeth en leur faisant signe de déguerpir. »
Lily eût envie de serrer sa mère dans ses bras tellement elle lui était reconnaissante d'avoir coupé court à cette conversation qui devenait vraiment très tendue, mais elle se contenta de lui déposer un baiser sur la joue.
« C'était très bon, Elizabeth, merci, lui dit James en souriant.
_ Je l'aime celui là ! S'exclama-t-elle à l'adresse de Lily en frappant dans ses mains. »
La jeune femme pouffa et tira James par la manche avant de lui faire monter les escaliers qui menaient à sa chambre. Elle s'arrêta devant la porte, lui montra l'écriteau « Lily » en lettres d'or, et lui fit signe d'entrer en souriant.
« Vas-y, visite, mon chez-moi est ton chez-toi, dit-elle en se laissant tomber sur son lit. »
Elle l'observa avec amusement pendant dix bonnes minutes. Il avait l'air fasciné par tout ce qu'il voyait. Il jeta un coup d'oeil aux photos qu'elle avait pris avec Alice l'été dernier, et il les secoua. Lily se mit à rire. Elles ne bougeaient pas, il s'agissait de photos moldues. Puis, un parchemin attira son attention sur son bureau, et un éclair de malice passa dans ses yeux noirs.
« Cher James... Commença-t-il à lire en s'adossant à la fenêtre. »
Le sang de Lily ne fit qu'un tour, elle bondit de son lit et tenta par tous les moyens de lui arracher le morceau de papier des mains. Elle sautillait autour de lui, rougissant à vu d'œil.
« Je ne sais pas où tu en es, mais j'espère que tu penses à moi. Parce que moi, je pense à toi. Je réfléchis à toi, même, et je crois que toi aussi, tu devrais réfléchir à moi, continua-t-il, imperturbable. »
Elle protestait alors qu'il tenait la lettre bien au dessus de lui, là où elle ne pouvait clairement pas l'attraper. Il était plus grand qu'elle, et plus fort, cela lui laissait très peu de chance. Il allait falloir qu'elle laisse sa dignité de côté, cette fois-ci. Elle s'arrêta un instant de bondir pour essayer de se rappeler de ce qu'elle avait écrit dans cette lettre. C'était lorsqu'ils avaient rompu, peu avant le bal de Noël, et qu'elle avait décidé sur un coup de tête de rentrer chez ses parents pour le fuir.
« Je ne sais même pas pourquoi j'écris cette lettre, en fait. Peut-être qu'à l'heure qu'il est, tu as décidé de retourner vers Springer, j'en sais rien, j'espère pas. Tu te souviens du jour où tu es venu me proposer notre arrangement ? C'était un jeudi, et il était 14h05. Je m'en souviens parce que j'étais énervée, tu m'avais mise en retard. Je te revois clairement me dire cette phrase « qui t'a parlé de s'impliquer sentimentalement ? », avec tes yeux noirs qui brillaient si près de moi. Trop près de moi, même. J'étais à la limite de te gifler, je crois. Il fit une pause et plaqua une main sur sa joue, faussement choqué. »
Lily secoua la tête d'un air réprobateur mais elle esquissa tout de même un sourire.
« Enfin bref. Toujours est-il que j'aurais dû accorder plus d'importance à cette phrase qui est sortie de ta bouche ce jour là, parce que je t'ai mis dans une position qui ne te convenait pas. J'ai été égoïste, et je le regrette beaucoup. Peut-être que tu t'en fous, je n'en sais rien, mais je n'ai plus rien à perdre alors je te le dit : j'ai aimé ce qu'il s'est passé entre nous à partir de ce moment là. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée cette année. Lily Evans. »
Elle cacha sa tête dans ses mains, honteuse. Elle avait envie de se réfugier sous terre. Elle l'entendit reposer le parchemin sur son bureau.
« Viens là, dit-il. »
Elle s'avança vers lui, en dissimulant toujours son visage, et lorsqu'elle arriva à sa hauteur, il lui attrapa les mains pour mieux la regarder.
« C'est la lettre la plus adorable que j'ai jamais lu, mais elle contient tellement de conneries qu'elle mérite une réponse, expliqua-t-il en souriant. »
Elle se rendit compte que tout son visage s'était illuminé. Il avait à nouveau tombé le masque, et elle ne l'avait jamais vu aussi comblé.
« Chère Lily, je n'ai pas pensé une seule seconde à retourner vers Springer car j'étais trop occupé à me taper la tête contre les murs de mon dortoir en me disant que je n'étais vraiment qu'un gros abruti de te laisser partir, et oui, je me souviens de ce jeudi là. Je me souviens que tu avais une queue de cheval, que ta plume dépassait de ton sac, que tu avais rangé ta baguette dans la poche arrière de ton jean, que tu sentais tellement bon que je me suis rapproché le plus possible de toi, que tu as bafouillé quand je t'ai fait ma proposition, et que j'ai vraiment eu envie de t'embrasser à ce moment précis, mais bon, vu ce que tu m'as écrit dans ta lettre, j'ai bien fait de me retenir. La position dans laquelle tu m'as mise me convenait très bien, au fait. J'étais juste trop stupide pour considérer que c'était une option réellement envisageable, alors si tu pouvais être égoïste plus souvent, ça m'arrangerait beaucoup. Quant au reste, eh bien je crois que c'est plutôt évident maintenant que je suis dans ta chambre... Déclara-t-il.
_ Je te jure que je t'aurais giflé si tu m'avais embrassé, précisa-t-elle. »
Il éclata de rire et l'attira contre lui. A sa grande surprise, elle n'eût aucun soubresaut. Elle posa ses mains sur ses joues, et l'embrassa doucement. C'était la première fois depuis ce qui lui semblait être une éternité, et elle sentit à nouveau cette chaleur familière si réconfortante se répandre dans tout son corps.
