Hello ? Il reste quelqu'un ?
Surement pas vu les délais qu'on se donne à chaque fois …
Merci à tous les lecteurs et reviewers qui nous motivent !
oOo REPONSES AUX REVIEWS oOo
Amistosamente-vuestro : Tripante la review « smiley » ! Concis mais clair ! lol !
Ptitcoeurfragile : Contentes que cela t'ai plu ! Merci d'avoir pris le temps de nous encourager !
Haruhi-Kyouya : Voici notre fan numéro de Tom (il en a peut donc t'en mieux !). Contente que ce perso te plaise ! On s'éclate bien avec lui, qui a pris bien plus d'importance que ce qui était prévu … Continue à l'encourager ! Maintenant, il faut quand même qu'on te livre un secret en avant-première ….. C'est Drago qui va « gagner » donc il faut t'y préparer malgré tout ! lol
Kimika su : Tu as raison, c'est Harry qui reste le plus digne … Les situations sont assez cocasses pour Tom et Drago, mais c'est aussi en terme de réaction qu'Harry s'en sort pas trop mal ! J'ai (Ode) adoré lire le Drago de Luciole en mode capricieux, qui reconnait pas ses fautes … lol !
Tifffff : (Combien de f ? lol !) Que dire ? Tu nous as fait rougir ! Il est rare de se faire aduler ! lol ! On nous a reproché ce côté chez Harry « incapacité sociale », etc … Mais c'est cool de voir qu'on est sur la même longueur d'onde ! On est tous pleins de préjugés de toute façon, autant assumé ce regard sur nous-même non ?
Pour Théo, il va falloir patienter, idem pour Tom, pour Drago … Pour tout en fait ! lol ! En tout cas, continue à nous écrire stp ! Non pas pour nous aduler (quoique ?! lol) mais surtout car c'est super d'avoir un regard extérieur pour s'assurer un peu de crédibilité …
Encore merci pour ta review si fraiche ! On espère que la suite continuera à te plaire ! Kissouilles à tout aussi.
Lassa-Liam : On ne sait jamais retrouver en mode « crustacés » mais on a quelle bonne honte à notre actif, du coup on compatit pour Harry ! Perso, je (Ode) n'ai jamais vu un épisode de Télétubbies de ma vie… Mais j'aime quand Luciole fait joujou avec Blaise ! On adore ce perso, ou plutôt l'idée qu'on s'en fait ! Et pour Drago qui fait son con … Que dire ? Il y a pleins de gens qui se la jouent sans cesse mauvaise foi et on se disait que ca collerait bien avec son caractère qu'on lui donne ! lol
Drago : « Je porte plainte pour diffamation ! C'est inadmissible d'utiliser mon image ainsi ! Je proteste !
Luciole et Ode : « Sois gentil Drago, ou sinon, on te rajoute pleins de chapitres de galères avec Harry ! »
Drago : « …. »
Bonne lecture ! On espère te retrouver en bas avec ton avis ! C'est toujours un plaisir !
AnSirg : Moi aussi (Ode) j'ai vraiment bien rigolé quand j'ai lu la scène de Luciole à la BU avec Drago ! Le pauvre … Mais tellement cool de le voir perdre ses moyens ainsi ! J'espère qu'elle va continuer à le torturer ainsi ! hihihi ! On espère que la suite va autant te plaire !
Cebi : Cool que tu aimes Théo ! Il fait assez unanimité on dirait … Il faut dire qu'il mène tout le monde à la baguette : Pansy, Blaise, Drago …. Il a du potentiel pour en torturer certains ! lol !
Malh : Tu as raison, Drago et Harry ne vont pas tomber dans les bras l'un de l'autre tout de suite. On préfère que cela se fasse en douceur pour rendre la chose plus réaliste. A la base, ils n'ont pas des profils qui collent ensemble. Pour Théo, et bien … Il faudra attendre encore un peu !
Tetile62 : Une nouvelle lectrice … Bienvenue ! On espère que tu continueras à aimer ! A bientôt !
Liliume : Comme tu peux voir … Le chapitre suivant aura beaucoup tardé à arriver … Euh, pardon ? On adore ton enthousiasme ! On espère voir un de tes ptits commentaires en bas de pages ! )
Youni : Quel compliment ! Merci ! On espère que tu continueras à aimer car cela va continuer sur ce rythme assez lent au final.
