J'aime beaucoup ce chapitre 11, j'espère qui vous plaira aussi et surtout qu'il vous surprendra.

Merci pour vos commentaires et particulièrement à l'un de vous qui m'a signalé que j'avais fais pas mal de fautes d'orthographes dans le dernier chapitre (fautes que je me suis empressée d'essayer de corriger). Si vous en constatez dans celui-ci aussi, n'hésitez pas à me le signaler pour que je rectifie le tire.

Bonne lecture !


Chapitre 11 : Un espion dans la maison

"There is a charm about the forbidden that makes it unspeakably desirable."~


En rentrant le lendemain à la villa, aucun mot de fut échangé sur le chemin du retour. Je m'empressai de rejoindre mon bureau et m'enfermer, souhaitant être tranquille et réfléchir sur la situation. Non... Je ne devais pas réfléchir plus, ma décision était prise je devais solliciter l'aide de Rosalie pour fuir cet endroit et recommencer une nouvelle vie. C'était ce que souhaitaient mes parents et c'est ce qui était le mieux pour ma sécurité. Au diable Jasper, Alice, Jacob et... Edward...

Juste au moment où j'allumai mon ordinateur, l'écran se brouilla comme la dernière fois et un message apparu.

« On a une Urgence ! »

« Quoi ? » Je tapotai vivement sur mon clavier pour vérifier que les messages provenaient bien de l'ordinateur de Rosalie. C'était le cas.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Quelqu'un chez les Volturi m'espionne et il est parvenu à retracer notre dernière conversation. Ils savent que tu vas t'enfuir et je viens d'apprendre qu'un espion de mon clan était infiltré chez les Cullen, il attendait simplement le bon moment pour t'enlever mais maintenant qu'il pense que tu veux partir avec moi il va agir immédiatement ce n'est qu'un question de minutes Bella. »

Oh bon sang ! Il y avait un espion infiltré dans la maison ! Mais qui ?

« Qu'est-ce que je dois faire ? Peux-tu m'aider à fuir tout de suite ?», paniquai-je.

« Non, je dois m'enfuir immédiatement, ils contrôlent tout ce qu'il se passe sur mon ordinateur alors ils doivent déjà savoir que tu es au courant. Préviens ton chef de clan. C'est sûrement la meilleure solution. Ne sors pas de là où tu es, c'est trop risqué ! »

« Monsieur Cullen me tuera si il apprend que je prévoyais de m'enfuir et que je lui ai caché des informations sur mon père. »

« Bella tu n'as pas le choix ! Contacte ton patron par téléphone. »

Merde ! Comment la situation a-t-elle pu dégénérer si vite. Avant que l'écran ne redevienne normale, je reçu un dernier message.

« TOUT DE SUITE ! »

C'est la main tremblante que je m'emparai du téléphone et composai le numéro du bureau de mon parton.

Bip...

Bip...

Bip...

Bip...

Bip...

Mais qu'est-ce qu'il fou ? Il attend quoi pour répondre, m'impatientai-je en tapant du pied ?

Bip...

Bip...

« Cullen. », décrocha-t-il.

« Monsieur il y a un espion dans la maison. Il est infiltré chez vous, il travaille pour les Volturi, il va s'en prendre à moi. », m'écriai-je d'une traite.

J'attendais qu'il réagisse mais je n'entendis qu'un bruit sourd comme si il avait lâché le téléphone.

« Monsieur ? Monsieur Cullen ! », criai-je au bord de la crise de panique. C'était vraiment pas le moment.

Rosalie a dis que ce n'était qu'une question de minutes, je devais le prévenir à tout prix avant que les choses ne dégénèrent.

Discrètement, en m'assurant qu'il n'y ait personne devant la porte de mon bureau, je me glissai sur la pointe des pieds dans les couloirs de la maison en direction du bureau de mon patron. C'était bizarre, la villa était vide. Je savais que nous étions dimanche et que tous les agents étaient partis rejoindre leur famille - jour du seigneur oblige - mais une atmosphère angoissante semblait hanter les mûrs aujourd'hui.

En arrivant devant les doubles portes de son bureau, j'écarquillai les yeux face à la scène qui s'y déroulait.

