Beta Zazalo
PDV JASPER
- Il ne sait pas ce qu'il perd, murmurais-je.
Je veux la reculer de moi de peur de subir ses foudres - il ne faut pas abuser des bonnes choses - mais elle raffermit sa prise.
- Reste avec moi. » murmure-t-elle.
- C'est comme tu veux ma belle.
Nous avons passé la fin de l'après-midi ensemble, sans vraiment parler, et ma fin de journée est encore plus parfaite lorsqu'elle m'a demandé de rester dormir avec elle. Ses grands parent ont accepté sans mal ce qui a vraiment étonné Bella.
- Vous ne voulez pas que Zac dorme ici mais Jasper oui ?
- Tu ne vas pas bien ma puce.
Raison qui me paraissait bancale mais je ne vais pas m'en plaindre.
OoO
- Es-tu sûre de toi ? Demandais-je.
- Oui.
Elle est ferme dans ses positions. Mais commençant à la connaitre, je me méfie, et, ne voulant pas que le lendemain, elle me frappe pour que je sorte de son lit.
Oui, je ne suis pas rassuré de dormir avec celle qui hante mes rêves. Je suis bizarre et assume. De plus ça serait une première. Humain, je dormais seul. A cette époque, ça ne se faisait pas de dormir avec son ami, surtout quand c'était un homme et une femme.
- Tu ne veux pas dormir avec moi ?
- Si, je veux mais je sens que ça ne serait pas correct.
- Pourquoi ?
Voilà, je l'ai mise en colère et sans ouvrir la bouche.
- Oh puis, peu importe ! Je n'ai pas besoin de toi. Va-t'en !
- Tu es sûr ?
Nous avons passé une super après-midi même si son air triste ne la quittait pas. Le fait qu'elle restait collée à moi ne voulait rien dire. Ai-je mal interprété les signes ? Elle voulait que je reste et là elle me jette ?
- Oui, je vais très bien. Va-t'en !
Elle me tourne le dos et croise les bras en boudant.
- Très bien, je te laisse.
Elle se retourne brusquement vers moi.
- Ah bon ?
Je soupire.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, même si tes grands parents ont accepté.
- Mais je veux.
- Ce n'est pas parce que tu veux, que tu as Bella.
-Je ne te comprends pas.
- Moi non plus, soufflais-je.
Ces quelques heures avec elle, nous ont rapprochés, j'en ai appris plus sur elle et inversement, bien que j'ai dû modifié légèrement la vérité.
- Alors pourquoi ?
Oui, pourquoi ? Lui dire que c'est nouveau pour moi et trop important.
- Whitlock, tu repars dans la lune !
- Parce que dormir avec quelqu'un est personnel.
Vu sa tête, je l'ai surement vexée.
- Pour toi, je suis quoi ? Une simple camarade de classe ?
- Non. Tu es plus que ça et tu le sais bien, alors ne me fais pas dire ce que je ne n'ai pas dit !
- Alors dors avec moi ! Je ne veux pas être seule.
- Eh bien demande à Zac.
Je vais regretter mes paroles. Après l'étonnement, elle passe à la colère.
- Non mais je rêve ! D'abord tu me fais une crise de jalousie pour le match.
Je regrette de lui avoir confié cela quelques heures plutôt.
- Et ensuite tu me rejettes ! Pourquoi ?
Elle est toute triste maintenant, je n'aime pas la voir ainsi alors je la prends dans mes bras. Elle colle son visage contre mon torse.
- Crois moi, je veux rester, mais tu n'as pas besoin de moi, tu es forte. De plus ça compliquerait les choses entre nous.
Et j'ai peur, mais je ne vais pas lui dire.
- Je me demande pourquoi ils t'ont autorisé à rester dormir ?
- Zac n'est jamais resté ?
- Non, ricane-t-elle. Il n'est pas trop apprécié, mais toi ils t'aiment bien.
- Moi aussi.
- Je ne comprends pas pourquoi, d'ailleurs, plaisante-t-elle.
- Eh !
Elle se recule de moi pour rire, je ne peux pas m'empêcher de sourire à mon tour.
- Je vais te laisser mais je passe demain si tu veux ?
- Tu peux dormir dans la chambre d'ami ?
- Pourquoi veux-tu que je reste ?
- Pourquoi ne le veux-tu pas ? Et la vérité !
Comment fait-elle pour lire en moi.
- Comment sais-tu ?
- Tu es différent et bizarre, comme grand père. Il cache toujours des choses un peu comme toi.
- Très bien. Je n'ai jamais dormi avec quelqu'un.
Ma tigresse le retour, elle se moque de moi.
- Sérieux ?
- Oui, boudais-je.
- Tu es trop chou Whitlock !
Elle m'embrasse sur la joue.
- Je suppose que tu veux passer la nuit avec une personne importe pour toi.
- Tu es importante Swan, n'en doute jamais.
Avant qu'elle continue ses divagations qui commencent à m'énerver, je pose mes lèvres sur les siennes. Sa langue rejoint rapidement la mienne. On s'arrête à bout de souffle.
