Disclamer : Harry Potter appartient à JKR, mais cette histoire est à moi.

Beta : AnitaBlake93100 et Gwenillo pour une deuxième correction


La soif éternelle.

Chapitre 11

_ Malfoy, je ne sais pas ce que tu as foutu, mais tu n'as pas intérêt à mourir bêtement ! s'exclama brusquement Harry en direction de Draco. Nous n'avons pas fini de discuter, donc, je t'interdis de mourir, tu m'attends ! ajouta-t-il en le pointant du doigt.

En retour de son soudain éclat, Harry eut droit à un regard tel, que s'il avait était un steak, il n'aurait certainement pas fait long feu. Après l'avoir dévoré du regard longuement, Draco qui jusqu'à cet instant se sentait aussi faible qu'un enfant de trois ans, retrouva en quelques secondes toute sa vigueur. Et comme un ressort, il se redressa et rejoignit Harry. Fébrile, il prit se dernier dans ses bras, le serra contre sa poitrine, puis il plongea son nez au creux du cou du sorcier et prit une grande inspiration. Dès que l'odeur du sang d'Harry lui parvint aux narines, la Bête prit la place de Draco. Guidée par la joie et surtout par la soif, cette dernière plongea ses crocs acérés dans la chair tendre de la gorge d'Harry. La Bête pris plusieurs gorgées de sang avant de se détacher de son Poodir. Harry, le souffle court, lui lançant un regard à mi-chemin entre l'indignation et l'extase.

_ Non... non, mais t'es pas bien, Malfoy ! Qui t'a donné la permission de me vider de mon sang ?

_ Toi, mon petit lion fougueux, susurra la Bête d'une voix mielleuse, en reprenant Harry dans ses bras, mais cette fois, pour lui voler un doux baiser.

_ Moi ?! Mais... tu... tu te fou... de moi... ma... ma parole ! s'exclama tant bien que mal Harry en parvenant très, très difficilement à séparer ses lèvres de celles du vampire. Quand... quand est-ce que... je t'ai dit de plonger tes putains de dents dans ma pauvre gorge ? questionna-t-il ensuite.

Mais merde ! Qu'est-ce qui lui arrivait ? se demanda Harry alors qu'il luttait pour retrouver une respiration normale et faire revenir les battements de son cœur à un rythme régulier. Il n'était pas venu pour se faire sucer le sang et échanger sa salive avec ce connard de Malfoy, mais pour... pourquoi déjà ? se demanda ensuite Harry complètement perdu. Maudit Malfoy ! C'est de sa faute s'il n'arrivait plus à penser clairement, pesta intérieurement Harry.

_ Ton sang, ton sang m'appelait avec tellement de force que je n'ai pas pu résister, chuchota la Bête en se rapprochant de son Poodir.

_ Hein ?! Mon sang ? Mon sang t'a appelé ? dit Harry en fronçant les sourcils d'incompréhension. N'importe quoi ! Mais t'es complètement timbré ma parole ! s'écria-t-il ensuite. Parce que jusqu'à preuve du contraire, le sang ne parle pas et le mien encore moins !

_ Bébé, je suis un vampire, le sang me parle, se contenta de dire la Bête en reprenant sa bouche.

Le baiser dura bien plus longtemps que le précédent, et cette fois, ce ne fut pas Harry qui y mit fin, mais la Bête. En vérité, ce ne fut pas la Bête, mais Draco.

_ Potter, je sais que ce corps est le mien, que cette bête et moi somme une seule et même personne, mais il se trouve que je suis un homme jaloux, incroyablement jaloux, même de moi-même, alors je te prierais de ne pas te laisser embrasser par le premier venu, dit Draco avec un sérieux si désespérant, qu'Harry ne put qu'ouvrit la bouche sans qu'aucun mot n'en sorte.

Le sorcier fixa le vampire pendant de longues secondes en se demandant s'il ne rêvait pas.

_ Malfoy, as-tu conscience du ridicule de ce que tu viens de dire ? finit-il par demander.

Draco eut le bon goût de ne pas répondre à la question d'Harry. À la place, comme pour effacer les baisers de la Bête, il s'empara des lèvres du sorcier et lui donna un baiser dévorant, passionnant qui lui coupa le souffle et laissa ce dernier tremblant de la tête aux pieds.