Les portes étaient grandes ouvertes et je pouvais voir Monsieur Cullen face à moi derrière son bureau tandis que dos à moi mais face au boss se tenait Jacob qui... Oh mon Dieu. Il était en train de restreindre Alice. Elle était plaquée contre son torse, la main gauche de son ravisseur autour de sa gorge et sa main droite tenant un revolver contre sa tempe.

Ça ne pouvait vouloir dire qu'un seule chose : C'était lui l'espion ! J'arrivai pas à le croire, c'était probablement la dernière personne que j'aurai soupçonné. Il était pourtant si prévenant, si gentil et je m'étais laissée embobiner...

Avant qu'il ne m'aperçoit, je me cachai dernière le pend de mûr donnant sur le bureau et espionnai discrètement la scène, le cœur tambourinant dans ma poitrine, le souffle court, les membres tremblants.

- Si tu veux qu'Alice sorte d'ici vivante j'ai intérêt à sortir de là avec Swan, c'est clair ?, demanda Jacob.

- Jacob qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi veux-tu partir avec Isabella ? Dit-il calmement d'un ton innocent comme si il ne saisissait pas la situation.

- Ne me prends pas pour un con Cullen ! Je sais que la petite garce t'as appelé pour te prévenir que j'allais l'emmener chez les Volturi, alors maintenant tu prends ton téléphone et tu lui demande de ramener son cul ici. Non attends ! D'abord tu vas délicatement et très lentement en écartant les bras, poser ton arme et la pousser avec ton pied vers moi.

Je ne vis pas ce qu'il faisait puisque que j'étais dos au pend de mûr mais j'entendis le bruit de son arme se poser contre le sol puis le son de son glissement. Je fus prise de panique en voyant entrer dans mon champ de vision le flingue en question dont la trajectoire s'était arrêtée à l'embrasure de la porte, seulement à quelques centimètres de moi. Merde ! Si Jacob décidai d'aller prendre son arme j'étais grillée !

- Bien, maintenant ramasses ce foutu téléphone et appelles Swan en mettant le haut-parleur. Fais gaffe à ce que tu vas dire où je risque d'abîmer ta précieuse petite Alice, ricana-t-il mauvais.

Bien sur comme je n'étais pas dans mon bureau, il tomba sur la messagerie.

Je pris mon courage à deux mains et décidai de jeter un œil dans le bureau juste assez longtemps pour croiser le regard émeraude d'Edward qui je voyais, luttait pour demeurer impassible.

- Putain elle est où cette garce ! Montres-moi les caméras de vidéo surveillence.

J'entendis mon patron pianoter sur son ordinateur.

- Bordel, elle n'est nul part.

Évidement, c'était moi qui m'étais occupée quelques jours plus tôt de relier les caméras à l'ordinateur de monsieur Cullen et la seule pièce qui n'était pas filmée était son bureau, j'étais donc à l'abri des caméras.

- Je te préviens Cullen si elle s'est enfuie, je pars avec Alice et je te laisse imaginer les sévices qu'elle subira chez les Volturi.

Je me tournai discrètement à nouveau pour observer la scène. Comment pouvez-ils faire ça ? Toutes les personnes sur lesquelles je misaient finissaient par me trahir, c'était un fait, je devais me résigner...

- S'il vous plait..., murmura Alice en sanglotant.

- Toi là ferme, s'exclama-t-il en tirant sur sa chevelure, la faisant geindre de douleur.

Oh non Alice... L'entendre comme ça me déchira le cœur. Elle ne méritait pas ça, elle devait être complètement perdue. Et si je connaissais bien mon patron, il allait le laisser prendre Alice, il n'en avait rien à faire.

Mais il me surprit en perdant son calme Olympien face à la menace de faire du mal à son assistante.

- Non ! Laisses-là en dehors de tout ça, elle n'a rien à voir avec ça !, rugit-il.

Il semblait lutter pour contrôler sa rage, le visage rougit par la colère et me zieuta avant de diriger son regard vers son arme à mes pieds.

Est-ce qu'il insinuait que je...Non... Je ne pouvais pas... Il voulait que... Je paniquai.

