Auteur : Will-low

Genre : Pov de Draco. Le rating n'est absolument pas là pour faire décoration. Il est ici question de maison close et donc d'un lieu de plaisir. Relations en tout genre, mais principalement homosexuelles. Une bonne couche de guimauve à découvrir.

Important : Pour des raisons de prévention, je rappelle que lors de relations sexuelles, il faut se couvrir. Ceci n'est pas là pour faire jolie mais uniquement car pour une simplicité de l'écriture des lemons/limes, l'inclusion d'une protection n'a pas été insérée. Mais les maisons closes ne sont pas des lieux de plaisir simple et de dépravation, il y a aussi une certaine politique de protection.

Disclaimer Tous les personnages en rapport avec le monde de JKR ne m'appartiennent pas, le reste si.

Blabla : Et voila un petit chapitre de plus. Merci à tout le monde ! Aux lecteurs, aux reviever, à ceux qui me mette en fav/alert…et tout et tout et tout. Cette histoire commence à prendre de l'ampleur. Voici le chapitre 11.

Bonne lecture...

Maison close : Lieu de luxure.

¤11¤

Je crois bien que je n'ai jamais eu le droit à une telle engueulade depuis que je suis arrivé ici. Quoi que ? Mama Taïs a toujours été extrêmement gentille avec moi. Elle m'a toujours materné, a toujours tout fait pour me mettre à l'aise mais là, c'est tout le contraire. D'accord, j'ai fauté. Je suis sortit sans permission alors que j'avais été relativement empoisonné et je me suis retrouvé chez Harry dans l'incapacité totale de pouvoir me défendre si jamais j'avais eu un problème. Alors je comprends tout à fait qu'elle ait eut peur et que je paie les pots cassés. Mais je ne sais pas pourquoi, à la fin, elle m'a simplement serrée dans ses bras. Un geste si tendre. Qu'elle a souvent fait lorsqu'elle m'a ramassée.
Comme j'étais un peu fiévreux encore, j'ai eu le droit de me reposer le soir même. Ça m'a fait du bien. Je n'ai pas réfléchis, j'ai dormis. Une vraie marmotte. Et le matin, tout allait un peu mieux, si on omettait la vrille qui se resserrait sur mon cœur à chaque fois que je pensais à Harry.

Mais maintenant, il faudrait que j'arrive à me concentrer sur une chose, mon travail. Parce que bon, mon premier client n'a pas été relativement heureux de notre charmant rapport. Il faut dire que penser à Harry, sur le coup, ça ne m'a pas aidé à être totalement 'open' envers lui. Je grimace. Vraiment pas, c'est le cas de le dire. Je passe une main sur mon visage las de tout ce qui m'arrive depuis quelques semaines. Mon geste se suspend alors que mes prunelles se posent sur le nouvel arrivant. Je penche la tête sur le côté et remarque qu'il semble chercher quelqu'un.

Je le connais lui, c'est certain même. Un déclic se fait dans ma tête alors que je me souviens de certaines choses. L'autre fois au café, cette impression lorsque j'avais regardé la fenêtre, puis quand je suis rentré de chez Harry. Observé. Oui, c'est cela. D'être épié. Et qui ferait ça mieux que ce sale petit fouinard ? J'aurais du me douter que même après tant d'année, il serait toujours là, à chercher le moindre scoop concernant son 'idole'.
Je me lève, défroisse mon pantalon, remet une de mes mèches inégales derrière mon oreille et avec un sourire séducteur aux lèvres, je m'approche de lui.

- Vous souhaitez quelque chose ?

Il sursaute et se retourne vers moi. Il a toujours sa même petite bouille d'ange, quoi qu'un peu plus masculine à présent. Ses cheveux sont coupés courts et ses prunelles semblent briller d'un mélange de curiosité insatiable, mais d'un peu de frayeur aussi. Il ne doit pas être habitué à ce genre d'établissement le pauvre petit.