HaH
oOo
MOONLIGHT
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CHAPITRE NEUF
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- « Il faut y retourner … »
- « Attends, on n'est pas à cinq minutes près ! »
Harry se contenta de grimacer à la réplique de Ron et finit de gribouiller rapidement l'équation qu'il écrivait d'une écriture brouillonne sur sa feuille posée en équilibre sur un des bancs du vestiaire du Moonlight. Il était près de 23 heures et il n'avait même pas pu recommencer 10% de ce dossier à rendre le lendemain pour Rogue, ayant dû venir au pub dès sa sortie de Poudlard. Dire que quelques heures plus tôt, il était en train de m'être un point final à ce travail qui lui avait pris plusieurs jours. Avec celui de Théodore aimablement prêté, il lui faudrait toute la nuit pour tout reconstituer, à condition de n'y apporter aucune rigueur, ni soin et de ne surtout pas montrer de signe de fatigue. Il n'avait cependant pas le choix : Le professeur Rogue était très exigeant et serait capable de l'exclure du programme, ce qui aurait valu pour une exclusion de Poudlard, étant boursier.
La porte s'ouvrit avec fracas, faisant sursauter les deux jeunes serveurs du bar qui se redressèrent d'un même mouvement : Harry arrêtant d'écrire frénétiquement, et Ron cessant d'essayer de comprendre une signification à ces lignes de symboles qui s'enchainaient.
- « Eh bien les jeunes, vous faites grève ?! », s'exclama Fenrir Greyback, apparaissant sur le seuil de la porte, et laissant son aura inquiétante envahir la pièce. « Je peux savoir ce que vous faites ? La pause est finie depuis cinq minutes… »
- « Rien Monsieur Greyback … », s'empressa de répondre Harry mal à l'aise d'être pris en faute, en train de faire un devoir sur son lieu de travail.
- « Cela vous pose un problème d'être là ce soir les jeunes ? »
- « Non … Non ! Pas du tout Monsieur Greyback … On y retourne tout de suite ».
Harry regroupa ses feuilles avec empressement, ne se préoccupant pas d'en froisser certaines qui étaient pourtant à Théodore et non à lui.
- « C'est-à-dire qu'il y a un p'tit bourge qui vient de foutre en l'air tout le dossier d'Harry à rendre pour demain », justifia Ron, ne souhaitant pas que son camarade ait des problèmes, vu l'état de son moral actuellement.
Le jeune étudiant était arrivé au Moonlight en début de soirée dans un état second et Ron avait dû lui tirer les vers du nez pour avoir le fin mot de l'incident. Il semblait dans un état de panique tel qu'il n'avait montré ni énervement, ni ressentiment envers celui qui lui avait détruit tant d'heures de labeurs.
- « C'est très touchant Weasley mais je suis sûr que Potter est capable de s'expliquer lui-même. Retournes-y, Luna t'attend … »
- « Mais … »
Un seul regard de Greyback suffit à faire taire Ron qui afficha un regard désolé à Harry, puis partit ensuite à reculons de la pièce, laissant le jeune homme en tête à tête avec son patron.
- « Est-ce vrai ? », questionna l'homme aux longs cheveux gris, s'accoudant contre un des murs et croisant les bras.
- « Oui mais … Je n'avais pas l'intention de … Enfin, je …C'était juste pendant la pause », bredouilla Harry, ayant l'impression de redevenir ce jeune homme si craintif lors de son séjour à Privet Drive et lors de son arrivée à Londres deux mois plus tôt.
- « Pourquoi n'es-tu pas venu m'en parler ? »
La voix profonde de Fenrir Greyback aurait pu avoir un effet apaisant si Harry n'avait pas été habitué à se méfier de son oncle et de sa tante, qui pouvaient se montrer faussement doucereux pour le mettre en faute.
- « Suis-je si monstrueux ? », déclara Greyback avec un sourire sarcastique, faisant s'étirer sur sa joue gauche, la longue cicatrice striée qui la parcourait du nez jusqu'au cou. « Je te fais peur Potter ? »
- « Non ! Bien sûr que non Monsieur Greyback », s'exclama Harry.
- « Bon … Allez, ranges tes affaires et rentres travailler chez toi ! Ce n'est pas le moment de perdre cette bourse, n'est-ce pas ? »
- « Non mais … Et mon service ? », bredouilla Harry, ne souhaitant pas que son interlocuteur n'ait plus confiance en sa présence et son assiduité au travail.
