Salut la compagnie! Et voilà, un nouveau chapitre, qui ne sert pas à grand-chose et qui ne fait rien avancer, mais que j'ai bien aimer écrire!
Je n'ai pas grand-chose de plus à dire, à part que je suis très fière d'être lue et appréciée, donc merci à vous petits lecteurs adorés! Vous êtes bien braves! ^^
Ainsi donc, bonne lecture! Et pour la disclaimer (ça devient lassant mais je mets un point d'honneur à ce que ce soit clair), je ne suis pas l'auteur du Labyrinthe (bouhouhou! Quelle tristesse!)
Je lâchai un soupir lassé malgré moi. J'étais en train de préparer une décoction de plante et j'en avais vraiment ras le bol de me demander d'où je pouvais bien savoir tout ça et comment j'arrivais à le mettre en pratique sans même m'en souvenir ! Pareil pour mes petites acrobaties et ma souplesse épatante… Où, comment, avec qui, toutes ces questions tournoyaient dans mon esprit sans trouver de réponse et ça m'excédait au plus haut point. La seule chose dont j'étais vraiment sûre me concernant, c'était mon nom et ma sœur. Ysambre. Peut-être en avait-elle, elle, des souvenirs, avant de mourir… Mon cœur se serra en repensant à elle et je saluai l'arrivée d'un nouveau blessé avec soulagement, j'allais pourvoir penser à autre chose :
-Oui, c'est pour qu…
Je ne finis pas ma phrase et me contentai d'agir. J'allais faire face à ma troisième ne fut pas une partie de plaisir, mais on en vint à bout, Jeff, Clint et moi. Je veillais le gamin toute la nuit, et le lendemain matin, quand Jeff se pointa, je pu enfin sortir. Direction la cuisine, j'ai faim ! Je débarquai dans l'antre de poêle à frire et surpris ce dernier en train de chantonner. Poêle à frire. Qui chantonne. On aura tout vu :
-Euh… Je te déranges ? Demandai-je
Il sursauta et lâcha le sachet de pâte qui déversa son contenu sur le sol. Oups… J'aurais peut-être du frapper… Il se tourna vers moi et bégaya un charabia incompréhensible en rougissant, de toute évidence il n'avait pas prévu qu'on le surprenne en train de pousser la chansonnette :
-Ecoute, je n'ai aucune idée de ce que tu baragouines, articule bon sang !
-Euh, oui, mais euh... En fait, voilà, je….
-En fait non, laisse tomber, je m'en fous, je veux juste avoir un sandwich ! C'est tout ! Non parce que là j'ai faim tu vois !
-Ah euh, oui, bien sûr ! Je te fais ça en moins de deux !
Pendant qu'il préparait mon repas je ramassais les pâtes. Pile au moment où je finissais il me tendait mon sandwich :
-Merci ! fis-je en lui tendant à mon tour son paquet de pâtes
-C'est un plaisir ! Répondit-il
Je lui fis un immense sourire et m'en allai en lui lançant une dernière pique :
-Au fait, poêle à frire, laisse tomber la carrière de chanteur !
J'entendis le paquet de pâtes s'écraser de nouveau par terre et étouffai un rire machiavélique !
Je n'avais pas envie de rester seule, du coup je m'incrustai chez les bâtisseurs :
-Salut la compagnie ! Leur lançai-je en m'installant sur un tas de planches avant d'entamer mon sandwich, sous le regard perplexe de Gally
-On peut savoir à quoi tu joues ? Tu ne devrais pas être partie courir ton marathon aujourd'hui ?
-Oui mais non, j'ai veillé toute la nuit alors exceptionnellement je reste tranquille ! En plus j'ai raté le départ donc c'est mort…
-Ah ouais d'accord, et donc tu as décidé de venir nous empêcher de travailler à la place, c'est ça ?
-Mais non, je vais juste discuter avec vous pendant que vous bosserez en même temps ! Pourquoi tu dis que je vais vous empêcher de…
-Alice, tu es assise sur quoi là à ton avis ? m'interrompit-il
-Ben… Des planches non ?
-Bonne réponse ! Et maintenant tâche de réfléchir : qu'est ce que ce tas de planche fait là ?
-Pour vous ! Parce que vous en avez besoin pour travailler ! m'écriai-je fièrement
-Content que tu t'en aperçoives, alors vires tes fesses de là où je t'envoies passer la journée avec Winston !
-NOOOON ! PAS WINSTON ! IL FAIT TROP PEUR !
