Coucou tout le monde ! La description du prof de maths dans la deuxième partie du chapitre risque de vous paraître barbante mais faîtes-moi confiance, elle sera très utile pour la suite !!!!! J'espère malgré tout que le reste vous plaira.
Merci de suivre cette aventure avec les frères Winchester ! Bisous à Jubei/Kazuki et PiratePink pour leurs reviews.
[PiratePink je ne peux pas répondre à ton dernier message : il n'y a pas le lien sur ton profil]
Chapitre 11
Claire avait fait un rapport détaillé sur l'état de santé de Sam. Une fois rassuré, Dean l'avait remercié, prit congé de Gaby et embarqué son frère dans l'Impala. Le petit intermède hospitalier leur avait permis de souffler un peu. L'aîné avait réussi à calmer ses angoisses et sa colère, grâce à la compagnie de la petite blonde. Elle le comprenait plus qu'il ne l'aurait espéré car, elle aussi, avait cette fâcheuse tendance à surprotéger sa sœur.
De son côté, Sam avait profité d'être seul avec la jeune urgentiste pour lui poser quelques questions relatives à son enquête. C'est ainsi qu'il avait appris que Mario avait offert une commode ancienne à son épouse le vingt octobre, le jour de son anniversaire. Elle savait qu'il était allé l'acheter le matin même, bien qu'elle ne sache pas exactement où il l'avait dénichée. Mais le jeune chasseur n'avait pas mis longtemps à faire le lien. Le mari de Claire était décédé exactement un mois après cet achat. Il avait, sans aucun doute, dégoté la commode chez le brocanteur. Sam était impatient de pouvoir y faire un tour. En attendant, dès son retour à l'hôtel, il décida qu'il éplucherait les dossiers des autres victimes que lui avait confiés Mikael.
Il jeta un œil au conducteur qui venait de stationner l'Impala sur le parking de l'hôtel. Une certaine appréhension vint le submerger à nouveau. Avant toute autre chose, il allait certainement devoir s'expliquer avec son frère.
- T'as décidé de rester dormir dans la bagnole ? Lui lança son aîné, penché près de la vitre, à l'extérieur de la voiture.
Sam s'extirpa avec difficulté de l'habitacle. Ses muscles étaient ankylosés et ses articulations résistaient, comme si elles avaient été mal huilées. Il regretta de ne pas avoir encore avalé les anti-douleurs que lui avait fournis Claire. Il avait refusé de les prendre, prétextant qu'ils allaient le faire dormir. Et autant dire qu'il n'avait vraiment pas le temps pour ça !
Le voyant dans cet état, Dean s'en donna à cœur joie pour lui faire remarquer son manque de souplesse :
- On dirait Agecanonix … mais sans potion magique et sans la magnifique jeune rouquine qui l'accompagne !
La boutade eut le mérite de rasséréner un peu le plus jeune. Il fit donc une première tentative pour lancer le sujet :
- On devrait peut-être changer d'hôtel, tu crois pas ?
Dean se retourna vers lui, l'observa avec attention puis pénétra dans la chambre avant de lui répondre.
- Si tu veux. J'crois pas qu'on va les revoir de sitôt mais … si tu veux.
Sam entra à son tour et referma derrière lui. Il observa son frère qui lui tournait le dos et fit une deuxième tentative.
- Dean, heu … tu veux qu'on parle de ce qui s'est passé ce soir ?
- Non.
- Non ?
- Non. La journée a été infernale. Je suis crevé et puis de toute façon, je sais déjà ce que tu vas dire.
- Ah ouais ?
- Ouais, acquiesça le plus vieux en se tournant vers lui. D'abord, tu vas me trouver une explication logique au fait de m'avoir caché l'existence de ces deux enfoirés et ensuite, tu vas me reprocher de m'être mêlé de ce qui ne me regardait pas et de t'avoir emmené à l'hôpital alors que tu ne voulais pas y aller.
