Salut mes lapins !
C'est parti pour un nouveau chapitre des aventures de Luke xD des bisous à Obvy, encore, pour accepter de voir son bébé (potentiellement) souffrir ! Bonne lecture, et merci pour votre soutien. Des bisous.
Cercle 1 : partie 2
- Putain de bordel de merde de… AIE-EUH Saloperie de ninja de mes couilles !
Les gars… On a un bébé dans les bras, faudrait pas surveiller un peu le langage ?
Grave ! Colossus slash Captain America seraient pas fiers de nous !
- Mais fermez vos gueules, vous, on vient de se prendre deux balles dans le cul, j'ai le droit de gueuler !
Bien serré contre la poitrine du mercenaire, Luke émit un petit rire. Wade claudiquait, la douleur inondait le peu de ressources disponibles dans son cerveau.
- Et ce gamin rigole… Tu te fous de ma gueule, hein, Joseph ?
Il s'appelle Luke. J'l'aime bien ce gamin. Il a de l'humour.
Une nouvelle série de détonations retentit. Deadpool serra Luke bien contre son torse, et évita les balles d'un saut périlleux élégant. Un gazouillement de contentement approuva cette conduite pour le moins dangereuse.
Le fuyard risqua un coup d'œil derrière lui. Sept ninjas le pourchassaient, courant à s'en faire exploser la rate, bousculant passants, joggers et touristes sans ménagement. Deux d'entre eux rechargeaient leurs armes de poing…
- Aie aie aie… Ça va faire mal. Faut se préparer psychologue… MEEEEENNNT !
Une nouvelle balle lui déchira l'épaule. On pouvait désormais suivre le mercenaire à la trace, il semait derrière lui une belle ligne d'hémoglobine.
Wade jura, dérapa dans un virage un peu sec entre deux ormes, gagna rapidement l'autre côté de la rue et traversa en ignorant royalement voitures et taxis qui le klaxonnèrent allégrement.
L'un de ses poursuivants n'eut pas la chance d'esquiver le bus qui traversait à ce moment-là.
- Un de moins ! Bordel, Luke, ils l'additionnent de protéines, ton lait en poudre ? Tu pèses ton poids mon pote !
Wade se réceptionna sur le trottoir le plus proche, balaya le grand carrefour des yeux, cherchant un moyen de semer ses poursuivants.
De sa main qui ne tenait pas le mioche, il attrapa le Desert Eagle sanglé à sa cuisse, et explosa joyeusement la tête de deux ninjas.
Plus que quatre.
En retour, et comme punition de cet instant d'immobilité, trois poignards se plantèrent dans sa poitrine, à quelques centimètres à peine de la tête de Luke.
- Putain de merde ! Mais ils ne déconnent pas, les enfoirés ! Je savais pas que le hachis Parmentier de bébé était au programme de cette aventure. C'est peut-être pour ça, le rating M ?
Il reprit sa course, sans même s'accorder une seconde pour retirer les trois lames fichées dans ses pectoraux.
Un regard vers Central Park lui apprit que Natasha était en très mauvaise position. Cernée de toutes parts, l'espionne reçut un coup de matraque à l'arrière du crâne qui la fit s'écrouler. Wade regarda une bonne dizaine de secondes, sans s'arrêter de courir. Natasha ne se relevait pas, et ses adversaires fouillaient déjà le parc à la recherche du fuyard.
A.k.a Nous.
A.k.a on se magne de sortir d'ici.
Je crois pas que A.k.a veut dire ce que tu penses que ça veut dire et… Et ! Oh ! LES GARS ! ON MATE A DROITE !
A droite, au fond d'une ruelle, il y avait un chat. Un gros chat noir, et vieux, avec un ventre imposant. Deux pattes blanches distinctives.
Le fait qu'il soit gros et noir, c'est pour avoir notre quota de minorités ? Il faudrait pas qu'il soit handicapé aussi ? Ou que ce soit une chatte ?
Ahah, il a dit chatte… Borderline, comme remarque, au fait.
- Oh putain, me dit pas que c'est Pique ?!
Un tir effleura le sommet du crâne de Deadpool. La balle lui aurait coupé une mèche de cheveux, s'il en avait eu en sa possession. Il jura, alors que du sang coulait sur son masque, l'aveuglant partiellement. Luke commençait à s'agiter.
