nouveau personnage: (inventé)
Kayuke: fils de Natsume et Mikan
Remarque: Le caractère de Shiki s'éloigne un peu de celui du manga.
Je voulais que Shiki soit plus attentif et amical envers Mikan. Dans ma fiction, ce changement de caractère serait dû à l'enferment de Mikan lors du pacte entre le Shiki et Kuonji. En effet, le fait qu'il ait passé plus de temps avec la jeune fille, l'aurait rapproché de celle-ci.
chapitre 10 : Santé de Mikan
Deux semaines s'étaient déjà écoulées depuis que Natsume avait essayé de savoir où elle se trouvait, Mikan essayait de penser le moins possible à son mari et se jeta à corps perdu dans le travail.
On était fin janvier et Mikan en était à son cinquième mois de grossesse. Depuis quelques jours, son bébé commençait à donner des coups de pieds dans son ventre. Elle fut émerveillée de sentir cette vie qui bougeait en elle. Lorsque son bébé lui faisait sentir sa présence et qu'elle n'était pas en plein boulot, elle mettait ses mains sur son ventre et parlait à son petit garçon.
"Alors, tu sembles en forme bonhomme! J'espère que tu lui ressembleras. J'aimerais tant que tu aies ses yeux, ses cheveux et son intelligence. Je souhaite de tout mon cœur que tu puisses hériter de ses qualités et non de mes défauts. Ton papa est quelqu'un de bien tu sais? confia-t-elle à son enfant."
Mikan passa des heures à sentir son enfant bouger et à lui parler gentiment. Elle se dit que plus il ressemblerait à Natsume, plus son père l'aimerait. En tous cas, quoi qu'il arrive, elle, l'aimerait de tous son cœur et donnerait tout ce qu'elle a pour le bonheur de son petit miracle. Un enfant de Natsume ne pouvait être qu'une bénédiction, pensa-t-elle.
Elle décida de lui trouver un nom. Une partie de chaque famille pour un enfant qui serait aimé de tous. Un peu de la mère de Natsume: "Ka" de Kaoru, un peu de sa mère: "Yuka" Yuka, mais elle pensa que le "a" ne sonnait pas très bien et le remplaça par un "e". Le nom fut alors trouvé: "Ka – yuk - e ", Kayuke.
Les semaines passaient et se ressemblaient. Hormis les moments où son fils manifestait sa présence, le rythme de sa vie était maintenant réglé comme un métronome. Ainsi, janvier fit place à février.
samedi 18 février: appartement de Mikan
Mikan revint du marché avec ses provisions pour la semaine. Elle s'assit devant la télévision et soupira. Elle en était venue à redouter ses moments de liberté. Le visage de son époux s'imposa à nouveau à son esprit. "Que vas-tu faire de ton après-midi Natsume? Le passeras-tu avec elle? dit-elle tristement." Mikan fondit en larmes.
Soudain, elle sentit une douleur dans son ventre. C'était comme si son corps s'embrasait tout entier. Elle se plia en deux sous l'intensité de la douleur. "Mon dieu! Qu'est-ce que c'est que ça? haleta-t-elle." Mikan avait pourtant lu pas mal de bouquins sur la grossesse, mais rien de ce qu'elle avait appris ne ressemblait à ce qu'elle ressentait en ce moment.
Après plusieurs minutes, la douleur disparut aussi soudainement qu'elle était apparue. Elle mit les mains sur son ventre et sentit la chaleur inhabituelle de son corps. Elle respira doucement et s'épongea le front. Elle ne voulut pas paniquer, mais voulut savoir si son bébé allait bien. Elle sonna à Subaru. "Subaru, je suis vraiment navrée de t'appeler pendant ton temps libre, mais je viens de ressentir une douleur étrange et j'aimerais savoir si c'est normal. dit-elle anxieuse.
― Tu ne me déranges pas Mikan. Je comprends que tu t'inquiètes, mais n'est-ce pas tout simplement ton bébé qui bouge dans ton ventre? s'enquit-il. ― Non, j'ai déjà ressenti ses coups de pied. Cette douleur, c'était comme si mon corps s'embrasait tout entier. C'est comme si la température de mon corps augmentait d'un seul coup pendant plusieurs minutes. expliqua-t-elle.