-ALORS DEGAGES !
-Ca va, ca va… grommelai-je en me levant péniblement
-Ah quand même ! s'exclama-t-il d'un air soulagé
Je lui tirai la langue et me dirigeai vers Gand, qui était en train de fixer une… Planche… Sur… Une autre planche :
-Captivant… soupirai-je en le regardant faire
-Oh t'es là toi ? Tu me passes un bout de ton sandwich ?
-Nan, j'ai faim ! Je l'ai largement mérité ce sandwich !
-Effectivement t'as l'air crevé… Ça me fait penser qu'on t'as pas vu hier soir ! Tu faisais quoi exactement ? Oh non ne dis rien, je sais : Newt !
-Tssk, y 'a que toi pour trouver ça drôle. Méfies-toi que je n'aille pas me plaindre de tes insinuations douteuses auprès du principal concerné ou même d'Alby ! Je pourrais bien exagérer un peu les faits, et tu finiras au gnouf pour coup et menace !
-Transformer une pauvre phrase en « coup et menace » ? Tu es un vrai monstre planqué sous un visage de gamine innocente !
-Ah les jeunes de nos jours, plus aucun savoir vivre en société ! De mon temps on savait se tenir devant ses aînés ! Le respect ! Toujours le respect !
-Ouhlà ! V'là t'y pas qu'mamie nous fais la morale !
-Continue sur cette lancée mon gaillard et faudra pas t'étonner qu'on t'ai égorgé pendant ton sommeil !
- Je continuerai de te hanter s'il le faut ! Et comme ça je pourrais voir ce qui te fatigues autant ! Sérieusement, t'es au courant que la nuit c'est fait pour dormir ?
-Oui, je sais merci, mais tu vois cette nuit, que je n'ai pas passée avec Newt d'ailleurs (m'empressai-je d'ajouter), j'ai veillé sur un pauvre bougre qui s'est fait piqué par un griffeur !
-Alors dans ce cas pourquoi ne pas aller te coucher maintenant ?
-J'aime pas dormir le jour, en plus je pourrais plus dormir cette nuit après, et je n'ai pas envie d'aller me coucher de toute manière. Je préfère bosser tranquillou aujourd'hui et dormir d'un sommeil réparateur ce soir !
-Si tu le dis ! Tu vas faire quoi du coup ?
-Ben je viens de te le dire ! Je vais aller travailler dès que j'aurais fini mon sandwich !
-Ça d'accord, tu radotes mémé ! Je voulais dire, travailler où ? Je ne suis pas sûr que tu sois en condition pour soigner des gens là, donc tu vas faire quoi ?
-Ah, euh… En fait je n'y avais pas réfléchi… Un truc plutôt cool de préférence…
- En tout cas tu ne resteras pas ici, douée comme tu es avec un marteau.
-Encore une remarque de ce genre et c'est dans ton crâne qu'il va atterrir le marteau !
-Bah, tu me soigneras avec tes remèdes de grand-mère !
-Dans tes rêves ! Si je t'étripes ce n'est pas pour te ressusciter après !
-Tu ne me fais pas peur tu sais ! dit-il en riant
-Notre premier point en commun ! Il faut fêter ça !
-Hahaha, ok, que penserais-tu d'une crème antirides!
-D'accord, et pour toi une paire de claques, ça te vas ?
-GAND ! T'ES ICI POUR BOSSER, PAS POUR FLIRTER AVEC L'AUTRE PESTE !
-Tss… Le devoir m'appelle gente dame…
-Je vois ça… fis-je en regardant Gally d'un air dédaigneux
-Tu ferais bien de te trouver un truc à faire toi aussi, sinon tu vas t'ennuyer !
-Ouais, je sais… Fis-je en commençant à partir
-Oh, et Alice !
-Quoi ?
-Évite le jardin en fait, ce n'est pas bon pour tes rhumatismes tout ça !
-T'inquiètes pas pour moi, je fais partie de ces ancêtres qui vous enterreront tous avant d'y passer !
-Increvable la vieille !
-Tu ne crois pas si bien dire!
Puis je m'en fus avant que Gally ne recommence à nous hurler dessus. Bon, que faire, si je vais voir Jeff et Clint je suis à peu près certaine qu'ils vont m'envoyer dormir, et ça va m'énerver, donc non... LE CIMETIÈRE ! En voilà une bonne idée ! Je vais emprunter de la peinture ! … Le rapport entre les deux ? Fastoche : les croix des tombes sont peintes à la peinture blanche, et quoi de mieux pour se distraire que de faire de la peinture ! Bon, y a que du blanc, mais ça reste un début !