- Il fait chier l'autre, avec son gun, il se prend pour Solid Snake ou quoi ?!
Wade changea brusquement de direction, bien décidé à récupérer les 70.000 euros de sa main libre. Malheureusement, le félin le sentit venir, et décida à son tour de galoper.
Pendant une dizaine de minutes, il y eut donc un chat, poursuivi par Wade qui tenait un bébé, poursuivi par une dizaine de ninjas armés. Autant dire que le cortège attirait les regards.
Wade pesta, alors que le chat s'éloignait dangereusement de son champ de vision, s'approchant d'une chatière qui menait sur une arrière-cour. Derrière lui, Solid Snake et sa bande continuaient de le prendre pour un pigeon d'argile. Il fallait agir, et vite.
Wade arma son fusil, et visa. Le chat miaula lorsque la balle lui effleura le dos, mais ne stoppa pas sa course frénétique pour autant.
MEC. T'ES TOTALEMENT FOU. T'AS TIRÉ SUR UN PUTAIN DE CHAT.
C'est clair, merde quoi, tu viens de nous faire perdre 60 % de notre lectorat, et les 40% qui restent sont des monstres… Pas les mamans, et pas les chats. Survie basique.
- Mollo, les gars. Je l'ai à peine effleuré, il saigne un tout petit peu. Rien de grave. C'est pour un plan.
Excuse pourrie. Tu veux le retrouver en mode petit poucet sauf qu'au lieu de pain il sème ses tripes ?
Erk. Deg.
- Nope. Tu verras bien. Pour le moment, concentrons-nous sur les abrutis qui nous tirent dans le dos depuis une demi-heure.
Joignant la pensée schizophrénique à l'acte, Wade tourna à l'angle d'une rue, s'arrêta une seconde pour reprendre son souffle. Il inspira profondément et retira l'un des poignards qui lui transperçait le torse.
Il grimaça, alors que la lame quittait son corps dans un affreux bruit de succion. Ses poursuivants débarquèrent, sur ses talons. Deadpool prit une seconde pour viser, et armer son geste. Le poignard siffla, avant de percuter Solid Snake en plein front.
- Head Shot ! hurla Wade, en reprenant sa course. La Vie Réelle, ça a quand même un meilleur gameplay que Counter Strike !
Malheureusement ce petit numéro lui valut une nouvelle salve de coups de feu, dont plusieurs qu'il ne parvint pas à éviter. La situation dégénérait. Il craignait qu'à force de se faire trouer, il ne dispose plus d'assez de chair pour faire rempart et protéger Luke. Il avisa un escalier de secours, qui s'entortillait sur le flanc d'un immeuble.
De toit en toit, il devrait parvenir à les semer, puis rejoindre l'appartement. Bon, il devrait probablement se briser les deux jambes pour atterrir sur leur balcon, mais… Actuellement, il ne voyait pas d'autres solutions.
Et puis, les jambes… Ca repoussait plutôt pas mal.
Peter traînait dans le quartier, blasé et le cerveau embrumé.
Deux heures de recherches infructueuses à retourner les poubelles du voisinage d'Al avaient de quoi déprimer.
Heureusement, le joint qu'il s'était tranquillement allumé sur le chemin du retour lui avait permis de relativiser et de décompresser. Il avait tenté de contacter Wade, espérant que le mercenaire rencontre plus de succès dans leur quête commune. Injoignable.
C'est donc d'une démarche un peu ralentie et hésitante qu'il pénétra dans leur résidence, ayant pris soin d'enlever son costume abimé et d'enfiler un jean classique.
Il s'étira, bailla, se frotta vigoureusement le crâne… Et avisa une tache de sang aux pieds de l'escalier.
Puis deux, puis trois.
Il se frotta les yeux, se donna une petite claque sur la joue comme pour se forcer à retrouver ses esprits, et gravit les premières marches, suivant les taches à la trace.
Merde… Ca sent pas bon…
Les flaques pourpres montaient jusqu'au quatrième étage, et s'arrêtaient… A la porte de leur appartement. La poignée en métal était rougie, poisseuse et luisante. Peter peina à enfiler les clés dans la serrure, le geste peu sûr, angoissé par avance.
Ce qu'il découvrit le fit dégriser instantanément.