Je pris une profonde inspiration pour me calmer et contrôler mes émotions avant que mes larmes ne me submergent.

Je ne pouvais pas m'enfuir et les laisser tous les deux, là, impuissant. Alice était là seule à être là pour moi et elle ne méritait pas ça. J'aurai tellement aimé que quelqu'un intervienne pour moi lorsque j'étais seule, impuissante dans Central Parc, face à cinq hommes et une arme contre la tempe. Je savais ce que je devais faire...

- On peut s'en prendre à qui on veut mais pas à la précieuse Alice, hein Edward ? Dit-il avec ironie.

Edward grogna.

Qu'est-ce que ça signifiait ? Pourquoi Edward voulait à ce point protéger Alice ?

Je cessai de me poser toutes ces questions et aussi discrètement que possible ramassai l'arme.

Étais-je capable de le faire ? Je ne suis pas sûre mais je devais pour Alice.

- C'est une très jolie fille en plus, je suis sûre que mon patron lui trouvera une place sur les trottoirs de Los Angeles... dit-il provocateur.

- Tu n'oserais pas enfoiré !

Ses paroles et les sanglots d'Alice m'avaient déjà terrorisées mais quand je vis la main de Jacob qui tenait son arme se glisser sous la blouse de mon amie je compris qu' il était l'heure pour moi de réagir, si il lui arrivait quelque chose, jamais je ne me le pardonnerai.

- Non pitié, pas ça...murmura-t-elle la voix serrée.

- Elle a la peau si douce... Allez viens ma belle on s'en va, dit-il en lui caressant la peau du ventre avec le bout de son arme.

Ce type était un sadique, il me donnait envie de vomir.

Et là tous ce passa très vite, je compris que je n'aurai pas d'autre chance de la sauver. Alors je soulevai mon bras en direction de Jacob, fermai les yeux un quart de seconde, avant de les ouvrir, de focaliser mon regard remplis de haine vers ma victime et de viser comme me l'avait appris Jasper. Je comptais jusqu'à trois et... Boum... J'appuyai sur la gâchette et perdis l'équilibre avant m'écrouler au sol en même temps que Jacob.

Sous le choc, ma vision se troubla, mes muscles se relâchèrent et j'entendis raisonner la détonation tel un écho sans fin dans ma tête. Avant de sombrer dans l'inconscient j'aperçus une dernière fois ces magnifiques émeraudes qui semblaient transpercer mon cœur, mon âme.

Je repris connaissance en me sentant transportée, ma tête reposant sur une surface dure, un bras glissé sous mes genoux et un autre dans mon dos, envoûtée par une délicieuse odeur de musc. Je clignai rapidement des yeux pour m'adapter à la luminosité en réalisant que la personne qui me portait n'était autre que mon patron. Je me sentais bien là... pas que ça soit confortable mais c'était rassurant. J'étais comme envahie par un sentiment de sécurité intense. Mais qu'est-ce que je faisais là ? Au moment où il me décolla de son torse pour m'allonger sur une surface beaucoup plus moelleuse que je soupçonnais être mon lit, tout me revint alors à l'esprit : Rosalie, l'espion, Jacob, Alice en danger, Edward impuissant, son arme à mes pieds, un coup de feu... Non ! J'avais tiré, j'avais tué quelqu'un, et Alice ? Où était Alice ?! Je devais m'assurer qu'elle aillait bien. Je tentai de me relever mais monsieur Cullen ne m'en laissa même pas l'occasion puisqu'il me repoussa gentillement de sa main en position horizontale.

- Ne bouges pas.

- Alice, paniquai-je tentant une fois encore de me relever, en vain.

- Elle est dans le salon en train de se calmer, ne t'en fais pas.

Rassurée, je m'assis tranquillement contre la tête de lit.

- Est-ce que je l'ai...

Constatant mon malaise, il m'interrompit.

- Non, tu ne l'as pas tué, mais tu nous as sauvés, tu as très bien agi, c'était la seule chose à faire. Il est blessé et attaché dans le sous-sol. J'irai m'occuper de lui plus tard.