- Nan, s'empressa-t-il de répondre avant de s'expliquer devant le regard insistant de son aîné. Je veux dire, oui. Mais ce n'est vrai qu'en partie. Ecoute Dean, je tiens à t'expliquer d'où proviennent les « deux enfoirés ». T'as le droit de savoir et j'aurais dû t'en parler avant. Et c'est vrai aussi que je déteste les hôpitaux … comme toi d'ailleurs ! Mais … je ne te reproche pas de m'avoir obligé à me faire soigner. Et encore moins de t'être mêlé de cette histoire. Au contraire, je suis content que tu l'aies fait. Ces derniers temps, tu n'es plus le même et …
- Quoi ? Tu te fous de moi !?! Explosa soudainement l'aîné. La surprise qui se reflétait dans les yeux de son petit frère ne l'arrêta pas. Y'a pas trois semaines, tu me reprochais d'être toujours sur ton dos, à te donner des ordres. Apparemment, tu t'es réfugié auprès de ta pétasse démoniaque à cause de mon attitude trop « protectrice » à ton goût. Et maintenant que je fais tout ce que je peux pour te laisser de l'espace, tu te plains parce que je ne suis plus le même ! Faut savoir ce que tu veux, Sam ! Je suis d'accord avec toi sur un point, là : ce serait peut-être bien que tu grandisses un peu !
Sam resta bouche bée. La conversation était engagée mais il ne s'attendait pas à ce qu'elle prenne cette tournure. Dean essayait-il de lui expliquer que s'il l'avait lâché c'était uniquement parce qu'il avait essayé de respecter sa volonté d'être plus autonome ? Il déglutit. Soit, son aîné avait mal interprété ses paroles, soit il n'avait pas su lui faire comprendre ce qu'il voulait exactement.
Il devait faire une tête épouvantable car l'expression affichée sur le visage du plus âgé changea du tout au tout. Il essayait visiblement de se calmer. Plus posé, il reprit :
- Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais. Il faudrait que je trouve une sorte de … juste milieu. Mais qu'est-ce que tu crois ? C'est dur pour moi. Putain Sammy, ça fait vingt-six ans que tu es mon petit frère. Je suis vraiment désolé que ce statut ne te convienne pas mais je n'arrive pas à te voir autrement. Et de toute façon, je n'ai pas réellement envie que ça change.
- Moi non plus, Dean. Ce n'est pas ce que je voulais dire ! C'est juste que …
- Je suis un grand frère chiant, qui passe son temps à te donner des ordres et qui ne te laisse pas vivre ta vie comme tu l'entends.
- Mais … Dean !
- J'ai essayé. J'te jure que j'ai essayé. Mais, regarde ! On s'est séparé vingt-quatre heures et t'as vu où on en est ? Quand je suis rentré tout à l'heure, je t'ai trouvé dans un état pitoyable. Et comme si ça ne suffisait pas, à peine une heure plus tard, tu te fais agresser par ces deux connards, venus de nulle part. Tu ne te rends pas compte là ! J'ai cru qu't'étais … Enfin, j'te comprends pas : tu n'arrête pas de me casser les burnes en me rabâchant qu'on ne doit plus se séparer et tu profites de la première occasion pour te barrer seul sur une chasse.
- Non, ça n'a rien à voir. C'est … juste …
Jusqu'à présent son frère ne l'avait pas laissé en placer une. Et maintenant qu'il avait la possibilité de s'exprimer, il ne trouvait plus les mots. C'était pourtant lui le plus loquace des deux, d'habitude.
- Sammy, tu ne peux pas me demander de ne pas m'inquiéter pour toi. Qu'est-ce que je ferais moi, s'il t'arrivait quelque chose ? J'te rappelle que, de nous deux, c'est toi l'intello !
Il accompagna ses paroles d'un sourire subtil. Mais dans ses yeux, Sam pouvait y lire de la tristesse. Il avait bien compris le message que son grand frère essayait de lui faire passer à travers sa blague foireuse. Son aîné n'avait jamais été capable d'exprimer ce qu'il ressentait avec de simples mots. Mais, en gros, il venait d'expliquer qu'il avait besoin de lui.
