Allo tout le monde. Ok, c'est simplement pour vous dire que je ne m'y connais pas vraiment du côté médical alors il se peut que ce que j'écris n'est pas médicalement possible mais juste pour le plaisir de l'histoire, faite comme si ça l'était ;) hihi...
Bonne journée,
Titepuce140 :D
10.
Bella:
Les jours suivants l'accident furent déprimant et fatiguant.
1)La mort de mes parents m'avait incroyablement secoué et blesser;
2)Avoir été présente dans l'accident qui avait tué mes parents n'aidait certainement pas à ma cause;
3)Avoir survécu à l'accident qui avait tué mes parents était encore plus difficile;
4)Avoir vue et entendu ma mère mourir était encore plus terrifiant que tous les points écrit précédemment;
Et finalement 5) Devoir endurer les questions et les regards brûlant de ma famille empirait le tout.
Ouais, ma vie ressemble à une émission à la télévision où la vie des gens sont remplis de nouveau drames... Dure!
Sérieusement, est-ce que ma vie pouvait maintenant être pire? Je ne crois même pas que ce soit possible! En plus de tous les points mentionnés, il ne fallait surtout pas oublier que je ne pouvais presque plus bouger sans avoir mal à quelque part. Certes, Oncle Carlisle m'avait soigné mais il allait me falloir du temps pour retrouver l'usage complet de mes jambes. Non, je n'étais pas paralyser, simplement amoché.
Si jamais je rencontre quelqu'un m'annonçant que la vitre n'est pas dangereuse, il peut être certain de recevoir un bon coup au visage. Eh oui, lorsque les autos avaient collidés, la vitre du pare-brise s'était casser et ne me demander pas comment, je n'en ai aucune espèce d'idée, un énorme morceau s'était enfoncer dans mes cuisses, coupant ainsi quelques muscles et ligaments. Heureusement que ça n'avait pas été plus grave car il aurait fallu... Ok, n'y pensons même pas!
Pendant toutes les journées de lundi et mardi, je n'avais rien fait d'autre que fixer un point dans le mur à côté de mon lit. Ma famille, ainsi que les Hale, défilaient presque toujours dans ma chambre mais je ne prenais même pas la peine de les regarder ou même de leur apprendre que je savais qu'ils étaient présents. Le seul avec qui j'avais de petites conversations était avec Oncle Carlisle car c'était lui qui avait réussit à me calmer avant l'arrivé des secours.
Plusieurs fois, Tante Esme s'était assise sur mon lit en me tendant des plats fait maison que je refusais. Comprenant qu'elle n'obtiendrait pas de réponse de ma part, elle les laissait sur ma table de chevet et je les mangeais lorsque j'étais seule. Autrement, je ne faisais rien de mes journées.
Je savais que je ne faisais que les inquiéter mais c'était ma façon à moi de me guérir. C'était aussi ce que j'avais expliquer à Oncle Carlisle lorsque nous nous étions retrouver seuls dans cette chambre pour la première fois après l'accident et il avait comprit mon besoins de solitude. Il avait bien essayer de le faire comprendre à la famille mais personne ne semblait vouloir comprendre.
Quelques fois j'avais entendu Alice parler d'un psychologue car d'après elle je me sentirais mieux si j'en parlais à quelqu'un. Par contre Oncle Carlisle refusait de me laisser parler à un psychologue car il savait autant que moi que ma seule façon de guérir était de me laisser tranquille.
C'est le mercredi matin qui me fit parler à quelqu'un pour la première fois. Ok, disons simplement que parler était trop vite dit puisque ce n'était PAS vraiment une conversation...
Oncle Carlisle faisait sa ronde matinale et comme les nuits précédentes je n'avais pas fermer l'oeil de la nuit. Je n'avais pas bouger, toujours recroqueviller sur moi-même en regardant le point sur le mur.
J'entendis à peine la porte s'ouvrir et le bruit de bottes sur les tuiles du plancher. Je savais que ce n'était pas des infirmières, encore moins des médecins alors je ne leur porta pas plus d'attention qu'aux autres. Cependant, je ne pu pas faire autrement lorsqu'ils ouvrirent leur bouche.