Je soupirai un grand coup, les mains tremblantes. Mon patron s'en saisit et les emprisonna entre les siennes. J'avais tiré sur un homme bordel... Comment en étais-je arrivée là ? Ma vie a pris un tournant si radical en quelques mois... Je n'ai rien vu venir.

- Arrêtes de culpabiliser, tu n'as tué personne et tu as sauvé ta vie et celle d'Alice.

Je baissai la tête pas trop convaincue par ses propos mais il insista en posant une main sous mon menton pour me forcer à le regarder.

- Crois-moi, Jacob n'est pas un ange, il mérite ce qui lui arrive alors je ne veux pas te voir te flageller à cause de ça, c'était de la légitime défense tu as compris ?

Son regard s'ancra dans le mien et brusquement, comme ça, d'un simple regard, l'atmosphère changea pour devenir...pesante. Il semblait lire en moi comme dans un livre ouvert et connaître avant moi mes doutes, mes craintes, mes sentiments, mes pensées... Ses yeux dévièrent sur ma joue lorsqu'il y vit une petite perle d'eau tomber. Il soupira avant de poser son autre main sur ma joue pour venir de son pouce essuyer mes larmes.

- Ne pleures pas, chuchota-t-il, tu sais, je me rappelle la première où j'ai tiré sur un homme... J'avais à peine 15 ans.

Son regard se perdit dans l'immensité du paysage New-Yorkais qu'on apercevait à travers la baie vitrée derrière ma tête de lit. Il eut un sourire triste en replongeant dans ses souvenirs.

- Parfois la nuit, j'entends encore le bruit de la détente résonner... je revois son corps inerte... l'étincelle de vie s'éteindre dans ses prunelles et je me réveille en nage avec encore l'odeur de son sang sur mes mains.

Il tourna subitement son regard vers moi comme si il revenait à la réalité.

- Mais pas toi Isabella, tu n'as pas tué alors je t'en prie, ne t'infliges pas la culpabilité d'un tueur, un vrai. Tu es bien trop pure et innocente pour ça, me rassura-t-il en traçant de petites arabesques avec son pouce sur ma joue.

Pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi prenait-il la peine de me rassurer de la sorte ? Mon sort semblait pourtant l'indifférer il y a encore quelques semaines. C'était la toute première fois qu'il me racontait quelques choses sur lui, quelque chose de vraiment personnel.

Mes pensés furent interrompues quand une petite tornade brune déboula à toute allure dans ma chambre faisant brusquement relever monsieur Cullen de mon lit où il s'était assis à mes côtés.

- Bella ?! Est-ce que ça va ? Oh mon Dieu, je suis tellement désolée, j'ai eu tellement peur. Tu m'as sauvé la vie, jamais je ne pourrai te remercier assez! Ce type est fou, il...

Je lui coupai la parole. N'avait-elle pas besoin de respirer ? Elle parlait à toute allure, sans pause, ni respiration entre ses tirades.

- Ça va oui, et toi ?

Elle se précipita et m'étreignit étroitement. Comment une petite chose comme elle pouvait avoir autant de force ? Elle allait finir par me casser un os si elle continuait comme ça.

- Grâce à toi oui. Mais je veux des explications. C'est quoi toute cette histoire ? J'ai toujours su que quelque chose ne tournait pas rond.

Elle se détacha de moi.

- Mon patron ne s'occupe quasiment pas de sa boite, il vit dans une maison avec des tas 'd'hommes d'affaires', ils portent des armes... Alors même si j'ai bien ma petite idée, je veux savoir ce qu'il se passe ici ! Exigea-t-elle, le ton un peu plus autoritaire.

Cette fille était incroyable, elle avait failli mourir et elle ne semblait pas traumatisée. J'aurai tellement aimé être aussi forte qu'elle...

Mais elle avait raison, avec ce qu'elle venait de subir, elle méritait de savoir. Et contrairement au clan Cullen, je n'étais pas du genre à mentir à mes amis.

- Alice, je sais que je peux vous faire confiance mais c'est mieux pour votre sécurité que vous n'en sachiez pas plus, expliqua le seul homme de la pièce.