- « Tu viendras faire le prochain inventaire à la place … Allez, fonce avant que je ne change d'avis ! », aboya le propriétaire du pub, ne voulant pas paraître magnanime ou compréhensif.
- « Je … Je ... Merci ! »
Harry était tellement soulagé, s'étant déjà imaginé radié des listes de l'université de Poudlard, qu'il ne réussissait pas à exprimer sa gratitude.
- « Oui, oui, je sais … Blablabla ! Fiche le camp d'ici Potter ! », le coupa Greyback, tournant déjà les talons pour quitter la pièce des vestiaires si calmes. « Et trouves le temps de dormir un peu Potter ! Tu as une sale tête ce soir ! Si tu continues ainsi, tu vas faire fuir ma clientèle ! »
L'imposant propriétaire du Moonlight ouvrit la porte le menant au pub, laissant des bruits assourdissants envahir la pièce si silencieuse quelques instants plus tôt. La porte fut bientôt refermée, laissant Harry seul dans la pièce sombre, les feuilles de ce dossier si important à la main. La situation était peut-être moins catastrophique qu'il n'avait pu la juger à la bibliothèque de l'université.
oOo
Drago se fraya un chemin parmi les étudiants de l'université sans difficulté. C'était l'avantage d'être un Malefoy : La plupart des étudiants connaissait son identité et donc sa famille si influente, aussi avaient-ils tendance à s'écarter de son chemin, voir même à raser les murs pour les plus peureux les plus imbus lui adressaient un signe qu'il ne retournait jamais.
Il était très tôt et Drago était passablement mécontent de se retrouver si tôt entre les murs de Poudlard, ne commençant les cours que bien plus tard dans la matinée. Il n'avait pas le choix malheureusement … Théo lui avait laissé un message sur son répondeur la veille lui rappelant cette erreur dont il n'était même pas responsable mais qu'il devait quand même réparer. Et il était hors de question de ne pas obtempérer : Non pas pour satisfaire Théodore dont la colère ne l'impressionnait pas du tout mais afin de ne pas subir les quolibets que Blaise ne manquerait pas de lancer s'il savait que Drago s'était défilé. Après tout, que risquait-il réellement ? Absolument rien ! Severus n'avait pas encore commencé sa journée non plus, aussi n'y avait-il aucun risque qu'un de ses cornichons d'étudiants comme il les appelait ne l'ai mis d'une humeur massacrante ! Absolument aucun risque !
D'une main sûre, il frappa à la porte du bureau de son parrain. Il n'eut qu'à attendre que quelques instants avant que celle-ci ne s'ouvre, laissant apparaître le professeur le plus craint de toute l'histoire de Poudlard.
- « Drago ? Que fais-tu la si tôt ? », s'étonna l'homme aux cheveux si noirs et à la peau si pâle que les étudiants l'avaient surnommé « La Chauve-Souris », laissant son filleul entrer dans son antre où seuls ses étudiants les plus prometteurs avaient le droit d'y fouler le sol.
- « Je me suis dit que je passerais te dire bonjour avant de commencer ma journée », déclara Drago avec calme, posant son cartable griffé sur une des surfaces libres de la pièce.
Avec assurance, il tendit un gobelet contenant un café noir comme l'affectionnait son parrain, café encore fumant qui répandit son arôme dans le bureau. Il prit place à un des fauteuils, contemplant l'ordre rigoureux que s'imposait l'enseignant.
- « Drago ? »
- « Oui ? »
Drago se retourna et découvrit son parrain, un sourire carnassier aux lèvres.
- « Quoi ? », questionna-t-il un peu trop sèchement pour paraître innocent.
- « Peux-tu m'expliquer ce que tu fais à Poudlard avec deux heures d'avance, à m'apporter un café alors que nous savons tous les deux qu'il te faut une multitude de réveil pour te tirer du lit le matin ? », demanda Severus, une lueur amusée au fond de ses yeux onyx.
- « Je vois … Tu as décidé de ne pas ménager … », soupira Drago, peu à l'aise quant à la véritable raison de sa présence en ces lieux.
- « Ce serait bien mal me connaître, non ? », répondit Severus, adressant à son filleul un de ses trop rares sourires. « Bien … Je suppose que tu attends de moi que je te couvre une fois de plus … Tu remarqueras que tu accordes peu de prix à mon silence », ajouta-t-il, se délectant de ce nectar si amer.