― Pourrais-tu venir à mon cabinet lundi à 17 h 30? lui demanda-t-il ― Merci Subaru. Je sais que je ne suis pas ta seule patiente, mais je… sanglota-t-elle." Mikan était en larmes. Subaru s'en rendit compte et essaya de la calmer. Elle, qui voulait se débrouiller toute seule, elle se rendit compte qu'elle paniquait pour un rien.
"Tout va bien Mikan. Je comprends. C'est ton premier enfant. On se verra lundi, d'accord? lui dit-il calmement. ― D'accord. Subaru, je suis désolée… dit-elle. ― Mikan! Arrête maintenant! Calme-toi. dit-il d'un ton ferme. Ce n'est sans doute rien de grave, mais tu as eu raison de m'appeler. On vérifiera si tout va bien. Au revoir. la rassura-t-il gentiment. ― Au revoir. dit-elle d'une petite voix."
Mikan raccrocha. Elle respira doucement et essaya de se calmer. Le lendemain, la douleur réapparut à nouveau alors qu'elle faisait un peu de nettoyage. Elle tint son ventre et respira lentement. Elle s'assit sur une chaise en attendant que ça passe. Ce n'était pas la douleur qui lui faisait peur, mais la santé de son fils. Elle s'allongea sur son lit et se reposa un peu.
lundi 20 février : cabinet de Subaru
"Bonjour Mikan, ça va? dit doucement Subaru. ― Moi, ça va. C'est pour mon bébé que je m'inquiète. dit-elle anxieuse. ― On va regarder. Installe-toi ici, lui dit-il."
Il regarda si le bébé allait bien, puis vérifia si le corps de Mikan avait un problème. Il vit de que l'enfant était en excellente santé par contre l'intérieur du corps de Mikan avait quelques petites brûlures. "Ton bébé va très bien. dit-il enfin. Mikan se leva et sourit au médecin. ― Merci Subaru. Je ne vais pas te déranger plus longtemps. dit-elle soulagée." Elle voulut se lever, mais Subaru l'arrêta.
"Mikan, reste là. Je dois soigner tes brûlures. lui intima-t-il. ― Mais tu as dit… dit-elle perplexe. ― Ton bébé n'a rien par contre ton corps, lui, porte des marques de brûlures. lui expliqua-t-il. Je dois demander à ton oncle de confirmer, mais je pense que ton fils est un alice. Comme Natsume, son alice est celui du feu, je pense qu'il est raisonnable de penser que ce que tu as ressenti vient du pouvoir de ton bébé. acheva-t-il."
"Quand il utilise son alice, il ne risque pas de se blesser? l'interrogea-t-elle anxieuse. ― Non, je ne pense pas, la rassura-t-il." Subaru appela Kazu. Il arriva quelques minutes plus tard. "Tu m'as appelé Subaru? s'enquit-il. ― Oui, j'ai besoin de votre aide pour confirmer mon diagnostique. Pourriez-vous regarder si l'enfant de Mikan a un alice? lui demanda-t-il.
― Bien sûr, répondit Kazu simplement. Kazu regarda le ventre de Mikan, puis regarda Subaru. "Oui, c'est sûr. Il a bien un alice. confirma-t-il."
Elle plaça ses mains sur son ventre et pensa à Natsume. Son petit garçon avait hérité l'alice de son père. Pour Mikan, c'était bon signe. Même si son alice avait le même type que celui de Natsume (un alice qui raccourcit la vie), l'académie avait trouvé la solution depuis quelques années. Il n'y avait donc aucune raison de s'inquiéter.
"Subaru, puisque je suis venue aujourd'hui, on peut supprimer le rendez-vous du 27 février. Tu pourras récupérer le temps que tu as perdu aujourd'hui. lui proposa-t-elle. ― C'est gentil de penser à moi, mais je vais le garder en suspend et si tu as peur ou que quelque chose ne va pas tu n'auras qu'à me téléphoner et on aura une place toute prête. dit-il pragmatique. ― Merci, Subaru. C'est très gentil.
― Mikan, je suis étonné que Natsume n'ait pas compris pour l'alice de ton fils. Tu lui as parlé des douleurs? la questionna-t-il. "Mikan fut ennuyée et ne sut pas trop quoi répondre. "Natsume est fantastique avec moi. J'essaie de ne pas trop le tracasser avec mes problèmes. dit-elle, espérant que son explication le convaincrait.