Mais elle ne baissa pas les bras et se tourna vers moi.

- Bella, dis-moi toi.

Mon patron et son assistante me fixèrent, surent que je prendrais la bonne décision. Alice comptait sur moi pour lui dire la vérité et mon patron pour lui obéir et suivre ses directives. Mes yeux naviguèrent entre mes deux interlocuteurs quelques secondes avant que ma décision soit définitivement prise.

- Nous formons une organisation criminelle, une genre de mafia en faite, lançai-je.

- Isabella ! gronda vous savez qui.

- Elle a le droit de savoir, elle a failli mourir par votre faute et votre inconscience. En la faisant venir ici, vous la mettez danger, autant tout lui dire maintenant.

Les traits de son visage et sa voix se durcirent.

- Alice est mon employé tout comme toi d'ailleurs et tu ferais bien de t'en souvenir avant que je ne doive te le rappeler...Encore ! D'ailleurs je crois que tu me dois aussi de longues explications sur comment est-ce que tu étais au courant pour Jacob ? s'emporta-t-il, toute trace de gentillesse et de cordialité ayant déserté la pièce.

Je déglutis difficilement, le moment fatidique était arrivé. Il n'allait pas aimer ça... Et moi non plus... J'aurais peut-être du faire profil bas.

- Monsieur Cullen, je vous en pris ne vous en prenez pas à Bella, elle ne pensait pas à mal...

Alice lui fit les yeux doux. Cette fille aurait été parfaite dans le rôle du chat botté. Étonnamment son petit regard eut l'effet d'attendrir notre chef. Décidément, il y avait un truc entre eux ! D'abord il posait son arme à terre pour que Jacob l'épargne et maintenant elle parvenait à le calmer d'un simple regard ?! Soit il avait une conscience et malgré ce qu'on pouvait croire il était humain en fin de compte ou bien il y avait quelque chose entre eux... Mais Alice me l'aurait certainement dis, non ?

- Ne vous en faites pas pour elle Alice, vous devriez aller vous reposer dans la chambre d'à côté. Je vais régler cette histoire avec Isabella.

- Ça va aller Alice, vas te détendre un peu, je viendrai te voir après, l'encourageai-je.


Nous allâmes nous installer dans le bureau de monsieur Cullen, assis face à face.

J'ai comme le sentiment que ça ne va pas me plaire.

Je respirai un grand coup, pris mon courage à deux mains et lui racontai tout : le piratage de Rosalie, le message de mon père, ce qu'il m'a avoué... Pendant ma tirade, il ne m'interrompit pas une fois et ne laissa échapper aucune trace d'émotion. Moi en revanche, j'étais pantelante.

- Eh bien que puis-je dire ? Tu as agi dans ton intérêt mais je ne peux pas te le reprocher. Bien sûr j'aurais préféré être au courant mais... Tu as finalement pris la bonne décision en m'appelant pour me prévenir. Si Rosalie ne t'avait pas prévenue pour Jacob, il t'aurait enlevé et nous n'aurions rien pu faire.

C'est tout ?! C'était forcément une blague ?! Il ne semblait même pas énervé.

- Mais c'est bien la dernière fois que quelque chose comme ça se produit je préfère te prévenir, je ne serai pas autant indulgent la prochaine fois.

- Vous n'allez pas... M'en faire baver pour avoir pensé à m'enfuir?

- Je ne suis pas idiot Isabella, tu es là contre ton gré alors c'est normal que tu y penses. J'espère seulement que ce qu'il s'est passé t'as prouvé a quel point tu peux te mettre en danger si tu ne coopère pas avec ton clan. Je sais que le test que nous t'avons fait passer t'as fais remettre en question le peu de confiance que tu avais en nous, mais crois moi on est très solidaire entre membres, ça ne peux pas marcher différemment. Et quand tu auras prouvé qu'on peut te faire confiance, tu auras la notre. Tous ce que tu subis ici c'est pour notre bien et notre réussite à tous. Alors si je ne t'en fais pas baver comme tu dis c'est simplement parce que je veux te prouver qu'on n'est pas des tortionnaires et que tu peux te confier à nous sans craindre notre courroux.

