Merci à cbabbin777 de m'avoir averti pour le chapitre 5 et, même si tu n'as aps de compte, ça me fait plaisir d'avoir tes impressions.
3 000 000 000 de mercis à Stella50 pour son opinion développé, j'aime beaucoup tes commentaires et, ne t'inquiète pas, je ne le prendrai pas mal si tu me dis que tu n'aimes pas ou que tu détestes certaines choses. Fais le moi savoir, c'est important!
Chapitre 10 :
POV Alicia :
Je me réveillais le lendemain matin et vit avec bonheur que les elfes avaient pensés à mettre un miroir et une commode dans notre chambre, avec tout ce dont nous avions besoin pour nous préparer et nous faire belles. Une tunique propre était déposée sur le meuble avec mes armes, soigneusement nettoyées et une nouvelle paire de chaussures. Comme je ne voyais ni Éliane, ni de vêtements pour celle-ci, je jugeai qu'elle était déjà à l'extérieur. Effectivement, je pouvais entendre sa voix et celles des Hobbits dehors. Je me changeai rapidement, mis mes nouvelles chaussures de marche, beaucoup plus confortables que mes vieilles, qui étaient usées et un peu trouées, mais je décidai de laisser mes armes là. Après tout, nous ne partions pas aujourd'hui ! Je brossai mes cheveux qui étaient devenus soyeux et plus blonds qu'avant, et j'étouffa un cri de surprise. Ma taille s'était affinée, j'étais plus mince, plus svelte, plus souple. J'avais grandi d'au moins deux centimètres et mes cheveux atteignaient le bas de mon dos. Mes doigts étaient fins et j'étais gracieuse. J'avais un parfait équilibre et mes yeux étaient devenus bleus mais le plus grand changement fut… mes oreilles. Elles étaient pointues. Pointues comme celles des elfes. Ne comprenant pas ce qui se passait, paniquant un peu en même temps, je pris le temps de me calmer. Je me fit la même coiffure que Legolas, surtout par gout étant donné que j'adorais cette coiffure, puis me décidai.
- Éli, m'entends-tu ?
- Bien sur, pourquoi ?
J'étais soulagée. Elle trouverait surement une solution.
- J'ai un léger problème dans la tente et il faut ABSOLUMENT que tu viennes. MAINTENANT !
- D'accord, j'arrive !
Deus secondes plus tard, elle entra dans la tente. Elle ferma soigneusement la toile, afin que personne ne puisse regarder à l'intérieur, puis se tourna vers moi. Elle me fixa quelques secondes.
- Que s'est-il passé ?
- Je ne sais pas ! C'est pourquoi je t'ai appelé ! J'ai besoin de ton aide pour trouver une réponse et une solution !
- Et bien, je n'ai ni l'une, ni l'autre, mais Galadriel pourrait surement t'aider. Elle a dit qu'elle répondrait au mieux à toutes nos questions !
- Tu as raison, il faut aller lui parler. Par contre, je ne veux pas que les autres me voient comme ça !
- Dans ce cas, passons par derrière, me dit-elle en pointant l'autre côté de la tente.
En effet, nous n'avions qu'à soulever la toile, passer en dessous et se diriger vers le palais. Nous demanderions ensuite la Dame Blanche et elle pourra nous expliquer.
- Aragorn, je vais voir la Dame Galadriel avec Ali. Nous avons une question pour elle. Ne nous attendez pas pour le déjeuner, dit Éli au rodeur, par la pensée bien sur.
Même si il ne répondait pas, nous savions toutes les deux qu'il avait comprit. J'enfilai une grande cape qui touchait le sol et qui avait un capuchon, qui me recouvrait la tête et une partie de mon visage. Nous passâmes derrière la tente et nous arrivâmes quelques minutes plus tard dans le palais. Nous vîmes Haldir qui se dirigeait vers nous.
- Sir, le héla Éli. Nous devons voir la Dame Galadriel. Auriez-vous l'obligeance de nous conduire à elle, c'est très important.
Il nous toisa quelques instants, se demandant si c'était une bonne idée, puis soupira.
- Suivez moi.
Nous fîmes ce qu'il demandait sans discuter et, à mon plus grand soulagement, il ne me demanda pas pourquoi je portais une cape à l'intérieur. Il s'arrêta devant la même porte qu'hier, et toqua.
