Titre : Amour, quand tu nous tiens...
Genre : Slash, yaoi
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Yukiru Sugisaki. Seules l'histoire et Shizuku Hiwatari sont de moi.
Couples : Satoshi/Daisuké et Dark/Krad (alors je prie aux homophobes de partir tout de suite !)
Bases : 8 premiers volumes de DN ANGEL
Résumé : Satoshi a une anémie et doit se reposer donc Daisuké lui apporte ses cours. Dans le même temps, une personne qui le connaît va veiller sur lui et faire en sorte que ses rapports avec Daisuké s'améliorent bien plus...
Rating : M !
Note de l'auteur : Merci à vous tous de m'avoir encouragée. J'ai traversé pas mal de choses, mais je suis revenue ! Je finirai cette histoire, peu importe le temps qu'il faudra ! J'espère que vous resterez jusqu'au bout ! Bonne lecture à tous !
CHAPITRE 11 :
Le soleil se levait sans effort dans un ciel qui ne pouvait qu'annoncer le commencement d'une belle journée. Satoshi était confiant à propos de ce rendez-vous. Après tout, rien ne valait une petite détente. Le seul problème qui troublait son enjouement était la difficulté à choisir la tenue qu'il allait mettre. Depuis un moment déjà, il hésitait entre deux ensembles magnifiques. Il était vrai qu'il trouvait ridicule de s'inquiéter de son style vestimentaire puisque l'on disait toujours que seules les filles s'en souciaient réellement. Mais Niwa ne serait-il pas déçu s'il arrivait vêtu n'importe comment à cette sortie ? Le jeune garçon entendit alors un petit rire provenant de l'entrée de sa chambre. Quand il se retourna, il découvrit Shizuku, déjà prête, qui l'attendait patiemment. Enfin, elle se décida sans plus tarder à montrer du doigt l'ensemble noir avant de dire :
« De toute façon, vous prendrez celui-ci. Autant ne pas vous faire perdre votre temps.
- Ah, merci Shizuku. Je ne sais pas combien de temps j'aurais mis sans toi pour le choisir. Ton aide est rapide, simple et efficace. Si tu dis que c'est le bon, je n'ai plus à hésiter. »
OoOoO
Daisuké se réveilla tard, ayant beaucoup angoissé cette nuit-là par rapport à ce rendez-vous. Il fut obligé de se dépêcher de manger et de se préparer en un temps record. Heureusement, il avait pensé à préparer ses affaires la veille. Il avait retrouvé un pantalon noir qu'il n'avait jamais osé mettre auparavant, le trouvant trop serré. Allié d'une chemise blanche, cela donnait un parfait ensemble. Du moins, il l'espérait. Après avoir fini, l'adolescent quitta la maison à toute vitesse. Sa mère n'eut même pas le temps de lui dire au revoir. Elle l'aperçut courir au loin, sans doute pressé de se rendre devant la grande horloge.
« Pfiou, dit-il enfin arrivé. Je ne pensais pas que c'était si loin ! Je suis essoufflé, mais je suis à l'heure !
- Je dirais même que tu es en avance, lui répondit Dark en rigolant. On dirait presque que tu files le grand amour ! Mis à part le fait que ce soit un garçon que tu attends… Enfin, c'est pas si grave finalement.
- Dark ? Tu es triste ?
- Pourquoi me demandes-tu cela ?
- Ben... En ce moment, j'ai l'impression que tu regrettes. Si tu veux en parler, je t'écoute...
- C'est juste qu'avec les garçons, j'ai déjà donné. Si tu veux mon avis, les filles sont bien plus gentilles...
- Hein ? »
OoOoO
Satoshi et Shizuku étaient en route. Le garçon stressait un peu mais il était content d'aller au parc d'attraction avec les deux personnes auxquelles il tenait le plus. La véritable crainte qui le poussait à jeter des regards un peu partout était de se retrouver nez à nez avec son père adoptif. Pourtant, un autre danger était proche, plus encore que son père : il s'agissait de Krad. L'ange était fort mécontent d'être ainsi ignoré par son maître et comptait bien prendre sa revanche sur ces pathétiques humains. Il avait imaginé tout un scénario et devait intervenir au bon moment pour que tout marche comme prévu. Ainsi, il aurait déjà l'occasion de se débarrasser d'un des gêneurs. D'ailleurs, l'instant crucial approchait. Satoshi traversait actuellement la route. Sans comprendre la raison première, il sentit dans sa poitrine une incroyable douleur qui le stoppa net.
