Désolée d'avoir mis autant de temps à poster ce chapitre.
Chapitre 10
Je parcours les couloirs du vaisseau à la recherche de Yurg, je veux savoir qui fait propager de telles rumeurs sur moi. Quand je suis retournée dans ma chambre après la conversation, quelque peu mouvementée, de Raditz et Yurg, la colère s'est emparée de moi après avoir pleuré un bon coup en silence. J'aurais jamais cru pleurer pour un truc aussi futile un jour. Mais ça m'a appris à ne faire confiance à personne !
Je le cherche absolument partout, j'espère qu'il n'est pas parti en mission. Je décide d'aller voir dans le dernier endroit où je n'ai pas été, les dortoirs.
En arrivant, il y a déjà quelques personnes, des têtes se retournent vers moi et me scrutent. Je les ignore et avance vers Yurg, qui est dans le fond de la pièce.
J'avance déterminée vers lui, les poings serrés. Il ne m'a pas encore vue, il semble se reposer, sur ce qui a l'air d'être son lit. Je me poste juste devant celui-ci. Il ne bouge pas d'un poil. Je donne un coup de pied sur le pied du lit, ce qui le fait bouger.
Il ouvre les yeux et les pose sur moi.
-Qu'est-ce que tu viens faire là, toi ? Me demande t-il sans la moindre émotion dans sa voix.
Mon expression est dure et j'ai qu'une envie, le tuer. Mais je vais m'abstenir, il me faut des réponses. Je le prends par son armure et l'oblige a se lever.
-Qui est à l'origine de ces horribles rumeurs sur moi ? Demande-je d'une voix grave.
Il me regarde et ouvre la bouche, comme s'il allait parler, mais il se ravise et la referme finalement. Il me regarde et un sourire commence a se nicher dans le coin de ses lèvres.
-Pourquoi ? C'est pas comme si ces rumeurs étaient fausses. Me dit-il cyniquement.
Je crie et le jette à terre. Les autres personnes dans la pièce se lèvent, sûrement pour me virer d'ici. Je m'en préoccupe pas et je m'avance vers Yurg, toujours à terre.
-C'est toi qui est à l'origine de ça, pas vrai ? Lui demande-je avant de lui donner un coup de pied dans le ventre.
Il glisse sur le sol sans se plaindre. Il se relève, un petit sourire aux lèvres.
-Tu es plutôt intelligente pour un Saiyen, rigole-t-il. Oui, c'est vrai c'est moi qui ai tout inventé !
Je ne lui laisse pas plus le temps de s'expliquer, je me jette sur lui avec rage.
Mes mains sont autour de son coup, il est allongé par terre et je suis sur lui. La rage brûle en moi. J'ai envie de le voir mort. Il se débat et me projette de l'autre côté de la pièce. J'atterris dans le mur. Mais je me laisse pas décourager pour autant. Je me rejette sur lui en hurlant.
Je le fais reculer au mur, près de la porte, ma main sur son torse. Dans un geste de colère, je le transperce. Ma main ressort dans son dos.
Il se jette à terre. Tout comme d'autres personnes que j'ai tuées de la même manière, il tombe raide au sol. Ma respiration est saccadée. Je l'ai tué !
Je me remémore ce qu'a dit Végéta à Raditz, il y a quelques minutes. "Tu auras de gros ennuis, si tu tues un soldat gradé au rang de capitaine." merde, merde, merde, criai-je dans ma tête.
Je regarde autour de moi, quelques soldats sont là, stupéfaits. Ils vont vouloir me tuer après ce que j'ai fait, c'est sûr et je ne suis pas assez forte, pour tous les affronter d'un coup.
-Freezer ne va pas être content ! Dit un soldat.
Je pars en courant vers ma chambre, je bouscule un soldat au passage. En arrivant, je suis essoufflée. Je me laisse glisser le long de la porte, je suis foutue...
Je fais les cent pas dans la chambre, je réfléchis à quoi dire devant Freezer si jamais on me dénonce à lui. Il saura bien un jour qui a tué un de ses capitaines.
On frappe à la porte, ça me fait sursauter.
-Ou..oui ? Dis-je peu sûre de moi.
C'est un soldat que j'ai croisé quelques fois sur le vaisseau.
-Freezer veut te voir, il est très en colère ! Me dit-il avant de repartir.