- Ma Dame, les jeunes filles désirent vous parler. Elles disent que c'est urgent.
- Faites les entrer, répondit la voix douce de Galadriel.
La porte s'ouvrit et, après le départ d'Haldir, Éli prit place sur le même fauteuil qu'hier mais moi, je décidai de rester debout.
- Que puis-je faire pour vous ? demanda la Dame Blanche.
- Nous nous demandions comment ceci à put arriver, répondis-je en enlevant la cape.
Le vêtement tomba au sol dans un bruissement tandis que Galadriel me fixait. Puis, elle sourit.
- C'est bien ce que je pensais, dit-elle.
- Mais quoi ? Qu'est-ce que vous pensiez ?
- Alicia, vous étiez humaine dans votre ancien monde mais, dans celui-ci, vous êtes une elfe à part entière.
- Comment ça ? C'est fou…
- Je sais mais je suis certaine que vous serez heureuse d'apprendre que quelqu'un de votre famille se trouve présentement en Lórien, votre frère plus précisément.
- Vraiment ?
Je ne savais plus trop si je devais être inquiète ou heureuse de cette nouvelle. Moi, une elfe ? C'était assez troublant comme nouvelle, surtout quand on vient de se réveiller : « Bon matin ! Vous saviez que vous étiez une elfe de la Terre du Milieu ? ».
- Qui est mon frère ?
- Vous le découvrirez bien assez tôt, me répondit-elle, ne se séparant pas de son sourire. Vous risquez même de le découvrir dans les prochains jours.
- Enfin, ce n'est pas sympa de me laisser dans un suspense pareil ! râlais-je alors qu'elle nous mettait à la porte.
- Bonne journée, dit-elle avant de nous fermer au nez.
J'avais remit ma cape et, après avoir vérifiée que le capuchon était bien en place, nous quittâmes le palais pour rejoindre le campement, à mon plus grand désespoir. Je voulais m'enfermer dans notre tente et ne jamais en sortir, afin de ne pas avoir à affronter le regard des autres. Qu'allaient-ils dire ? Qu'allaient-ils penser mais ne pas dire ? J'avais vraiment peur de leurs réactions. Alors que nous arrivions au campement, je fis savoir à Éli de ne pas leur en parler et que j'allais leur dire quand je serais prête, c'est à dire, pas maintenant. Sans un mot, je m'asseyais dans le cercle que la Communauté avait formé pour prendre le déjeuner que les elfes nous avaient apporté. Je sentais les regards de mes compagnons peser sur moi, mais je décidai de les ignorer et de ne pas enlever ma capuche tout de suite. Ensuite, sans un bruit, nous nous levâmes tous pour ramasser nos affaires qui trainaient par terre. Boromir s'approcha de moi.
- Pourquoi portez-vous une cape par une chaleur pareille ? me demanda-t-il.
- Ce n'est pas de vos ognons. Occupez-vous de vos affaires, je m'occupe des miennes.
- Enfin, pas la peine de vous énerver ! Je désirais seulement savoir…
- La curiosité est un vilain défaut quand on ne sait pas la maitriser.
- Peut-être mais c'est un défaut qui peut s'avérer utile. Allons donc, que cachez- vous sous votre capuche ?
- Rien qui vous intéresse.
- Vous nous demandez de vous faire confiance mais vous refusez de nous faire confiance en retour ! Si vous voulez la confiance de quelqu'un, vous ne devez pas lui cacher des choses !
- Je n'ai que faire de votre confiance, sir, puisque je l'avais déjà perdu à notre première rencontre !
Il ne répondit rien, mais on voyait bien qu'il faisait de gros efforts pour ne pas laisser éclater sa colère. Désormais, toutes les personnes de notre petit groupe étaient tournées vers nous et attendaient la suite.
- Vous désirez réellement savoir ce que je cache sir ? Et bien voilà, voilà ce que je m'efforce de cacher depuis ce matin !