« Qu'est-ce que...
- Tu m'as oublié, maître Satoshi. Ce n'est pas très gentil.
- Laisse-moi... Idiot... Je vais... me faire écraser...
- Allons, non. Elle va te protéger. Elle s'en rendra compte, elle doit même déjà le savoir puisqu'elle voit tout.
- Toi... Salaud... Ne la mêle pas... à tout... cela... »
Satoshi ne pouvait plus respirer. Il tomba à genoux par terre, tentant sans succès de récupérer son souffle. Il voyait déjà la voiture qui n'avait pas encore réagi. Et devant lui se déroula la scène qu'il redoutait. Shizuku revint sur ses pas en courant, le poussa brusquement sur le côté pour le mettre en sécurité et se prit la voiture de plein fouet. Le conducteur freina, faisant basculer la jeune fille derrière son véhicule. Effrayé, il sortit et s'approcha de l'adolescente pour s'assurer qu'elle était en vie.
« Mince, c'est pas vrai ! Vite, il faut appeler une ambulance ! Que quelqu'un appelle une ambulance !
- Shizu... ku... Je t'en prie... Ne meurs pas... »
Quelques minutes passèrent sans que Satoshi n'ait réussi à rejoindre sa demi-sœur. Elle était trop loin, et la douleur ne cessait pas. Mais le pire était le rire victorieux de l'ange qui résonnait dans sa tête. L'ambulance arriva enfin et deux types transportèrent la jeune fille sur un brancard après lui avoir mis un appareil respiratoire. Un autre regarda l'adolescent à terre et fit remarquer :
« Le garçon semble blessé aussi. Il tient sa main au niveau du cœur. Peut-être a-t-il des problèmes cardiaques ? Emmenons-le également. »
OoOoO
L'heure du rendez-vous était passée. Daisuké était anxieux, on l'aurait averti si cela avait été annulé. Il était arrivé quelque chose, c'était forcé. Et le bruit de l'ambulance qui s'était arrêtée pas très loin d'ici faisait monter en lui ce sentiment d'inquiétude. Il se décida à quitter la grande horloge pour se rendre au lieu où se faisait entendre un immense vacarme.
« Il ne l'a pas vue venir ! Quelle pauvre fille...
- Elle voulait sauver le jeune garçon. C'est un acte bien héroïque.
- Mais à quoi ça pourrait lui servir s'ils meurent tous les deux ? J'ai entendu dire qu'on avait aussi emmené le garçon car il semblait avoir des problèmes de cœur.
- Excusez-moi, coupa Daisuké dans la discussion. Ce garçon, avait-il les cheveux bleus ?
- Effectivement. Tu le connais, petit ?
- ... Dans quel hôpital les a-t-on emmenés ?!
- Euh, le plus proche je pense. Cela ne te semblerait pas logique ? »
Daisuké remercia en vitesse les trois dames, qui se remirent à discuter tranquillement. Il courut jusqu'à l'hôpital, où il demanda essoufflé si on avait amené un collégien et une lycéenne en urgence quelques temps auparavant. On lui répondit que la jeune fille était en train de subir une opération et que le garçon se reposait dans la chambre 192. Quand il arriva devant la porte, l'adolescent hésita cependant à ouvrir. Ce n'était peut-être pas le bon moment. Et si son ami préférait être seul ? En vérité, il redoutait de voir son visage attristé… Mais si en pareil moment il ne l'aidait pas, alors Hiwatari risquait de perdre face à la détermination de Krad. Ce fut cette réflexion qui le poussa à entrer dans la pièce.
Satoshi sortit de ses noires pensées en entendant le grincement de la porte qui s'ouvrait. S'attendant à voir un médecin ou une infirmière, il fit mine d'aller bien. Mais lorsqu'il s'aperçut que c'était Niwa à ses côtés, il ne put retenir ses larmes plus longtemps.