― Mikan, c'est aussi son fils. Tu dois lui en parler, dit-il. ― D'accord. Merci pour tout Subaru. lui dit-elle en souriant." Mikan embrassa son oncle, dit au revoir à Subaru, puis s'en alla.
"Je la trouve bizarre en ce moment. dit Subaru. ― Oui, il y a quelque chose qu'elle nous cache. affirma-t-il." Shiki arriva et entendit la conversation de Subaru et Kazu. Il demanda ce qu'il se passait et ils lui expliquèrent.
"Kazu, me permettrais-tu d'enquêter sur Mikan? demanda-t-il. ― C'est un peu excessif, non? Mais bon! Si ça peut te rassurer, tu as mon feu vert. répondit Kazu. ― Je vais prendre quelques semaines de congé. Pourrais-tu me remplacer pendant ce temps?
― Je pense que l'académie peut se passer de toi quelques jours, mais pas deux semaines entières. dit-il ennuyé." Il s'inquiétait pour sa nièce, mais ne pouvait pas délaisser l'académie. "Ok, je reviendrai pendant ses heures de travail. dit enfin Shiki."
Mikan continua sa routine sans se rendre compte de la présence de Shiki. Il la suivit pendant deux semaines avant de faire part de ce qu'il avait découvert à Kazu. "Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais Mikan n'habite plus à ton appartement. Elle a certainement quitté Natsume. Car je ne l'ai pas vu une seule fois durant ma petite enquête. lui relata-t-il. ― Quoi? dit-il, à la fois surpris et choqué.
― Elle ne voit plus personne excepté à son travail. D'ailleurs, à part bosser, elle ne fait pas grand-chose. Je veux dire ses quatre jobs. précisa-t-il. ― Tu peux me répéter ça? dit Kazu de plus en plus inquiet.
― En semaine, elle passe ses avant-midi dans une agence de publicité. L'après-midi, elle travaille dans la pâtisserie de son amie Anna. Le samedi matin, elle vend des livres sur le marché et pour le quatrième travail, je ne suis pas sûr. Elle entre dans une boutique de vêtements féminins et en ressort quelques heures plus tard sans paquet, donc je ne sais pas trop.
Mais j'ai vu une affiche publicitaire pour ce magasin et la jeune femme qui pose sur ces affiches n'est autre que Mikan. Donc je pense qu'elle y a travaillé comme modèle, mais maintenant avec son bébé ça ne doit plus être possible, donc Je ne sais pas. acheva-t-il."
― Peut-être s'est-elle liée d'amitié avec la vendeuse? En tout cas, c'est étrange. Si elle a déménagé, ça ne doit pas être une simple dispute. D'un autre côté, je ne me vois pas intervenir dans sa vie de couple. Elle s'en sort comment? demanda-t-il à Shiki.
― Elle semble aller bien. Mais pendant les deux semaines où je l'ai suivie, je ne l'ai vu sourire qu'à son travail. Lorsqu'elle se promène ou qu'elle rentre à son appartement, elle semble particulièrement déprimée. dit-il."
― Je comprends mieux pourquoi elle était affolée quand son bébé a utilisé son alice. Elle ne savait pas ce qui lui arrivait. Au fait, comment se fait-il que son annulation ne la protège pas? demanda Kazu à Subaru.
― Eh bien! C'est juste une théorie, mais je pense que son annulation ne la protège que des attaques extérieures et comme son bébé est à l'intérieur de son corps, son alice d'annulation ne le considère pas comme une attaque. De plus, Mikan se refuse à utiliser son pouvoir contre son enfant. Cela doit également jouer un rôle. dit-il."
Kazu et Shiki décidèrent de ne pas intervenir pour l'instant, mais demandèrent à Subaru de les prévenir à chacune de ses visites à l'académie pour vérifier si Mikan était en bonne santé.
Maintenant que Mikan savait que les douleurs venaient de l'alice de son bébé, elle n'appela plus Subaru quand cela se reproduisit. Elle continua de travailler sans relâche, cela l'aidait à se distraire. Anna adorait travailler avec elle. Elle s'appliquait dans tout ce qu'elle faisait et avait un excellent contact avec les clients. Pour son poste de vendeuse sur le marché, c'était pareil.