- « J'ai passé l'âge de me réfugier derrière ta blouse après une nuit blanche dans les clubs londoniens au grand damne de Mère », répliqua Drago avec suffisance.
- « Oh … Vraiment ?! Bien, je t'écoute … »
Un long silence s'installa dans la pièce, seulement entrecoupé par les respirations des deux hommes qui s'affrontaient du regard. Drago finit par se détourner, avouant ainsi une défaite de plus face à cet homme qui n'avait jamais détourné de le regard face à quelqu'un, même pas son père.
- « Je suis ici à la demande de Théodore Parkinson … », commença-t-il avec difficulté, ayant du mal à se remémorer ce discours qu'il avait pourtant répété à son arrivée à Poudlard.
- « Un problème ? »
- « Non, pas concernant ce sujet… », s'empressa de le rassurer Drago, sachant bien que Severus affectionnait bien le si discret et intelligent Théo. « Disons qu'il s'est produit un petit incident à la bibliothèque hier et que son ami Potter … Euh … Harry Potter a rencontré des soucis avec ce dossier qu'ils doivent te rendre ce matin je crois. Une histoire de thé renversé par une tierce personne sur celui-ci »
- « Potter ? Mmmm … Et donc ? »
- « Il aurait aimé que tu fasses preuve de … compréhension face à ce … Euh Potter qui sera dans l'incapacité de rendre un dossier complet. Je crois que c'est un boursier, non ? »
Severus acquiesça avec sérieux, écoutant attentivement les explications de son filleul.
- « Et pourquoi n'est-ce pas Harry Potter qui se trouve ici dans mon bureau à essayer d'implorer mon indulgence ? Ou même Théodore ? »
- « Voyons Parrain », répondit Drago avec un haussement de sourcil et un rictus amusé. « Nous savons bien tous les deux que tu terrifies tes élèves ! J'attends avec impatience le jour où l'un d'eux aura l'audace et le courage de te confronter. »
- « Sale gosse », rétorqua Severus avec amusement, finissant son café avec plaisir, laissant les arômes l'envahir, et la caféine se répandre dans son corps, lui donnant ainsi le courage de commencer une journée à supporter ces ignorants de cornichons à qui il fallait tout répéter sans cesse. « Je ne pensais pas terrifier le jeune Parkinson … Tu pourras cependant lui dire si tu le vois avant moi que j'ai bien entendu sa demande qui reste cependant inutile puisque j'ai déjà récupéré leurs deux dossiers quand je suis passé dans la Grande Salle tout à l'heure … »
- « Oh ! Bon, d'accord ! »
Les cloches de Poudlard retentirent à ce moment-là, annonçant le début de la journée de cours, entrainant avec elles des bruits de cavalcades dans les couloirs, étouffés par la porte du bureau du professeur Rogue.
- « Ce n'est pas que je te chasse mais il faut que j'y ailles Drago … Autre chose ? »
- « Non. Pas de problème. Bonne journée », le salua Drago quittant la pièce sans tarder, sachant que son Parrain était aussi ponctuel qu'une horloge rodée.
Dans le couloir, il retrouva l'effervescence des débuts de journée, croisant les élèves retardataires qui couraient dans toutes les directions, espérant atteindre à temps leur salle de cours. Le jeune Malefoy se dirigea vers le Réfectoire de l'université, satisfait du déroulement de cet entretien. Il n'en restait pas moins que ce Potter avait dû y passer la nuit pour réussir à refaire son dossier … L'incident était clos en ce qui le concernait. Il ne restait plus qu'à trouver une information juteuse dont il pourrait se servir afin d'acheter le silence de Blaise.
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Le temps n'avait jamais paru défiler aussi lentement à Harry… Après avoir passé la nuit à reprendre une à une chacune des exigences du professeur Rogue, quant à la teneur du dossier à rendre, il avait dû marcher plus qu'à l'accoutumée pour atteindre Poudlard. Malgré les habituelles désagréments du métro (odeurs plus que suspectes si tôt dans la journée conversations au téléphone à un ton permettant au wagon entier d'en profiter bousculades en grand nombre, chacun voulant absolument monter dans son train habituel même si pour cela il fallait faire tomber discrètement une ou deux personnes sur la voie …), il s'était endormi contre une des parois glacées du wagon, et avait loupé l'arrêt du métro desservant l'université. Pour un peu, il en aurait remercié la vieille dame qui lui avait donné un coup de cabas afin de pouvoir sortir de la rame (il faudrait un jour qu'on lui explique pourquoi les retraités s'embêtaient toujours à aller faire leurs courses pendant les heures d'affluence), le réveillant violemment et lui évitant de se retrouver au terminus.
