CHAPITRE 11, Fin de la première partie

-Attends, faisons un arrêt ici.

Chizuru descendit rapidement de son cheval et confia son licol à son frère. Il appela son nom, mais sa sœur ne lui épargna pas un regard. Elle regardait droit devant en esquivant les personnes qui la bloquaient de sa cible.


Un homme aux cheveux de couleur rubis se retourna quand il senti une tape sur le dos, pour trouver une petite figure familière qui le regarder avec un petit sourire.

-Chizuru-chan !

Cette dernière se laissa prendre dans les bras de Sano, heureuse qu'elle lui avait aussi manqué. Ils se lâchèrent quand ils attiraient l'attention des autres passants. Le visage heureux de l'homme se transforma rapidement en un froncement de sourcils. La jeune femme devant lui avait des explications à lui donner.

- "Où étais-tu allée ? Tout le monde était si inquiet !" Il la regarda dans les yeux en serrant sa large main sur sa petite épaules. Chizuru et lui savaient que ce dernier savait lire les mensonges rien qu'en regardant les yeux d'une personne, et les yeux de la jeune femme était tout son âme, et pas seulement son miroir.

- "Ai-je trouvé ne serait qu'une trace de mon père après tout ce temps passé avec vous ? Non." Elle dégagea doucement la main posée sur son épaule avant de continuer. "J'étais peut-être qu'une fille fragile à tes yeux, mais j'avais un objectif : trouver mon père, et non me faire des amis ou m'installer au QG du Shinsengumi . Le temps était venu pour moi de partir." Elle le regarda dans les yeux, si profondément que Sano devenait inconfortable. A cette réalisation, il lâcha un petit éclat de rire.

-"Alors... Comment allez-vous... ? "Elle avait parlé d'une si petite voix qu'il ne failli pas l'entendre, mais il répondit tout de même.

-"Shinpa a quitté le Shinsengumi, Heisuke a subi de graves blessures lors d'une bataille, a failli mourir mais.." mais il a pris l'Oshimizu et subi donc les conséquences qui s'en suit, avait-il voulu dire, mais étant en public, il s'est retenu. Elle savait, et a compris ce qu'il avait voulu dire." Hijikata-san et le commandant sont en pleine préparation pour la guerre à venir, et Souji.. Souji est..." Il se mordit la lèvre pendant quelques secondes mais avant qu'il puisse reprendre, Chizuru le devança.

-Il est hospitalisé, et est sur son lit de mort. Je le sais car j'étais son infirmière, dans le cabinet de Matsumoto-sensei. Et avant que tu ne puisses poser la question, non il ne va pas mieux. Il va mourir. Maintenant j'aimerai te poser une question: Où serons-nous en sécurité pendant cette guerre ?

-"Nul part, petite princesse. Les européens arrivent de tout les cotés. Et si le seigneur de la terre où ils vont poser leurs pieds ne coopère pas, sa tête et celle de son peuple va tomber." Il souri amèrement. Sa réponse crue méritait une réponse toute aussi amère et crue.

Le court silence installé entre eux a était coupé par Kaoru qui l'appela, lui rappelant qu'ils ont encore 2 jours de voyages devant eux.

-Eh bien, je te demande de saluer les autres capitaines pour moi, adieu, Harada-san.

Elle souri et s'en alla.


Deux jours de long séjour étaient épuisants, mais étant arrivée aux portes d'Edo, rien ne pouvait l'arrêter, ni son épuisement, ni celui de son cheval, ni même celui de ses deux compagnon.

-Kaoru, prends Shota et allez à ma maison, il va te guider. Je vous rejoindrai plus tard.

Chizuru, sans attendre de réponde, déposa un baiser sur le front de Shoto et se dirigea au cabinet de Matsumoto. Elle força son cheval à épuiser ses dernières forces, à galoper plus vite, en gagnant des insultes de la part des passants qu'ils ont faillis écraser dans leur course. Elle pouvait sentir la vie de Souji quitter son corps. Lentement, lentement, lentement. Rapidement, rapidement, rapidement.