_ Nan mais... tu... tu penses... faire quoi... en m'embrassant... com... comme ça ? Tu cherches... à...à me... me tuer, maugréa Harry.

Merlin ! Pourquoi était-il venu au juste ? N'aurait-il pas été plus simple de laisser cet idiot se laisser mourir au lieu de venir se faire agresser comme ça ? Pensa Harry avec une pointe colère. Bon, il n'était pas vraiment en colère, mais tout de même.

_ C'est qui le meilleur ? Lequel préfères-tu ? demanda tranquillement Draco en ignorant les railleries et plaintes d'Harry.

_ Hein ?! De quoi parles-tu ? s'étonna le sorcier complètement largué par la question.

_ Lui ou moi ? Fut la réponse de Draco.

_ Lui ou toi, quoi ? Et qui est-ce ce lui ? questionna Harry de plus en plus perdu.

_ Eh bien, la Bête et moi, dit Draco avec sérieux.

_ La Bête ? releva Harry qui ne comprenait toujours pas.

_ Mon vampire, finit par dire Draco.

Harry écarquilla les yeux en fixant Draco. Non, c'était une blague ? se dit-il. Il se moque de moi, décida-t-il ensuite. Je crois que j'ai passé trop de temps à me prendre la tête ces derniers temps, j'ai grand besoin de sommeil, songea par la suite le sorcier.

_ Bon, je crois que je vais y aller, finit-il par déclarer après s'être dit cela.

_ Hein ?! Comment ça tu vas y aller ! s'écria Draco en poursuivant Harry qui se dirigeait déjà vers la porte.

_ J'ai besoin de dormir un peu, lui dit Harry en poursuivant son chemin.

_ Potter, ne t'avise surtout pas de franchir cette porte ou tu vas le regretter, menaça Draco en le retenant par le bras.

_ C'est une menace ? siffla Harry.

_ Non, une promesse, siffla Draco à son tour. Nous devons parler, ajouta-t-il. Tu as eu suffisamment de temps pour penser à tous et j'ai besoin de savoir ce que tu as décidé, expliqua ensuite le vampire.

_ Je... je, dit Harry sans pouvoir ajouter autre chose parce qu'il ne se sentait pas prêt à avoir cette discussion.

D'ailleurs, le sera-t-il seulement un jour ? se demanda-t-il intérieurement.

_ Nous devons parler, Potter. Nous le devons avant que je ne perdre la tête, insista Draco.

Harry l'observa durant une longue minute avant de baisser les yeux et de soupirer lourdement.

_ OK, discutons, souffla-t-il ensuite. Par quoi allons-nous commencer.

_ De nous, de notre futur, dit Draco en entrainant Harry en direction de son lit pour le faire s'asseoir.

_ Notre futur, Malfoy, d'après ce que je sais, j'ai très peu de chance d'avoir un futur. En fait j'aurai de la chance si je parviens à fêter mon dix-septième anniversaire, ironisa Harry.

_ Tant que je serai en vie, tu ne mourras pas, Potter, lui promit Draco avec assurance. Je tuerai toutes les personnes ou créatures qui tenteraient de te faire du mal. Je te protégerai de ma vie s'il le faut, ajouta-t-il sur un ton solennel.

_ Tu es sérieux, dit Harry avec étonnement.

_ Je n'ai jamais été au sérieux de toute ma vie.

_ C'est... c'est... étrange et... agréable, d'entendre ça, murmura Harry.

Draco sourit, puis se pencha pour vola un baiser au sorcier.

_ Non, mais t'es pas possible ! râla Harry en souriant stupidement.

_ Et donc ? Qu'est-ce que tu penses de tout ça ? demanda Draco après avoir volé un autre baiser à Harry.

_ Pour être honnête, je ne sais pas vraiment, répondit honnêtement Harry après lui avoir lancé un regard noir.

_ Qu'est-ce qui te pose réellement problème, que je sois un vampire, un garçon, un Malfoy ou notre lien vampire/Poodir ?

_ Je ne sais pas, mais je crois que c'est un peu de tout ça sans l'être vraiment.

_ Je ne comprends pas, soupira Malfoy.