- Mais … ce n'est pas parce que je suis le plus jeune que je ne m'inquiète pas aussi pour toi. Et quand je t'ai dit ça l'autre jour … je suis désolé … ce n'est pas ce que … c'est juste que … comment veux-tu que j'apprenne si tu es toujours là pour m'empêcher de faire des erreurs ?
Dean le fixa un moment et fronça de nouveau les sourcils. Son regard devint dur et douloureux. D'un ton calme en totale contradiction avec l'expression figée sur son visage, il expliqua :
- Certaines erreurs, comme tu dis, sont plus graves que d'autres. On ne peut pas toujours les réparer. Et elles ne nous apprennent pas forcément quelque chose, mis à part le fait qu'on est un incapable, un gros débile et une catastrophe pour les personnes qui nous entourent. Et je préfèrerais que tu t'aperçoives de ça en apprenant de MES erreurs plutôt que tu souffres en essayant de réparer celles que tu fais.
Il s'arrêta là, les yeux toujours braqués sur son cadet, comme s'il attendait une réaction de sa part.
Sam avait bien compris ce qu'il voulait dire. Dean allait mal : il se reprochait toujours d'avoir brisé le premier sceau. Il se rendait responsable de tout, même du fait de ne pas avoir empêcher son petit frère de commettre les graves erreurs de l'année écoulée. Il tenta de le rassurer.
- Dean, tu n'es pas responsable …
- Si je le suis et, même si ce n'est pas facile tous les jours, j'assume. Ce que je voudrais que tu comprennes, Sammy, c'est que j'ai bien l'intention de me battre pour réparer mes fautes. Et c'est pour ça que lorsque Cas me demande de l'aide, je dois la lui apporter. Et j'aurais aimé … mais bon, c'est pas grave.
La dernière phrase resta en suspens mais Sam avait compris que son frère aurait préféré qu'il soit présent à ses côtés. Il s'assit sur le lit, alourdi par le profond sentiment de culpabilité qui l'assaillait. C'était lui qui avait abandonné son aîné et non l'inverse. Dean s'aperçut de son malaise et se passa une main sur le visage. Comme à son habitude, il essaya de détendre l'atmosphère.
- Eh, tu sais quoi ? Pour une fois, c'est toi qui a raison ! Quand on est seul chacun de notre côté, il ne nous arrive que des merdes. Et quand on est tous les deux, on est invincibles. Alors crois-moi, t'es pas prêt de te débarrasser de moi. Sam releva la tête et lui sourit. Et, t'inquiète, j'ai compris : c'est ta chasse. Alors c'est toi qui commandes. Mais en ce qui concerne le boulot de grand frère, c'est moi qui gère. J'vais assurer à mort. Tu verras, j'f'rai des efforts. Par exemple, je sais que dès que j'aurai mis un pied dans la salle de bains, tu vas récupérer ton ordi et tes dossiers et tu vas te relancer dans tes recherches. Et bien, je ne vais pas te dire que tu ferais bien mieux de dormir quelques heures, histoire d'être en forme tout à l'heure. Non, non, non, tu fais ce que tu veux ! Après tout, si tu préfères être naze et t'évertuer à chercher quelque chose que tu auras beaucoup plus de mal à trouver tellement t'es crevé, c'est ton problème. Pas le mien. Tu vois ? Je fais déjà des progrès. Et il s'engouffra dans la salle de bain en camouflant, à peine, un sourire vainqueur.
Pendant quelques instants, Sam fixa la porte derrière laquelle se trouvait Dean. Il venait d'assimiler une chose importante : même s'il s'était forgé une carapace pour ne pas l'inquiéter, son grand frère allait mal. Il souffrait autant, voire peut-être même plus que lui. Il ne se remettrait jamais de son séjour en Enfer. Il avait fait ce sacrifice car il ne pouvait pas vivre sans son cadet. Et ce soir, il avait dû être totalement anéanti quand il avait pensé qu'on l'avait assassiné.
A travers le savon qu'il venait de lui passer, Dean avait clairement fait comprendre qu'il avait besoin de son petit frère. Il s'était enfin confié. Finalement, Sam ne regrettait pas cette discussion : elle avait été bénéfique pour tous les deux. Il se sentait rassuré à plusieurs niveaux et toute la tension qu'il avait accumulée durant ses dernières semaines s'estompa.