C'est la fin, il va me tuer !
En arrivant, Freezer et bien là et hélas Zarbon et Dodoria sont tous les deux là, eux aussi. Je suis maudite.
Freezer est dans son fauteuil volant, un verre de vin à la main, il est face à la vitre. Zarbon et Dodoria se sont retournés à mon entrée. Je n'aime pas trop le regard que me porte Zarbon.
-J'ai appris par quelques soldats que tu as tué un de mes soldats, de surplus capitaine ? Me demande neutre, Freezer, toujours face à la vitre.
Je baisse la tête et je ne dis rien. Il y a rien à dire de toute façon.
-Tu es un cas à problèmes, me dit Zarbon.
Je prends sur moi pour ne pas lui répondre. Il me regarde toujours avec son air supérieur.
-Aujourd'hui je suis de bonne humeur, tu as de la chance, continue Freezer. Je te laisse donc une dernière chance.
Mon corps se relâche, je suis soulagée de cette nouvelle.
-Mais moi, je pense que tu ne dois pas tant sortir indemne. Me dit Zarbon.
Il s'approche près de moi et me prend par le bras, il le serre fort. Un son sort de ma gorge. J'ai l'impression qu'il va m'écraser les os.
Il me regarde droit dans les yeux et sans que je m'y prépare il me donne un coup de poing dans l'estomac... Je m'écroule à terre de douleur en tenant mon ventre.
Il s'agenouille et se penche vers moi.
-C'est au moins une satisfaction de te voir comme ça, me chuchote-t-il.
Je me demande ce que j'ai bien pu lui faire, pour qu'il me déteste autant.
-Tu peux partir maintenant ! M'ordonne Freezer.
Je retourne dans ma chambre en me tenant le ventre. La douleur s'estompe peu à peu. La journée est vraiment partie en vrille, tout ça à cause d'une stupide rumeur. Une rumeur que se propage depuis quelques jours dans le vaisseau déjà. A croire que tout le monde m'en veut.
Je m'assoie sur mon lit, en espérant que le coup que m'a donné Zarbon n'est pas très grave.
Je regarde l'heure, il n'est que sept heure du soir. Je m'allonge en travers de mon lit espérant que ce que j'ai vécu aujourd'hui n'était qu'un cauchemar.
Enfin le calme absolu ! Plus un seul bruit ... J'entends la porte s'ouvrir dans un fracas. Je me lève de mon lit, pour voir qui c'est...
C'est Végéta, il se tient dans l'entrebâillement de la porte, les bras croisés. Ma chambre est sombre et le couloir est allumé ce qui donne un effet bizarre.
-Qu'est-ce que tu fais là ? Demandai-je
Il ne me répond pas et me scrute, toujours les bras croisés. Si je ne le connaissais pas si bien, je me dirai qu'il a de la tristesse dans ses yeux.
-Végéta ? hésitai-je.
Il s'avance doucement vers le centre de la pièce, en face de moi. Il commence à me faire peur. Je déglutis. Il s'arrête, il ne décroise pas les bras pour autant.
-Tu es très forte pour manipuler les gens... Dit-il.
Je ne suis pas sûre de comprendre ce qu'il me dit.
-Pardon ?
-Cela fait plusieurs fois que j'entends ces rumeurs, pourtant j'y ai jamais cru, avant aujourd'hui, continue-t-il sûr de lui.
-Hein ? ... Tu ne crois pas à ça quand même ! Dis-je outrée.
Un sourire en coin se dessine sur son visage. Mais son visage s'assombrit aussitôt. Il me fait peur !
-Là, maintenant, j'ai encore du mal à croire que tu oses te montrer nue devant tout le vaisseau presque ! Crie-t-il.
Mais qu'est-ce qu'il lui arrive ? Je me rassoie sur mon lit, choquée par le ton qu'il a employé.
-Pourquoi ne pas te déshabiller, maintenant, hein, histoire que vraiment tout le vaisseau t'ait vu nue ! Dit-il hors de lui.
Il a complétement perdu la tête, ma parole !
-Vas-y, fais-le !
-Mais ça va pas ! Hurlais-je.
Il s'avance un peu plus vers moi. Y a pas de doute, c'est lui, mais une facette que j'avais jamais vue, du moins pas aussi... horrible.
-Déshabilles-toi, Leeck.