Et me voilà partie au galop vers celui qui est devenu ma référence dès que j'ai une question à poser ou un truc à dire, j'ai nommé Newtie ! Et où donc se cache Newtie ? Dans le potager bien sûr ! Entouré des ses charmantes patates, carottes et compagnie !
-NEEEEEEEEEEEEEWT ! Lui beuglai-je en fonçant vers lui à toute allure
-Hum ? Oui que-ce que… AAAAAAAAAAAH ! Mais feine bon sang! Où trouve-tu toute cette foutue énergie? T'es sûre d'avoir veillée toute la nuit ?
-Oh, je t'ai déjà dit que j'adore cette manie que tu as de dire « foutu » partout ?
-… C'est pour me dire ça que tu as failli dévaster le potager ?
-… Ah mais non ! En fait je voulais te demander où était rangée la peinture blanche !
-Mais qu'est ce que tu veux faire avec cette foutue peinture ?
-Huhu, tu l'as redis ! Tu n'arrêtes pas de le redire !
-Bon c'est fini oui ?! Réponds-moi au lieu de te foutre de ma gueule, tocarde !
-Roh, mais oui j'y viens ! Pas la peine de te mettre dans tous tes états ! En fait j'en ai besoin pour… Peindre.
-… Je dois bien t'avouer que je m'attendais à une raison un peu plus… Détaillée.
-… C'est parce que je ne sais pas encore ce que je vais peindre ! Je verrai une fois sur place !
-Bon écoute-moi attentivement toi, la peinture, on en a pas des tonnes, et le papier c'est pareil, alors pas de gaspillage pour une petite mademoiselle qui décide de se lancer dans l'Art !
-Mais nooooooooon, ça va aller, j'en ferais juste un tout petit peu, et je peux peindre sur les murs trop moches du bloc !
-Non, ils seraient encore plus moches ! dit-il en me décernant un sourire narquois
-Eh ! Si ça se trouve je suis une putain d'artiste !
-C'est vrai qu'avec toi on peut s'attendre à tout… (Je lui tirai la langue alors qu'il levait les yeux au ciel) Mais bon, je ne vois vraiment pas l'intérêt de dépenser notre réserve de peinture pour…
-Oh allez, j'en prendrais juste un peu, ça se verra à peine que j'ai pioché dedans ! Steuplait !
-On va dire que ça va dépendre de tes arguments.
-Steuplait, steuplait, steuplait, steuplait, steuplait ! lui répétai-je en boucle en agrippant son poignet
Newt soupira, puis me regarda d'un air particulièrement fatigué, à cet instant on aurait pu se demander qui de nous deux avait passé la nuit à veiller… Puis il finit par me faire un petit sourire résigné :
-Ok... Mais juste un peu alors !
-OUAIIIIIS ! Merci Newt ! T'es le meilleur !
-En échange je te suggères vivement d'arrêter de me crier dans les oreilles…
-Oui oui ! répondis-je gaiement, alors ils sont où ces fameux pots ?
-Je t'accompagne, histoire de m'assurer qu'on ait bien la même notion de « un peu ».
-Eh ben, la confiance règne ! m'exclamai-je en levant les yeux au ciel
-Ne me fais pas passer pour le méchant de service, tu veux ! dit-il en riant
-Nan j'veux pas ! Tocard !
-T'as déjà oublié qui donnait les ordres je crois !
-Meuh non, je n'ai pas oublié : c'est gros nounours ! Toi t'es juste une roue de secours au cas où !
-Que… !? Tu sais ce qu'elle te dit la roue de secours ?
-Qu'elle est crevée à force de me supporter ? fis-je dans un sourire
-… Tu aurais pu l'éviter celle-là…
-Je ne suis pas connue pour être quelqu'un de raisonnable !
-Ouh que non ! confirma-t-il en se dirigeant vers un placard que je n'avais jamais vu ouvert.
Il l'ouvrit, dévoilant sous mes yeux ébahis une ribambelle de pots de peinture blanche ! Oh chouette, chouette, chouette !
-Eh bah y'a largement de quoi faire ! Fis-je en me précipitant vers les pots, mais il me saisit par la taille avant que n'ai pu piquer une tête dedans
-T'as déjà oublié tête de linotte ? Juste « un peu » !
-Euh… Et pour toi « un peu » ça équivaut à quoi exactement ? Trois pots ? Quatres peut-être ?