Partout où elle bossait, on était content d'elle. Elle se félicita d'avoir réussit à devenir plus sérieuse. Elle fut triste que Natsume n'ait pas attendu un peu pour voir les changements de son caractère avant de la remplacer par une autre.
Les semaines passèrent, Mikan commença à se fatiguer plus rapidement. Depuis qu'elle vivait dans son appartement, lorsqu'elle revenait du travail, elle se sentait en forme, même si elle était triste. Mais maintenant, Elle rentrait vraiment fatiguée. Ses genoux lui faisaient mal ainsi que son dos et elle s'essoufflait plus vite lorsqu'elle marchait.
Elle commença à se tracasser. Elle n'avait pas l'habitude de sentir son corps si faible. Plus elle angoissait plus son bébé semblait utiliser son alice contre elle. Elle ne put se résoudre à utiliser son annulation contre ce dernier. Elle décida prendre son mal en patience jusqu'à son rendez-vous mensuel avec Subaru quelques jours plus tard.
mardi 27 mars : cabinet de Subaru
"Bonjour Mikan, comment ça va? s'enquit-il en l'observant attentivement. ― Ça va. Subaru, dit-elle d'un ton dégagé." Il l'ausculta et leva les yeux au ciel. "Mikan, tu aurais dû m'appeler. Ton bébé a encore utilisé son pouvoir contre toi, n'est-ce pas? lui demanda-t-il, connaissant déjà la réponse. ― Quelques fois. admit-elle. ― Mikan, ne joue pas les braves, je vois ces brûlures et je sais qu'elles doivent te faire souffrir. dit-il exaspéré.
― Est-ce que tu peux les guérir? demanda-t-elle. ― Bien sûr, mais pourquoi n'utilises-tu pas ton annulation? demanda le médecin. ― C'est mon fils! Je ne peux pas utiliser mon pouvoir contre mon fils. dit-elle offusquée. ― Tu vas te retrouver à l'hôpital à ce rythme-là. Si tu ne veux pas utiliser ton pouvoir, pourquoi ne lui prends-tu pas son alice jusqu'à sa naissance? l'interrogea-t-il.
― Subaru… ― D'accord, je vois. Tu es aussi têtue que Natsume, tu sais ça? affirma-t-il mécontent en secouant la tête. ― Tu exagères, dit-elle vexée. ― A peine. railla-t-il." Subaru lui soigna ses blessures et soupira. Il était vraiment inquiet.
"Subaru, je me fatigue plus vite depuis quelques semaines. Est-ce que c'est normal? demanda-t-elle timidement. ― Oui Mikan, c'est normal. Ton bébé pèse plus lourd dans ton ventre. Tes genoux et ton dos doivent te faire souffrir, je me trompe? dit-il sûr de lui. ― Non, tu ne te trompes pas. admit-elle.
― Est-ce que tu portes des choses lourdes à ton travail? l'interrogea-t-il. ― Je porte parfois des livres. expliqua-t-elle. ― Tu ne dois plus porter de choses lourdes Mikan, c'est dangereux pour le bébé. Lorsque tu te sens fatiguée, tu dois prendre le temps de te reposer. Si tu es essoufflée, tu dois t'arrêter et respirer profondément. Si tu exagères, tu seras forcée d'arrêter ton travail tôt ou tard. dit-il sévèrement."
Aussitôt que Mikan sortit du cabinet, il appela Kazu et Shiki. "Mikan vient juste de partir. Ses brûlures empirent et je la soupçonne de travailler beaucoup trop dans son état. conclut-il. ― Shiki, tu en penses quoi? demanda-t-il inquiet. ― Quand doit-elle revenir Subaru? demanda Shiki ― Le vendredi 27 avril. répondit le médecin.
― Dans un mois, c'est long. Je vais la rattraper et lui mettre un traceur dans son sac. S'il y a un problème, on saura où la trouver. C'est déjà ça. ― Elle ne nous appellera pas Shiki. dit Kazu.