- Vous souhaitez quelque chose ?

Apparemment, il n'a pas compris la première fois que je l'ai dit alors autant réitérer.
- Euh…oui….je…

- Vous êtes sûr que vous ne vous êtes pas trompé d'endroit ?

Ça a toujours du bon de jouer parfaitement la comédie.

- Non, c'est que, enfin, on m'a parlé de cet endroit et …

- Je vois, vous auriez aimé tester.

- On peut le dire comme ça.

Je me délecte de la rougeur sur ses joues. Ce n'est pas comme Harry. Harry, c'est mignon, ça lui va bien. Lui c'est une gêne différente. Ce qui me donne envie d'être encore plus impitoyable envers lui. Ma main vient se poser sur son épaule, tout en glissant le long de sa colonne vertébrale.

- Dans ce cas dites moi ce que vous souhaitez.

Ma bouche murmure ces mots dans le creux de son oreille. Je passe à l'autre en tournant autour de lui, de manière sensuelle.

- Nous sommes ici pour exécuter le moindre de vos désirs. Il vous suffit juste de demander.

Il frisonne, j'adore. Il va regretter d'avoir mis les pieds ici.

- C'est que…

- Laissez moi vous aider dans ce cas.

- Aider ?

- Bien sûr, je connais cet endroit comme ma poche.

Je lui prends la main et le traîne vers le centre en tournant sur moi-même.

- Vous avez un certain panel. Les malicieuses jumelles. Elles ne laissent pas un seul instant de répit. Puis, la ténébreuse Sora, c'est une vraie démone. Puis ensuite Marie, Coralie et Pauline, d'adorables petits anges qui cachent bien leurs jeux. Ensuite, vous avez Mathias, un peu rude sur les bords, et puis moi, Dray.

- Je…

- Allons, faites votre choix.

Il rougit de plus en plus et si de la fumée pouvait sortir de ses oreilles, se serait le cas. Il marmonne quelque chose et je dois me pencher pour entendre doucement, apparemment, c'est mon prénom qui passe ses lèvres. Parfait, je sens que je vais pouvoir me défouler.
Je le mène à un petit salon et le fait s'asseoir sur la banquette. Je commande deux cocktails à une soubrette que je connais très bien. De toute manière, les consignes ont été claires, pas d'inconnu dans le personnel. Je m'assois en face de lui en souriant toujours.

- Vous avez bien un prénom ?

- Oui…Colin.

- Et bien Colin, pourquoi ne pas commencer par vous détendre ?

Je me déplace rapidement pour le débarrasser de son manteau. Mes doigts rencontre la peau de son cou et il frissonne. Il ne va pas être dur à déstabiliser. On dépose les verres sur la table et je prends le mien pour le siroter.

- Vous devez faire un travail éprouvant pour ne jamais réussir à desserrer les dents ?

- Pas vraiment.

- Dans ce cas, que venez vous faire ici ?

- Je…

- Vous savez, les gens qui viennent ici demandent plusieurs choses. Qu'on s'occupe d'eux. Qu'on leur fasse plaisir. Qu'on leur fasse énormément de bien. Ou alors, qu'on les détende pour le lendemain.

- Et vous n'éprouvez rien à passer de personne en personne comme ça ?

Je le regarde avec une pointe d'amusement. Tu n'es vraiment pas net toi. Tu n'es pas venu ici pour rien. Journaliste jusqu'au bout des ongles. Malgré son stresse, il pose toujours des questions. Intéressant ça.
- Non, pourquoi ? C'est mon métier.

- Vous ne vous attachez jamais à vos clients. Cela ne vous arrive jamais ?

- Ola ! Je vous arrête tout de suite. Vous êtes dans un établissement qui offre du plaisir, du désire, du glamour, pas de l'amour. Y a pas écrit agence matrimoniale sur la porte.