-C'est bien ce que je craignais…. J'ai bien fais de venir décidément ! Un pot maxi ! C'est ça, « un peu » ! Et encore je suis plutôt généreux d'avoir accepté que tu pioches dans la réserve de peinture !
-Keuwah ?! C'est tout ? m'indignai-je
-Ouaip ! Pas une goutte de plus ! De toute façon qu'est ce que tu vas faire d'un pot entier ? C'est largement suffisant!
-Groumpf…
Il m'énerve parfois… Non mais vraiment quoi ! Néanmoins, force m'est de constater qu'il n'a pas tord, et que c'est déjà bien sympa de sa part de me laisser prendre un peu de peinture pour mon petit plaisir personnel. Je ne suis pas sûre qu'avec Alby ce serait passé par exemple… Alors on met sa petite fierté de côté et on s'incline ma fille :
-Bon, d'accord... Merci en tout cas.
-De rien… Dit-il distraitement pendant qu'il saisissait un des pots
-Tiens ! Et tâche de ne pas peindre n'importe quoi !
-No souçailles mon grand, je gère l'affaire !
Puis je parti en sautillant vers le mur le plus proche sans ajouter quoi que ce soit ! Bon, alors… Qu'est ce que je vais bien pouvoir peindre moi maintenant ? Huuuum… Soudain : l'idée ! Elle est là ! Je la sens ! Allez c'est parti ! Pour commencer, enlever du lierre, une fois cette étape achevée, veuillez laisser libre court à votre imagination ! Je commençais à peindre des ronds blancs. Partout ! Des ronds ! Puis un sapin, et un bonhomme, et un renne, et un chalet. Une fois mon petit pot terminé je m'adossai au mur et me laissai glisser par terre. Bien, j'avais le décor de base, il ne me restait plus qu'à imaginer le reste ! Je fermai les yeux, et commençais à me convaincre qu'il faisait un froid de canard. Puis, quand je me mis à frissonner tellement j'y croyais, je m'imaginais les ronds que j'avais dessiné tomber doucement du ciel : de la neige ! Ca y est, j'avais réussi ! Il neigeait !
Je souris. J'adorais la neige ! Je me laissai envahir par cette sensation de triomphe et de joie intense. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, entre rêve et réalité, mais quand j'ouvris les yeux la nuit tombait petit à petit sur le bloc. Je n'avais même pas entendu les murs se refermer ! Je remarquai alors que le visage de Luth était penché sur moi :
-Coucou, dit-il simplement
-Salut, lui répondis-je, tu es là depuis longtemps ?
-Non. Mais toi oui. Tu faisais quoi ?
-Je jouais dans la neige.
-Et c'était bien ?
-Oui. Tu veux essayer ?
-On va bientôt aller manger, un autre jour peut-être.
-D'accord…
Puis le silence. Il s'était assis près de moi et contemplait le ciel d'un air nostalgique. J'aimais beaucoup ce garçon, vraiment. Il était si calme, si simple… Ca faisait du bien des gens comme lui ! Puis il reprit :
-Tu peux me raconter comment c'est la neige ? Parce que moi je ne m'en souviens pas beaucoup…
-Tu viens peut-être d'un endroit où il ne neigeait presque pas… En tout cas c'est génial la neige, moi j'adore ça !
Et je me mis à lui raconter tout ce qui me passa par la tête sur la neige, jusqu'à ce que la voix puissante d'Alby retentisse :
-EH VOUS DEUX LA-BAS ! ON VA MANGER, VOUS VENEZ ?
-OUI, ON ARRIVE ! Hurlai-je en retour
Puis je me tournai vers Luth :
-Tu viens ? Lui fis-je
-Oui… Tu sais Alice, j'aimerais bien que ma maman ce soit toi parfois.
Oh… Il est vraiment trop chou ce petit bonhomme ! Il a beau me dépasser de pas mal de centimètres, avoir une tête de beau gosse et tout le tralala, impossible pour moi de le voir autrement que comme un enfant qu'on doit protéger à tout prix ! C'est vraiment bizarre, mais c'est comme ça. Je finis par lui répondre :
-Bah si tu veux je t'adoptes !
Il rit un peu. Je lui ébouriffai les cheveux et nous nous dirigeâmes vers l'odeur de poulet qui s'échappait des cuisines de poêle à frire ! Mon ventre gargouilla en signe d'approbation. Il était largement temps de répondre à ses désirs à celui-là !