-Bon matin Mademoiselle Swan, commença le premier d'entre eux, nous sommes de la police et nous voudrions vous interroger.
N'ayant aucune envie de parler, encore moins d'assister à leur interrogatoire, je garda le silence.
-Je me nomme Billy Black et voici mon fils Jacob Black, continua-t-il. Si vous voulez bien répondre à quelques questions suivant l'accident ayant mené au décès de vos parents nous en serions ravis.
Sérieusement, quels sortes de policiers ne comprenaient pas lorsque quelqu'un refusait de leur parler?
L'un d'eux, probablement Jacob Black, contourna mon lit et s'arrêta face à moi. Je ne pouvais malheureusement pas apercevoir son visage mais ses pantalons était tristement dans ma visions.
-Mademoiselle Swan?me demanda-t-il en reculant de quelques pas.
Rien, je ne voulais pas leur répondre, ni penser à l'accident et encore moins devoir dire à haute voix ce que j'essayais de refouler.
-À quel heure êtes-vous parti de chez vous?tenta Billy.
À quoi bon leur répondre? Mes parents étaient déjà morts, non?
-Est-ce que votre père avait bu? Arriviez vous d'une soirée? Conduisait-il prudemment? Que c'est-il passé? Nous aimerions des détails afin de décider la cause de l'accident... Mademoiselle Swan!
Soudainement, la porte de ma chambre s'ouvrit et se referma violemment.
-Que faites-vous ici?demanda mon Oncle.
Dieu merci, Oncle Carlisle était venu à ma rescousse!
-Nous interrogeons la victime de... tenta d'expliquer Billy.
-Monsieur l'agent, s'énerva Oncle Carlisle, ne voyez vous pas que ma nièce est encore en état de choc?
-Mais nous avons besoins de...
-Pas tant qu'elle ne sera pas prête à parler!
-Nous faisons notre boulot, expliqua Jacob Black en s'éloignant de mon lit.
-Oui et moi je fais le miens, s'impatienta mon oncle, alors je vous interdit de remettre un pied dans cette chambre tant que je ne vous en donnerai pas l'ordre, compris?
-Mais...
-Ma soeur et son mari sont décédé dans cet accident, monsieur Black et la seule survivante est ma nièce qui n'est visiblement pas encore en état d'en parler. Lorsqu'elle le sera je vous le ferai savoir et...
-Mon père n'avait pas bu, chuchotais-je faiblement sans quitter le point du regard. Il pleuvait violemment et les chemins étaient dangereux, n'importe qui aurait pu perdre le contrôle de leur voiture et être percuter par un autre véhicule. Voilà ce qui c'est passé.
Oncle Carlisle marcha soudainement jusqu'à moi et se pencha afin d'être au même niveau que moi. Il posa ses mains sur mes joues et me força à le regarder.
-Bella, tu n'as pas besoins de leur expliquer maintenant si tu ne t'en sens pas capable, me défendit-il.
-C'est trop tard, expliquais-je, je viens déjà de tout leur dire.
-Est-ce que c'est la vérité, Mademoiselle Swan?demanda finalement Billy Black.
-Oui, répondis-je sans quitter Oncle Carlisle du regard, c'est exactement ce qui c'est passé. Il a perdu la maîtrise de la voiture et n'a jamais pu éviter l'autre voiture.
-Ok, accepta mon oncle en se relevant, maintenant sortez d'ici et laissez moi seule avec ma nièce. Je dois encore changer ses pansements.
Une fois seuls et tranquille, Oncle Carlisle se laissa faiblement tomber sur mon lit en me souriant tristement et en jouant avec mes cheveux. Après quelques instants il leva les couvertures recouvrant mes jambes et me fit signe de les mettre droite.
-Ok Bella, ça va peut-être chauffer alors...
-Tu sais que les blessures physiques ne m'ont jamais vraiment affecter, Oncle Carlisle, alors que ça chauffe ou non...