― Il n'y a plus qu'à attendre et espérer qu'elle ne fasse pas de bêtises. Elle a coupé tous contact avec ses amis. Si elle doit appeler quelqu'un, c'est nous qu'elle appellera. Vers qui d'autre se tournerait-elle? dit-il.
Tous trois furent inquiets. Shiki rattrapa Mikan et discuta avec elle un moment. Il glissa discrètement le traceur dans son sac à main avant de la laisser partir.
Mikan se sentit mieux après les soins de Subaru. Elle rentra à l'appartement et s'allongea. Elle réfléchit comment elle pourrait alléger un peu son emploi du temps et ne vit aucune solution. Elle avait besoin d'argent pour payer son logement et besoin d'économiser pour acheter un appartement plus adapté pour elle et son bébé.
D'un autre côté, Subaru lui avait fait peur en lui expliquant que si elle exagérait, son bébé pourrait en souffrir. Elle fut désemparée. Elle termina la semaine sur les genoux et son petit garçon ne l'épargna pas non plus. Elle eut l'impression qu'à chaque fois qu'elle se tracassait ou qu'elle était triste, son bout de chou lui faisait savoir que cela ne lui plaisait pas.
vendredi 30 mars: pâtisserie D'Anna
A la fin de sa journée avec Anna, Mikan s'assit lourdement sur une chaise. Elle était complètement épuisée. "Mikan, je pense que je vais trouver quelqu'un d'autre pour te remplacer. Tu ne vas pas bien, tu forces trop. dit-elle inquiète. ― Anna, j'ai besoin d'argent pour l'appartement. Si tu trouves que je mon travaille ne te satisfait plus, je comprendrai. souffla-t-elle.
― Non Mikan, ce n'est pas ça, mais je vois ton état à la fin de la journée et ça me fait peur. Je veux que tu reposes d'accord?
Dorénavant, tu resteras à la cuisine et c'est moi qui servirai les clients. Quand ce ne sera pas nécessaire de rester debout, tu devras t'asseoir. Je vais y ajouter une chaise, d'accord? lui intima-t-elle. ― Merci Anna, dit-elle reconnaissante." Mikan rentra lentement chez elle. Elle mangea, prit un bain et s'étendit sur son lit où elle s'endormit aussitôt.
samedi 10 mars
Sa matinée au marché était terminée. Elle s'assit sur son lit et feuilleta l'album de son mariage. Elle ne put détacher son regard de son mari. Il était si beau et semblait vraiment heureux. Elle se demanda pourquoi il avait tant changé. Tout était-il de sa faute? Elle referma l'album, le rangea et s'étendit sur son lit. Elle laissa ses larmes couler.
Soudain, son fils s'en mêla et elle s'accrocha aux draps de son lit. Elle se mordit les lèvres pour ne pas hurler. Elle pria pour que cela cesse, mais son bébé ne semblait pas vouloir s'arrêter. Mikan se tordit de douleur. Elle supplia son enfant d'arrêter et enfin son corps pu se détendre. Elle haleta bruyamment et se leva doucement pour se réhydrater. Enfin, elle se sentit mieux et se reposa le reste de l'après-midi.
Dimanche 11 mars
Alors que Mikan se rendait à la boutique de vêtements, l'alice de son fils se manifesta à nouveau. La douleur fut tellement intense, qu'elle s'effondra sur le trottoir. La douleur la paralysa un moment. Lorsqu'elle put enfin bouger, elle prit son téléphone et réussit, elle ne sut trop comment, à composer le numéro de Kazu.
"Yukihira Kazumi, répondit Kazu. ― Mon oncle,… souffla-t-elle. ― Mikan? demanda-t-il inquiet. ― Mon oncle… mal… Peux-tu… chercher! murmura-t-elle avant de s'évanouir le téléphone toujours en main. ― Mikan! cria Kazu au bout du fil."
"Shiki va chercher Mikan, tout de suite! intima Kazu anxieux." Shiki regarda où se situait Mikan grâce au traceur et se téléporta à l'endroit où se trouvait Mikan.
D'habitude, il évitait d'utiliser ses pouvoirs hors de l'académie, mais comme il ne savait pas dans quel état se trouvait la jeune femme, il n'hésita pas bien longtemps. Il trouva Mikan inanimée sur le trottoir et la prit dans ses bras pour la téléporter à l'académie.