Le salon était parsemé de marques vermeilles, de morceaux de lycra déchirés, d'armes jetées çà et là. Le jeu de piste macabre quittait le salon pour se diriger vers la salle de bain. Peter demeura un instant ébahi, sans comprendre. Devant la cheminée – heureusement éteinte-, confortablement assis sur le tapis angora, se trouvait un bébé.
Un bébé.
Assis bien droit, les petites mains enroulées autour d'un revolver de chez Smith et Wesson, il suçotait tranquillement le canon de l'arme comme s'il s'agissait d'une friandise. Une pellicule de sueur froide glissa le long du cou de Peter, qui connaissait l'habitude de Wade de n'avoir à disposition que des armes constamment chargées.
Il avança vers l'enfant, lui ôta le pistolet le plus délicatement possible, ignorant ses pleurs. Sans lui prêter plus d'attention, sans même chercher à comprendre pourquoi un bébé gisait au milieu d'une hécatombe dans leur appartement, il se rua vers la salle de bain.
Il ouvrit la porte avec fracas, pour découvrir un Wade Wilson à moitié mort dans la baignoire.
- T'as ramené le pain, sucre d'orge ? L'interrogea la voix rauque du mercenaire.
- Enfoiré de merde ! explosa Peter. T'as complètement ruiné la salle de bain, c'est abusé ! Y'a du sang partout! J'y crois pas ! T'as saigné sur le tapis de bain ! poursuivit-il, indiquant l'épais tapis blanc et moelleux, souillé à jamais. C'était mon tapis préféré !
- Ravi de voir que tu t'inquiètes plus pour un tapis ikéa que pour moi, rétorqua l'autre, tournant son visage amoché vers l'intrus. Et désolé, je sais pas encore me retenir de pisser le sang quand j'ai pris TREIZE PUTAINS DE BALLES DANS LE FION.
Pour appuyer ses propos, il leva un bras qui commençait à se régénérer. On apercevait en effet quelques impacts de balles, qui ne seraient très bientôt plus que des mauvais souvenirs.
Peter se détendit quelque peu. Il eut presque pitié du mercenaire, qui gisait là, dans un bain constitué de ses propres fluides corporels, dans son costume lacéré de toutes parts. Il s'approcha de la baignoire et s'assit sur le rebord.
-… Ça va ?
-AHAH ! Je le savais que tu t'inquièterais quand même !
Le jeune homme leva les yeux au ciel, mais rosit un peu.
- Je m'inquiète pour l'état de l'appartement, ouais. Allez, redresse-toi. Faut t'enlever ta combi, ou elle sera irrécupérable. Et faudrait que tu te laves, car j'ai l'impression de parler à une hématie.
Les yeux de Deadpool s'animèrent sous le masque qu'il portait encore.
- Tu veux me déshabiller ?
- Ouais, exactement. C'est mon trip, de baiser des types qui ont plus de sang à l'extérieur d'eux qu'à l'intérieur. Allez. Debout.
Il passa une main derrière l'épaule de Wade, le soutenant, l'aidant à se relever au mieux.
- Comment ça s'enlève ce machin? pesta-t-il contre le lycra qui s'adsorbait à la peau de son complice.
Il parvint à trouver le scratch à l'arrière du masque pour libérer le visage couturé de cicatrices. Il lutta un instant avec les holsters sanglés aux cuisses, puis avec la ceinture, et il dut faire asseoir le blessé pour parvenir à ses fins.
- Je bande, énonça platement Wade.
- Ce serait très flatteur, mais j'y crois pas une seconde. T'as plus assez de sang pour te permettre de l'envoyer dans cette partie de ton corps.
- Pas faux, souligna l'autre, prit en défaut.
Pour la partie qui enveloppait son torse, ce fut plus délicat. Sous l'effet des balles, le tissu s'était parfois presque fondu à la peau, et l'enlever fit grimacer le mercenaire.
- Aie-euh ! Putain, je douille ! Mec, t'es dans le sadomasochisme ?
- J'avoue que j'aime bien te faire mal, reconnut Peter dans un sourire sadique. Maintenant, ferme là avec tes remarques salaces, faut que je me concentre ou je vais t'arracher des lambeaux de peau.
- Erk… Répugnant. On mange quoi ce soir ?