_ Eh bien, moi aussi je ne comprends pas, s'exaspéra Harry. Je sais que le fait que tu sois un garçon et un Malfoy ne me dérange pas vraiment, même si j'avoue que j'ai encore du mal avec ça. Je peux aussi dire que ton côté mordant, vampirique ne pose pas non plus de réel problème même si c'est encore très déroutant pour moi de savoir que tu en es un, expliqua-t-il.

_ Donc, si ni mon nom ni mon sexe et ni mon vampirisme ne te posent de réels soucis, j'en déduis que c'est notre lien qui te pose problème, résuma Draco.

_ Je crois, oui, acquiesça Harry.

_ En quoi ? Qu'est-ce qui te dérange avec lui ?

_ D'aussi loin que je puisse me souvenir, tous les choix qui régissent ma vie m'ont toutes été imposés. D'abord par mon oncle et ma tante, puis par Dumbledore et ensuite par mes amis. Merlin ! Même Voldemort a influencé mes choix le soir il s'en est pris à mes parents et moi-même en se laissant influencer par cette maudite prophétie.

_ Quelle prophétie ? ne put s'empêcher de demander Draco.

_ Celle qui prétend que je suis le seul sorcier à pouvoir tuer Voldemort.

_ Ah bon ! s'étonna Draco. Je n'étais pas au courant de son existence.

_ Très, très peu de personnes la connaissent, donc c'est tout à fait normal, le rassura Harry.

_ Pour en revenir à nous, reprit Draco ensuite. Si je comprends, c'est parce que tu n'as pas eu le choix que l'idée d'être lié à moi t'est aussi difficile ?

_ Je pense, mais pas que ça, car même si j'avoue que j'aurais aimé avoir le choix de mon ou ma compagne, Ron est parvenu à me faire comprendre qu'être le compagnon d'une créature magique, d'un vampire, est la meilleure chose qui aurait pu m'arriver, dit Harry.

_ Un instant ! s'écria presque Draco. Qu'est-ce que Weasley t'a dit ? Non, Weasley t'a convaincu que c'était une bonne chose d'être lié à un homme, un vampire et pire encore : un Malfoy, moi, en l'occurrence ?! s'exclama-t-il avec incrédulité.

_ Oui, c'est bien ça, sourit Harry. Il a passé je ne sais combien de temps, à faire entrer dans ma tête que j'avais une chance merveilleuse d'être le compagnon d'un vampire. Sans lui, je pense que je serais encore en train de bouder dans mon coin à cet instant.

_ Impossible ! Je ne le crois pas, nia Draco. Ce type me déteste tellement, qu'il préférait certainement te voir accouplé à Vol de cul qu'avec moi, ajouta-t-il.

_ Et pourtant, quand je lui ai parlé de notre situation, la première chose qu'il m'ait dit a été, que je devais venir te voir pour que l'on puisse discuter, lui apprit Harry. Sans lui, je ne serais pas là maintenant, redit-il.

_ Weasley qui m'aide, murmura Draco avec incrédulité. Je n'arrive pas le croire et encore moins à l'imaginer.

_ Pourtant, c'est lui qui m'a encouragé à venir coucher avec toi ce jour-là, ajouta Harry.

_ Hein ?! Coucher avec moi ? Quand ça ? demanda Draco abasourdit. Tu veux coucher avec moi ? demanda-t-il ensuite.

_ Ne me fait pas croire que tu n'avais pas compris que si je t'ai attiré dans la Chambre Des Secrets ce jour-là, c'était pour coucher avec toi, râla Harry en rougissant.

_ Si, si ! C'est juste que je suis un peu dérouté de savoir que Weasley t'a encouragé à te glisser dans mon lit. Le savoir me laisse un peu... Je ne sais pas trop.

_ Sur le cul, proposa aimablement Harry.

_ Pardon !? dit Draco en fronçant les sourcils. Sur le cul ?

_ Expression moldue, dit Harry.

Draco leva les yeux au plafond puis reprit la discussion.

_ Donc, si notre lien ne te pose plus de problème grâce à Weasley, qu'est-ce qui te dérange véritablement ?

_ Tu as dit que le Poodir est tout pour le vampire, que s'il venait à mourir, le vampire le suivrait. Mon espérance de vie n'est pas très grande, Malfoy. De plus, je suis un aimant à problème, finit par dire Harry après un temps de silence.

_ Tu as peur du pouvoir que tu as sur moi, de m'entrainer dans la mort avec toi, résuma Draco.