Hôpital de l'académie
"Comment va-t-elle? interrogea Kazu mort d'inquiétude. ― Difficile à dire. Lorsque je suis arrivé, elle était inconsciente et gisait sur le sol. Il faut attendre le verdict de Subaru. dit-il inquiet." Subaru arriva en urgence et examina Mikan.
"Son fils ne l'a pas ménagée, ses brûlures sont importantes. Elle doit lui enlever son alice, ça ne peut plus durer! dit-il, énervé par l'inconscience de la jeune femme.
― Je vais la prendre avec moi. De cette manière, je pourrai la surveiller. J'ai un grand appartement avec deux chambres. proposa Shiki. ― Pff! C'est une vraie tête de mule! Elle n'acceptera jamais. affirma Subaru. ― Alors je vais l'y obliger. Je suis son oncle et la vie de mon petit neveu et de ma nièce sont en jeu. dit fermement Kazu."
Subaru soigna les brûlures de Mikan ainsi que les courbatures de son dos et de ses articulations. Mikan resta inconsciente pendant plus d'une heure. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle vit le visage inquiet de Kazu et de Shiki assis à ses côtés.
"Mon oncle, je suis désolée de vous avoir fait peur. Je… dit-elle timidement. ― Tu as de la chance que Shiki t'ai retrouvée. Tu risques ta vie et celle de ton bébé en ne voulant rien entendre. dit-il durement. Maintenant, tu vas m'obéir! lui ordonna-t-il. ― Mais mon oncle… commença-t-elle. ― Il n'y a pas de «mais mon oncle» qui tienne! dit-il en haussant le ton.
"Tu vas venir habiter avec moi. Mon appartement est assez grand pour deux. intervint Shiki. ― Shiki, je … dit Mikan. ― Tu n'as pas le choix Mikan! s'impatienta Kazu. Maintenant, raconte-nous ce qu'il se passe! Je veux tout savoir!"
Elle baissa la tête et leur annonça qu'elle avait déménagé suite à sa rupture avec Natsume. Elle leur dit aussi qu'elle se sentait plus fatiguée qu'avant. Kazu, Shiki et Subaru furent effondrés. Mikan essayait de tout prendre sur elle, alors qu'elle était seule, enceinte et avait le cœur brisé. Kazu remercia Shiki pour avoir sauvé Mikan. Que serait-il arrivé si Shiki n'avait pas placé un traceur dans le sac de sa nièce? pensa-t-il.
"Mikan, si ton bébé utilise encore son alice contre toi, tu vas me promettre que tu vas le lui prendre. Tu pourras le lui rendre quand il sera né. dit-il. ― Mais Subaru… dit-elle." Elle s'interrompit en voyant les visages fermés de Shiki, Kazu et Subaru. "Mikan, obéis à Subaru! C'est pour ton bien. lui intima Kazu. Mikan déglutit péniblement. ― C'est promis Subaru. céda-t-elle finalement.
"Je devais travailler aujourd'hui. Mon employeuse doit être furieuse." Mikan appela Kaoru et lui expliqua qu'elle avait eu un malaise. Celle-ci lui dit que ce n'était pas grave et qu'elle appellerait un autre modèle à sa place. Elle lui demanda de prendre soin d'elle. Mikan la remercia.
Shiki accompagna Mikan à son appartement et l'aida à empaqueter ses affaires. Quand ils eurent fini, il téléporta les effets de Mikan dans sa nouvelle chambre.
"Shiki, tu es sûr qu'il y aura assez de place pour tout ce fatras? Je suis désolée de m'imposer. dit-elle embarrassée. ― Mikan, je vis seul. Ta compagnie me fera du bien et pour la place ne te tracasse pas, mon appartement est très grand. la rassura-t-il.
― Shiki, je … tu me diras combien je te dois pour… dit la jeune femme. ― Rien du tout. Mais si tu veux vraiment participer, tu pourras me cuisiner de bons petits plats. Ça te va? l'interrompit-il gentiment.
Mikan retrouva le sourire. "Marché conclut! dit-elle. Shiki, tu dis que tu vis seul, mais si… enfin si tu… hésita-t-elle. ― Mikan, sois plus claire s'il te plaît. dit Shiki amusé."