- D'accord alors est-ce que si j'avais une requête... Vous me soutiendrez ?

Il ria.

- Tu oses même me soumettre une requête juste après avoir avouer une faute que tu as commise ?

Je rougis mais hochai la tête, c'était important.

- Je t'écoute.

- Et bien Rosalie... Je ne la connais pas mais mon père semblait lui faire confiance et elle a voulu m'aider et maintenant elle est en danger à cause de ça. Sans compter qu'elle détient certainement beaucoup d'informations confidentielles sur les Volturi et je suis sure qu'elle serait tout à fait disposée à vous les fournir si vous lui venez en aide... expliquai-je timidement.

- Pense-tu pouvoir la contacter ?

- Oui.

- Alors on s'en occupera demain, mais je veux être présent à chaque fois que tu entreras en communication avec elle. Je n'ai plus confiance en toi pour le moment. Sur ce, tu peux partir, ajouta-t-il.

Ouch ! Ça ne fait pas plaisir a entendre...

Je sortis m'installer dans mon lieux préféré : la bibliothèque. Allongée à même la moquette, je fixai le plafond en faisant le point sur la situation.

1) Monsieur Cullen montrait une autre facette de lui, il commençait à s'ouvrir à moi. Pourquoi ?

2) Il était bizarre vis-à-vis d'Alice, elle était précieuse à ses yeux. Pourquoi ?

3) Où était Rosalie et comment allait-elle ?

4) Monsieur Cullen tentait de me pousser à leur faire confiance et à m'intégrer car même si je n'aimais pas ce qu'il faisait, je n'avais pas le choix et pour le bien de tous nous devions travailler ensemble et se faire confiance. Devrais-je le croire ? Après tout ce test était factice...il ne m'avait fais aucun mal il m'avait même consolée tout à l'heure après mon malaise. Le seul point négatif -et pas des moindres- à ma présence ici, c'est les activités dans lesquelles il trempait.

5) J'avais tiré sur Jacob et même si je savais que j'avais bien agi, j'avais du mal à le digérer. Cet homme m'avait eu en beauté mais quand il a commencé à toucher Alice... C'était trop, je devais l'arrêter !

Perdue dans mes pensés, j'entendis à peine le coup qui fut frappé à ma porte.

- Bella est-ce que ça va ?

Des boucles blondes entrèrent dans mon champs de vision et je fus surprise de découvrir qu'elle appartenaient à Jasper qui était penché au-dessus de moi.

- Ça va et toi?

- Oui. Tu m'en veux toujours pour le test?

Je rencontrai son regard.

- Allez Bella je sais que je suis dur mais pense-tu que je t'aurai laissé mourir ? Sincèrement Bella ? Sans une vraie bonne raison en plus ?

Il avait l'air sincère, je ne le croyais pas capable de ça mais comme j'avais une légère tendance à être naïve et à voir seulement le bon chez les autres, je doutai.

Je secouai la tête en guise de 'non' et il adopta la même position que la mienne à mes côté. On devait être beau allongé cote à cote, à même le sol, à fixer le plafond !

- Edward m'a dit pour Jacob. Tu as été très courageuse tu sais.

Je ne réagis pas.

- Tu n'as pas à faire semblant Bella, si ça ne va pas tu peux te laisser aller avec moi. Je te promets que je ne te trahirai pas...

Le silence s'installa. Oui je croyais pouvoir me fier à lui, j'espérai qu'il ne me décevrait pas mais j'avais tellement peur... Je n'osai pas lui dire qu'il m'avait manqué, je n'osai pas lui dire que j'avais confiance en lui, je n'osai pas lui dire qu'il était mon pilier ici, je n'osai pas lui dire tellement de chose. Alors pour toute réponse, je glissai doucement ma main dans la sienne avant d'enlacer nos doigts et de murmurer :

- Ne m'abandonne pas.

Il serra ma main.

- Jamais ma belle.


J'aimerai entendre vos théories par rapport à la photo que Bella a trouvé dans le portefeuille d'Edward ?

Et surtout, si vous aviez été dans la même situation, vous auriez tiré sur Jacob ? ;)

Merci de me lire.