- Ça, tu recommences quand tu veux.
Je souris fier de moi.
- Et il prend la grosse tête. Tu es bien un homme.
Oui, je suis un homme, pour le moment.
- Et toi tu souris.
- Merci, dit-elle après un petit moment. Normalement à la venue de mon père, je suis triste quelques jours mais quand tu es là, je vais tout de suite mieux, comme si tu me protégeais de tout.
- Je suis ravi d'être là pour toi.
Si j'étais encore un vampire je ronronnerais de plaisir. C'est dans nos instincts de protéger notre compagne.
Finalement je la laissais dormir seule.
OoO
Après cette soirée, nous nous sommes rapprochés encore plus, certes au lycée cela ne se voit pas, nous tenons à garder ça pour nous.
Ce que j'aime le plus, c'est nos baisers volés.
Est-ce qu'on sort ensemble, non, pas vraiment. Je sais juste que Zac reste son ami sans les extras. Je ne lui ai pas demandé, elle m'a dit que de toute façon, ils ne jouaient plus depuis que nous nous étions embrassés la première fois sur la terrasse.
Heureusement que je suis seul dans mon appartement, parce que je rendrais fou n'importe qui se trouvant à mes côtés. Ce soir c'est le bal et je sens que quelque chose va se passer, mais impossible de dire quoi. J'espère seulement que ce n'est pas les Cullen qui m'ont retrouvé, sinon je peux dire adieu à mes mois de tranquillité. A part eux, je ne vois pas qui pourrait être à ma recherche, depuis que je vis avec eux, j'ai coupé les ponts avec le peu d'amis que j'avais. Alice et sûrement les autres trouvaient que ce n'étaient pas des bonnes fréquentations, j'entends par là, qu'ils boivent du sang humain. Parfois j'envie mes anciens amis pour ça. C'est tellement dur d'être végétarien et pas très bon non plus. Si je choisis de redevenir vampire, finis les animaux et sûrement finis les Cullen. A bien y réfléchir, ils ne me manqueront pas tant que cela. Certes, je les apprécie mais la séparation n'a pas été douloureuse. Et même maintenant, je suis bien où je suis.
Quelqu'un frappe à ma porte. Bizarre personne ne connait mon adresse. Pourvu que...
Je pars quand même ouvrir et vois une apparition. Ma tigresse, en robe de soirée se tient devant moi. Un léger sourire aux lèvres mais elle semble gênée.
- Tu peux dire quelque chose, je me sens comme une potiche.
- Euh... Tu...
Elle soupire et croise les bras. Je fais surtout un humain pitoyable, je ne me souvenais pas que j'étais aussi peu doué pendant ma première humanité.
- Ok, je savais que tout ça était une connerie.
Mes neurones à nouveau connectés, je l'attire vers moi et l'embrasse délicatement.
- Tu es un ange tombé du ciel.
- Celle-là non plus, tu ne l'as jamais dite à personne ?
Je fais non de la tête et souris. Elle se retient de me sourire, j'espère qu'au fond d'elle, elle est heureuse d'être la première.
- Ce n'est pas moi qui devait passer te prendre ?
Bien que je ne maitrise pas complètement le sujet : bal de noël.
- Si si, mais je voulais voir où tu vivais !
Elle m'embrasse sur la joue avant d'entrer chez moi. Je ne la laisse pas s'attarder, pas besoin qu'elle découvre que je suis assez bordélique...
Je l'embrasse sur la joue et nous partons au bal.
- Tu es bizarre.
- Ah bon ?
Je me demande ce que j'ai encore fait.
- Tu es parfois si vieux jeu et parfois si moderne.
- Pourquoi ? Parce que tu conduis ?
- Ouais.
Je haussais les épaules.
Je regardais mais sans le voir, le paysage défiler. Sauf que j'ai vu une personne que je ne m'attendais pas à voir ici, dans ce coin ensoleillé du pays. J'ai l'impression que cette personne m'a aussi vu mais n'en suis pas sûr.
- Tout va bien ?
- Hein ? Euh oui. J'ai cru voir...
Je me repasse ma scène dans ma tête. Non c'est impossible.
- Ce n'est rien, j'ai cru reconnaitre une personne, mais c'est peu probable que soit elle.
- Pourquoi ? Elle aussi est allergique au soleil ?
Je la voyais clairement se moquer.
- Oui.
- Je trouve que c'est très courant.
- N'est-ce pas ?
Je souris, enfin j'essaye, ça doit plus ressembler à une grimace. Bella se gare.
- Tu es sûr ? On peut rentrer si tu ne te sens pas bien.
- Dans tes rêves ma tigresse.
J'adore la voir offusquer avec ce surnom.
- On va au bal.
- Bien, boude-t-elle.
Nous nous dirigeons vers la porte, mon bras autour de sa taille. Beaucoup de gens sont choqués de la voir ici et encore plus avec moi. Je me pavane fier d'avoir mon ange à mes côtés. Pourtant je ne profite pas, comme j'aurais dû le faire, de notre entrée remarquée. Le visage de la personne tourne dans ma tête.
OoO
A suivre...