Mikan rougit violemment et Shiki comprit où elle voulait en venir, mais ne l'aida pas. Cela l'amusait de la voir si embarrassée. "Si tu rencontres une femme ou si tu veux être seul, je… bafouilla-t-elle. ― Ne te tracasse pas pour ça. Si l'occasion se présente, on en reparlera. dit-il simplement."
Mikan dut s'adapter à la surveillance permanente que lui imposait Shiki. Il la conduisait chaque matin pour son travail à l'agence de publicité. Elle allait à pied à la pâtisserie d'Anna, à la boutique de vêtements et au marché, mais il insista pour venir la rechercher au marché pour l'aider à porter ses courses.
La compagnie de Shiki lui fit du bien. Il lui raconta les nouvelles de l'académie et lui posa des questions sur ses différents jobs. Mikan essaya de caché que son fils recommençait à utiliser son alice contre elle, mais lorsqu'une des crises fut plus importante que d'habitude, Shiki la surprit recroquevillée dans son lit et l'obligea à le lui retirer.
Lorsqu'elle lui eut enlevé, il lui demanda de lui donner le crystal d'alice de son bébé. Il lui promit qu'il le lui rendrait à la naissance de l'enfant. Les semaines qui devinrent des mois passèrent sans incident.
La vigilance et l'attention de Shiki obligea Mikan à se ménager. Elle fut plus détendue et moins fatiguée par ses allées et venues d'un travail à un autre. Elle le remercia et lui cuisina de bons repas.
Elle lui prépara un gâteau qui était une variante de celui qu'elle préparait pour son mari. Celui qu'elle prépara pour Shiki était aux oranges, à la crème fraiche et au chocolat. Il la félicita et lui demanda d'en refaire une ou deux fois. Elle fut heureuse de voir qu'il l'appréciait.
Shiki était content d'avoir Mikan près de lui. Il n'aimait pas trop cuisiner et la jeune femme était une bonne cuisinière. Mais ce qu'il aimait le plus, c'était sa présence et leurs conversations. Il la considérait un peu comme sa fille. Lorsqu'elle s'endormait dans le salon, il aimait la porter dans son lit et la border.
Mikan en était maintenant à son neuvième mois de grossesse. Shiki remarqua son inquiétude et la rassura. Il lui dit de préparer quelques effets pour son séjour à l'hôpital, ainsi tout serait prêt lorsque le moment serait venu.
Natsume vivait comme un ermite et pensait sans cesse à Mikan. Il se sentit tellement mal qu'il finit par en parler à Luca. Son meilleur ami fut contrarié que Natsume ne lui en ait pas parlé plus tôt. Il fut aussi déçu par le comportement de Natsume envers son épouse, mais se calma lorsqu'il vit que son ami n'allait vraiment pas bien.
Il avait maigri et plus rien ne semblait l'intéresser. Son ami le réconforta en lui disant que Mikan l'adorait et que s'il s'y prenait correctement, elle accepterait sûrement de lui pardonner et de revenir vivre avec lui.
Luca essaya de combler un peu sa solitude en passant ses week-ends avec lui. Sa présence fit du bien à Natsume, mais sa peur de perdre Mikan à jamais le rongeait. Ses heures de solitudes lui permirent de voir à quel point elle avait fait des efforts pour lui.
Lorsqu'il vit les sommes économisées par sa femme sur leur compte, il fut étonné et agréablement surpris. Elle avait dû beaucoup se priver pour en arriver à un tel résultat.
"Mikan tu me manques… tellement! Reviendras-tu me voir? Et notre enfant, où en est-il? dit-il tristement." Natsume soupira. Il regarda le calendrier et vit le nombre de mois qui s'étaient écoulés. Il eut l'impression que cela faisait des années et non des mois qu'il n'avait pas vu sa femme. Bien que son nouveau job lui plaise, cela ne lui rendit pas le moral pour autant.
notes de l'auteur:
Je trouvais intéressant de montrer les difficultés qui pourraient arriver avec un enfant né alice. Dans le manga original, on y fait vaguement allusion, comme l'abandon de Persona par ses parents apeurés par leur propre enfant. J'avais vraiment envie d'imaginer les effets de l'alice de Kayuke sur Mikan.
J'espère que ce chapitre vous a plu.