Depuis son arrivée à Poudlard, quatre heures auparavant, il s'était contenté de suivre Théo dans un état semi-éveillé. Régulièrement, celui-ci avait dû lui donner de discrètes bourrades pour l'empêcher de d'endormir en plein amphithéâtre. L'heure de la pause arriva enfin et il suivit son camarade à l'extérieur, Théo souhaitant profiter des dernières températures estivales. Après avoir pris place sur leur banc habituel, Harry laissa tomber avec lourdeur sa tête sur la table en pierre devant lui et ferma les yeux quelques instants …
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Théodore laissa ses doigts défilés sur le clavier avec fluidité, annotant les propos du professeur Flitwick l'heure précédente. A en juger par le silence et la forme alanguie à ses côtés, Harry avait dû succomber à un repos bien mérité.
- « Hey, salut mon petit Théo », s'exclama soudainement une voix profonde, bien connue de lui.
- « Fais moins de bruit, espère ce gros balourd ! Tu vois bien qu'il dort », asséna-t-il avec un regard sévère à Blaise qui s'installait tout guilleret face à lui.
- « Ne serait-ce pas ce petit pote Potter ? Qu'est-ce qu'il a ? », demanda Blaise, un sourire moqueur en remarquant les lunettes rondes penchées sur le nez du jeune homme aux cheveux ébouriffés.
- « Rien … Il dort », chuchota Théo en continuant à transcrire ses commentaires, imperturbables.
- « Il dort ?! »
- « Blaise, tu la fermes ou tu te casses », le gronda Théo dans un murmure qui fit grimacer son interlocuteur qui s'esclaffait sans discrétion. « Bien sûr qu'il dort quand on sait qu'il a fait une nuit blanche sur son dossier d'algèbre, puisque certains s'étaient permis de s'amuser à faire des pitreries avec hier ! », ronchonna-t-il.
Un silence accueillit la remarque du première année et Blaise se contenta de regarder son ami, un long moment, avec sérieux.
- « Tu l'aimes bien, n'est-ce pas ? », questionna finalement le jeune mulâtre.
- « Qui ? »
- « Potter … »
- « Oui »
- « Pourquoi ? »
Un sourire moqueur apparu sur les traits, d'ordinairement si froids de Théodore Parkinson.
- « Ah … Tu es le premier des trois qui pose LA question. Les deux autres énergumènes se sont contentés de jouer la carte de la jalousie ! »
- « Tu connais Pans' et Dray : Il est bien connu qu'ils n'aiment pas partagés … Et que je suis le plus classe des trois ! », asséna Blaise d'un ton pompeux qui fit ricaner Théo. « Alors … Pourquoi ? »
- « Je n'ai pas à me justifier … avec lui ! », répondit Théo, un regard incisif pour son ami face à lui qui le regardait avec un sérieux inhabituel. « Et puis je dois gérer les égos surdimensionnées de certains depuis tellement longtemps, un peu de discrétion et d'humilité est la bienvenue ! C'est reposant », ricana-t-il, tout en faisant attention à son niveau sonore pour ne pas réveiller son nouvel ami.
- « Dans vos dents Pans' et Dray », s'amusa Blaise, les yeux pétillants de malice.
- « Oh … Ces propos n'étaient pas qu'à leurs seules intentions », ajouta Théo avec un sourire vicieux.
- « Quoi ? Sous-entendrais-tu que … », s'exclama le Vert face-à-lui, avec emphase, le regard empli d'une déception simulée.
- « Oui, tout à fait ! Maintenant casses-toi Zabini ! Tu vas finir par le réveiller à brailler ainsi. Je t'ai assez vu de toute façon ! », asséna Théo, reprenant sans plus attendre ses annotations.