Je déteste mon nom dans sa bouche en ce moment.
-Non, je le ferais pas !
Il s'approche de moi à toute vitesse et me prends par le bras, le même que Zarbon plus tôt. Il le serre fort, cette fois-ci, il va vraiment finir par se briser.
-Arrêtes, tu me fais mal, dis-je, alors que les larmes me montent aux yeux.
Il est si odieux par moment, il me fait très peur. Mais il peut être quelques fois assez gentil pour qu'on lui parle sans qu'il se mette en colère.
Il me regarde droit dans les yeux, il doit voir mes larmes malgré la faible luminosité. D'un coup ses traits se font moins dur, mais toujours en colère. Il lâche mon bras, qui doit être violet maintenant, et il part dans la chambre en claquant la porte derrière lui.
Je touche mon poignée encore fragile et je sèche mes larmes sur mes joues. Décidément, quelle journée pourrie. Je crois bien que c'était la pire chose qui m'est arrivée aujourd'hui. Végéta a été d'une telle froideur.
Je décide de me coucher en espérant que demain soit un autre jour.
oooooo
Je suis dans la cuisine en train de faire la vaisselle pendant que Yu s'active aux fourneaux. Tout est calme, on travaille en silence, j'ai aucune envie de parler et Yu l'a compris. Il est sûrement au courant de cette rumeur dégueulasse sur moi et doit surement y croire lui aussi. Mais je m'en fous !
-Tu feras la marmite sur la gazinière après, elle est sale, me dit Yu en quittant la cuisine, avec la marmite du déjeuner.
Je ne l'écoute qu'à demi-mots et continue de frotter la vaisselle sale. J'entends Yu dire, un "Bonjour Végéta. Tu ne dois pas partir en mission ?" Que fait Végéta dans le couloir qui mène à la cuisine et... attends, il part en mission ? J'entends Végéta lui répondre "Si, mais je dois faire un truc avant".
Au même moment, il apparait dans la cuisine. Je lève ma tête vers lui. Il est en armure prêt à combattre. Il me regarde l'air gêné.
-Qu'est-ce que tu fais là ? Dis-je incrédule.
-Je viens m'excuser pour hier !
Quoi ? Végéta qui s'excuse ? Je dois être en plein rêve ! Je reste bouche-bée, ne sachant pas quoi dire.
-Je te promets que je recommencerais plus. Je... Je te ferais plus jamais de mal, tu as ma parole ! Dit-il un peu gêné.
Un long blanc s'installe, je n'ose pas parler, ne sachant pas quoi trop dire. Je décide néanmoins de me reprendre.
-Tu t'en vas en mission ? Demande-je un peu perplexe.
-Oui, j'y vais seul. Dit-il avant de partir.
Je crois bien que c'est la conversation la plus bizarre que j'ai eue avec Végéta, j'ai l'impression que ce n'était pas Végéta mais un clone bien plus sympa que lui.
Les jours passent sur le vaisseau et on peut dire que je m'ennuie comme un rat mort. Heureusement cette fois-ci Raditz est resté sur le vaisseau et hélas Nappa aussi. Les rumeurs sur moi se sont vite arrêtées, à mon plus grand bonheur. Maintenant on me regarde plus bizarrement.
Je passe beaucoup de mon temps en cuisine, j'ai donc le temps de réfléchir, mais surtout j'arrête pas de penser a ce qui s'est passé dans ma chambre, ce que Végéta a fait ce jour là. Et surtout du pourquoi du comment il s'est excusé. Plus j'y pense, plus je me torture. Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à Végéta, quand j'arrive à l'oublier y a toujours un truc pour me le rappeler. A croire que mon cerveau ne veut pas penser à autre chose.
Il faut que je me rende à l'évidence, celle que je n'ai jamais voulu admettre jusqu'à maintenant... Je suis amoureuse de Végéta !
J'ai toujours du mal à y croire et surtout j'aurai voulu éviter ça. Moi qui m'ait promis de ne plus jamais m'attacher à quelqu'un. C'est raté ! Chiotte !
J'ai réfléchi à multiple façons de le revoir quand il va rentrer de sa mission. Au début je ne comptais pas qu'il le sache, mais est-ce vraiment une bonne idée ? Je pourrai en souffrir. J'ai donc décidé de lui dire. Même s'il me rejette, ce qui est probable, je n'aurai pas ça sur la conscience.