« Shizuku... Elle...
- Je suis au courant, ne te force pas à parler. J'étais inquiet… Je suis content que tu ailles bien...
- Mais... Je...
- Elle va s'en sortir... Elle n'aurait pas proposé cette sortie dans le cas contraire. Cela devait arriver, je suis persuadé qu'elle ne mourra pas.
- Daisuké... Tout est de ma faute... Je suis tellement faible... »
Le garçon aux cheveux rouges sentit que son partenaire s'en voulait terriblement. Krad avait apparemment touché son point sensible, le rendant si vulnérable. Il devait protéger Hiwatari en l'absence de Shizuku. Sinon, il était presque sûr que l'autre succomberait à l'âme avec laquelle il cohabitait.
« Satoshi, combien de temps restes-tu à l'hôpital ?
- D'après eux, je n'ai rien de grave... Je rentrerai sans doute ce soir... Mais j'ai tellement peur... Il va profiter que je sois seul... J'avais l'habitude avant, mais c'est devenu trop difficile... Pourquoi tout ça arrive à cause de moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Ne t'en fais pas pour ça… Le seul fautif, c'est l'autre et non pas toi. Et, euh… si tu veux, je... je peux rester avec toi ce soir...
- Hein ? Qu'est-ce... que tu dis ?
- Shizuku sera sûrement retenue à l'hôpital pendant plusieurs jours... Je pourrais te protéger à sa place... jusqu'à ce qu'elle revienne... Maman ne m'en voudra pas... Je lui ai promis de faire attention.
- Daisuké... Tu...
- Bien sûr, je comprendrais que tu refuses. C'est vrai que cette proposition paraît assez bizarre puisque toi et moi...
- Non pas du tout ! Cela me ferait extrêmement plaisir ! Je... Je ne sais pas comment te remercier... Peut-être avait-elle prévu ça aussi...
- Ne pense pas que ta demi-sœur choisit tout ce qui arrive. Comme elle est fatiguée, peut-être a-t-elle du mal à savoir exactement comment se déroulent les évènements... C'est pour cela qu'elle ne peut pas toujours t'aider. Enfin, elle devrait profiter du fait d'être ici pour se reposer un peu.
- On ne sait même pas si elle va...
- Oh, Mr Hiwatari ! intervint un médecin qui venait d'entrer. Je ne pensais pas que vous aviez de la visite. Je viens vous annoncer une bonne nouvelle.
- Ah, docteur...
- L'opération de votre sœur s'est déroulée avec succès. Votre père a été contacté et il a dit qu'il arriverait bientôt pour la voir. Une dernière chose : Si vous vous sentez mieux, essayez de libérer la chambre aussi vite que possible. Je vous souhaite une bonne soirée. Voici le numéro de la chambre où votre sœur sera placée d'ici une demi-heure à peu près, le temps qu'elle se remette. »
Le médecin tendit un bout de papier avec écrit dessus « chambre 238 ». Satoshi le remercia tandis que l'homme ressortait. Daisuké décida d'attendre devant la pièce le temps qu'il se prépare. Peu après, l'adolescent sortit à son tour, habillé de son ensemble. Le garçon aux cheveux rouges ne put s'empêcher de rougir, surpris par la prestance de son camarade. Celui-ci s'en rendit compte et sourit avant de prendre sa main. Ensuite, ils se dirigèrent tous deux vers la chambre indiquée sur le papier. Quand ils entrèrent, la jeune fille était endormie paisiblement, ne semblant pas se rendre compte de ce qui s'était passé. Le garçon aux cheveux bleus sembla rassuré mais il savait que Krad n'en resterait pas là. D'ailleurs, ce fut à cet instant que la voix sans sa tête se remit à parler :
« Maître Satoshi, tu es intelligent. Tu sais ce que cela veut dire. Si elle est à l'hôpital, personne ne pourra me sceller et quoi que tu fasses, je parviendrai à mes fins.