- « Pfff, c'est trop injuste », pleurnicha Blaise, le regard plein de malice, s'éloignant doucement comme s'il portait toute la misère du monde, faisant sourire Théo bien malgré lui.
oOo
Cela faisait 45 minutes qu'Harry suivait avec confiance Ginny dans les dédalles encore bien mystérieuses de la ville. Cette dernière était venue chercher Harry à son appartement, ne laissant à ce dernier pas le choix et, ignorant ses excuses quant à quelques devoirs à achever, avait fini par le convaincre de se joindre à elle pour une petite visite des plus impromptues, à la caserne où Ron travaillait en tant qu'apprenti pompier depuis quelques mois déjà jonglant entre ces permanences à la caserne et ses services au Moonlight en attendant de passer titulaire, ce qui pouvait nécessiter jusqu'à plusieurs années dans certains cas.
Métro, bus, marche … 45 minutes déjà que les deux comparses se frayer, parfois avec difficultés, un chemin au travers de ces ruelles sans fin, afin d'atteindre, enfin, la fameuse caserne de pompier. Alors que le petit brun commençait à désespérer, cette fatigue qu'il avait pourtant appris à ne pas écouter, se faisant de plus en plus prégnante, la caserne apparût enfin devant ces yeux impressionnés. On était bien loin du petit bâtiment aux allures vétustes et géré par des pompiers volontaires que Little Winning accueillait. Pourtant l'ambiance ne semblait pas être différente. Il n'avait eu la chance de visiter la caserne de Little Winning que parce qu'il s'agissait là d'une visite (gratuite) organisée par son école et que par conséquent, il n'en avait pas informé son oncle et sa tante qui, à n'en pas douter, n'auraient pas tardé à lui trouver quelques raisons dans le but de le priver d'une sortie scolaire.
Le bâtiment, bien que d'une architecture ancienne qui traduisait un certain âge, ne manquait ni de prestance ni de chaleur. Et bien que calme en cet instant, Harry imagina avec aisance le surplus d'activité lorsque la sirène bien connue de tous raisonnait enfin, appelant à elle ces combattants du feu qui, déjà revêtaient leur uniforme de combat, un masque pour seule protection, avant de s'engouffrer, sans hésitation aucune dans ces camions qui les avalaient avec un appétit féroce, insatiable dans cette faim de héros qu'ils manifestaient par des gyrophares aveuglants.
Etrangement serin en ces lieux à cet instant paisible, Harry suivit mécaniquement la rousse qui se glissait dans les couloirs avec une aisance certaine, traduisant une certaine habitude des lieux. Bien que Ginny et son frère aient pour passe-temps favoris de se chamailler, Harry avait découvert, avec une pointe de jalousie admettait-il piteux, ce lien indéfectible et sincère qui liait les deux roux et que lui-même ne connaîtrait jamais. Si les répliques joueuses et faussement moqueuses faisaient certes partis de leur quotidien, Harry avait découvert une sollicitude et un intérêt discret mais réel dans les attentions que les deux rouquins avaient l'un envers l'autre. Toujours présents l'un pour l'autre, ils partageaient tous : de leur habitudes alimentaires, à leurs amis ou vêtements (enfin il s'agissait là d'une habitude de Ginny qui n'hésitait pas à « emprunter » T-shirt ou chaussettes à son frère, déclenchant immanquablement quelques fausses complaintes de la part de celui-ci, tout heureux qu'il était des habitudes de sa sœur). C'est donc avec un naturel que trop évident que Ginny avait elle aussi « adopté » ce petit brun que Ron avait ramené un soir à leur appartement.
Alors que le hall était silencieux, encore léthargique d'une énième intervention, l'ambiance se révéla davantage « festive » alors que Ginny poussait avec efforts une lourde porte de fer. Derrière, tel un écrin précieux se cachait le véritable cœur de la caserne et alors qu'un silence presque solennel régnait dans le bâtiment quelques instants plus tôt, l'ouverture de la lourde porte laissa découvrir un lieu vivant, coloré et …. Des plus bruyants : des éclats de rires et de conversations joueuses se côtoyaient dans un ensemble naturel et harmonieux. Leur entrée, bien que discrète fût rapidement remarquée et bientôt une dizaine de pompiers, plus joviales les uns que les autres, les entouraient d'attentions aussi chaleureuses que sincères.
Harry n'échappa pas aux présentations aussi longues que périlleuses lui qui n'en avait que si peu l'habitude et qui était aussi physionomiste qu'il était à l'aise dans les foules. Sa mémoires accrocha quelques noms et grades, ces informations ne correspondant pas toujours aux visages présentés : Olivier Dubois, capitaine Denis Crivey ….