Harry hocha la tête.

_ Potter, tu es stupide ! déclara Draco.

_ Pardon ? siffla Harry avec colère.

_ Tu es un idiot. Un bel idiot, mais un idiot tout de même, confirma Draco en souriant avec tendresse.

_ Eh bien, l'idiot va te débarrasser de sa stupidité, cracha Harry en se levant pour partir.

_ Ne te fâche pas, mon petit ange grincheux, l'arrêta Draco en le prenant dans ses bras avant qu'il ne puisse faire un pas en direction de la porte.

_ Lâche-moi ! Se débâtit Harry pour se soustraire à ses bras. Je ne vais pas rester là à t écouter m'insulter gratuitement.

_ Je ne t'insulte pas, Harry, souffla Draco au creux de son oreille.

_ Jusqu'à preuve du contraire, traiter quelqu'un d'idiot et de stupide revient à l'insulter. Et tu viens de le faire, cracha Harry alors que son traitre de cœur faisait un petit arrêt en entendant Malfoy l'appeler par son prénom et non par Potter.

_ Je m'excuse, dit le vampire en déposant une pluie de baisers sur le cou d'Harry. Je vais reformuler ce que je voulais dire.

_ Reformuler ? s'étonna Harry en luttant contre le plaisir qui commençait à monter en lui.

_ Ce que je veux dire, c'est que tu n'as pas à t'inquiéter de ça, car je ne te laisserai pas mourir stupidement, je vais veiller sur toi, mon ange. De plus, aurais-tu oublié que si ta vie est en sursis, la mienne l'est tout autant ? Et sache que si je devais un jour te perdre, je préfère mille fois te suivre dans l'autre monde que de vivre sans toi, car avant que je ne m'aperçoive, tu as pris une place très importante dans mon cœur, Harry, déclara Draco au creux de l'oreille du sorcier.

Le cœur d'Harry fit un bond dans sa poitrine. Draco le fit tourner dans le but de pouvoir le regarder dans les yeux.

_ Je crois que je suis en train de tomber follement amoureux de toi, Potter, avoua le vampire. En fait, je crois que c'est déjà fait, et cela n'a rien, absolument rien à voir avec le fait que je sois un vampire et toi mon Poodir, parce que ma transformation n'est pas complète. Ce qui fait que les sentiments que j'éprouve pour toi sont bien réels et viennent de moi, et de moi seul. Je t'aime Harry.

Les battements du cœur d'Harry se firent si rapides que le sorcier eut peut que ce dernier ne s'échappe de sa poitrine ou qu'il ne cesse de battre. Malfoy... non, Draco l'aimait. Et l'aimait pour lui et non pour son sang. Il l'aimait lui Harry James Potter, non Harry le survivant, l'héritier Potter ou le Poodir. Non, il l'aimait pour lui-même, et rien que pour cela, le sorcier était prêt à tout accepter de lui. À l'accepter en entier. Attendez, Draco l'aimait, mais lui, est-ce qu'il l'aimait ? se demanda-t-il.

_ Je t'aime Harry Potter, je t'aime de toute la force de mon cœur mort. Et sur ma magie, je te fais la promesse de ne jamais t'abandonner si je ne peux pas faire autrement et de protéger de ma vie s'il le faut, poursuivit Draco les yeux plongés au fond de ceux d'Harry.

Un filament de magie s'échappa de la poitrine de Draco et se glissa dans celle d'Harry suite à cette direction. Et là, Harry sut. Il sut que lui aussi aimait Draco. Il ne savait pas quand cela était arrivé, mais il en avait la certitude : il l'aimait aussi. Une joie immense comme il n'en avait encore jamais éprouvé de toute sa courte vie, le submergea complètement. Et sur une impulsion qu'il ne put et ne voulut réprimer, il déclara à son tour :

_ Je crois que moi aussi je t'aime, Draco.

_ Tu... tu crois ou tu es sûr ? demanda Draco après lui avoir donné un long baiser.

_ Je suis sûr, soupira Harry avant de serrer le vampire fortement dans ses bras.

_ Alors, nous sommes en couple maintenant, dit Draco en lui rendant son étreinte.

Et ce n'était pas une question.

_ Il semblerait, acquiesça Harry. N'empêche, je n'aime toujours pas l'idée de posséder autant de pouvoir sur toi, ajouta-t-il.