Peter fut ébahi de découvrir le nombre de lames, grenades et armes à feux planquées sous le costume tailladé. Deadpool était plein de surprise.
- Rassure-moi, tu portes un caleçon en dessous de ton truc ? se renseigna-t-il, alors qu'il commençait à découper les jambières rouges et noires.
- Je vais pas te spoiler la meilleure partie quand même…
Peter lui serra l'épaule, à un endroit où une série de balles l'avait amoché, provoquant une douloureuse réaction chez le mercenaire.
- Aie aie aie oui oui oui lâche-moi oui j'ai un calebute ! Tortionnaire !
La partie la plus ardue prit fin, laissant un mercenaire en pleine reconstitution, presque nu, assis sur le rebord de la baignoire.
- Bon, t'as l'air de reprendre des couleurs. Lave-toi. Après, tu m'expliqueras pourquoi il y a un bébé dans notre salon.
Wade retroussa les coins de sa bouche en un rictus malheureux.
- Quoi ? C'est pas toi qui va me frictionner ? On pourrait prendre un bain ensemble, et je te masserais le dos, et on sortirait ma collection de canards, et …
Déjà, la porte de la salle de bain claquait. La voix de l'autre lui parvint depuis le salon, moqueuse.
- Ouais ouais ouais… Commence sans moi, je te rejoins.
Wade soupira, avant de se saisir du pommeau de douche pour faire couler l'eau. Songeur.
Décidément, cette manie qu'avait le plus jeune d'entrer dans son jeu le perturbait. Il avait tellement l'habitude de se faire envoyer promener qu'il en restait souvent sans voix. C'était dans ses gènes, il n'y pouvait rien. Il ne connaissait que ce moyen de communiquer : l'humour, le flirt un peu lourd, avec tout le monde. Femmes, mais aussi hommes. Amis, mais aussi ennemis, inconnus, facteurs, contrôleurs des impôts, animaux… Il avait toujours fait ça.
Et on l'avait toujours envoyé chier. De fait, que Peter entre dans son jeu perturbait ses réparties.
C'est vrai c'est chiant, on arrive jamais à ajouter quelque chose !
Du coup c'est lui qui a toujours le dernier mot ! Frustrant !
Ben on devrait peut-être arrêté de le titiller, du coup. Stop les vannes de cul.
… Ouais. Mais on sait pas faire ça. On sait faire ça ?
- Nan. On sait pas faire ça.
L'eau fraîche ruissela sur son corps meurtri. En se concentrant assez sur un point précis, il pouvait presque voir les cellules se régénérer. Dans deux heures, il serait comme neuf.
Le miroir au-dessus de l'évier lui renvoya son image. Un corps délié, mais couvert de marques, et un visage qui n'avait pas non plus été épargné par Ajax.
Presque comme neuf, donc.
- Merde… Ca bouffe quoi ces trucs-là ?! On n'a pas de lait, que de la bière ! Ça ira tu crois ?
Peter et Wade, dubitatifs, observaient le truc qui rampait et se marrait tout seul dans leur salon.
- Je suis nul en gosse, répondit Peter, mais je suis quasi sûr que la bière c'est une mauvaise idée. Sûr à, genre, 80 pourcent.
Wade leva les bras au ciel en soupirant.
Ils s'étaient barricadés à l'intérieur de l'appartement, convaincus que les ninjas démoniaques reviendraient rapidement chercher la créature minuscule qui bavait sur leur tapis.
- T'as qu'à le rendre à Natasha !
- Je l'ai appelée seize fois en une heure et elle ne répond pas !
- Et il sort d'où ce gamin ? Et ces ninjas ?
Deadpool s'enflamma, accompagnant sa théorie de grands gestes :
- Il n'est pas baptisé, c'est un enfant démoniaque, fils de Satan en personne, et les ninjas sont des Anges venus sur terre pour pourfendre l'hérétique, et nous punir de notre complicité et….
Le monstre arrêta de baver, pour tordre sa bouche dans un angle bizarre. Il commença à geindre doucement, stoppant net l'exposé de Tonton Wilson.
- J'suis sûr qu'il a faim… T'as faim mon gros ?
Wade s'accroupit en face du gamin, qui hocha frénétiquement la tête.
- C'est fou ça, il comprend tout. T'inquiètes, maman Peter va nous faire à manger.