Tout naturellement, les deux nouveaux venus furent invités à prendre place autour de l'imposante tablée qui s'étendait au travers de la pièce et sur laquelle les prémisses d'un repas festif doucement prenaient place. Ron, Seamus et Dean … Tous trois apprentis étaient affectés à la cuisine et disparaissaient dans le tumulte des casseroles et plats s'entrechoquant avec forces, n'ayant pas encore remarqué leur arrivée, tout afférés à leur tâche qu'ils étaient.
- « Harry ! Ça me fait plaisir de te voir mon p'tit bichon! »
C'était Seamus qui venait de remarquer la présence, pourtant discrète du brun, noyé dans la foule de pompiers qui, peu à peu, prenait place en prévision d'un repas qui se promettait d'être aussi copieux que long aux vues du nombre du plats qui prenaient place sur la table. Si Ron et Ginny avaient adopté naturellement le petit étudiant aux cheveux ébouriffés, et que Dean l'avait lui aussi accueilli naturellement dans leur groupe, Seamus faisait toujours preuve d'une exubérance bien à lui à chacune de leur rencontre. Le graciant d'accolades exagérées, d'attentions aussi nombreuses que malicieuses et de sobriquets … tous moins orthodoxes les uns que les autres. Déjà il avait délaissé casseroles et torchons, inondant le brun de quelques accolades chaleureuses. Ron et Dean les rejoignirent rapidement un sourire moqueur sur les lèvres, le graciant d'accolades chaleureuses mais plus … mesurées, au grand soulagement d'Harry qui peinait à s'éloigner d'un Seamus aussi collant qu'exubérant. Pourtant et à la surprise de Ron qui avait su lire dans la timidité du brun une certaine gêne et bien peu d'habitude pour toutes questions relatives aux interactions avec les autres, Harry se sentant étrangement bien dans leur petit groupe et accueillait Seamus avec chaleur, bien que plus mesuré dans ces gestes et paroles.
- « Mon p'tit bichon ? » , l'interrogea Ron, le rejoignant enfin.
- « Ouais, tu sais … Seamus … », répondit le brun, comme si ce simple constat expliquait tout.
- « Je sais … C'est Seamus … Je te rassure, on finit par s'habituer ! », rigola Ron « C'est cool que tu sois passé, tout va bien ? », reprit-il.
- « Oui, tout va bien. Ginny est passée me chercher, elle voulait me montrer votre caserne… »
Cherchant sa sœur des yeux, Ron la découvrit en pleine discussion avec un groupe de pompier expérimentés, un casque sur la tête, perdue dans quelques éclats de rires.
- « Alors qu'en penses-tu ? »
- « C'est … impressionnant ici »
- « Carrément, hein ?! », confirma le rouquin, indéniablement fier de faire partie de cet univers pour lequel, Harry l'avait appris des lèvres de Ginny, il avait travaillé des mois durant, s'acharnant à étudier toujours plus encore pour cet examen qu'il avait finalement eu, haut la main.
Délaissant ces collègues pour quelques instants, il entreprit de faire visiter à Harry chaque recoin de la caserne, agrémentant sa visite de commentaires dans lesquels transparaissait aisément sa passion pour ses lieux qui l'avaient accueilli, faisant découvrir à Harry du matériel de sauvetage aux noms imprononçables, des cartes des vieux bâtiments « à risque » de la ville … De nature curieuse, Harry buvait les paroles de son ami avec attention, une curiosité sincère pour cet univers dure mais au combien chaleureux et louable que son ami lui faisait découvrir.
La visite achevée, ils rejoignirent les autres et prirent place autour de la grande table, chacun se servant allègrement parmi la multitude de plats disposés sans logique mais au combien appétissants.
Harry n'hésitait plus à se servir à sa faim. Alors que quelques semaines après avoir quitté son oncle et sa tante, il ne se servait toujours que les portions les plus infimes, même seul à son appartement, force de l'habitude, il avait fini par succombé à sa faim et c'est avec plaisir que Ron, qui s'étonnait toujours des maigres portions de son ami, avisa la quantité de nourriture qu'il s'était servi.
- « Alors, comment as-tu connu Ron et Ginny ? », lui demanda le dénommé Olivier (ou du moins espérait-il avoir retenu le bon patronyme) qui était assis face à lui.
- « Euh … Je travaille avec Ron au Moonlight et avec Ginny au Gringott », répondit Harry avec timidité, faisant tout de même un effort pour parler suffisamment fort pour être audible dans ce brouhaha ambiant.