Enfin devant le cabinet médical, elle descendit rapidement, ne prenant pas le temps d'attacher son pauvre cheval haletant, ni de saluer le docteur Matsumoto. Elle se précipita à la chambre d'Okita, qu'elle trouva vide.

Elle balaya milles fois ses yeux dans la chambre, toujours vide, espérant que réapparaisse son corps, miraculeusement.

Milles scénarios se déroulaient dans sa tête, de pire en pire, jusqu'à qu'ils l'affaiblissent, jusqu'à qu'elle tombe à ses genoux, murmurant des "non...non...non". Sa poitrine lui faisait mal, sa tête tournait, ses yeux fixaient à la place où il était censé être, endormi ou parfois, éveillé.

-Calmes-toi, avant de succomber à la folie. Il est au... mouroir, mais il est encore vivant, si on peut dire ça. Matsumoto-sensei posa une main rassurante sur son dos, l'aidant à regagner ses esprits, avant de la guider à petits pas au mouroir, l'endroit où les malades passent leur derniers instants, cloitrés entre 4 murs, souvent accompagné d'une ou deux autres personnes mourantes, elles aussi.

Le Capitaine de la 1ère division du Shinsengumi a eu, heureusement, le droit à une chambre privée, où il pouvait mourir en dignité et tranquillement. Il était squelettique, les joues creusées, des cernes d'une couleur noirâtre, le teint très pale, grisonnant.

Elle prit une profonde respiration avant de demander au Docteur de quitter la chambre et refermer doucement la porte.

D'un pas léger, elle se rapprocha de l'homme couché, et s'agenouilla à ses côtés. Délicatement, elle posa une main sur sa joue, la caressant , avant de soulever sa tête d'où elle était posée sur un coussin. Elle rapprocha ses lèvres de la gourde d'eau sécurisé sur sa hanche depuis trois jours.

Et lentement, le liquide coula dans sa gorge, bientôt, il coulera dans ses veines, jusqu'à atteindre ses poumons, et tuera chaque molécule néfaste. Il serra remis sur ses pieds dans quelques temps, comme s'il n'avait jamais rencontré une maladie mortelle il y a quelques jours seulement.

Et étant un samouraï il devra , et voudra, rembourser sa dette et lui être redevable jusqu'au reste de ses jours.

Chizuru posa une main à côté de sa tête, et se rapprocha de son visage, quelques mèches de ses cheveux noir les encerclant comme un rideau de soie noir.

-Souji, je sais que tu peux m'entendre, et me comprendre... Sais-tu ce que je viens de faire ? Je viens de t'épargner d'une mort minable et pitoyable. Tu es un samouraï, tu sais pertinemment ce que cela veut dire : Tu dois rembourser ta dette, jusqu'à ce que je sois satisfaite. Alors, nous nous retrouverons, sois en certain Souji. Adieu, on te guideras vers moi.

Elle se baissa, lentement, jusqu'à ces lèvres effleurent celle de Souji, mais se retira finalement pour poser un baiser sur sa joue, lentement, délicatement.


Il l'avait entendu, senti et effleuré des lèvres le goût du paradis, mais pourtant, il n'avait pas pu bouger, ni pour écraser ses lèvres sur cette douceur, ni pour l'empêcher de partir.


Dernier chapitre de la première partie


Pour Mika: Je te remercie énormément pour ton commentaire, il m'a fait chaud au cœur ! Il n'y a plus beaucoup de personnes qui lisent cette histoire, je reçois peu de commentaires, je me demandais si il y avait encore des personnes intéressées de connaitre la suite.. Tu as bousté ma détermination grâce à ton commentaire, merci beaucoup encore une fois !


Je suis désolé pour les erreurs de syntaxe ou d'orthographe, comme vous pouvez le voir, j'ai un niveau très faible en français, et je corrige et corrigerai mes chapitres moi même à partir du chapitre 10. N'hésitez pas à me faire part de vos avis, ou si vous trouvez des fautes.


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N'hésitez pas à lire cette histoire sur Archive Of Our Own sous le nom de Hyme, il m'est plus facile de corriger et modifier les chapitres sur ce site que sur Fanfiction . net :)