_ Je sais, et je ne t'en aime que plus, souffla Draco en souriant bêtement.

_ Ron va être impossible avec toi. Il va te rappeler toute ta vie, que c'est grâce à lui qui nous nous sommes finalement mis en ensemble, prévient Harry.

_ Je crois que j'y survivrais, soupira Draco. Difficilement, mais je devrai y arriver, ajouta-t-il avant de reprendre les lèvres d'Harry. Et sinon, reprit-il après que le baiser ait pris fin.

_ Sinon quoi ?

_ Le meilleur, c'est lui ou moi ?

_ Merlin ! Tu es vraiment sérieux avec ça ! s'exclama Harry avec exaspération.

_ Très, acquiesça Malfoy. Cependant, je pose la question par pur principe, car je n'ai aucun doute sur le fait que je sois le meilleur. Parce que tu dois reconnaître, mon ange, que j'embrasse bien mieux que lui, j'ai une meilleure prise sur nos lèvres, se vanta Draco. Alors, c'est moi le meilleur, n'est-ce pas ?

Harry se contenta de lever les yeux vers le ciel en demandant à Merlin comment il avait fait pour tomber amoureux d'un idiot pareil.

Snape glissa ses mains dans les cheveux de son amant, le rapprochant plus près de lui. Sans laisser une chance à l'autre d'objecter, il reprit sa bouche pour une suave invasion. L'autre aurait voulu un baiser plus passionné, mais le léger effleurement de la peau de son amant contre sa peau, à la douceur de sa langue contre la sienne était aussi enivrant qu'un baiser plus fougueux. Un éclair de chaleur traversa son corps, comme s'il avait été plongé dans une eau bouillante. L'homme avait l'impression que les feux de l'enfer venaient de prendre possession de lui tant son corps brûlait sous les caresses de son vampire. Tout en appréciant les attentions de son amant, il rendit à son vampire la pareille.

Snape le rapprocha de lui, appuyant son torse nu contre sa chemise, l'autre laissa échapper un petit gémissement de contentement. Avec son vampire, la passion était toujours aussi grande que lors de leur première fois. Ces bouffées de chaleur qui l'envahissaient dès que son amour posait les mains sur lui, ce désir brûlant qui enserrait ses entrailles à chaque baiser qu'il lui donnait, cette faim insatiable qu'il ressentait à chaque fois que son regard se posait sur son amant, comme s'il allait mourir d'un instant à l'autre, comme s'il était privé du droit de le toucher, étaient les mêmes depuis qu'il avait réalisé que vivre sans Severus Snape était la chose la plus horrible qui ne puisse jamais lui arriver. Il l'aimait tellement, que parfois cet amour lui faisait peur, pourtant, il n'y renoncerait pour rien au monde.

Son vampire finit par rompre le baiser, mais il en voulait plus, toujours plus. Il n'était pas prêt à le laisser s'éloigner, donc, il le suivit, déterminé à obtenir plus de ces lèvres au goût paradisiaque. Il passa ses mains autour de sa nuque pour l'attirer à lui à nouveau.

_ S'il te plaît, encore, gémit-il d'une voix, faible, brisée, qu'il eut du mal à reconnaître comme étant la sienne tellement elle était suppliante.

Snape sourit de contentement, puis souffla d'une profonde voix de velours,envoûtante, pleine de promesses :

_ Doucement, mon petit dompteur. Tu vas avoir tous les baisers que tu veux.

Puis ses lèvres repartirent à la rencontre des siennes, les effleurèrent tendrement, puis durement, provoquant de petits gémissements de satisfactions.

_ Tu es à moi, mon valeureux dompteur. À moi, et rien qu'à moi, soupira Snape de contentement. Tu m'appartiens aujourd'hui et à jamais, poursuivit le vampire en déposant une pluie de baisers sur la gorge de son Poodir.

_ Oui, je t'appartiens, acquiesça son amant. Je suis à toi corps et âme, tout comme tu es mien.

_ Oui, je suis tien, grogna en réponse Snape avant de reprendre ses lèvres dans un baiser dur.

Snape retourna son amant, finit de le débarrasser de ses vêtements, puis telle une trainée de lave, sa langue remonta la colonne vertébrale de ce dernier augmentant un peu plus le feu qui brulait dans les veines de celui-ci.