- « Harry est étudiant aussi », ajouta Ron avec sérieux et fierté.
Olivier laissa échapper un petit sifflement impressionné alors qu'Harry rougissait, une fois de plus.
- « Un étudiant ? Hoho … », s'exclama un jeune pompier à la peau d'ébène, entrant dans la conversation. « Est-ce vrai que … »
- « Epargnes-toi cette fatigue Lee », l'interrompit Ginny avec malice. « Harry est le genre étudiant sérieux … et pas étudiant fétard ! »
- « Pfff … Même pas marrant ! », ronchonna le jeune homme, en regardant Hary avec une pointe de déception au fond des yeux, avant de reprendre la conversation qu'il avait abandonné avec ses coéquipiers.
Ron ricana, se resservant déjà pour la troisième fois sous l'œil impressionné d'Harry qui n'avait jamais vu quelqu'un manger autant et rester aussi fin (Dudley, lui, ressemblait à un cachalot échoué sur une plage).
- « Alors … Euh, vous faites beaucoup d'interventions ? », demanda Harry avec intérêt, changeant de sujet de conversation l'air de rien.
Alors que Ron s'apprêtait à engouffrer une énième bouchée, un air de pure délectation inscrit sur le visage, il s'arrêta en plein mouvement. Harry se mit à rougir, encore une fois, en apercevant les regards abasourdis des personnes l'entourant, un silence s'étant immédiatement installé dans le petit groupe.
Les pompiers semblaient attendre quelque chose qu'Harry ne comprenait pas … Après quelques instants où ils restèrent ainsi statufiés, ils se décrispèrent un à un et Ron enfourna avec délectation cette fourchette garnie de nourriture qui était restée en lévitation devant lui.
- « Ouf, on a eu chaud », s'exclama Ron, la bouche pleine. « J'ai bien cru que tu avais dit les mots interdits, qui déclenchent toujours une sortie »
Une alarme stridente retentit à cet instant, avec puissance dans la caserne, chaque note criarde raisonnant avec force sur les murs de la caserne.
- « Merde ! », ronchonna Dean.
Avant même qu'Harry n'ait même eu le temps de s'interroger quant à l'origine de ce bruit ou sa signification, tous les hommes autour de la table avaient quitté leur siège, délaissant avec promptitude ces même assiettes qu'ils contemplaient avec appétit quelques instants auparavant toute faim oubliée alors que l'appel du devoir raisonné encore dans les lieux en quelques échos oubliés. Harry observa les battants de la lourde porte de la salle de restauration onduler avec paresse et se tourna vers Ginny, pour découvrir cette dernière se rongeant les ongles avec anxiété.
- « Ginny ? »
- « Hein, Quoi ?! », sursauta-t-elle comme prise en faute. « Ne t'inquiètes pas, cela arrive tout le temps. Probablement juste une cafetière oubliée … ils ne seront pas longs… », lui assura-elle.
Pourtant Harry avait l'étrange sensation que c'était elle, et non lui, qu'elle cherchait à tout prix à rassurer. Bien que Ginny soit très fière de son frère, elle ne pouvait apparemment et tout comme lui, par faire abstraction du fait que son frère combattait quotidiennement le feu et que son métier était tout sauf sans danger.
Les minutes s'égrainèrent paresseusement les aiguilles de l'énorme horloge accrochée au mur ondulant avec une constance horripilante et quelque peu … exaspérante dût-il admettre le regard fixé sur son assiette.
Ce fut avec soulagement que plus d'une heure plus tard, ils virent débarquer les deux équipes qui, peu de temps auparavant, étaient attablées avec eux. Ce fut avec un naturel déconcertant, comme si rien ne s'était passé, que chacun des pompiers, ayant abandonné une nouvelle fois leur combinaison, reprit son repas là où il l'avait abandonné insouciant des regards à la fois curieux et soulagés posés sur eux. La conversation reprit son cours, comme s'il n'y avait pas eu d'interruption et boutades, rires et blagues apparurent de nouveau entre les convives.
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TO BE CONTINUED
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S'il reste encore du monde (lol), promis il y aura moins à attendre pour le chapitre 10 qui est en train d'être écrit.
Avec Luciole, on s'est filé un gage bien pourri : Si on update pas une fois par mois, on devra faire du sport ! Je déteste ! Donc cela devrait peut-être nous aider à nous y faire plancher plus vite ! lol !
Reviews please ?
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