Il regarda avec envie les dossiers étalés sur la table et soupira. Même s'il ne lui avouerait jamais, son aîné avait encore raison. Il fouilla dans ses poches, à la recherche de la plaquette d'anti-douleurs et en avala deux. Il enleva ses chaussures et se mit à l'aise avant de s'allonger sur le lit. Il ferma les yeux pour se détendre et s'endormit avant le retour de son frère dans la chambre.
***
En voyant son cadet assoupi, et harassé par la fatigue, Dean n'avait pas mis longtemps à sombrer dans le sommeil. Mais l'image du corps inerte de son petit frère revint rapidement à la surface et il se réveilla en sueur après avoir dormi à peine deux heures.
A la lueur des lampadaires qui filtrait à travers les rideaux, il regarda le lit voisin et s'assura que tout allait bien. Puis, allongé sur le dos, les yeux fixés au plafond, il essaya de se détendre afin de se rendormir. Tout s'emmêlait dans sa tête : Le combat avec Raphaël, la libération d'Anna, la trahison de Castiel, les blessures de Sam, son effondrement sur le sol, la course poursuite, la rage qu'il avait éprouvée vis-à-vis de ces deux mecs qui avaient osé s'en prendre à son cadet et la discussion qu'ils avaient eu tous les deux avant qu'il ne parte se réfugier dans la salle de bain.
Pourquoi avait-il fallu qu'il craque juste cinq minutes avant d'aller se coucher ? Il attrapa sa flasque de whisky et but une gorgée. Sam allait mal et son rôle d'aîné était de l'aider à s'en sortir, pas de l'enfoncer d'avantage. Il devait faire abstraction de ses états d'âme et non les lui balancer en pleine figure. Comment son petit frère pouvait-il dormir aussi sereinement ? Il l'observa un instant. Il ne se rappelait même plus la dernière fois où il l'avait vu aussi calme pendant son sommeil. Pourtant, il se souvenait parfaitement d'avoir vu le visage de son cadet se décomposer au fur et à mesure qu'il lui expliquait ce qu'il ressentait. A aucun moment, il n'avait souhaité le faire se sentir coupable. Il aurait juste aimé qu'il comprenne à quel point il avait été paniqué quand il l'avait vu s'effondrer. Il refusait qu'il lui arrive quoi que ce soit. Parce que, lui aussi, avait besoin de son frère. Sam était véritablement la seule personne qui lui permettait de ne pas sombrer. S'il se battait, c'était uniquement pour lui. Son frère ne pouvait-il pas s'apercevoir qu'à chaque fois qu'il partait, l'énorme gouffre se reformait ? S'il était aussi pénible avec lui, à le surprotéger sans cesse, c'était avant tout par pur égoïsme : il ne voulait pas le perdre. Il l'avait déjà vécu une fois et il avait cru devenir fou. Ca avait failli se reproduire quelques heures auparavant et le monde s'était écroulé en même temps que le corps de Sammy sur l'asphalte. Il s'assurerait que ça ne se renouvelle plus jamais. Le plus difficile, dorénavant, serait d'allier les besoins de grandir de son petit frère et son désir de le protéger.
Il soupira. Maintenant, il n'arriverait plus à trouver le sommeil. Il distingua les dossiers empilés sur la petite table. Il se leva et s'installa pour les étudier. A la lumière d'une lampe torche, il entreprit de les parcourir.
Ce journaliste avait abattu un travail de titan. Chaque victime faisait l'objet d'une enquête minutieuse où témoignages et rapports en tous genres conduisaient à diverses théories et conclusions logiques.