_ Et si nous poursuivions ça dans un endroit plus confortable ? murmura Snape au creux de l'oreille de son Poodir en se détachant de lui.

L'autre hocha la tête, mais fut incapable de se relever du bureau sur lequel il avait été allongé par son vampire dès son arrivée. Snape le souleva, traversa son bureau, le salon, puis la chambre avant de le propulser dans son leur lit. L'autre atterrit avec un soupir d'aise sur un matelas moelleux et soyeux. Il s'enfonça plus profondément dans le lit douillet alors que le corps dur et nu de Snape le recouvrait du sien de la poitrine aux orteils. Lentement, Snape se laissa glisser le long du corps de son Poodir jusqu'à atteindre l'aine de celui-ci. Le maître des potions plongea son regard dans celui de son compagnon alors qu'il refermait ses doigts autour de la verge de ce dernier. Il y fit quelques allers et retours avant d'approcher sa bouche de celle-ci. Puis, après un regard gourmand et coquin, sa bouche fondit sur elle et l'avala dans un mouvement fluide, éloignant toute pensée cohérente du cerveau de son amant.

L'autre ne tarda pas à devenir qu'une simple créature secouée par l'exaltation. Et vague après vague, le plaisir le traversait de part et d'autre. Alors qu'il était sur le point d'exploser, Snape, diabolique, éloigna sa bouche et se redressa, l'empêchant ainsi de jouir. L'autre grogna de frustration. Pour l'amadouer, Snape lui caressa les cuisses de ses longs doigts en de petits cercles apaisants. La lueur de désir qui brillait au fond des yeux de son amant rendit Snape si dur qu'il en avait presque mal. Comme pour soulager la douleur de son vampire, l'autre tendit sa main droite et la glissa lentement de haut en bas sur la longueur de Snape, provoquant des étincelles de plaisir qui se répercutèrent dans sa colonne vertébrale. Merlin ! Si ça continuait, Snape n'était pas certain de pouvoir aligner deux pensées cohérentes.

_ Ce n'est pas que je n'apprécie pas tes caresses, mais si tu continu comme ça mon petit dompteur, je ne suis pas certain de pouvoir me retenir plus longtemps, l'avertit Snape.

_ Mais qui te demande de te retenir, le provoqua l'autre avec un sourire mutin, tout en accentuant un peu plus ses attouchements.

En réponse, Snape émit un grognement animal, avant de retourner l'autre. Il fit ensuite venir à lui un tube de lubrifiant et prépara en vitesse, mais soigneusement son compagnon. Quand il estima que l'autre était prêt à le recevoir, Snape lui murmura un :

_ Prêt, mon petit dompteur ?

_ Plus que prêt, répondit l'autre.

Snape eut un demi-sourire carnassier qui dénuda ses crocs acérés. Il ouvrit la bouche en grand, dévoilant ses canines acérées. Celles-ci s'allongèrent de quelques centimètres, les rendant effarants pour quiconque d'autre que son Poodir. Puis, tout en plaçant sa longueur à l'entrée de son amant, il referma sa mâchoire sur l'épaule de ce dernier tandis qu'il poussait ses hanches en avant. Tous deux émirent un gémissement de délice. L'autre eut le souffle coupé par le mélange de douleur et de plaisir dû à la double pénétration des crocs et du sexe de son vampire. Sans laisser le temps à l'autre de s'habituer à son invasion, mais tout en douceur, Snape, guidé par un besoin pressant, se mit à bouger ses hanches avec application tout en prenant de lentes gorgées du sang de son Poodir.

C'était incroyable, exquis. Le vampire avait l'impression qu'il pourrait se noyer dans le corps de son amant, tant il se sentait bien en lui. Parfois, lorsqu'ils faisaient l'amour, c'était si intense, qu'il avait la sensation de n'être qu'une bête sauvage, tant il avait faim de lui. Tout en bougeant et en buvant le sang de son Poodir, Snape glissa sa main sous le corps de ce dernier et entreprit de le caresser sur le même rythme que ses pénétrations et ses gorgées.

_ Plus... plus fort, plus vite, supplia l'autre, les yeux voilés par le désir.