Il hocha tristement la tête avant d'enlever mes bandages afin d'y jeter un coup d'oeil. Je ressenti pas vraiment le mal lorsqu'il désinfecta mes plaies et faisait je-ne-sais-quoi. J'étais tout simplement... perdu.
-Ils ont menti, avouais-je en regardant la tête de mon oncle.
-Quoi?demanda ce dernier en levant son regard vers moi.
-Ma mère, expliquais-je, ils disent qu'elle est morte sur le coup et qu'elle n'a rien souffert. C'est faux, je l'ai entendu gémir pendant quelques instants avant qu'elle ne meurt.
De la souffrance apparut dans les yeux de Carlisle.
-C'était probablement les nerfs, Bella. Ta mère était probablement déjà morte et...
-Non, elle n'était pas déjà décédé. Elle... Elle a eu le temps de me dire ''je t'aime'' avant de cesser de respirer.
-Oh...
Oncle Carlisle ne bougea pendant quelques minutes avant de finalement continuer son travail. Toutefois, il était plus lent et semblait lui aussi perdu dans ses pensées. Finalement, il se tourna vers moi et un sourire las apparut sur ses lèvres.
-J'ai terminer, m'apprit-il en recouvrant mes jambes. Tu guéris très vite, Bella. Je ne m'en étais jamais vraiment rendu compte mais ta peau semble se régénérer rapidement.
Je hocha la tête en contemplant de nouveau le point sur le mur.
-Quand est-ce pourrais-je sortir de ce trou à rat?m'inquiétais-je.
Mon oncle prit son temps avant de répondre.
-Ce soir, si tu veux. Il est probable que tu ne pourras pas vraiment utiliser tes jambes pendant quelques jours, voir une semaine ou deux alors je préférerais que tu restes au lit mais je sais qu'une jeune fille de dix-huit ans comme toi n'aime pas passer ses journées entières dans une chambres.
-Oncle Carlisle, ajoutais-je sur le même ton, est-ce que tu crois que je pourrais aller vivre chez toi le temps que... le temps que je sois guérit?
Mon oncle sembla heureux d'entendre cette demande car son visage apparut soudainement dans mon regard alors qu'un sourire fendait son visage.
-Mais évidemment que tu le peux!s'exclama-t-il. Ta chambre était toujours prête au cas où tu voudrais passer une nuit à la maison comme lorsque tu étais plus jeune et je suis certain que Esme en sera très heureuse! Oh, nous pourrions même lui faire la surprise! Que dis-tu si nous gardons le secret et qu'après mon quart de travail je t'emmène à la maison?
Je n'avais jamais vu mon oncle aussi heureux et enjoué qu'en ce moment. Évidemment, il était triste suite à la mort de mes parents mais il avait toujours été comme un deuxième père pour moi.
-Ça serait bien, acceptais-je en souriant un peu.
Il sauta sur ses pieds et failli s'accrocher dans l'une des chaises tellement il était heureux. Avant de sortir de ma chambre, il se pencha et embrassa tendrement mon front.
-Reposes-toi jusqu'à seize heure et ensuite nous irons à la maison, me conseilla-t-il en partant.
Edward:
Nous étions tous rassembler dans la salle des familles alors que l'infirmière nous avait interdit d'entrer. Bien évidemment Alice et Rosalie s'en était prise à cette pauvre femme mais lorsque cette dernière avait avouer avoir vu la police entrer dans la chambre de Bella elles s'étaient calmés.
Moins de deux minutes plus tard nous avions vu mon père passer en courant devant la salle en direction vers la chambre de Bella.
Cette dernière nous inquiétait terriblement depuis l'accident ayant couter la vie à mon oncle et à ma tante. Tout comme ma famille, je la voyais s'auto détruire alors qu'elle refusait de nous parler et de nous regarder. C'était comme si elle était seule dans son petit monde où rien ni personne ne pouvait l'atteindre. Nous avions tenté pas différentes occasions d'avoir une conversation avec elle mais rien en semblait fonctionner.