Maman Peter le gratifia d'un coup de poing dans la joue.
Pour la première fois depuis qu'ils avaient emménagé dans cette résidence, Peter et Wade mangèrent à table, et non avachis sur le canapé devant la PlayStation.
Luke, confortablement installé sur les genoux du mercenaire, louchait sur la part de pizza devant lui.
- Attends, j'ai un doute… Faudrait pas qu'on mange avec des couverts, pour donner l'exemple? Tenta Deadpool.
- On ne va pas mettre un couteau sur cette table alors qu'il y a un bébé ! Déjà qu'il prenait un de tes guns pour une tétine tout à l'heure…
La nouvelle horrifia Wade.
- C'est super sale. Mes guns, c'est comme mon zob, c'est un prolongement de moi-même… On va me prendre pour un pédophile !
- De toute façon, regarde, il a parfaitement compris comment ça marche, le coupa Peter.
Les petites mains blanches et avides s'étaient emparées de la part de pizza, et Luke la suçotait tranquillement.
- Bon, maintenant qu'on a nourri le monstre, il nous faut un plan.
- Pour nous débarrasser de ce truc, enchérit Peter. Ça me fait flipper.
- Moi aussi. Surtout qu'il n'est pas baptisé !
- Tu ne vas pas repartir dans ton délire !
- C'est toi qui me stresse avec ton bouquin de merde ! On a un enfant hérétique sous notre toit !
Peter leva les yeux au ciel, mordant dans sa pizza.
- Wade, c'est obligé, les olives et les ananas sur la pizza ?
- Ouais.
- Bon, et on fait quoi pour le chat ?
- Et on fait quoi pour le mioche, surtout ?
Les deux collègues s'observèrent, blasés, avant d'éclater de rire. Situation improbable bonjour : barricadés chez eux avec un gamin volé on ne sait où, poursuivis par des ninjas fous furieux, alors qu'ils étaient censés traquer un chat bourré à la cocaïne.
Wade tapota discrètement la croûte de la pizza contre la table, ignorant le regard réprobateur de Peter-Le-Maniaque.
- Pour le chat, je sais où il est.
- Ah ouais ? Et tu m'as rien dit ?
- En fait… Il se pourrait que je lui ai tiré dessus…
- T'es pas bien…
- Bref. Du coup il est blessé, et il y a forcément un bon citoyen qui va l'emmener se faire soigner à l locale. Tu peux être sûr qu'à l'heure qu'il est une mamie l'a déjà refourgué à l'assoc'.
- Mais c'est super bancal, comme plan ! souligna Peter.
- Ben tu vois un chat blessé dans la rue, tu fais quoi ? Tu le laisses crever ?
Le jeune homme se rembrunit. Luke arrêta même un instant de mâchonner sa part de pizza, captivé par la teneur de la discussion.
- Non, probablement pas.
- ET BEN VOILA. Donc ta gueule.
- Langage, bordel de merde, ta vulgarité me pète les couilles et y'a un enfant dans cette pièce… N'empêche, poursuivit l'adolescent, presque bluffé, j'en reviens pas que tu sois parti du postulat que la nature humaine était bonne, et que quiconque verrait un chat blessé l'emmènerait à la SPA. Au fond, t'es un type bien.
- Mais ta gueule ! Est-ce que je t'insulte, moi ?
Luke faisait les gros yeux. Très clairement, il n'aurait jamais appris autant d'insultes que ce jour. Peter, voyant là un nouveau moyen d'asticoter son partenaire, poursuivit.
- Attends… T'es pourri, certes, mais franchement. En toute honnêteté. Au fond je suis sûr que t'es un type bien. Si tu pouvais choisir entre deux millions de dollars, et la paix éternelle dans le monde… ?
- … Ma Ferrari serait jaune. Une autre question ?
- Sérieusement… Tu ne crois en rien ?
- Ah, si. Je crois… Que je vais me servir un verre. T'en veux?
- Pas devant les enfants, refusa Peter, dans un sourire.
Et voilà pour ce nouveau chapitre! J'espère que ça vous plaît toujours, merci pour vos petits mots d'amour! Conclusion du cercle 1 au prochain épisode... Suivi d'un nouvel interlude!
la bise,
Laukaz.