Cette supplique ainsi que la voix tremblante avec laquelle cela fut dit, faillirent avoir raison de Snape et manquèrent de le faire éjaculer prématurément. Malgré les années, Snape ne revenait toujours pas à réaliser que le bel ange roux qu'il possédait à cet instant était lui, rie qu'à lui. Lui, qui, durant toute son enfance, son adolescence et même après sa transformation avait toujours pensé qu'il finirait sa vie seule, car personne ne voudrait jamais lui, ne pouvait que remercier Merlin de lui avoir fait le précieux cadeau qu'est son petit dompteur de Dragons. Il l'aimait tellement qu'il ne savait pas ce qu'il deviendrait sans lui ou s'il venait à lui arriver quelque chose. Les gémissements de son amant ramenèrent l'attention de Snape sur lui. Le vampire retira ses crocs de l'épaule de son Poodir pour pouvoir l'embrasser.

Et tout en dévorant sa bouche avec voracité, il hésita à augmenter la vitesse de ses mouvements, car il se doutait que son amant était déjà sur le point d'exploser ; et il ne voulait pas qu'il vienne aussi vite. Mais bon sang, les suppliques de celui-ci étaient irrésistibles. De ce fait, il n'y avait aucun moyen qu'il puisse faire attendre le jeune homme allongé sous lui plus longtemps, car même s'il aimait torturer délicieusement son partenaire au lit, il n'aimait encore plus le voir jouir. Il aimait plonger son regard dans celui de ce dernier afin de voir l'extase voiler son regard. Rien qu'à l'idée d'assister à cela, Snape se retira sous les protestations de l'autre, le retourna pour qu'il puisse lui refaire face, avant de replonger brusquement en lui, lui arrachant un gémissement à mi-chemin entre le plaisir et la douleur.

_ Très bien, mon petit dompteur, je prendrai mon temps plus tard pour te torturer comme il le faut, souffla-t-il avant d'augmenter considérablement la vitesse et la force de ses pénétrations.

_ Merlin ! Oh Ouiiiiiii ! cria l'autre en retour, relevant instinctivement les jambes pour que son amant puisse avoir un meilleur accès.

_ Trouvé ! murmura Snape en augmentant encore sa vitesse.

Il sourit ensuite de satisfaction, sachant parfaitement que son expression faciale ressemblait très probablement plus au sourire du grand méchant loup des contes de fées, qu'à celui du prince charmant. Les yeux plongés dans ceux de son amant, il donna un coup de reins bien placé qui frôla de nouveau la prostate de l'autre qui poussa un cri de pur plaisir.

_ Encore, plus fort ! Supplia l'autre les yeux brillants de sensualité.

_ Tout ce que tu veux, répondit Snape en répondant à sa supplique.

Haletant, l'autre lui adressa un sourire radieux. En retour, Snape se retira, puis donna un brusque coup de reins, le pénétrant jusqu'à la garde, s'enfonçant dans le fourreau soyeux et brûlant.

_ Merlin ! cria l'autre.

_ Non. Bébé. Pas. Merlin. Juste. Severus, lui dit Snape.

À chaque mot, il martelait son corps et frôlait la prostate de ce dernier, le faisant crier de plus en plus fort. Le corps mince, mais athlétique de son compagnon accueillit ses assauts avec joie, provoquant un incendie en lui.

_Viens maintenant ! murmura Snape, tout en continuant de marteler la prostate de l'autre à plusieurs reprises.

Obéissant instantanément, l'autre explosa. Son plaisir jaillit en de longs jets, faisant trembler son corps violemment. Quelques coups de reins plus tard, Snape le rejoignit en poussant un rugissement animal, puis s'effondra sur lui avant de rouler rapidement sur le côté, ne voulant pas peser sur son jeune amant. Il s'enroula autour de son compagnon, enfouissant son nez dans les cheveux fins de la nuque de celui-ci.

_ Je t'aime plus que ma vie, murmura-t-il avant de lui donner un dernier baiser.

_ Moi aussi je t'aime plus que ma vie, souffla l'autre avant de s'endormir d'épuisement.

Snape regarda son amant dormir pendant plusieurs minutes avant de se décider à quitter le lit pour aller terminer ses corrections. Avant de quitter le lit, il prit soin de bien couvrir son petit dompteur de dragons et de déposa un tendre baiser sur son front. Ensuite, il alla prendre une rapide douche avant de retourner à son bureau. Mais alors qu'il pénétrait dans ce dernier, il fut surpris de trouver quelqu'un dans celui-ci. Un homme d'une trentaine d'années, d'une beauté à couper le souffle, blond, à la peau d'une blancheur laiteuse et aux yeux bleus, était à moitié assis sur un coin de son bureau.