Après mûre réflexion, j'ai décidé de comment lui dire, c'est une façon plutôt dingue et insolite voire même complétement con. Je me demande même comment j'ai eu cette idée. Mais plus j'y pense, plus je me dis que c'est peut-être une bonne idée. Non c'est complétement débile ! Quoi qu'il arrive je ne peux pas me dégonfler maintenant.
Il est rentré de sa mission ce soir, il doit être épuisé. Les couloirs sont éteints, il doit être dix heures du soir. Je m'avance dans le couloir en espérant trouver sa chambre, car oui il a une chambre à lui seul. Freezer doit vouloir le materner ou un truc du genre, il le trouve important en bref.
J'arrive justement devant sa chambre, j'inspire un bon coup avant de frapper.
J'ouvre la porte avec précaution, j'avance et la referme derrière moi. Il est allongé sur son lit, les bras derrière la tête, les yeux fermés. Je ne crois pas qu'il dorme.
-Qu'est-ce que tu veux ? Demande-t-il sans bouger d'un cil.
J'avance devant son lit, pour qu'il me voie bien. Je dégluti avant de commencer.
-Il faut que je te parle, c'est très important.
Il a ouvert les yeux sans bouger il me regarde. Je crois qu'il m'incite à continuer.
-Tu vois, durant ton absence j'ai beaucoup pensé à toi et...
Ne tournons pas autour du peau, ça sera gênant après.
-Je crois bien que je t'aime... bien...
ET MERDE ! J'arrive pas à lui dire correctement ! Il hausse l'un de ses sourcils, il doit me prendre pour une folle, si c'est pas déjà fait depuis longtemps.
-Non c'est pas ce que je voulais dire, je... Je... t'aime...
Je baisse la tête et regarde mes pieds, il va se moquer de moi c'est sûr. J'attends qu'il me dise quelque chose, mais il ne dit rien. Je décide de faire comme prévu, avant je prends une grande inspiration, ça devient une habitude.
-Écoutes, je vais faire un truc qui vaut plus que des mots. J'ai beaucoup réfléchi et j'ai repensé a ce que tu as fait la dernière moi... Je sais pas combien de personnes étaient là à me regarder sous la douche mais aucune ne comptait vraiment... mais toi, ça peut être différent !
Il se lève sur ses coudes, il a dû comprendre ce que je veux lui dire.
Je ne perds pas de temps et commence à défaire les boutons du haut de mon pyjama. Il me regarde un peu surpris.
-Tu n'es pas obligée de faire ça, me dit-il.
Je ne l'écoute pas et continue, je jette mon haut par terre, me laissant que d'un soutien-gorge en haut. Je continue en enlevant mon pantalon de pyjama. Je suis en sous-vêtements maintenant.
-Fallait pas m'écouter, j'ai dit que des conneries la dernière fois, continue-t-il.
Je ferme les yeux, j'inspire et l'expire et je dégrafe le soutien-gorge, je l'enlève et m'empresse d'enlever mon dernier sous-vêtement. Voilà je suis nue, devant lui.
Il me regarde les yeux grands écarquillés et il en profite pour me scruter de haut en bas, la bouche ouverte. Il se reprend vite et me regarde finalement avec des yeux de compassion.
Il se lève du lit, et vient vers moi. Il s'arrête à quelques millimètres de moi, il met une de ses mains sur ma taille, sa bouche vient frôler la mienne jusqu'à la toucher vraiment. Avec un mouvement de bras, il me fait se rapprocher de lui et à m'embrasser vraiment, nos langues se touchent, un feu d'artifice naît en moi.
Il me soulève et m'emmène jusqu'au lit pour m'y déposer. Être nue devant quelqu'un me donne une sensation bizarre mais ça passe finalement.
Il se met au-dessus de moi et m'embrasse de nouveau. Il ne m'a pas repoussée comme je me l'avais imaginé, mais au contraire, il répond à mes avances. Je mets mes jambes autour de sa taille, pour lui donner mon autorisation d'aller plus loin.
Je vis en ce moment même un vrai moment magique. Mon cœur bat à tout rompre. J'aurais jamais imaginé que d'aimer quelqu'un procurait une telle sérénité et joie. Pour la première fois depuis longtemps je me sens réellement bien.
OoooOoooO