D'un geste colérique, j'ôta ma cape et la jeta au sol. Tous étaient bouche bé, sauf Éli qui me regardait d'un air désolé. Je vis son visage se décomposer lentement tandis qu'elle écoutait les pensées des autres, pensées que personne n'osait exprimer à voix haute. Je n'eu même pas le courage de les lire moi- même que je parti en courant dans la forêt. Je savais qu'il me faudrait plusieurs heures pour quitter la Lórien alors je ne m'inquiétais pas vraiment de la distance que je parcourais. Je pouvais entendre la voix d'Éliane au loin qui me suppliait de revenir, mais je ne voulais pas affronter leurs regards encore une fois. Sans réfléchir, je grimpai à un arbre et y resta, pleurant en silence, laissant échapper des larmes de tristesse, de fatigue et de peur. Je ne sais pas combien de temps j'y resta, mais j'avais dut m'endormir car ce fut la voix d'Éliane dans ma tête qui me tira de mes pensées.
- Ali, Ali, réponds moi, je t'en supplie !
- Je suis là, que se passe-t-il ?
- Est-ce que tout va bien ? Ça fait des heures qu'on te cherche partout !
- Ne t'inquiète pas, je vais bien. Je me suis éloignée un peu. Tu sais, je suis fatiguée, fatiguée de mentir à propos de notre vie, de nos pouvoirs.
- Moi aussi mais s'il te plait, il faut que tu rentres !
- Non. Je crois que je vais passer la nuit où je me trouve en ce moment. Arrêter de me chercher, je vais revenir demain, sûrement en après-midi.
- D'accord. Tu vas me demander quelque chose, hein ?
- En effet. J'aimerais que tu leur expliques tout. J'aimerais que tu racontes notre aventure à la Communauté pendant mon absence. Je veux que tu leur parles de notre monde, des Valars et de nos pouvoirs, de la prophétie et réponds à toutes leurs questions. J'ai deux livres dans mon sac, un qui parle des Mages Élémentales et un autre qui traite de la prophétie.
- Très bien, mais il faut que tu me promettes de rentrer demain sinon, je vais envoyer toute la Lórien à tes trousses.
Je savais qu'elle en était capable. Après avoir promit, on s'est dit à demain et la communication a prit fin. Ensuite, je fis enfin attention aux alentours. Il n'y avait que des arbres à perte de vue, bien sur, mais je pouvais désormais entendre toute la vie que la forêt recélait. Je m'endormit bien vite en pensant avec amertume à mes retrouvailles avec mes compagnons.
Voilà, je venais de me réveiller au chant d'un oiseau qui passait au dessus de ma tête. C'était le matin donc le début d'une journée qui s'annonçait horrible pour moi. Je descendis à contre- cœur de mon arbre et, grâce à la position du soleil, je pus juger qu'il était passé midi. L'heure de rentrer avait sonnée. Je commençai donc à marcher, prenant mon temps. Pour me donner du courage, je sifflotais un petit air et, à mon plus grand étonnement, les oiseaux imitèrent mon chant. Cela dura presque tout le trajet mais ils cessèrent de me suivre quand il n'y eu plus qu'une dizaine de mètres qui me séparaient du campement. Sans bruit, je me glissai derrière un arbre à la lisière de la forêt et j'écoutai la conversation. Toute la Communauté était assise en rond autour du feu et Éli semblait prendre plaisir à raconter tout ce qu'elle pouvait. Comme cela fera du bien de ne plus avoir à mentir, de ne plus avoir à se cacher !
- Oui, Pippin ? demanda Éli.
- Est-ce que c'est vrai que dans ton monde, je veux dire, ton ancien monde, il y avait des gens avec des cheveux rouges à pointes bleues ?
Ok, question totalement hors sujet !
- En effet, il y avait vraiment n'importe quoi, dans notre monde adoptif ! m'exclamais-je en sortant de ma cachette.
- Aliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! s'écria Éli d'une voix aigu, beaucoup trop aigu pour mon ouïe, qui s'était aiguisée.
Elle se jeta dans mes bras, me disant que je leur avait fait une de ces peurs en ne revenant pas hier soir, que j'aurais pu me blesser, faire de mauvaises rencontres, etc…
- Du calme, Éli ! Je vais bien tu peux voir par toi même ! dis-je en riant.
- Je suis désolée. J'ai seulement eu vraiment peur pour toi !
- Je comprends. Je suis désolée moi aussi, je n'aurais jamais du partir comme ça.