Dean venait de terminer l'étude approfondie du dossier de Mario Zuccarelli et ouvrit celui de l'avant dernière victime. Il s'agissait également d'un homme, arrivé dans la région vers la fin du mois d'août. Il était prof de maths et exerçait sa profession dans l'unique lycée public de la ville. Le chasseur s'amusa à lire les commentaires de ses élèves : « C'était un ancien parachutiste, mais il n'en avait plus du tout la carrure. Par contre il en avait l'attitude : il se tenait toujours bien droit, les jambes écartées, du genre posture militaire. » ; « Il n'était pas très sexy : il était petit, avec un gros bidon et un crâne dégarni comme les moines.» ; « Le peu de cheveux qui lui restaient étaient très noirs alors il était p't-être pas aussi vieux qu'il en avait l'air. » ; « Niveau look, c'était pas la joie : il avait toujours un jean beige ou gris avec une chemise à p'tits carreaux et manches courtes. » ; « C'était à croire qu'il n'avait jamais froid : il se baladait sans manteau même quand il faisait un temps pourri. » ; « Un vrai geek avec ses lunettes rectangulaires et légèrement arrondies au bout ».
Outre son apparence physique, l'ensemble des lycéens interrogés, qu'ils soient habitants de cette ville ou élèves dans l'ancien établissement où il avait exercé durant plusieurs années, s'accordaient à dire que c'était un homme plutôt sympathique : « Il ne se plaignait jamais de son divorce. Sa femme avait embarqué ses trois filles avec elle. J'crois qu'il compensait avec ses chiens. Il les emmenait toujours au bahut dans son gros 4x4. » ; « Il adorait l'humour noir mais il n'est pas si terrible qu'il y paraissait. » ; « Il m'avait mis un six et demi mais il avait été cool avec moi pendant la réunion parents profs. » ; « J'ai toujours été nulle en maths mais c'est le seul qui ne m'en a jamais fait la remarque. » A l'unanimité, Monsieur M., comme ses élèves aimaient l'appeler, était donc un homme apprécié. Sa mort, aussi horrible qu'elle avait dû être douloureuse, avait affecté l'ensemble de son entourage. L'hypothèse du meurtre avait été rapidement écartée et les conclusions de l'enquête faisaient état d'un malencontreux accident domestique.
Mikael Birman avait surligné quelques passages du rapport légiste : « Les tissus ont été entièrement consumés » ; « Les organes vitaux ont été totalement détruits » ; « Les marques présentes sur les restes du crâne, montrent clairement que la combustion a débuté au niveau des globes oculaires. » ; « Le corps a été soumis à une température avoisinant les mille cinq cents degrés Celcius ». Le corps de Dean fut parcouru par un frisson d'horreur.
- T'es un sale hypocrite.
L'aîné des Winchester sortit de sa réflexion et tourna la tête vers son petit frère :
- Quoi ? Lui demanda-t-il en braquant le faisceau de la lampe torche sur son visage.
Sam ouvrit les yeux, plaça sa main devant lui pour se protéger de la lumière et se redressa afin de s'asseoir sur le bord de son lit. Il actionna l'interrupteur et la clarté artificielle vint envahir la pièce. Il bougonna :
- Pourquoi tu n'écoutes pas tes propres conseils ? Comment ça se fait que t'as mes dossiers dans les mains pendant que moi je perds mon temps à dormir ? Tu pourrais pas éteindre ta saloperie de lampe ? Le plus vieux s'exécuta avec un petit sourire malicieux. Son cadet en profita pour regarder l'heure. Putain, Dean ! Il est presque huit heures et demie. T'aurais pu me réveiller !
- Quoi ? Huit heures et demie ! Et on n'a toujours pas pris le p'tit dèj. ! T'as raison, ça craint !
Sur ces mots, il attrapa le blouson de Sam pour sortir chercher de quoi se restaurer.
- Eh ! C'est MA veste !
- Tout doux, schtroumph grognon ! Il pleut des cordes dehors et j'ai laissé la mienne dans la bagnole.
Le plus jeune afficha une moue boudeuse et résignée, avant que Dean ne sorte de la chambre avec un rictus amusé. A l'extérieur, le jour commençait à se lever mais le temps maussade empêchait la luminosité de percer les nuages et traverser le rideau de pluie. L'aîné des Winchester s'empressa de parcourir la distance qui le séparait des boutiques de l'autre côté du parking de l'hôtel. La tête enfouie dans le blouson de son frère, il lui était complètement impossible de s'apercevoir qu'un homme venait de frapper à la porte de leur chambre.