Une fois encore Alice faisait les cent pas en marmonnant des mots qu'elle seule pouvait entendre.
Emmet et Jasper, eux, étaient sur le point de craquer et d'aller la secouer. Ils étaient les plus affecter puisqu'ils voyaient devant eux leur famille tomber en poussière. Alors que leurs parents étaient décédés, ils devaient aussi assister à l'auto-destruction de leur soeur.
Rose, elle, tentait de calmer Emmet tout en se retenant de hurler de douleur car elle avait toujours été celle qui protégeait la famille. En sachant qu'elle ne pouvait rien faire, elle se sentait inutile.
Moi, j'avais l'étrange sentiment de mourir à petit feu comme si j'étais étroitement lié à Bella. Sérieusement, je commençais vraiment à me poser des questions sur ces nouveaux sentiments... Je sentais parfois mon coeur se briser en morceau alors que quelques secondes plus tard je voulais être celui qui la sauverait.
Ma mère, elle, ne pouvait plus s'arrêter de pleurer. Elle était triste que Renée et Charlie soit décédé, mais elle ne voulait pas que Bella souffre en silence. Tout ce qu'elle voulait c'était aider Bella à guérir mais cette dernière semblait refuser l'aide des gens autour de elle.
Quant à mon père, il ne semblait pas être aussi triste que nous. Quelque chose me disait que Bella et lui s'étaient rapprochés et qu'elle semblait partager des choses avec lui.
Et lorsqu'on parle du loup... Mon père arriva soudainement dans la salle où nous étions avec un grand sourire et en sautant presque sur place comme lorsque Alice allait magasiner ou lorsque Rose avait la chance d'observer le tout nouveau modèle d'une voiture.
-Carlisle?s'étonna Esme en se levant de sa chaise.
Ce dernier se tourna vers elle et l'attrapa par la taille avant de tourner en rond avec elle dans ses bras.
-Que ce passe-t-il, tenta-t-elle de comprendre.
-Oh... rien.
-Papa!s'exclama Alice en s'arrêtant de marcher et en se tournant vers lui.
-Oui chérie?
-Je veux, et je suis certaine que presque tout le monde présent dans cette pièce sont d'accord avec moi, que Bella voit un psychologue!
Le sourire de mon père disparut immédiatement alors qu'il reprenait peu à peu son sérieux. Il croisa ses bras sur sa poitrine et secoua sa tête.
-Non, refusa-t-il.
Les yeux d'Alice semblèrent sortir de leurs orbites tellement elle venait d'être surprise par la décision de notre père.
-Je suis d'accord avec Alice, s'exclama soudainement Jasper.
-Non, répéta mon père. Ce n'est pas ce dont elle à besoins en ce moment.
Tout le monde se tourna vers lui avec différents point d'interrogation sur le visage. Ok, nous n'avions pas techniquement des ''points d'interrogation'' sur le visage, mais vous voyez bien ce que je veux dire, non?
-Comment peux-tu en être certain?s'inquiéta ma mère en posant sa main sur le torse de mon père.
-Parce qu'elle m'a parler et m'a expliquer pourquoi elle préférait être seule, expliqua-t-il soudainement.
Toute la famille sembla être surprise car un silence de plomb tomba dans la salle.
-Elle t'a parler?chuchotais-je finalement.
-Oui, avoua-t-il. Lorsque nous sommes seuls nous parlons. Elle m'a expliquer que la raison pourquoi elle fixait toujours le point sur le mur était parce qu'elle voulait garder sa concentration pour pouvoir réfléchir sur ce qui c'est passé. Elle a juste besoins de temps pour pouvoir tout mettre en ordre et je la comprend très bien.
-Je te l'avais bien dit, Alice!s'exclama Emmet en roulant les yeux.
-Ok, ok, pas besoins de me le répéter cent fois!s'énerva-t-elle.
-Bon maintenant sortez et allez faire quelque chose d'intéressant au lieu de rester ici, ordonna mon père. Ouste, du vent!