_ Mon Amiir, dit Snape en courbant légèrement la tête en direction de l'homme, après que la surprise soit passée.

_ Arman, répondit l'Amiir d'une voix de réprimande. Combien de fois dois-je te dire de m'appeler Arman, Severus ?

Snape étira les lèvres sans répondre.

_ Puis-je savoir ce que vous êtes venu faire dans une école remplie d'enfants sorciers ? Pas que je ne sois pas heureux de vous voir, mon Amiir, mais vos visites sont devenues très rares ses derniers temps, demanda Snape en s'adossant à la porte.

_ J'ai peur que ma venue ne soit porteuse de mauvaise nouvelle, mon ami, dit l'Amiir avec un sérieux que Snape avait rarement vu venant de lui.

_ Que se passe-t-il ? Cela a-t-il quelque chose à voir avec mon filleul ? questionna Snape soucieux de la sécurité de Draco.

_ En quelque sorte, mais ne t'en fait pour sa sécurité, car notre Boqor a décidé de placer ce jeune vampire sous ta responsabilité.

_ Réellement ? s'étonna Snape.

_ Tout comme moi, le Boqor t'a en très haute estime, mon enfant, souffla l'Amiir.

_ Donc, si votre venue n'est pas liée directement à la transformation de Draco, qu'elle est la véritable raison celle-ci ?

_ En fait il y en a plusieurs qui sont certainement tous liés entre elles.

_ Et que sont-elles ?

_ Un Amiir inconnu s'amuse à transformer des enfants en vampire.

_ Des enfants ? s'étonna Snape. De l'âge de Draco ? demanda-t-il ensuite.

_ Non mon ami, des enfants bien plus jeunes que ton protégé, le détrompa Arman. Ce monstre a changé des enfants d'à peine une dizaine d'années.

_ C'est monstrueux ! dit Snape. Pensez-vous que celui qui derrière ces transformations soit le même Amiir qui a changé Draco ? questionna-t-il ensuite.

_ Cela m'en a tout l'air, mon ami, répondit Arman. Et ce n'est pas tout, poursuivit-il.

_ Qu'il y a-t-il de plus ?

_ Le roi a envoyé son Majordome pour enquêter.

_ Et a-t-il trouvé quelque chose ?

_ Personne ne le sait, car le Majordome a disparu, lui apprit Armant. Le Majordome et une dizaine de mes vampires. Mon lien avec eux a été coupé, Severus. C'est comme s'ils sont morts, car je ne ressens plus leur présence, expliqua l'Amiir. Severus, je suis venu te mettre en garde, poursuivit Armant. Tu dois faire très attention à toi. A toi, mais aussi à ton Poodir, car les Poodirs des vampires disparus sont eux aussi introuvables.

_ Ils doivent certainement être partis en compagnie de leur vampire, dit Snape.

_ Je ne pense pas, mon ami.

_ Pourquoi dites-vous ça ? S'étonna le maître des potions.

_ Car cela n'est connu que de moi, mais il se trouve que j'ai retrouvé deux des dix Poodirs disparus..., commença l'Amiir qui fit une pause avant de reprendre.

_ ... ils ne sont plus les mêmes, révéla Arman.

_ Comment ça ils ne sont plus les mêmes ? s'étonna Snape.

_ Il semblerait que quelqu'un soit parvenu à les rendre humains à nouveau.

_ Humains ?

_ Ils ont perdu ce qui faisait d'eux des Poodirs, lâcha Armant.

Snape en resta sans voix.

_ Mais je pensais que cela était impossible, dit-il bêtement.

_ Eh bien, il semblerait que cela ne soit plus le cas à présent, répliqua Armant. Et c'est pour cela que je suis venu te mettre en garde, mon enfant. Alors, tu dois être très vigilant.

_ Merci de m'avoir prévenu, Arman, souffla Snape, alors qu'une peur sans nom s'insinuait en lui.

Il allait tout faire pour protéger son Poodir, pour éviter la destruction de leur lien.

Un petit com pour la route !


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