- Je vais me battre, encore plus qu'avant ! Je vais t'enfermer dans l'oubli, tu ne contrôleras pas mon corps ! Tant que j'ai de la volonté, tu n'es rien qu'une âme perdue dans la profondeur de la mienne !
- Je n'ai pas dit mon dernier mot. J'ai hâte de voir mon prochain combat contre Dark. Cette fois, je ne m'arrêterai pas en cours de route.
- Petit frère ? appela une voix qui ramena Satoshi à la réalité.
- Oui, qu'y a-t-il ? Shizuku ?! Tu dormais à l'instant et...
- C'est bon, je vais bien. Je suis contente que vous n'ayez rien. Et merci à vous, Niwa, d'avoir veillé sur lui. Désolée pour le souci que je vous ai fait à tous les deux. »
Daisuké remarqua que la bonne santé de la jeune fille avait eu un effet positif sur Hiwatari. Il fut rassuré mais pensa tout de même qu'il était nécessaire de le soutenir dans cette mauvaise passe. Soudain, il pensa que plutôt que d'aller dans la maison vide de Shizuku, il pouvait inviter son ami à venir chez lui.
« Satoshi, je pensais… Est-ce que ça te dirait plutôt… euh... de dormir chez moi ? Comme ça... euh... tu... »
Satoshi comprit tout de suite ce que son compagnon tentait de dire. Un sourire lui échappa avant qu'il ne réponde :
« Bien sûr ! Ca me convient parfaitement ! Mais... tes parents...
- Ca ira, je vais m'expliquer avec ma mère. Elle n'oserait pas rendre triste son fils unique. Enfin, j'espère... »
Après avoir dit au revoir à Shizuku, les deux garçons quittèrent l'hôpital. Ils passèrent d'abord prendre les affaires de Satoshi chez lui. Enfin, ils partirent en direction de la maison des Niwa. Arrivé devant, Daisuké soupira deux fois puis sonna.
« Oui ? répondit sa mère à l'interphone.
- Euh... C'est moi... Je suis avec Hiwatari et...
- Il te menace avec un revolver ? Je t'avais prévenu !
- Hein ? Non maman ! Ce n'est pas du tout ça. Il y a eu un accident et...
- Tu es blessé ? Tout va bien ?
- Oui maman ! Laisse-moi finir ! Donc euh... la demi-sœur de Hiwatari, qui l'hébergeait quelque temps, a été gravement blessée. Elle est saine et sauve mais je pensais que pendant qu'elle restait à l'hôpital... on pourrait peut-être... le laisser habiter ici...
- Daisuké... Tu te rends compte de ce que tu me demandes ? soupira la jeune femme. Il fait partie des Hikari... Qui sait quel sale coup il prépare.
- Maman... Je t'en prie... Je ne peux pas le laisser tout seul... C'est un ami et en ce moment, il a besoin de soutien... Comprends-moi...
- Bon, d'accord... C'est bien parce que je te fais confiance... Fais-le entrer.
- Merci maman ! Viens Hiwatari. »
Daisuké avait fait attention à ne pas appeler le garçon par son prénom. Il ne le faisait que lorsqu'ils étaient seuls ou devant Shizuku. Personne ne devait connaître leur relation, et ils étaient amis depuis trop peu de temps pour être aussi intimes. Il espérait que l'autre comprenait son sentiment et dissimulerait aussi l'amour qu'il ressentait.
« Ne t'inquiète pas, le rassura Dark. Hiwatari n'est pas bête, il ne va pas gâcher ses chances de faire connaissance avec ta famille.
- Je sais... J'espère que ce soir... il ne va pas...
- Ahaha, ce serait drôle que notre mère entre au moment où vous vous embrassez !
- Dark ! Ne dis pas de bêtises ! Allez, on y va... »
Le chapitre se termine déjà. J'espère que vous l'aurez aimé ! N'avez-vous pas hâte de savoir la suite ? Et n'oubliez pas que j'aime toujours autant les reviews, même si je n'y réponds que lors de la publication du nouveau chapitre. Alors continuez d'en envoyer héhéhé ! Ca m'encourage beaucoup ! Bisous, et à la prochaine fois !