- Ce n'était pas de votre faute, Éliane nous as tout raconté, me consola Merry.
- C'est sur que ça ne doit pas être facile de vivre avec des changements constants, surtout comme ceux-là, me dit Gimli.
- Est-ce que vous auriez une idée de qui est votre frère ? me demanda soudain Frodon.
- Moi, je crois que j'ai ma petite idée la dessus, m'apprit Aragorn.
- Ah bon, qui ? m'étonnais- je.
- Je vois que sir Aragorn a trouvé votre frère avant vous, Alicia, me dit la voix de Galadriel dans mon dos.
- Mais vous aller me le dire qui c'est, oui ou non ?
Galadriel pointa quelqu'un derrière moi.
- Legolas, je vous présente votre sœur, Alicia Vertefeuille.
Je faillis en tomber par terre. Legolas, mon frère ? Quelqu'un me l'aurait dit, je ne l'aurais pas cru mais c'est vrai qu'à y regarder de plus près, il y avait une énorme ressemblance. Yeux bleus, cheveux blonds, sourire espiègle et la même adresse au tir à l'arc. Il s'approcha de moi, hésitant, et je crains pendant un instant qu'il ne veuille pas de moi. Pourtant, à ma grande surprise, il me serra fort dans ses bras. Je répondis à cette étreinte sous les regards attendris des autres personnes présentes. Nous quittâmes ensuite le groupe pour aller parler un peu loin. Je voulais savoir tout ce que j'avais manqué et lui voulait apprendre à mieux me connaître. Nous parlâmes pendant des heures et, j'en fus heureuse, il se mit à me tutoyer. Durant les jours qui suivirent cette nouvelle et notre histoire, les journées furent moins tendues, il y avait plus de rires et de sourires. Tout le monde était content que tout se soit si bien terminé et il n'y avait que Boromir que j'évitais soigneusement. Bon, c'était réciproque aussi, mais je ne m'en plaignais pas. Puis, vint le jour du départ.
Nous étions tous sur le quai, en rang. Galadriel nous donna d'abord les capes, puis vint le tour des cadeaux personnels.
- Legolas, voici un arc des Galadhrims, digne de l'adresse de nos parents des bois.
Elle s'avança après vers Merry et Pippin.
- Voici les dagues de Noldorin. Elles ont déjà servies durant la guerre.
Elle leur tendit deux dagues, une chacun, puis elle s'approcha de Sam.
- Voici une corde elfique faite en hithlain.
Sam regarda sa corde quelques instants, fixa ensuite les dagues de Merry et Pippin puis revint à Galadriel.
- Merci, gente Dame, mais vous resterait-il une jolie dague étincelante ?
Elle ne lui répondit que part un sourire, puis s'avança vers le nain.
- Quel cadeau un nain demanderait-il aux elfes ?
- Aucun, grogna-t-il. Enfin, il y a bien quelque chose mais c'est complètement insensé. Je n'ose pas vous le demander.
Elle lui fit signe de le lui dire dans l'oreille et, amusée par sa demande, elle lui dit qu'il aurait ce qu'il demanderait. Elle s'éloigna de lui pour se poster auprès d'Aragorn.
- Je ne peux rien vous donnez de plus que ce médaillon, dit-elle en pointant le pendentif d'Arwen.
Il ascquisa et elle se mit face à Frodon.
- Frodon, voici la lumière Erendil, notre étoile bien aimée.
Il la remercia du regard et elle s'approcha de moi et Éli.
- Jeunes filles, je ne peux rien vous donnez de plus que ce que les Valars vous ont donnés. Je ne peux que vous souhaiter bonne chance.
- Cela nous suffit amplement. Merci beaucoup.
Elle nous sourit une dernière fois et le groupe se sépara dans les bateaux. Moi, Éli et Legolas dans le premier, Aragorn, Frodon et Sam dans le deuxième et Gimli, Boromir, Merry et Pippin dans le troisième. Nous nous mîmes à avancer sur l'eau tandis que moi et Éliane nous nous regardions dans les yeux, inquiètes de ce qui nous attendait.
Tan tan tan! Alors, ne suis-je pas éblouissante, étonnante, formidable, fantastique et j'en passe?