Mes doigts viennent jouer avec ses cheveux. Il se tend toujours autant. Il va falloir calmer tout ça. Ma main se pose sur sa cuisse.

- Alors vous n'éprouvez jamais rien ?

- Êtes-vous venus ici pour nous faire une thérapie de groupe ? Il vient des gens comme ça de temps en temps.

Ma bouche se rapproche de son visage alors que ma main sur sa cuisse se déplace lentement mais sûrement vers son entrejambe.

- Nous ne sommes pas des enfants de cœur.

Mes doigts viennent caresser la bosse de son pantalon. Je lui fais de l'effet.

- Nous ne sommes pas là pour avoir des états d'âmes.

Habillement la braguette se retrouve baissée et son bouton de pantalon saute.

- Mais nous ne sommes pas non plus dupe.

Je libère son sexe dressé et le frôle. Il gémit. Rapidement, je me retrouve devant lui, assis sur ses genoux. Un mauvais, très mauvais sourire aux lèvres.

- Vous n'auriez pas du venir jouer avec le feu.

Je me laisse glisser de ses genoux au sol et écarte ses jambes. Il tente de cacher son sexe de ses mains, mais je ne suis pas non plus novice en la matière. Je les soulève alors que je sors un bout de langue pour lécher son membre durcit. C'est étrange comme ses mains vont tout de suite ailleurs. Comme se retenir au canapé. Je continue la torture. Il n'a pas l'air bien habitué à ce genre de plaisir. Je souris de plus belle alors que je le regarde. Il est tendu, en sueur. Il est sûr que je n'aurais pas songé faire ce genre de chose à Colin Crivey. Mais là, le voir comme ça, c'est exquis. Je finis par laisser le tout pour me réinstaller sur ses genoux alors qu'il gémit de frustration.

- N'est ce pas grisant ?

Je taquine son sexe toujours dressé.

- Je…

- N'est ce pas un sentiment plaisant que de se faire détendre de la sorte ?

- Je…

- Alors espionnez ailleurs.

D'une pression bien placé de mes doigts sur son entrejambe et il jouit. Haletant, je le laisse se relever, tenter maladroitement de refermer son pantalon alors que ses jambes le portent comme elles peuvent.

- Je ne sais pas ce qui vous intéresse, mais ne tournez pas de trop prêt autour de ce que vous ne connaissez pas.

Il détalle comme un lapin alors que je me laisse tomber sur le canapé. Ma main attrape mon verre et le vide d'une traite. J'ai sucé Colin Crivey. Ecoeurant. Ce sale petit gosse. Le verre se repose durement sur la table alors que ma tête va heurter le dossier du fauteuil. Je passe une main dans mes cheveux. Il n'était pas là pour rien. Il ne pouvait pas être là sans quelque chose derrière la tête. Et puis toutes ses questions. Elles n'étaient pas anodines. De le voir débarquer après mon empoisonnement non plus.
Je sens quelque chose monter en moi, c'est mauvais, très mauvais. J'ai l'impression de me retrouver des années en arrière, avec la peur au ventre et ce sentiment d'angoisse et de noirceur. C'est amer dans ma bouche.

Sora passe le rideau pour voir comment je vais. Elle a du voir Colin passer en courant. Elle me regarde étrangement. Pourquoi ? Est-ce parce que mon regard est voilé ? Ou parce que je dois avoir l'air d'être complètement soul ? Un rire clair passe mes lèvres avant de se muer en quelque chose de plus sadique, de plus cruelle, de plus fou.
Je crois que ma tranquillité va prendre fin.

A suivre…

Yop Yop !! Et voilà. Ce petit chapitre est terminé, il ne fait pas beaucoup avancer la relation Harry Draco, mais la trame de l'histoire aussi inexistante soit-elle.
Merci encore beaucoup pour tous vos petits com' et remarques et autres. Cela fait toujours extrêmement plaisir de les lire.

Je vous dis à dimanche prochain.

Bye